Auteur/autrice : Observatoire Juif de France

L’Observatoire Juif de France dépose plainte contre les auteurs des tracts antisémites distribués dans les boîtes aux lettres de Romainville

Communiqué du 30 octobre 2021

Le 29 octobre 2021, l’Observatoire Juif de France (OJF) a déposé une plainte devant le Procureur de la République contre les auteurs des tracts antisémites distribués dans les boîtes aux lettres de Romainville et découverts samedi 16 octobre 2021.

Ces tracts qui prennent la forme de pages de journaux modifiés portant des inscriptions antisémites, dénonçant « le racket juif depuis 1945 », « le pouvoir juif, menace planétaire » ou encore les « banquiers juifs ripoux ». Ces tracts critiquaient également des personnalités françaises de haut rang.

Parmi les personnalités visées, une liste d’anciens ministres de gauche fichés comme juifs. Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou encore Jean-Christophe Cambadélis. On peut ainsi lire, « Tous juifs, tous socialos ».  Sur d’autres tracts, ce sont des propos négationnistes qui sont visibles : « Aucun juif n’est mort par le gaz !!! 60 ans de bourrage de crâne et de tyrannie, réagissez !»

Ces Tags indignes constituent une provocation à la discrimination nationale raciale religieuse, d’injures publiques qui est prévu et sanctionné par les dispositions du Code pénal.

L’Observatoire Juif de France lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme.
L’Observatoire Juif de France ne laisse passer aucun dérapage et reste toujours mobilisé aux fins de traquer inlassablement les antisémites.

Le Président
René Levy

Elie Korchia, Président du Consistoire: Il n’y a pas de vote juif en France | lemonde.co.il

 
BRILLANT INTERVIEW DU NOUVEAU PRESIDENT DU CONSISTOIRE JUIF DE FRANCE:

Invité d’Alba Ventura mardi sur RTL, Elie Korchia, Président du Consistoire, a affirmé: “Il n’y a pas de vote juif en France”

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Procès du meurtre de Mireille Knoll s’ouvre aujourd’hui mardi 26 octobre 2021 aux assises de Paris.

Après l’indicible, le procès d’assassins est bien souvent pour les proches des victimes une véritable épreuve.
Le parcours des tortionnaires, les mobiles, les détails de l’homicide sont autant de mots et d’attitudes insoutenables pour les familles des victimes.
Et les manœuvres de la défense des assassins pour tenter de minimiser parfois d’innocenter les coupables ajoutent à cette épreuve si douloureuse.
L’Observatoire juif de France tient à exprimer son soutien à la famille de Mireille Knoll et l’assure de sa proximité de cœur, fidèle et sans faille.
Il est hautement souhaitable que le caractère antisémite de ce meurtre soit reconnu par la Justice.
René Lévy
Président de l’Observatoire juif de France

Communiqué de presse : L’Observatoire Juif de France dépose plainte à l’encontre de Gaetan Matis se disant humoriste suite à sa « blague » publiée sur Twitter faisant référence à l’attentat du Bataclan.  

Paris le 25 octobre 2021

L’Observatoire Juif de France dépose plainte à l’encontre de l’humoriste se disant Gaëtan Matis qui suite à son Tweet du 7 octobre 2021 a déclenché une polémique en faisant une référence à l’attentat du Bataclan et Eric Zemmour.
 « Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je bookerai le Bataclan pour la soirée du 13 novembre afin d’y organiser une soirée rencontre entre Eric Zemmour et son public ».

Ces propos indignes constituent une apologie du terrorisme qui est prévu et sanctionné par les dispositions du Code pénal.

L’Observatoire Juif de France a pour vocation de combattre tous les individus qui se livrent à des actes racistes, antisémites ou faisant l’apologie du terrorisme et du nazisme.
L’Observatoire Juif de France ne laisse passer aucun dérapage et reste toujours mobilisé aux fins de traquer inlassablement les antisémites.

Le Président
René Levy

 

MEURTRE DE MIREILLE KNOLL : L’INTERVIEW EXCLUSIVE DE SES FILS DANIEL ET ALLAN |CNEWS

Le procès des deux hommes accusés du meurtre à caractère antisémite de Mireille Knoll en 2018, s’ouvre ce mardi 26 octobre, devant la cour d’assises de Paris. Pour l’occasion, ses fils, Daniel et Allan Knoll ont accepté de témoigner au micro de CNEWS.

Face à Christine Kelly, les fils de Mireille Knoll dénoncent la justice trop laxiste, qui laisse trop rapidement en liberté des récidivistes.

Si leur souffrance est identique, et leur regard sur l’antisémitisme et la situation sociétale en France se rapproche, leur vision sur les solutions pour y faire face diffèrent.

 
Le 23 mars 2018, Mireille Knoll, âgée de 85 ans, atteinte de la maladie de Parkinson, est découverte lardée de 11 coups de couteau et en partie carbonisée. 

Rapidement, l’enquête suspecte Yacine Mihoub, 28 ans, le fils de la voisine de Mireille Knoll, et Alex Carrimbacus, 21 ans, marginal aux antécédents psychiatriques.

Les juges d’instruction ont décidé de retenir le caractère antisémite du meurtre sur la base d’une déclaration en garde à vue d’Alex Carrimbacus, qui avait «cru entendre» Yacine Mihoub  «parler des moyens financiers des Juifs, de leur bonne situation».
 
Source ; CNEWS
 
 
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Lyon : L’Etat dissout l’association Coordination contre le racisme et l’islamophobie

ANTISEMITISME: Basée à Sainte-Foy-lès-Lyon, l’association Coordination contre le racisme et l’islamophobie a été dissoute mercredi 20 octobre, en Conseil des ministres, pour son caractère jugé haineux et antisémite

J. Le. avec AFP Publié le 20/10/21 à 15h13 — Mis à jour le 20/10/21 à 15h13

Le centre de Sainte-Foy-lès-Lyon.
Le centre de Sainte-Foy-lès-Lyon. — C. Girardon / 20 Minutes

C’est par un tweet que Gérald Darmanin a annoncé la dissolution, mercredi 20 octobre, de la Coordination contre le racisme et l’islamophobie, basée à Sainte-Foy-lès-Lyon. Le ministre de l’Intérieur a expliqué que cette association « appelait à la haine, à la violence et à la discrimination ».

Il a également publié le décret de dissolution pris en Conseil des ministres. En rendant compte des travaux du Conseil, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, a fait valoir que cette structure était « à l’origine de discours de haine et de propos antisémites. 

Fin septembre, Gérald Darmanin avait annoncé avoir enclenché plusieurs procédures pour fermer des lieux de culte et dissoudre plusieurs associations, tous soupçonnés de propagande de l’islamisme radical. Parmi ces associations en figurait une dans le Rhône, qui s’est révélée être cette Coordination contre le racisme et l’islamophobie, créée en 2008.https://dce02879a4a091cfecddecdbaa52cb87.safeframe.googlesyndication.com/safeframe/1-0-38/html/container.html

Soulignant qu’un tiers des 89 lieux de culte « soupçonnés d’être radicaux et répertoriés par les services de renseignement » ont été contrôlés depuis novembre 2020, le ministre de l’Intérieur avait indiqué au Figaro que des procédures [étaient] enclenchées pour en fermer six autres dans la Sarthe [la mosquée d’Allonnes], en Meurthe-et-Moselle, en Côte-d’Or, dans le Rhône ou le Gard ».

Source : 20minutes.fr

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L’éCLAIREUR : Dossier Gauche/Droite  

DOSSIER : GAUCHE/DROITE

L’édito de Jérémie Haddad 

Ecrit par Jérémie Haddad – Président des EEIF

Publié le 02/09/2021 LIRE LA SUITE

Les mots pour le dire 

Publié le 05/09/2021 LIRE LA SUITE

Pensée juive

Droite et gauche dans la tradition juive 

En guise d’ouverture et sans aucun lien avec la politique, nous avons demandé à Michael Sebban, fondateur et président de l’association Beit Ha ZoHar (et du site beithazohar.com), traducteur et enseignant du Zohar, livre central de la kabbale, de nous parler de la droite et de la gauche dans la Bible, la pratique juive et la mystique.

Ecrit par Michael Sebban

Publié le 06/09/2021 LIRE LA SUITE

“Si tu vas à gauche, j’irai à droite. Si tu vas à droite, j’irai à gauche” Prospérité et justice sociale 

Si la prospérité économique est une bénédiction, elle engendre aussi une plus grande responsabilité. Le Talmud et la loi juive cherchent le difficile équilibre entre économie de marché et justice sociale. En disant que « celui qui redistribue une partie de ses biens s’enrichit », le Talmud valorise tout autant la prospérité que la solidarité.

Ecrit par Karen Allali – Commissaire générale des EEIF

Publié le 09/09/2021 LIRE LA SUITE

Le rabbin et la politique 

Le grand rabbin de France répond à nos questions sur la politique, la droite et la gauche et la nécessité de voter

Ecrit par Entretien avec Haïm Korsia – Grand rabbin de France

Publié le 23/09/2021 LIRE LA SUITE

Unir droite et gauche 

La culture juive prédispose par Abraham aux aspirations libérales et par Sarah aux aspirations sociales préalables, nécessaires à leur développement. Il faut en effet modérer l’élan vers la liberté par la justice qui en conforte la réussite. Si le socialisme autoritaire mène au goulag, la démocratie libérale n’a d’avenir qu’en assumant la question sociale.

Ecrit par Claude Birman

Publié le 03/10/2021 LIRE LA SUITE

Loi juive et libéralisme économique 

Rav Uriel Aviges, bien connu de nos lecteurs, est rabbin et dayan (juge rabbinique) américain. Il est le guide spirituel du Long Island Sephardic Center. Français d’origine, il a étudié en Angleterre, en Israël et aux États-Unis, où il vit. Il a publié plusieurs ouvrages. 

Dans cet entretien, il répond à nos interrogations en matière de loi juive dans un monde régi par l’économie libérale.

Ecrit par Entretien avec Uriel Aviges – Propos recueillis par Alexandre Nemni

Publié le 07/10/2021 LIRE LA SUITE

Les juifs et la banque 

Le personnage de Shakespeare Shylock a propagé au XVIe siècle – plus que n’importe quel autre personnage de la littérature mondiale – l’image de l’usurier juif, avare et dépourvu de cœur. Mieux, la réussite financière d’une célèbre dynastie juive allemande devait populariser, trois siècles plus tard, l’expression « Ton père n’est pas Rothschild ! », suggérant que le monde de la banque est définitivement une spécificité du peuple élu. Alors, mythe ou réalité ?

Ecrit par Emmanuel Attyasse – Historien, auteur de la page Facebook « Patrimoine et culture du judaïsme »

Publié le 17/10/2021 LIRE LA SUITE

Marx et le judaïsme 

Ecrit par Entretien avec Gérard Bensussan – Philosophe

Publication le 10/11/2021 

Le nouage du judaïsme et du socialisme chez Léon Blum 

Ecrit par Milo Lévy-Bruhl – Doctorant en philosophie politique à l’EHESS

Publication le 24/11/2021 

Société

La déception est-elle bonne conseillère ? 

En guise de brève contribution à la réflexion dont L’éclaireur a judicieusement pris l’initiative, je voudrais évoquer ici deux expériences contemporaines de déception politique vécues par des communautés juives, avec de larges répercussions au-delà des frontières de leur pays. 

Ecrit par Philippe Boukara – Historien, Mémorial de la Shoah et Collège des Bernardins

Publié le 19/09/2021 LIRE LA SUITE

Enquête

Quel engagement ? 

À l’approche de l’élection présidentielle française de 2022, L’éclaireur et le département NOÉ pour la jeunesse du Fonds social juif unifié ont mené une enquête sur la conscience politique des jeunes Juifs de France engagés au sein des mouvements de jeunesse. Cette étude a été supervisée par Sandra Hoibian, docteure en sociologie et directrice du pôle société au Crédoc[1], qui présente et analyse ces résultats avec Philippe Lévy, directeur du département de l’action jeunesse du FSJU, et Jérémie Haddad, président des EEIF et directeur de la publication.

[1] Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie.

Ecrit par Échange entre Jérémie Haddad, Sandra Hoibian et Philippe Lévy

Publié le 09/09/2021 LIRE LA SUITE

Société

Comment votent les juifs du Canada 

La population juive du Canada est estimée à quelque 292 000 personnes sur une population globale d’environ 38 millions d’habitants (d’après les données du dernier recensement canadien de 2016). Les Juifs sont présents dans 54 des 338 circonscriptions fédérales, dans une proportion allant de 1 à 29,5%. Majoritairement ashkénaze, la population juive canadienne compte aussi quelque 33 000 Séfarades.

Ecrit par Elias Levy – Journaliste, auteur du livre Comprendre Israël (éd. Ulysse), Montréal

Publié le 10/10/2021 LIRE LA SUITE

Les juifs américains, la gauche et la droite 

Ecrit par David Isaac Haziza – Écrivain

Publication le 24/10/2021 

Gauche, droite : la controverse 

Ecrit par Denis Charbit

Publication le 28/10/2021 

‘HAVROUTA

L’entrée du kibboutz israélien dans le XXIe siècle 

Que devient le kibboutz à l’ère postindustrielle ? L’idéologie collectiviste a-t-elle évolué ces dix dernières années ? L’aspiration, notamment des plus jeunes, à la propriété privée, l’individualisme, l’urbanisation, etc. sont-ils compatibles avec l’idée même du kibboutz ? Celui-ci s’est-il adapté à l’économie de marché mondialisée ? Le sociologue Ouri Weber répond à nos questions.

Ecrit par Entretien avec Ouri Weber – Membre du kibboutz Yekhiam

Publication le 15/11/2021 

DOSSIER : GAUCHE/DROITE

Le billet

Ma vie de chandelier à deux branches en politique 

Ecrit par Sonia Sarah Lipsyc – Dramaturge et fondatrice de Ora-Connaissance du judaïsme 

Publié le 26/09/2021 LIRE LA SUITE

Calligraphie

MEM : La question des questions 

La lettre Mem est une des lettres les plus chargées de sens. Elle est à la fois l’eau, le féminin et surtout la question. Elle supporte certes les grandes questions métaphysiques, qui suis-je (MI) ? d’où viens-je (MÉ ) ?que suis-je (MA) ? Mais aussi, à travers ce spectre symbolique des questions : quel choix doit être le mien pour vivre dans la cité ?

Ecrit par Frank Lalou – Calligraphe

Publié le 20/10/2021 LIRE LA SUITE

Cinéma

Jabotinsky cinéaste 

Ecrit par Ophir LEVY – Maître de conférences en études cinématographiques à l’Université Paris-8 – Vincennes – Saint-Denis

Publication le 15/11/2021 

SUR LE DIVAN

Le jugement d’Hannah A., variation 

Ne pas être et ne pas aimer sont la même chose.

                                                             Walter Benjamin, Le Livre des passages

Ecrit par François Ardeven – Psychanalyste, docteur en psychopathologie clinique, lecteur du Midrash laïc au centre Medem

Publié le 14/09/2021 LIRE LA SUITE

‘HAVROUTA

Étude biblique à quatre voix 

Publié le 30/09/2021 LIRE LA SUITE

JUIFS DU MONDE

Les juifs d’Arménie 

L’histoire des Juifs d’Arménie prend corps il y a quelque deux mille huit cents ans avec la déportation de Juifs d’Eretz Israël vers le Kurdistan par le roi assyrien Salmanasar III qui régna de 858 à 824 avant J.-C. Plus tard, lorsque le roi arménien Tigrane II (95-55 avant J.-C.)[1] envahit la Syrie, il ramène avec lui de nombreux captifs juifs. Quelques siècles plus tard aura lieu une seconde vague d’immigration juive forcée en Arménie. Là aussi, ce sont des captifs ramenés de guerres livrées en Judée qui commencent à former un embryon de communauté. Parmi les premières dynasties arméniennes, on note celle de Bagrat et de sa famille dont Achod le Grand, des Juifs convertis et celle de leurs petits-cousins, les Zaccharides.

[1] Dans son ouvrage Rome, la Judée et les Juifs » (éd. Picard, 2009), Mireille Hadas-Lebel signale que deux rois d’Arménie apparaissent dans l’arbre généalogique de la dynastie juive hérodienne. Ce sont Tigrane, fils d’Alexandre, petit-fils de Mariamme l’Hasmonéenne, fille d’Hérode le Grand, et un autre Tigrane, fils d’Alexandre et neveu du précédent.

Ecrit par Jean-Pierre Allali

Publié le 15/10/2021 LIRE LA SUITE

INTERVIEW PRESQUE IMAGINAIRE

Montesquieu 

Contrairement à plusieurs philosophes des Lumières cédant à une certaine judéophobie à la mode, Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755), semble avoir eu un réel intérêt pour le judaïsme. Quelques spécialistes pensent même qu’il a joué un certain rôle dans l’émancipation des Juifs[1]. Ce penseur et écrivain considéré comme un précurseur de la sociologie s’est passionné pour l’histoire et la philosophie politique. Il est notamment connu pour ses idées concernant la séparation des pouvoirs.

Il nous reçoit dans son magnifique château de La Brède, près de Bordeaux, où il est né et où il a rédigé la majeure partie de son œuvre. 

Toutes les réponses sont littéralement extraites de ses écrits.

[1] Voir Charles Lehrmann, L’Élément juif dans la littérature française : des origines à la Révolution, 1960.

Publication le 03/11/2021 

Juin 1944 : préparer le monde qui vient 

L’extrait que nous vous présentons provient d’un numéro exceptionnel de Sois-Chic, le journal clandestin des E.I. Composé apparemment dans la seconde moitié du mois de mai 1944, ce numéro est le premier qui n’a pas été dirigé par Léo Cohn, dont on annonce en première page le départ vers Israël avec un groupe de 60 garçons (les rédacteurs du journal ne savent pas encore que Léo a été arrêté le 16 mai 1944 à Toulouse et qu’il n’arrivera jamais au bout de son voyage). Le journal est désormais dirigé par Jean-Paul Nathan, bras droit de Léo depuis plus d’un an dans la rédaction de Sois-Chic, et qui deviendra après la guerre un grand journaliste en France.

Deuxième point particulier, Sois-Chic, qui avait jusqu’à présent été pour l’essentiel l’expression des membres du chantier rural de Lautrec, y compris après la plongée dans la clandestinité en octobre 1943, devient le journal national du mouvement des E.I., d’où le choix du thème du numéro, qui aborde les questions concernant l’avenir de la société française. Nous sommes déjà dans l’atmosphère de la future libération.

Enfin, ce Sois-Chic est en réalité le dernier numéro de ce journal exceptionnel. Après le Débarquement du 6 juin 1944, comme beaucoup d’autres, Jean-Paul Nathan rejoint le maquis E.I. où il retrouve d’ailleurs ses trois frères. Le temps de l’action a sonné, et lorsque le mouvement recommence à fonctionner au grand jour, à l’automne 1944, ce n’est pas Sois-Chic qui renaîtra, mais les publications d’avant la guerre, L’E.I.F. et Lumière.

Dans ce numéro qui planche sur l’avenir, beaucoup d’articles auraient pu convenir à ce numéro « politique » de L’éclaireur. Il y a ainsi un excellent article de Denise Gamzon, dite « Pivert », sur le socialisme, mais qui était beaucoup trop long. L’article choisi, intitulé « questions sociales » est signé « M. », vraisemblablement le même signataire qu’un article du même numéro consacré « aux perspectives du mouvement » avec une analyse très intéressante d’un mouvement de jeunesse qui a su répondre « présent » aux défis du moment mais qui s’est également usé, handicapant ses possibilités de reprise future. 

« M. » est Maurice Bernsohn, qui fera son alyah et sera l’un des fondateurs du kibboutz Névé Ilan (lire sa biographie sur le site du Judaïsme alsacien : http://judaisme.sdv.fr/perso/dirige/bernsohn/index.htm). 

Dans notre article, Maurice lance la proposition d’une nouvelle rubrique, consacrée donc aux problèmes sociaux, et qui montre la très grande méfiance des mouvements de jeunesse vis-à-vis de la politique, opposée au besoin de la confrontation avec les réalités de la vie et des difficultés réelles des populations.

Ecrit par Introduction au texte par Alain Michel – Historien

Source : https://www.leclaireur.org/magazine/view?id=14&articleID=386

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Le GUD, Alain Soral… La liste des Français « dangereux », selon Facebook | lepoint.fr

Dans une liste de 4 300 noms, relayée par « Le Parisien », on découvre plusieurs personnes ou organisations françaises, dont Égalité et Réconciliation.

Par 
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L’Observatoire Juif de France a porté plainte contre Louis Ouis

L’Observatoire Juif de France (OJF) a déposé une plainte devant le Procureur de la République contre M. Louis Ouis, auteur de posts antisémites sur VKontakte ou VK, réseau social russe.

M. Louis Ouis a posté un montage associant une photographie de Jacques Attali lié à une déclaration sur l’absence d’article prévoyant dans le traité de Maastricht la possibilité de sortie d’un Etat et surtitrée « CECI N’EST PAS UN COMPLOT JUIF ».
Il l’a ainsi commenté : « Messianisme belliqueux neuropirate… »
A droite de ce montage, figure la caricature d’un Juif portant une kippa et au visage doté d’un nez proéminent. Ce personnage, dont on ne voit que le haut du corps, se frotte les mains en signe de réjouissance.

M. Louis Ouis a ainsi commenté l’article « L’antisémitisme est tout à fait respectable » de Henry Makow : « C’est un juif, Henry Makov, qui le dit. »

Ces deux posts véhiculent des stéréotypes antisémites sur des Juifs identifiés par des caractéristiques – physiques, kippa – distinctives, et présentés comme bellicistes, maléfiques, complotistes, etc.

En outre, ils tendent à justifier l’antisémitisme, comme un acte de défense.

La plainte de l’Observatoire Juif de France (OJF) vise plusieurs griefs, dont provocation à la discrimination nationale raciale religieuse ainsi que diffamation envers particulier(s) en raison de sa race, de sa religion ou de son origine, et ce, par parole, écrit, image ou moyen de communication au public.

L’Observatoire Juif de France[1] lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme.

Des visuels sont disponibles sur demande.

                                                                                                                                                                                        Contact presse :

[1] https://observatoirejuifdefrance.fr/

 

Sugihara Chiune, le Schindler japonais (vidéo) | lemonde.co.il

Sugihara Chiune, le Schindler japonais (vidéo)

 

Sempo Chiune Sugihara est né au Japon à Yaotsu (Gifu) en 1900. Après une scolarité exemplaire, il entreprit des études supérieures pour servir son pays auquel il était profondément attaché et qu’il rêvait de représenter sous toutes les latitudes.

Il épousa une jeune femme du nom de Katia Semionovna de laquelle il divorça en 1935. Il épousa en secondes noces une japonaise Yukiko Sugihara et fonda avec elle une famille heureuse illustrée par la naissance de quatre enfants.

Il parlait la langue russe très couramment car il avait étudié tout ce qui concernait l’Union Soviétique à l’institut japonais Gakuin implanté à Harbin et en tant que Directeur du Ministère des Affaires Etrangères d’un Etat fantoche : le Mandchoukouo et il avait développé de nombreuses relations avec des personnes originaires de Russie soviétique. Parallèlement, Tokyo exigeait de lui des renseignements sur les mouvements terrestres et maritimes des armées nazies et/ou soviétiques dans les régions avoisinantes la Lituanie et la Russie.

S’étant brillamment illustré en 1932 par des transactions et des relations commerciales et diplomatiques avec la République Soviétique de l’époque dans une sorte de représentation diplomatique à Harbin, capitale de la Mandchourie, il reçut l’ordre de mission, en Novembre 1939, en tout début de la seconde Guerre Mondiale, de rejoindre la Lituanie et d’y ouvrir un consulat.

Dès son arrivée à Kovno, capitale de Lituanie, Sugihara fut immédiatement confronté au problème de survie des Juifs pourchassés par les Nazis. La population juive de Kovno comptait 30,000 âmes. Déjà, il avait eu vent des atrocités perpétrées par les nazis sur les Juifs en Pologne. Il délivra des visas pour le Japon à plus de 6,000 personnes leur permettant ainsi de quitter ce sol pour voguer vers d’autres territoires plus amènes et sauvant la vie de ces réfugiés en leur suggérant de fuir cette Europe enflammée à travers la Russie et la Sibérie jusqu’en Mandchourie puis, de là, vers le Japon muni de leurs visas.

Son gouvernement le houspilla et le rappela à l’ordre mais, tant qu’il put délivrer des visas, il le fit, pour sauver des vies. Ce couple poursuivit ses actions salvatrices en dépit des ordres reçus par le gouvernement japonais occupé par ailleurs par des tractations coupables aux yeux du monde libre et tout-à-fait conscients qu’ils mettaient leur carrière et leurs vies en danger par leur refus d’obéissance.

Certains Juifs lituaniens ou polonais s’étaient arrangés pour recevoir de faux-visas pour Curaçao ou vers des possessions hollandaises en Amérique. Les façons de fuir d’Europe occidentale devenaient de plus en plus périlleuses aussi, Sempo Sugihara, ne sachant que décider pour ces personnes, leur délivra en 1940 des visas d’une durée de 10 jours pour leur permettre de s’éloigner. Il reçut, de son gouvernement, l’ordre de fermer le consulat en automne de la même année. Déchiré par le sort amer qui attendait ces êtres dont certains n’étaient pas même en possession de tous les documents nécessaires pour leur transfert vers le Japon ou Curaçao et leur délivra, malgré tout, des visas et autres documents, car, à l’époque, le seul moyen de regagner les rivages américains était de transiter par le Japon.

Les autorités nippones, soucieuses de ne pas avoir soudain des réfugiés à nourrir et entretenir, exigèrent de Sempo Sugihara de vérifier que chaque voyageur était en possession de titres de voyage et d’argent pour leur permettre de subsister tout le temps de leur transfert et, dans la négative de ne pas délivrer quelque document que ce fût. La réponse du diplomate fut qu’il avait dû délivrer des visas sans vérifier les moyens de subsistance des futurs voyageurs à cause de l’urgence et du fait que pour transiter ils étaient obligés d’être en possession des visas pour pouvoir quitter la république soviétique. Les autorités soviétiques à Vladivostok firent pression sur le gouvernement japonais afin de faciliter le transbordement des fuyards vers le Japon même si tous les documents n’étaient pas visibles.

Entre la date de sa nomination jusqu’à la date où il quitta la Lituanie, Sempo Sugihara délivra 2440 visas y compris des visas pour des enfants.

Sugihara Chiune, le Schindler japonais | Nippon.com – Infos sur le Japon

Sempo Sugihara quitta Kovno pour se rendre dans la capitale Tchèque : à Prague. De là, le gouvernement japonais, l’envoie en mission en Roumanie. Il restera là-bas jusqu’à ce que les Nazis, battus, retournent en Allemagne. C’est alors qu’il fut appréhendé et arrêté puis incarcéré et détenu avec les membres de sa famille trois années durant par les Soviétiques.

En 1947, le gouvernement japonais, de manière très arbitraire, mit un terme à la carrière diplomatique de Sempo Sugihara sous le prétexte qu’il était nécessaire d’opérer une très importante réduction de personnel.

Sempo Sugihara tomba en disgrâce à cause de son opiniâtreté à délivrer des visas aux Juifs persécutés. Destitué de ses fonctions diplomatiques, il dut s’exiler pour une vingtaine d’années à Moscou où il dirigea une entreprise commerciale. Puis, revenant sur le territoire japonais il continua dans des activités commerciales, dans une importante société commerciale japonaise. Il s’en retira à l’âge de 75 ans.

Les démarches pour l’obtention de la médaille des Justes aboutirent en 1985 par une cérémonie officielle à Jérusalem, au cours de laquelle cette suprême consécration lui fut décernée le remerciant et saluant de cette manière la compassion et l’humanité dont il fit preuve durant ces dures années que dura la seconde guerre mondiale.

En recevant la Médaille des Justes, Sempo Sugihara répondit à la question qui lui fut posée de savoir pour quelles raisons il désira tellement (au prix de très longues heures d’un travail harassant pour lui et son épouse en 1940 à signer des milliers de visas :  » c’étaient des êtres humains et ils avaient besoin d’aide » dit-il simplement. « Je suis heureux d’avoir trouvé la force de prendre des décisions pour eux ». C’était un homme religieux qui croyait en un Dieu universel pour tous les peuples. Il a déclaré encore : je peux désobéir à mon gouvernement mais je ne peux désobéir à D.

Lors de cette cérémonie, des milliers de personnes se sont rendues à Jérusalem pour rendre hommage et témoigner de leur reconnaissance. Certaines données laissent à penser qu’environ 40,000 personnes doivent la vie à cet homme hors du commun.

Il s’était converti à l’Eglise Grecque Orthodoxe et, comme il a été dit plus haut il était profondément croyant.

Sugihara s’éteignit en 1986, âgé de 86 ans. Sa femme lui survécut puisqu’elle mourut en 2008 à l’âge de 94 ans.

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Sugihara was also raised in the strict Japanese code of ethics of a turn-of-the-century samurai family. The cardinal virtues of this society were oya koko (love of the family), kodomo no tameni (for the sake of the children), having giri and on (duty and responsibility, or obligation to repay a debt), gaman (withholding of emotions on the surface), gambatte (internal strength and resourcefulness), and haji wo kakete (don’t bring shame on the family). These virtues were strongly inculcated by Chiune’s middle-class rural samurai family.

Caroline Elishéva REBOUH

SourceJFORUM.FR

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