Auteur/autrice : Observatoire Juif de France

L’Observatoire Juif de France est indigné par l’appellation falsifiant l’Histoire et délégitimante d’« Esplanade des mosquées » au lieu de « Mont du Temple » et par la diffusion de la calomnie « al-Aqsa est en danger », qui risque d’embraser les « territoires sensibles » de la République

Le 15 avril 2022, le site Internet du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a publié le communiqué de presse intitulé  «  Tensions à Jérusalem-Est » :

« De violents heurts ont lieu sur l’Esplanade des mosquées. Il est vivement recommandé d’éviter de se rendre dans la vieille ville ce vendredi 15 avril 2022, notamment aux abords de l’Esplanade des mosquées.

Il convient d’observer la plus grande vigilance lors de ses déplacements, d’éviter les rassemblements et de se tenir informé de l’évolution de la situation. »

 

Le 17 avril 2022, Hafiz Chems-eddine, Recteur de la Grande Mosquée de Paris, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), a twitté :

« Je condamne l’agression des fidèles désarmés dans la #mosquée El-Aqsa et sur ses esplanades vendredi dernier par les forces israéliennes causant de très nombreux blessés. Je suis heurté par la lâche agression de ce lieu béni où le prophète SAWS a effectué son ascension aux cieux ».

On aurait espéré des propos apaisants et reflétant la réalité de la part de cette personnalité éminente et écoutée par des musulmans de France.

 

Or, ce même jour, c’est l’imam Hassan Chalghoumi qui s’est indigné à juste titre, sur i24NEWS : portant des chaussures et jouant au football dans la mosquée al-Aqsa, « ces Palestiniens ont saccagé ce lieu saint. Leur attitude est une insulte envers la religion… C’est scandaleux ».

Par ailleurs, des médias français multiplient les titres au libellé qui falsifient l’Histoire en niant le lien du lieu hiérosolymitain avec le judaïsme :

  • « A Jérusalem, affrontements sur l’esplanade des Mosquées» (TV5Monde, 15 avril 2022) ;
  • « Esplanade des Mosquées : des heurts éclatent entre Palestiniens et policiers israéliens» (France 24, 15 avril 2022) ;
  • « Tensions à Jérusalem: de nombreux blessés lors de heurts sur l’esplanade des Mosquées» (RFI, 15 avril 2022) ;
  • « Jérusalem : des heurts ont éclaté sur l’Esplanade des Mosquées» (France Info, 16 avril 2022) ;
  • « A Jérusalem, nouveaux heurts autour de l’esplanade des Mosquées» (Le Monde avec AFP, 17 avril 2022) ;
  • « À Jérusalem, au cœur des affrontements sur l’esplanade des mosquées» (Le Figaro, 17 avril 2022) ;
  • « Jérusalem : une vingtaine de blessés lors de nouveaux heurts sur l’esplanade des Mosquées» (Le Parisien avec AFP, 17 avril 2022).

 

D’une part, sur le mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme, avait été construit le Temple de Jérusalem, détruit par l’empereur Titus en 70. Ne reste de cette édification que le Kotel, Mur occidental ou « Mur des Lamentations », vestige correspondant à un mur de soutènement du Temple.

Sur ce mont du Temple, se trouvent deux monuments islamiques construits par les Umayyades après la mort de Mahomet :   le  dôme du Rocher édifié de 688 à 691 et la mosquée al-Aqsa en 715.

Ainsi que l’a expliqué le géo politologue Daniel Pipes :

« Pour mieux asseoir leur prestige sur leurs territoires, les Umayyades firent une chose très astucieuse : ils construisirent une deuxième mosquée à Jérusalem, cette fois aussi sur le Mont du Temple, et la baptisèrent Al-Aqsa (al-masjid al-aqsa, la mosquée la plus éloignée). Par ce geste, les Umayyades donnèrent à la ville, rétroactivement, un rôle dans l’existence de Mahomet. Cette association entre Jérusalem et al-masjid al-aqsa s’inscrit dans une tendance générale des Musulmans à identifier les noms de lieux mentionnés dans le Coran… En dépit de toute logique (comment une mosquée bâtie près d’un siècle après la révélation coranique pouvait établir ce que le Coran entendait signifier?), comme l’écrit l’historien palestinien A. L. Tibawi, c’est la construction, après coup, d’une Mosquée Al-Aqsa qui « donna sa signification concrète aux termes figuratifs utilisés dans le Coran »… Le programme politique des Umayyades déboucha sur la sanctification islamique de Jérusalem ».

La désignation exacte du lieu s’avère donc « Mont du Temple ».

Ce n’est pas une désignation terminologique anodine. Des résolutions de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) en 2016 et de l’Assemblée générale de l’ONU (Organisation des Nations unies) en 2021 ont nié la judéité du Mont du Temple en le dénommant sous son seul vocable musulman.

« Ce qui est particulièrement choquant, c’est la volonté de faire de ce lieu, comme en 2016, un site islamique, un site uniquement islamique. Le mont du Temple est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme… Le texte de l’ONU appelle en effet à « maintenir inchangé le statu quo historique de l’esplanade des Mosquées, verbalement et en pratique » ; le texte en anglais est encore plus explicite puisqu’il utilise le nom arabe Haram Al-Sharif, « le Noble Sanctuaire », qui donne une connotation clairement religieuse, ne retenant que le nom musulman du lieu… », a analysé Jean-Dominique Durand, Président de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) dans La Croix (13 décembre 2021).

Et Jean-Dominique Durand a poursuivi : « Il s’agit bien d’une lecture négationniste de l’histoire qui entend exclure le judaïsme – mais aussi le christianisme, car en ce lieu Jésus a prié et enseigné – pour le réserver au seul islam. On perçoit l’instrumentalisation de la religion par les États arabes ennemis d’Israël, et la manipulation de l’histoire avec pour objectif d’effacer de ce lieu crucial les mémoires juives et chrétiennes… C’est pourquoi l’Amitié judéo-chrétienne de France tient à exprimer son indignation face à une telle manœuvre. Cette indignation porte aussi sur le comportement de la France qui a voté cette résolution. Celle-ci a été acquise avec 129 voix en sa faveur ; 11 États ont voté contre, 31 se sont abstenus. La France fait partie des États qui ont soutenu la résolution ».

D’autre part, depuis au moins un siècle, des violences récurrentes surgissent sur le Mont du Temple aux cris d’« al-Aqsa est en danger ! » imputé aux Juifs, et actuellement aux Israéliens.

Au XXIe siècle, cette calomnie alliée à celle de la « judaïsation de Jérusalem » alimentent la propagande antisémite de l’Autorité palestinienne.

Et, sur la base de la calomnie « Al-Aqsa est en danger ! » (Al Aqsa is under Attack), des émeutes ont lieu, notamment durant le Ramadan, sur le mont du Temple où des terroristes islamistes palestiniens ont utilisé les lieux musulmans pour y entreposer des armes et provoquer les soldats israéliens dans une mise en scène visant à mobiliser les Arabes palestiniens, replacer la « question palestinienne » au premier plan de l’actualité diplomatique, attirer l’attention médiatique et ternir l’image de l’Etat d’Israël.

 

Ces violences occultent aussi les attentats contre des Israéliens : le 17 avril 2022, des « lanceurs de pierres palestiniens ont    attaqué  au moins 10 bus de la compagnie Egged juste à l’extérieur de la Vieille Ville, en route vers le mur Occidental, brisant des vitres et laissant plusieurs passagers blessés, dont une jeune fille de 13 ans », et des agresseurs palestiniens ont battu trois juifs ultra-orthodoxes marchant dans la Vieille Ville de Jérusalem.

L’Observatoire Juif de France invite les journalistes à relater avec honnêteté l’Histoire – ce qui éviterait des interprétations erronées -, à une plus grande rigueur terminologique, et à envisager davantage les conséquences de leurs propos.

Le Président de l’Observatoire Juif de France

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Marche des Vivants en Pologne: 8 survivants ont guidé 2 500 participants | The Times of Israël

Marche des Vivants en Pologne: 8 survivants ont guidé 2 500 participants

Pour la première fois en trois décennies d’existence, une délégation officielle des Émirats arabes unis a participé à la Marche

 

Huit survivants de la Shoah à la tête de la Marche des Vivants, sur le site du camp de concentration d'Auschwitz en Pologne, le 28 avril 2022.(Crédit: Yaakov Schwartz/Times of Israel)
Huit survivants de la Shoah à la tête de la Marche des Vivants, sur le site du camp de concentration d’Auschwitz en Pologne, le 28 avril 2022.(Crédit: Yaakov Schwartz/Times of Israel)

OSWIECIM, Pologne – Conduite par huit survivants de la Shoah et par le président polonais Andrzej Duda, la Marche des vivants de 2022 s’est mise en route pour un périple de 3,2 kilomètres d’Auschwitz à Birkenau.

Cette année, la marche s’est déroulée dans l’ombre de la guerre en Ukraine voisine, et un certain nombre de réfugiés ukrainiens font partie des 2 500 participants juifs et non juifs, venus de 25 pays différents et réunis pour commémorer les 6 millions de victimes juives de la Shoah à l’occasion de Yom Hashoah, le jour du souvenir de la Shoah en Israël.

La marche s’est faite en petit comité cette année, après une interruption de deux ans due à la pandémie. Les années précédentes, les participants se comptaient par dizaines de milliers.

Pour la première fois en trois décennies d’existence, la marche comprenait également une délégation officielle des Émirats arabes unis et des influenceurs musulmans.

Les participants ont observé une minute de silence pour commémorer les vies perdues lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Certains survivants ont déclaré qu’ils pensaient que cette année pourrait être la dernière fois qu’ils pourraient assister à l’événement, en raison de leur âge avancé.

« Nous ne devons jamais oublier ce qui s’est passé pendant l’Holocauste. Je n’oublierai ni ne pardonnerai jamais le meurtre de ma mère, du reste de ma famille ou le meurtre de six millions de Juifs et de millions d’autres personnes assassinées par les Allemands « , a déclaré le survivant Edward Mosberg.

Le président polonais Andrzej Duda, à droite, et le survivant américain d’Auschwitz Edward Mosberg, assistent à la Marche des vivants, qui n’a pas eu lieu pendant deux ans en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, à Oswiecim, en Pologne, le 28 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

« Comment pourrais-je oublier ou pardonner les barbares qui ont assassiné ma famille à Auschwitz, Birkenau et Treblinka ? Nous ne le leur accorderons pas. Nous n’oublierons pas. Peut-être que seuls les morts peuvent pardonner, mais tant que je vivrai – c’est mon devoir de raconter ce qui est arrivé à ma famille et à six millions de Juifs. »

Une délégation arabe israélienne était également présente.

« L’État d’Israël, créé au lendemain de la Shoah pour garantir que le peuple juif ait toujours un foyer, agira pour que les Juifs ne soient plus jamais des réfugiés », a déclaré le président Isaac Herzog dans un message vidéo, s’adressant à l’événement par satellite.

« Nous déploierons tous les efforts possibles pour permettre à chaque Juif dans le monde de vivre une vie juive fière, libre et sûre. Nous lutterons contre la banalisation de la vérité et empêcherons les faits alternatifs de remplacer l’histoire », a-t-il poursuivi.

Des Juifs visitent le camp de concentration nazi d’Auschwitz après la Marche des vivants, qui n’a pas eu lieu pendant deux ans en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, à Oswiecim, en Pologne, le 28 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

« Nous ne permettrons pas au monde d’oublier les profondeurs de la cruauté humaine exécutée par les nazis et leurs collaborateurs. Et nous marcherons à nouveau l’année prochaine ».

https://fr.timesofisrael.com/marche-des-vivants-en-pologne-8-survivants-ont-guide-2-500-participants/

L’université de Tel Aviv signale une vague record d’antisémitisme – étude – The Times of Israël

L’université de Tel Aviv signale une vague record d’antisémitisme – étude

Dans le sillage de la récente étude de l’ADL sur l’antisémitisme aux États-Unis, les enquêteurs ont noté une augmentation de l’antisémitisme liée au Covid et à Gaza

 

Des tombes recouvertes de croix gammées photographiées dans un cimetière juif à Westhoffen, dans l’est de la France, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo)
Des tombes recouvertes de croix gammées photographiées dans un cimetière juif à Westhoffen, dans l’est de la France, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo)

Une nouvelle étude de l’université de Tel Aviv révèle un nombre record d’incidents antisémites signalés dans le monde en 2021, grandement liés à la pandémie et au conflit qui a opposé Israël aux groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza en mai, l’an dernier.

Le document indique que le nombre d’attaques antisémites a presque doublé au Royaume-Uni, passant de 97 agressions en 2020 à 173 l’année dernière et augmenté de plus d’un tiers en France en 2021 par rapport à l’année précédente, passant de 44 à 60. Le nombre total d’incidents antisémites en Allemagne a atteint son plus haut niveau ces dernières années, avec 3 028 cas en 2021, contre
2 351 en 2020 et 2 032 en 2019.

« Le rapport annuel sur l’antisémitisme dans le monde en 2021, publié à la veille de Yom HaShoah, n’est pas porteur de bonnes nouvelles », écrivent les auteurs de l’étude.

Le rapport annuel, produit par le Centre d’étude de la communauté juive européenne contemporaine de l’université, appelle à l’introspection alors que des décennies d’efforts pour contrer l’antisémitisme, suite à la Shoah, semblent avoir échoué.

« Quelque chose ne fonctionne pas. Ces dernières années, la lutte contre l’antisémitisme a bénéficié de ressources considérables dans le monde entier, et pourtant, malgré les nombreux programmes et grandes initiatives, le nombre d’actes antisémites, parfois violents, augmente rapidement », indique Uriya Shavit, le chef du centre.

Les auteurs du rapport sont encore plus directs. « Il est temps de l’admettre: la lutte [contre l’antisémitisme] est un échec », ont-ils écrit dans leur communiqué.

L’enquête, « Antisemitism Worldwide Report 2021 », fait suite à un précédent rapport, publié mardi par l’Anti-Defamation League, axé, lui, sur l’antisémitisme aux États-Unis. Cette enquête a elle aussi mis en évidence le plus haut niveau d’incidents antisémites depuis que l’organisation a commencé à suivre la question, dans les années 1970.

Des manifestants néo-nazis avec des croix gammées et des drapeaux aux couleurs du « Mouvement national-socialiste », foulent aux pieds un drapeau israélien, à Orlando, en Floride, le 29 janvier 2022. (Crédit : Capture d’écran Twitter/Luke Denton)

Le rapport de l’université de Tel Aviv a examiné les plus grandes communautés juives du monde, en dehors d’Israël, et constaté une augmentation des incidents antisémites dans la quasi-totalité d’entre elles entre 2020 et 2019, à l’exception de l’Italie et de l’Argentine, qui ont connu respectivement une diminution modérée et la stabilité.

L’étude n’a pas été en mesure de calculer les niveaux d’antisémitisme dans deux pays comptant parmi les populations juives les plus importantes en nombre – la Russie et le Brésil – car les décomptes officiels des gouvernements en matière d’événements antisémites étaient sujets à controverse. « À titre d’exemple, le Centre russe d’information et d’analyse SOVA a enregistré un acte de violence antisémite et trois actes de vandalisme en 2021 (la même chose qu’en 2020), un chiffre pour le moins discutable », assurent les auteurs du rapport.

Dans une certaine mesure, l’augmentation des événements antisémites dans le monde peut être analysée comme révélatrice de l’amélioration de la collecte des données, mais il est peu probable que cela suffise à tout expliquer. Par exemple, en 2021, la police de Los Angeles a enregistré presque deux fois plus de crimes haineux antisémites en 2021 – 79 – par rapport aux 40 cas documentés en 2020 ou les 42 cas en 2019.

Les auteurs de l’étude, qui ont travaillé sur le rapport pendant six mois, ont identifié deux catalyseurs spécifiques des actes antisémites au cours de l’année écoulée : le conflit entre Israël et Gaza en mai 2021 et la pandémie de COVID-19. Le rapport a également mis en évidence une tendance plus générale encore à l’origine de la montée de l’antisémitisme – la montée de la « droite populiste radicale et de la gauche radicale antisioniste » de par le monde.

Selon les auteurs de l’étude, la droite populiste se serait approprié les tropes antisémites classiques de riches Juifs contrôlant le monde, tandis que la gauche excluait les Juifs de la liste des groupes méritant d’être protégés.

« Un autre facteur explicatif de cette augmentation des attaques antisémites est que certains militants des droits de l’homme ont fini par évacuer de manière consciente les Juifs et Israël du champ de leurs luttes », selon les termes du rapport. « Le racisme, affirment-ils, concerne les Afro-Américains et les Afro-Européens, les Roms, les LBGTQ, les minorités autochtones, les demandeurs d’asile et les travailleurs étrangers, pas les Juifs. »

Le rapport a noté une augmentation majeure des attaques contre les Juifs pendant le conflit de mai 2021. Au Canada, les 61 agressions physiques perpétrées ce mois-là ont établi le record absolu des incidents signalés en un mois au cours des 40 dernières années, soit près de sept fois plus qu’en mai 2020. En mai 2020, on avait enregistré neuf attaques, 14 en 2019.

Une hausse similaire du nombre d’attaques antisémites, actes de vandalisme et harcèlement a été signalée ailleurs dans le monde, à la même période, dans le sillage des combats que se sont livrés Israël et les groupes terroristes palestiniens à Gaza, mais aussi des conflits intérieurs entre citoyens juifs et arabes israéliens qui se sont déroulés en même temps.

Un autre catalyseur majeur des incidents antisémites en 2021 a été la pandémie, qui a tout à la fois suscité des rumeurs sur le rôle des Juifs dans la propagation de la maladie et conduit des opposants au vaccin et aux mesures de sécurité à se comparer aux victimes de la Shoah.

Dans le rapport, Dina Porat, professeure à l’université de Tel Aviv, assure que ce dernier phénomène contribue à banaliser la Shoah, en opérant une « distorsion complète du sens profond des crimes nazis et des leçons que l’humanité aurait dû en tirer ».

Porat ajoute que les comparaisons avec la Shoah ne devraient pas être considérées comme innocentes, car elles accompagnent souvent un contenu ouvertement antisémite.

Manifestation contre le « laissez-passer vert » à Milan, en Italie, le 24 juillet 2021. Des manifestants en Italie et en France ont porté des étoiles de David jaunes, comme celles que les Nazis imposaient aux Juifs pendant la Shoah. (Crédit : AP Photo/Antonio Calanni, Dossier)

« Les comparaisons étaient souvent accompagnées d’accusations contre les Juifs pour avoir contribué à la propagation du virus. Un journal grec a ainsi publié une photo d’Albert Bourla, PDG de Pfizer et fils de survivants grecs d’Auschwitz, aux côtés de celle de Joseph Mengele, comme pour suggérer que les deux hommes avaient mené des expériences sur des êtres humains », indique-t-elle.

Au-delà de l’identification de grandes tendances, les chercheurs ont mené plusieurs études de cas d’antisémitisme dans le monde.

En France, la chercheuse Talia Naamat s’est penchée sur le cas de Sarah Halimi, Juive française assassinée pour des motifs ouvertement antisémites, mais dont le meurtrier se trouve en établissement psychiatrique, et non en prison, pour avoir fumé de la marijuana avant de commettre le crime, ce qui, selon les tribunaux, ne le rend pas pénalement coupable.

Selon Naamat, l’explication est à rechercher dans la tension qui existe au sein de la société française sur l’antisémitisme des citoyens musulmans. Comme le phénomène est utilisé pour justifier les politiques anti-musulmanes, ceux qui s’opposent à de telles mesures ont tendance à en minimiser la portée.

« L’antisémitisme islamiste est en effet l’argument massue de l’extrême droite en France, un prétexte pour une islamophobie radicale qui, à son tour, amène la gauche à rejeter ce discours », a écrit Naamat.

Des manifestants défilent avec une banderole de Sarah Halimi, femme juive assassinée, lors d’une manifestation à Marseille, dans le sud de la France, le 25 avril 2021 (Crédit: AP Photo/Daniel Cole)

Les chercheurs Carl Yonker et Lev Topor se sont, pour leur part, penchés sur les États-Unis et l’attaque contre le Capitole des États-Unis, en janvier 2021, à laquelle ont participé un certain nombre d’antisémites et de suprémacistes blancs.

Yonker et Topor ont conclu que l’hyperpolarisation partisane et l’existence d’un mouvement extrémiste de plus en plus influent au sein du parti républicain avaient contribué à l’attaque et étouffé toute velléité de critique ouverte après coup.

« Dans une atmosphère politique très polarisée, comme c’est le cas aux États-Unis aujourd’hui, même une attaque violente contre la démocratie soutenue par des antisémites notoires se transforme en question partisane », écrivent-ils.

Inna Shtakser, qui fait des recherches sur les mouvements sociaux et politiques dans l’ancien empire russe, a enquêté sur le discours antisémite relayé à plusieurs reprises en Biélorussie au cours de l’année écoulée, tandis que l’homme fort au pouvoir, Alexandre Loukachenko, réprimait avec la plus extrême violence les manifestations contre les conditions de son élection en 2021.

Shtakser a identifié plusieurs cas dans lesquels les autorités ont elles-mêmes fait référence à des tropes antisémites pour justifier l’arrestation ou la torture de dissidents.

Des manifestants portent un drapeau de l’opposition lors d’une manifestation sur la place de l’Indépendance à Minsk, en Biélorussie, le 23 août 2020. (Crédit : AP Photo/Fichier)

« Dans sa propagande contre l’opposition, le régime biélorusse a insisté sur le fait que les étrangers soutenaient le mouvement et suggéré que des Juifs étrangers soutenaient le mouvement de protestation pour faire avancer leurs propres intérêts », écrit-elle.

L’idée que la communauté juive mondiale est hostile au régime de Loukachenko s’est répandue à l’industrie du divertissement. Dans le film « Killing the President », diffusé à la télévision d’État biélorusse, un ‘cercle de Juifs’ ourdit un complot d’assassinat contre Loukachenko et sa famille », assure Shtakser.

Elle a relevé que ce discours avait ouvert la voie à une loi, adoptée par le régime de Loukachenko, suivant laquelle il est illégal de dire que la Shoah en Biélorussie était dirigée spécifiquement contre les Juifs ou tout autre groupe minoritaire. Les autorités biélorusses considèrent que la Shoah visait le peuple biélorusse dans son entier.

Loukachenko avait justifié l’adoption de cette loi en réaction aux Juifs, qui avaient « réussi à amener le monde entier à se prosterner devant eux, sans que personne n’ose élever la voix ou nier la Shoah ».

« Exiger la reconnaissance du statut de victime au peuple biélorusse n’est pas en soi antisémite. En revanche, affirmer que les Juifs ont réussi à intimider et manipuler le monde pour reconnaître la Shoah l’est sans conteste », conclut Shtakser.

Source : https://fr.timesofisrael.com/luniversite-de-tel-aviv-signale-une-vague-record-dantisemitisme-etude/

[Goldnadel] Taha Bouhafs candidat à Vénissieux ? Portrait-robot d’un insoumis – Valeurs actuelles

Le “journaliste” Taha Bouhafs portera les couleurs du parti mélenchonien lors des prochaines élections législatives à Vénissieux. Notre chroniqueur, Gilles-William Goldnadel, rappelle dans le détail le comportement outrancier de cet insoumis toujours très inspiré dans ses fortes réparties, qui relaie la propagande islamiste antisioniste la plus extrême.    
Taha Bouhafs. Photo © Isa Harsin/SIPA

Ainsi, il semblerait que le “journaliste” Taha Bouhafs porte les couleurs du parti mélenchonien lors des prochaines élections législatives. On rappellera au lecteur oublieux ou distrait de qui il s’agit.

Suite de l’article : 
 
 

 

Bourbon se laisse encore aller à vomir sa haine du juif

L’Observatoire juif de France a déposé plainte le 27 avril 2022 à l’encontre de Jérôme Bourbon, directeur du journal « Rivarol », qui récidive dans son délire antisémite ; en dépit de ses nombreuses condamnations antérieures, en déclarant lors d’une Vidéo YouTube intitulée « Bourbon VS Conversano – Le Débat CHOC ! Zemmour, le sionisme et l’antisionisme, la Droite, les idées »: « Les maux que nous subissons aujourd’hui, ce n’est pas …… » Il énumère un certain nombre d’organisations pour aboutir à son habituelle conclusion : « Cassandre Fristot est radiée de l’Éducation Nationale simplement parce qu’elle brandit une pancarte où il y a quelques noms dont certains juifs, ou supposé être juif, « ce n’est pas les musulmans, ce n’est pas l’islam de France, qui est responsable…… »… « « On souffre de la République judéo maçonnique depuis 2 siècles… » « Aujourd’hui pour être agréé à droite …en quelque sorte il faut se mettre sous le pavillon juif, c’est quand même dramatique… »

L’Observatoire juif de France dont l’objet est de combattre l’antisémitisme et le retour du nazisme, a immédiatement réagi en saisissant le Parquet de Paris, aux fins de voir l’ouverture d’une enquête pénale à l’encontre de ce multirécidiviste et de son journal.

Tout au long de ce débat en Live, Jérôme Bourbon dans sa « théorie antisémite », intervient et affirme que tous les maux que traverse la France est à cause des juifs.

Cet individu semble se moquer des décisions de justice et poursuit sa logorrhée insane sans sourciller.

Nous remercions BTA pour leur collaboration dans cette affaire.

L’O J F espère que cet antisémite invétéré soit interpellé et poursuivi devant la Juridiction répressive pour répondre de ses agissements et qu’une condamnation très sévère le dissuadera à jamais.

                                                                                                                                                                                                                                                                                         Le  Président

L’Observatoire Juif de France a déposé plainte contre l’auteur de la dégradation de l’affiche d’Eric Zemmour, ex-candidat à l’élection présidentielle.

En effet un certain Mahmoud M a été interpellé, au motif qu’il est l’auteur de l’inscription « Sale juif dehors » taguée sur l’affiche de Zemmour.

Il ne s’agit pas pour l’Observatoire Juif de France, qui prône la totale liberté de conscience, d’un quelconque soutien à Eric Zemmour, qui d’ailleurs ne s’est pas présenté ni comme juif ni comme représentant des juifs, qui sont des citoyens ordinaires de la République et votent selon leurs choix personnels.

Le magazine « Valeurs actuelles » a révélé cette affaire et a précisé que l’auteur a été identifié  « un homme identifié après avoir tagué une affiche électorale d’Éric Zemmour Interpellé et placé en garde à vue, Mahmoud M. est poursuivi pour injure publique en raison de la race ou de la religion, ainsi que pour dégradation de panneaux électoraux. Il aurait déjà été impliqué dans une affaire d’antisémitisme par le passé. »

L’Observatoire Juif de France se conforme à ses statuts qui prévoient la lutte contre l’antisémitisme, l’apologie du nazisme, du négationnisme et du terrorisme, et ne peut admettre que l’insulte au candidat prenne la forme de l’antisémitisme qui se répand et fait tant de mal à notre pays.

L’Observatoire Juif de France espère que cet individu répondra de ses actes devant le Tribunal correctionnel et sera puni à la hauteur de ses agissements.

Cérémonie de Yom HaShoah 2022

 
L’Observatoire Juif de France vous invite à cette cérémonie,  réalisée sous l’égide de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, en partenariat avec le Judaïsme en Mouvement (JEM), l’association des Fils et Filles des déportés juifs de France (FFDJF) à l’initiative de cette cérémonie, et le Consistoire de Paris.
 
Du 27 avril 2022 à 19h au 28 avril 2022 à 19h seront lus sur le parvis du Mémorial de la Shoah 31 convois : du convoi 38 au convoi 73.

La cérémonie de Yom HaShoah est date retenue par l’État d’Israël pour la commémoration en mémoire des victimes de la Shoah et des héros de la Résistance juive pendant la Seconde Guerre mondiale, elle se déroule sous la forme d’ une lecture publique ininterrompue de 24 heures, de jour comme de nuit.

Des 76 000 noms inscrits sur le Mur des Noms, sont prononcés, un à un, les noms des personnes déportées de France. Quelque 200 personnes, anciens déportés, parents, bénévoles, enfants… liront à tour de rôle, à partir des listes issues du Livre Mémorial de la déportation de Serge Klarsfeld, (éd. Association des FFDJF), les noms de « ceux dont il ne reste que le nom » (Simone Veil).

La cérémonie est ouverte au public sur le parvis du Mémorial de la Shoah de 19h à 1h45 puis de 6h à 19h.

De 1h45 et 6h, les lectures des convois 49 à 55 seront lus en distanciel, sur zoom.

Témoignage d’Isabelle Choko, ancienne déportée.

La cérémonie sera entièrement diffusée en direct sur le site internet du Mémorial de la Shoah, ainsi que sur les pages Facebook et Youtube.

Manifestation réalisée sous l’égide de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, en partenariat avec le Judaïsme en Mouvement (JEM), l’association des Fils et Filles des déportés juifs de France (FFDJF) à l’initiative de cette cérémonie, et le Consistoire de Paris.

 

 

 
 

Pourquoi les Palestiniens se Réjouissent-ils des Meurtres de Juifs ? par Khaled Abu Toameh le 19 avril 2022 pour Gatestone Institute

En réaction à la désinformation et à la falsification de l’histoire, sciemment ou inconsciemment par beaucoup de journalistes, par des Etats et même par Wikipedia, heureusement qu’il y a des personnes intègres dans le monde musulman, afin de rétablir la vérité historique.
Les États ont voté à l’ONU une résolution afin que le Mont du Temple s’appelle dorénavant l’esplanade des Mosquées.
Alors qu’il aurait suffi d’ouvrir la bible ou les livres d’histoire.
Wikipedia mentionne que monsieur Khaled Abu Toameh est de nationalité Palestinienne alors que ce monsieur est de nationalité Israélienne.

René LEVY
 

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Source: https://www.gatestoneinstitute.org/18423/palestinians-celebrate-murder-jews

René Lévy

                                                            Président

                                                                 [email protected]

English translation

This is where the disinformation comes from, Khaled Abu Toameh is an Arab of Israeli nationality born in 1963 while on Wikipedia it is mentioned that he is of Palestinian nationality. How far will the lies go?

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Source: https://www.gatestoneinstitute.org/18423/palestinians-celebrate-murder-jews

René Lévy

                                                            Président

                                                                 [email protected]

L’Observatoire Juif de France salue le Pôle National de Lutte contre la Haine en Ligne de Paris, qui a donné suite à notre plainte à l’encontre de la dénommée Elisa Naibed et a ordonné des poursuites au plan international.

Cette personne a publié sur le réseau social VK plusieurs insultes antisémites dont : « En EXCLUSIVITÉ : l’ ***étoile jaune*** des VRAIS goyim que les covideurs-19 juifs voudraient leur obliger à porter !!! » avec comme image une étoile jaune que portaient les juifs pendant la deuxième guerre mondiale avec inscrit « Etoile jaune pour goyim : « Non vacciné ».

La plainte de l’Observatoire Juif de France vise la provocation à la discrimination raciale et religieuse et la diffamation envers particulier(s) en raison de sa race, de sa religion ou de son origine, et ce, par paroles, écrits, images ou moyens de communication au public.

L’Observatoire Juif de France suit de près cette affaire, qui devrait aboutir à l’interpellation d’Elisa Naibed et son renvoi devant la juridiction répressive.

Le Président    

 

L’Observatoire Juif de France vous souhaite de bonnes fêtes.

L’Observatoire Juif de France souhaite aux juifs aux chrétiens et aux musulmans bonnes fêtes et la paix entre tous les enfants d’Abraham.

MALACHIE :

« Voici je vous enverrai Elie, le prophète, Avant que le jour de l’Éternel arrive, Ce jour grand et redoutable.

 Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères, De peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. »