Auteur/autrice : Observatoire Juif de France

Communiqué : L’Observatoire Juif de France – OJF, dépose plainte à l’encontre de l’administrateur du site www.vivaeuropainfo

L’Observatoire Juif de France – OJF, dépose plainte à l’encontre de l’administrateur du site www.vivaeuropainfo et du ou des auteurs qui publient sur ce site des phrases, des vidéos et des slogans nazis et antisémites d’une rare violence.  

 L’OJF, l’Observatoire Juif de France demande que la République use de toute la puissance de l’Etat pour poursuivre et faire condamner ces individus qui confondent liberté de pensée et diffamation haineuse à l’encontre “de gens qui ne font pas partie de sa race “.

Le dénommé « Grand Monarque » fait ouvertement l’apologie d’Hitler et du nazisme.

Selon lui dans une rubrique intitulée « LES CAHIERS D’ARYANITÉ », « le juif est un ennemi mortel, il ne fait pas partie de sa race ».

L’OJF, l’Observatoire Juif de France qui a déposé plainte, condamne fermement les insultes et propos haineux de cet individu sans scrupule. Ses insultes sont une atteinte à la paix civile et incitent à la division et à la stigmatisation d’une partie de la communauté nationale.

Le Président

René Levy

Enquête – Bruxelles : le parlement européen excite les frères musulmans – Charlie Hebdo

INTERNATIONAL

Bruxelles : le parlement européen excite les frères musulmans

Enquête
MÉLANIE DÉCHALOTTE ·  · 

Quatorzième jour du procès des attentats du 13 novembre 2015 | Charliehebdo.fr

                     Mercredi 29 septembre : quatorzième jour

                             « On est des morts-vivants »

Quatorzième jour. Après les témoignages du Stade de France, les parties civiles pour le bar Le Carillon sont venues à la barre.

Y a-t-il plus représentatif d’une société qu’une cour d’Assises ? Plus qu’une pièce de théâtre où chacun connaît son rôle à jouer, un tribunal abrite toute sorte de personnages : des avocats rompus à l’exercice, des enquêteurs droits dans leurs bottes, des interprètes pointilleux… et des parties civiles multifacettes. Le côté humain d’un procès, c’est à elles qu’on le doit : leur parole brute et leurs émotions nous rappellent pourquoi nous sommes ici.

Voir le comte-rendu de charlie hebdo.fr

                                                                                           Dessins par Benoît Springer

 

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Le « Mouvement des Fils du Réveil de l’Irak » veut que l’Irak se rapproche d’Israël par le biais des Accords d’Abraham

PUBLIÉ PAR MICHÈLE MAZEL LE 26 SEPTEMBRE 2021

C’était en mars de dernier. Le souverain Pontife, prenant son bâton de pèlerin, s’était aventuré à Bagdad sans se soucier des dangers pour tenter d’apaiser les tensions entre l’Islam et l’Occident.

Il a eu à cœur de se rendre sur le site de l’antique cité d’Ur en Chaldée, là même où, selon le récit biblique «L’Éternel dit à Abraham : Va-t’en de ton pays… dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation.»

Et à cette occasion, il a rejoint sur une estrade des représentants des différentes confessions présentes dans le pays. Ensemble, ils ont prononcé ce qui fut qualifié de «prière des enfants d’Abraham».

Politique et susceptibilités locales obligent, la branche aînée des enfants du patriarche, celle issue de son fils Isaac, n’avait pas été conviée à ce bel exemple de fraternité œcuménique.

Pas question de rappeler les persécutions, les exactions et les meurtres qui avaient mis fin à trois millénaires de présence juive. Mieux valait jeter un voile pudique sur ce triste épisode.

Mais voilà qu’aujourd’hui une autre voix s’élève.

Celle de Wisam Al-Hardan, animateur du «Mouvement des Fils du Réveil de l’Irak».

Parlant au nom d’un parterre de près de trois cents Irakiens sunnites ou chiites réunis à son appel dans la ville d’Erbil dans le Kurdistan irakien, il a commencé par une déclaration stupéfiante :

«Nous avons demandé publiquement à l’Irak d’entrer en relation avec Israël et son peuple par le biais des Accords d’Abraham.»

Il a évoqué ensuite «la tragédie qu’a été l’exode massif et la dépossession de la majorité de notre population juive irakienne, une communauté avec 2 600 ans d’histoire, au milieu du 20e siècle. Par leur migration forcée, l’Irak a effectivement coupé l’une de ses principales veines.»

Puis il a ajouté :

«Nous voyons une tendance pleine d’espoir dans la région : une communauté en expansion de paix, de développement économique et de fraternité qui est le cadre des Accords d’Abraham.»

Des prises de position qui ont pris une ampleur inattendue du fait que l’auteur a pris soin de les publier dans une tribune dans le Wall Street Journal.

Les dirigeants israéliens ont salué cette initiative alors que la plupart des commentateurs étrangers soulignent qu’il ne s’agit que d’un vœu pieux peu susceptible d’être réalisé.

Reste que les personnalités présentes à la réunion n’ont pas hésité à se joindre à une initiative dont elles ne pouvaient ignorer le risque. Un risque bien réel.

Les autorités de Bagdad les ont immédiatement menacées de représailles tandis que les milices chiites de mouvance iranienne se déclaraient prêtes à leur faire payer cher leur «trahison».

Les Palestiniens ne cachent pas leur indignation.

Les uns et les autres occultent l’autre dimension de ce qui vient de se produire.

Pour la première fois, des Arabes ont mis sur la table la question de l’exode des Juifs forcés de quitter les pays où ils vivaient depuis des siècles et ont reconnu leur responsabilité.

Le fait qu’il s’agisse d’Irakiens dont le pays n’a pas de relations avec Israël est d’autant plus remarquable que l’Égypte, en paix avec l’État hébreu depuis plus de quarante ans, se montre toujours incapable d’entreprendre une pareille démarche.

Source: © Michèle Mazel pour Dreuz.info.

[Nouvel article] En lisant Pierre Lurçat, son article intitulé « Sarah, Éric, Alain et les autres… Lettre à trois Juifs inauthentiques, à la veille de Yom Kippour »

En lisant Pierre Lurçat, son article intitulé « Sarah, Éric, Alain et les autres… Lettre à trois Juifs inauthentiques, à la veille de Yom Kippour »

 

Pierre Lurçat a publié sur le site Tribune Juive, le 19 septembre 2021, un article intitulé : « Sarah, Éric, Alain et les autres… Lettre à trois Juifs inauthentiques, à la veille de Yom Kippour ». C’est un titre fort et loin de moi l’envie de polémiquer.

Je me permets de mettre cette lettre en lien :

https://www.tribunejuive.info/2021/09/19/pierre-lurcat-sarah-eric-alain-et-les-autres-lettre-a-trois-juifs-inauthentiques-a-la-veille-de-yom-kippour/

Je ne suis pas juif et vais m’efforcer de livrer quelques réflexions et impressions car cette lettre de Pierre Lurçat remue en moi bien des choses, directement ou indirectement et dans un grand désordre que j’aurai probablement de la peine à ordonner et ne présenterai pas dans leur totalité.

Le fait juif m’a interrogé dès mon plus jeune âge. Tout d’abord lors des offices religieux. J’ai très vite pressenti, d’une manière confuse et pourtant déterminée, que le christianisme s’était construit sur un rapt. Une fois encore, cet article n’est pas un règlement de compte – et, ainsi que je le répète, je ne suis pas préposé à un hit-parade religieux avec distribution des prix, avec prix d’excellence pour le judaïsme. Non, il s’agit d’autre chose, de quelque chose qui me suit depuis l’âge de mes dix-douze ans, d’un malaise d’abord diffus et qui n’a cessé de s’accentuer mais aussi de s’alléger car se précisant par l’étude. Récemment, j’ai fait une halte, je me suis regardé (sans aucun narcissisme) et je me suis demandé pourquoi ce questionnement envers le judaïsme, le peuple juif et Israël, pourquoi ma femme et moi avons prénommé nos enfants Sarah, Rachel et David ainsi que je l’ai écrit dans un précédent article. Il est tant question de prénoms avec Éric Zemmour qui pose à ce sujet d’intéressants dilemmes que j’y reviens.

Il y a eu tout d’abord cette sensation de rapt ou, plus exactement, d’appropriation et de dissimulation avec détournement du sens de la part des Chrétiens – mais aussi des Musulmans qui se sont servis chez les uns et chez les autres. Tout en écoutant la lecture du Nouveau Testament (une désignation bien ambiguë) et les homélies j’éprouvais un malaise non pas permanent mais récurrent, la sensation de m’être installé – d’avoir été installé – dans une demeure pleine de choses volées dans laquelle on ne cessait de se justifier en laissant entendre qu’on les avait considérablement améliorées, qu’on avait fait de ces choses tout juste bonnes pour la brocante voire la décharge des choses neuves – d’où ces désignations passées dans le langage courant et employées sans y penser : Ancien Testament et Nouveau Testament.

 

Léon Ashkénazi (1922-1996)

 

La lecture assidue de penseurs juifs m’a grandement aidé à sortir de mon malaise et à m’apporter non pas des réponses (il n’y a pas de réponses) mais à envisager des axes de réflexion, des espaces à peine soupçonnés. Ainsi ai-je lui les deux gros volumes de Léon Ashkénazi auquel je reviens régulièrement, « La parole et l’écrit », stylographe en main. Le livre d’Élie Benamozegh, « Morale juive et morale chrétienne » m’a bouleversé, il m’a ouvert des portes de lumière si je puis dire. Je me permets à ce propos de vous citer le passage d’une analyse de Shmuel Trigano à propos de ce livre (un document PDF consultable en ligne dans son intégralité, sous le titre « La dimension politique de l’Alliance dans “Morale juive et morale chrétienne” d’Élie Bénamozegh » : « Dans “Morale juive et morale chrétienne”, en effet, l’axe principal de la comparaison du christianisme et du judaïsme est le rapport au politique. Il est sous-tendu par une théorie générale sur la nature des deux religions. Élie Benamozegh y remet en question les termes classiques de cette comparaison – qui est la finalité de ce livre – en avançant qu’elle a été jusqu’à ce jour défaillante dans la mesure où un aspect capital du judaïsme (qu’il définit – sauf une fois –, en vertu sans doute d’un italianisme, par le terme d’« hébraïsme ») est resté occulté.

Pour le mettre en valeur, il élabore ainsi une théorie générale qui lui fournit sa grille d’analyse et qu’il réitère à de nombreuses reprises comme un leitmotiv. Elle tient en un mot : le judaïsme est un système double, à la fois un code civil et une morale, une politique et une religion. Le christianisme a annulé en lui le code pour ne garder que la morale. Sur ces prémisses-là, la stratégie interprétative que développe Élie Benamozegh mérite d’être soulignée, tant elle est dialectique. Elle vise à écarter la critique chrétienne des valeurs juives, accusées de prôner une loi (un code) sans intériorité (une morale), en faisant de cette critique même le symptôme d’une défaillance cachée du christianisme. En ne voyant que le code dans le judaïsme, pour le dénier, il révèle son incapacité à concevoir la nécessité de ce code… Élie Benamozegh retire ainsi un double bénéfice de sa démonstration, faisant d’une pierre deux coups. La récusation chrétienne de l’enseignement de la Tora distinguant la politique de la morale, séparant la politique de la religion, est la cause de cette défaillance. Son désintérêt pour le politique a déteint sur toute sa morale ». A ce propos, mes lectures de Shmuel Trigano m’ont également grandement aidé. Cet homme est intellectuellement une armée à lui tout seul. Et je pourrais citer bien d’autres noms.

Mais je ne vais pas me perdre en références. Simplement, je le redis, mon attirance pour le monde juif est venue d’un malaise diffus puis de plus en plus aigu envers le christianisme dont je ne nie pas les grandeurs et les mérites – ses grandeurs et ses mérites qui l’ont accentué. A ce malaise religieux, et parallèlement, s’est ajouté l’antisémitisme, soit une sidération face à la Shoah, sidération qui n’a fait que s’amplifier, mais aussi face à l’antisémitisme courant, quotidien, des réflexions faites en passant comme si l’affaire était entendue…

L’antisémitisme courant, je l’ai connu plutôt « aimable » mais cette « amabilité » me l’a rendu encore plus étrange et douloureux. Je me souviens, au cours d’une lecture dont je ne retrouve pas la référence, d’avoir relevé l’expression polite antisemitism. Il se pratique dans la bonne société. Ce fut mon second contact avec la chose juive. Un contact religieux par le négatif puis un contact civil par le négatif. Ma perplexité puis la colère m’incitèrent à l’étude, je n’avais pas le choix, à moins de tomber dans l’accablement, l’hébétude ou une colère informe. Je savais que l’étude serait sans fin mais qu’elle me donnerait des forces pour affronter cette béance qu’est l’antijudaïsme et plus encore l’antisémitisme – et j’en viendrai à l’antisionisme.

Je pressentais que le monde juif n’était pas limité à lui-même et qu’il irriguait l’humanité. Le fait juif est considérable et il n’est pas que religieux, loin s’en faut.

On m’a accusé d’être judéolâtre, expression caricaturale qui ne me dérange en rien ; j’ai les nerfs solides, sur cette question au moins. L’antijudaïsme et l’antisémitisme (et leurs formes diverses qui peuvent être très grossières mais aussi très élaborées) et la complexité de ces deux phénomènes m’ont très vite fait comprendre que je n’avais pas affaire à un simple racisme. Assimiler l’antisémitisme à du racisme est une erreur car ce faisant on efface la spécificité de l’antisémitisme ; une erreur ou un calcul car le but de nombreux antisémites est d’effacer cette spécificité. Une fois encore, il ne s’agit pas de mettre les Juifs à part, au-dessus des autres, mais de considérer une spécificité qui de par ses origines pose plus de questions que le simple racisme. Ce dernier est non moins condamnable mais l’antisémitisme pose des questions à la fois plus particulières et plus vastes.

J’en reviens brièvement à l’antijudaïsme. J’ai souvent comparé le judaïsme à une centrale nucléaire par l’énergie qu’il met en œuvre et par la multiplicité des propositions et des interprétations qui s’en dégage. Le christianisme puis l’islam restent inexplicables sans lui ; mais plutôt que de reconnaître ce fait avec franchise, disons frontalement, l’un et l’autre se sont employés à le cacher sous des artifices théologiques ou des dénonciations empreintes de sous-entendus voire de violence.

Ces grandes religions à l’origine de grandes civilisations se sont envisagées comme des papillons en regard du judaïsme, une chenille-chrysalide, une chose devenue inutile voire quelque peu répugnante qu’il fallait oublier et faire oublier. Ainsi le christianisme et l’islam se sont-ils efforcés (et s’efforcent encore, même si le christianisme s’est adouci de ce point de vue) d’enterrer ou de brûler cette origine pour se présenter tantôt comme des immanences tantôt comme des transcendances. L’islam tient un discours sur le Coran incréé, attribut de Dieu, tout en nous serinant qu’il est venu corriger le judaïsme et le christianisme qui se sont écartés de la bonne voie. Le christianisme quant à lui s’est adonné à la théologie de la substitution qui bien que dénoncée par Vatican II reste sous-jacente à l’ensemble. Il est vrai que la remettre véritablement en question reviendrait à faire s’effondrer tout l’édifice théologique édifié par l’Église. J’interroge aussi le judaïsme parce qu’il est antérieur à ces religions, parce qu’il est le substrat que l’on a voulu effacer, un substrat toujours vivant, toujours plus vivant.

 

 

L’antisémitisme m’est apparu dans une partie de ma famille, la française, d’une manière assez particulière, il m’est apparu par le sionisme. On y était sioniste par antisémitisme, un polite antisemitism. Brièvement : on se montrait à l’occasion agacé par le Juif « qui est partout » mais qui en Israël se trouvait chez lui comme nous étions chez nous en France. Il y aurait un sketch à faire. A ce propos, je ne suis pas certain que tous mes ancêtres français se trouvaient en France lorsque Rachi de Troyes y vivait, au XIe siècle ; Rachi de Troyes, probablement l’un des plus français des Français et qui outre ses commentaires sur la totalité de la Bible hébraïque et une majeure partie du Talmud de Babylone nous a laissé des témoignages infiniment précieux sur l’ancien français. Cet homme cultivait par ailleurs sa vigne et je me vois parfois en rêve écouter cet homme tout en buvant à sa table un verre de vin de son cru. Donc, on faisait l’éloge d’Israël tout en laissant entendre qu’il faudrait que tous les Juifs s’y retrouvent et qu’ainsi on pourrait établir avec eux des relations clairement définies. « Eux aussi défendront un pays et ses frontières comme nous avons défendu les nôtres ». « L’armée d’Israël est admirable » puis, peu après, « Il y a vraiment beaucoup (trop) de Juifs dans les médias ». Je prenais note en m’efforçant de dépêtrer une affaire qui me semblait passablement empêtrée. Je ne tarderais pas à comprendre qu’une vie ne suffit pas pour appréhender tout ce qu’est l’antijudaïsme, l’antisémitisme et l’antisionisme.

L’antisionisme, autre grande affaire, une affaire de plus en plus compliquée et qui pousse des ramifications en tous sens, l’antisionisme que diffusent sans vouloir en avoir l’air les médias de France, pour ne citer que ce pays. Israël, un pays sans cesse attaqué comme s’il était coupable de tout, de l’état du monde, accusé comme les Juifs – le Juif – l’ont été et le sont encore. L’antisionisme suppure des médias qui  laissent entendre que si Israël n’existait pas le monde se porterait beaucoup mieux et que nous aurions des relations apaisées avec l’islam. On pensera que je force la note mais cette impression se renforce à chaque fois que je lis la presse mainstream française. Oui, c’est bien dans cette direction qu’elle cherche à nous engager. Israël perturbe la bonne marche du monde comme le Juif la perturbait – et la perturbe encore. A ce propos, je pourrais en revenir à ce petit livre d’Alain Finkielkraut qui m’a aidé à préciser certaines idées : « Au nom de l’Autre » sous-titré « Réflexions sur l’antisémitisme qui vient ». Ce petit livre est à mon sens l’un des livres les plus importants sur la question et sur l’état de la France aujourd’hui. Il a été écrit au début des années 2000 et, une vingtaine d’années plus tard, il n’a rien perdu de sa pertinence. Je dirais même qu’il a gagné en pertinence. Il rend compte de ce qui était reproché et de ce qui est reproché aux Juifs : hier apatrides à l’heure des nationalismes ; aujourd’hui défendant un pays à l’heure de l’Autre, à l’heure où l’on est sommé d’oublier les frontières et tout ce qui constitue un peuple. Le Juif toujours à contre-courant alors que les autres ne veulent que glisser dans le courant. En quatrième de couverture, on peut lire : « Il faut du courage pour porter une kippa dans ces lieux féroces qu’on appelle cités sensibles et dans le métro parisien ; le sionisme est criminalisé par toujours plus d’intellectuels, l’enseignement de la Shoah se révèle impossible à l’instant même où il devient obligatoire, la découverte de l’Antiquité livre les Hébreux au chahut des enfants, l’injure ” sale juif ” a fait sa réapparition (en verlan) dans presque toutes les cours d’école. Les Juifs ont le cœur lourd et, pour la première fois depuis la guerre, ils ont peur. »

J’ai quitté la France au début des années 1990, en même temps que Pierre Lurçat, après de longs séjours dans d’autres pays entrecoupés de retours en France. Je l’ai quitté pour des raisons qui ne regardent que moi mais je puis affirmer haut et fort, comme le fait Pierre Lurçat : « Je ne fais pas partie de ceux qui ont quitté la France comme on quitte un navire en perdition. Non ! J’ai suivi avec inquiétude, depuis trois décennies, le long enfoncement de mon pays d’enfance dans le marasme politique et idéologique où il se trouve aujourd’hui plongé ». Et parmi les marques de ce marasme, l’Israel bullying, comme le chante Bob Dylan dans « Neighborhood Bully ».

Je viens d’écrire que les raisons qui m’ont poussé à quitter la France ne regardent que moi ; il en est pourtant une que je ne tairai pas ici : ces sentiments négatifs toujours plus affirmés et toujours plus violents envers Israël. En Europe, ces sentiments ne se limitent certes pas à la France, mais ils ont acquis dans ce pays une tonalité particulière, sournoise, avec un antisémitisme et un antisionisme qui ne cessent de s’entortiller. Le substrat théorique antisémite est très riche en France ; et la droite n’a pas été la seule à y participer ; la gauche y est bien présente, historiquement ; et à présent c’est plutôt elle qui porte le flambeau, activée par ce qui a été justement nommé l’islamo-gauchisme. Je ne suis pas juif, je le redis, mais cet Israel bullying, révélateur d’un profond malaise aux causes multiples, m’a tant accablé que j’ai préféré aller vivre dans des pays où Israël n’est pas envisagé d’une manière systématiquement négative et où tout au moins on laisse ce pays en paix.

La lettre de Pierre Lurçat suscite en moi bien des réflexions ou, plus simplement, des impressions. Je ne m’arrêterai que sur deux d’entre elles :

Premièrement. Une expression me revient : les Juifs sont les canaris dans la mine. Cette expression fait référence à une ancienne pratique. En effet, les mineurs apportaient des canaris dans les mines de charbon. Lorsqu’ils s’arrêtaient de chanter, les mineurs évacuaient d’urgence la mine : les canaris avaient détecté une fuite de gaz… Il ne s’agit pas de limiter les Juifs au rôle de canaris dans la mine mais de signaler simplement que le départ des Juifs d’un pays est un (très) mauvais signal pour le pays, à savoir qu’un danger majeur le guette. Et je pense en particulier à la France où Pierre Lurçat et moi-même avons passé notre enfance et notre jeunesse.

Deuxièmement. La question restera sans réponse car avec des si… Si la diaspora (juive) n’avait pas été que seraient le monde dans son ensemble et le monde juif en particulier aujourd’hui ? Que sera le monde lorsque tous les Juifs (cas de figure) auront rejoint Israël, leur pays ? Je le souhaite car tel est le projet sioniste auquel je souscris comme y souscrit Pierre Lurçat, mais je ne puis m’empêcher de (me) poser la question et non sans inquiétude.

Olivier Ypsilantis

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Pierre Lurçat. Sarah, Eric, Alain et les autres… Lettre à trois Juifs inauthentiques, à la veille de Yom Kippour – Tribune Juive

Pierre Lurçat. Sarah, Eric, Alain et les autres… Lettre à trois Juifs inauthentiques, à la veille de Yom Kippour

Dans quelques heures, le soleil descendra à l’horizon et tout notre pays sera plongé dans l’atmosphère incomparable de la Journée la plus sacrée du calendrier juif, Yom Kippour. Chez nous, en Israël, cette journée a – plus encore que les autres fêtes – une saveur bien particulière qu’on ne peut ressentir qu’ici, dans notre pays ancien-nouveau, sur notre grande et petite terre que le monde entier nous dispute et vers laquelle se tournent à chaque instant les yeux de tous…

C’est le moment que je choisis pour m’adresser à vous, trois Juifs de France, trois “coreligionnaires” – comme on disait autrefois – expression désuète et trompeuse, car ce que nous partageons a peu à voir avec la “religion”.

Je commencerai par vous, Sarah. Lorsque j’ai entendu parler de vous dans les médias, et que j’ai lu votre déclaration, “Je suis de confession juive, mais je me sens de culture chrétienne. Chez moi, Charles Péguy est aussi important que la Torah…”, je n’ai pas tant été choqué qu’ému et aussi un peu attristé. Car voyez-vous, j’aurais pu dire la même chose quand j’avais 15 ans. J’ai grandi, comme vous, dans une maison où la culture française était bien plus importante que la culture juive. J’ai vibré en lisant les pages de Gaston Bonheur sur l’histoire de France, et je me suis identifié à ses héros, à Clovis et à Jeanne d’Arc, bien plus qu’à ceux de l’histoire d’Israël dont j’ignorais jusqu’au nom.

C’est pourquoi j’éprouve une certaine sympathie pour votre sincérité et pour votre parcours. Comme vous aussi, j’ai étudié dans les meilleures écoles et lycées parisiens, et j’aurais sans doute pu choisir moi aussi de faire carrière dans la fonction publique. Si j’ai pris une autre voie, c’est uniquement parce que j’avais assez jeune reçu le vaccin sioniste, qui m’a inoculé contre la maladie de l’assimilation et de l’exil. Je me souviens encore de l’émotion ressentie, à vingt ans, en lisant les mots toujours actuels de Theodor Lessing, philosophe juif allemand qui parlait de ces “Jeunes Juifs qui préfèrent embrasser des carrières judiciaires ou littéraires… au lieu de porter des pierres sur la route de Jérusalem” (1). La première fois que j’ai lu son livre-testament, j’ai su immédiatement que telle serait ma vocation, et que j’irais – tout comme mon grand-père, le Haloutz – “porter des pierres” sur la route de Jérusalem, où je vis depuis bientôt trente ans.

Mon grand-père, Joseph Kurtz

Je comprends que vous ayiez fait le choix inverse, et je souhaite que vous réussissiez dans vos entreprises, sans toutefois oublier que vous êtes une “Bat Israël”, une fille de notre peuple. En lisant le nom de Péguy, j’ai évidemment pensé à un autre de nos “coreligionnaires”, Alain Finkielkraut. Modèle de l’assimilation judéo-française, fils d’émigrés venus de Pologne comme mes grands-parents, qui est entré à l’Académie française. Qui n’a pas été ému en écoutant votre discours, Alain, dédié à vos parents et grands-parents, en vous entendant évoquer votre “nom à coucher dehors, (qui) est reçu aujourd’hui sous la coupole de l’institution fondée, il y aura bientôt quatre siècles, par le cardinal de Richelieu”… Moi aussi, cher Alain, j’ai comme vous “appris à honorer ma langue maternelle qui n’était pas la langue de ma mère” et le nom de Richelieu évoquait bien plus de souvenirs à mon oreille (les romans d’Alexandre Dumas qui ont enchanté mon enfance) que ceux du roi David ou du prophète Jérémie…

Mais je suis bien conscient de la tragédie que cela représente, pour moi, et pour notre peuple. Que des enfants juifs de Paris, de New York ou de Moscou grandissent loin de notre tradition, de notre histoire et de notre peuple, voilà la tragédie, qui a pour nom assimilation… Quand je lis sous votre plume, que “J’ai découvert que j’aimais la France le jour où j’ai pris conscience qu’elle aussi était mortelle, et que son « après » n’avait rien d’attrayant”, je ne peux évidemment que souscrire à cette déclaration d’amour. Je ne fais pas partie de ceux qui ont quitté la France comme on quitte un navire en perdition. Non! J’ai suivi avec inquiétude, depuis trois décennies, le long enfoncement de mon pays d’enfance dans le marasme politique et idéologique où elle se trouve aujourd’hui plongée. J’ai même écrit quelques livres pour éclairer mes anciens compatriotes sur les dangers de l’islam politique.

Je partage donc votre inquiétude et votre amour, cher Alain. Mais j’ai depuis lors renoncé à l’illusion de croire que c’était à nous, Juifs, qu’il appartiendrait de sauver la France contre ses démons et d’être en quelque sorte les derniers Français de France… Et cela m’amène à vous, Eric. Je suis votre engagement avec intérêt et je n’éprouvais pas jusqu’à récemment la répulsion que votre nom provoque chez certains. Que vous soyez un patriote français ne me choque pas du tout. Après tout, quitte à rester en France, autant que cela soit avec conviction et avec la volonté de tout faire pour que ce pays reste fidèle à son histoire et à ses traditions.

Là où je ne vous suis pas, c’est lorsque vous vous identifiez totalement et sans réserve à cette histoire et à ces traditions, sans voir ce qu’Alain déclarait en entrant sous la Coupole : “C’est de France, et avec la complicité de l’État français, que mon père a été déporté…Le franco-judaïsme a volé en éclats,  les Juifs qui avaient cru reconnaître dans l’émancipation une nouvelle sortie d’Égypte, ont compris qu’ils ne pouvaient pas fuir leur condition”.  (Si seulement l’auteur de ces paroles en avait tiré toutes les conséquences…)

J’ai été choqué comme tout Juif qui se respecte par votre dernière sortie et par vos paroles malencontreuses, dans lesquelles vous faites reproche aux familles Sandler et Monsonego d’avoir enterré leurs enfants assassinés en Israël. J’ai repensé en lisant vos phrases choquantes aux mots de Péguy, ce grand Français que vous trois, Eric, Alain et Sarah, lisez et appréciez ; “Heureux ceux qui sont morts pour une terre charnelle, mais pourvu que ce fût dans une juste guerre”… Ces mots qui me touchent comme vous n’évoquent pas pour moi les morts de Sedan ou de Verdun, mais ceux de Massada et de Tel-Haï. Ils m’évoquent un héros juif, Yossef Trumpeldor, qui a écrit d’autres mots impérissables : “Tov la-mout béad Artsénou”, “Il est bon de mourir pour son pays”.

Or voyez-vous, cher Alain, Eric et chère Sarah, s’il est bon de mourir pour son pays, encore faut-il ne pas se tromper de pays. Si les parents des enfants Sandler et de la petite Myriam Monsonégo ont choisi d’enterrer leurs enfants dans la terre d’Israël, ce n’était pas par mépris pour la France et son histoire, mais plus simplement parce qu’ils avaient compris dans leur chair ce que vous vous refusez tous les trois à admettre, en dépit de votre érudition et de vos écrits savants. L’histoire de France n’est pas la nôtre, sa terre n’est pas mienne et son avenir n’est pas celui du peuple Juif.

Que vous ayiez choisi de croire au “Destin français”, cher Eric, et de servir la France par vos écrits, cher Alain, et par votre carrière, chère Sarah, ne peut effacer cette réalité que Lévinas et Jankélévitch connaissaient bien, il y a déjà de nombreuses années. On peut échapper au destin juif – vécu par certains comme un malheur – en voulant épouser l’histoire, la culture et le destin d’un autre peuple. On peut être un bon Juif français, et même devenir un “Français d’origine juive”, mais on ne peut, pour vous citer, cher Alain, échapper à “l’irrémissibilité de l’être juif” (2). On peut par contre, refuser le malheur juif pour choisir le “dur bonheur d’être Juif” (André Neher) et assumer librement sur notre Terre retrouvée la vocation juive et israélienne. Gmar Hatima tova.

© Pierre Lurçat

Source : Tribune Juive 

Le Figaro: “Georges Bensoussan: «L’interdiction de mettre des mots sur des faits graves nourrit la dépression du pays»”

Georges Bensoussan. F Clairefond

GRAND ENTRETIEN – Quatre ans de procédure judiciaire pour «incitation à la haine», c’est l’épreuve qu’a dû subir l’historien Georges Bensoussan. Son délit prétendu? Avoir dénoncé la réalité d’un antisémitisme arabo-musulman dans certaines banlieues françaises. L’ancien responsable éditorial du Mémorial de la Shoah a gagné en première instance, en appel et en Cassation. Il raconte cette épreuve dans un ouvrage remarquable, Un exil françaisUn historien face à la justice (L’Artilleur).

LE FIGARO. – «C’est une honte de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère…» En 2015, vous avez été attaqué en justice par des associations antiracistes pour avoir prononcé cette phrase dans l’émission Répliques, d’Alain Finkielkraut. Vous citiez de manière approximative le sociologue d’origine algérienne Samin Laacher. Dans votre nouveau livre, vous racontez cette affaire et le procès pour incitation à la haine qui a suivi, procès que vous considérez comme «un fait politique total». Pourquoi cette appréciation?

Georges BENSOUSSAN. – Ce procès, en soi mineur, a mis en lumière la force du courant islamiste qui, sous couvert de lutte contre l’«islamophobie», poursuit en justice toute critique de l’islam en détournant à son profit la loi de 1972 sur le racisme (dite loi Pleven, NDLR). Le procédé est éprouvé qui use des armes de la démocratie pour mieux la ruiner.

Source: Le figaro

Billet d’A.K. : Quatre ans plus tard

Il n’était jugé que quatre plus tard pour incitation à la haine raciale, on pourrait dire à la justice… peut mieux faire. Le Ministère public avait requis six mois de prison avec sursis pour cet imam de Toulouse qui citait dans un prêche bien choisi un hadith, recueil qui apporte les détails sur la façon de faire des actes islamiques, lequel concluait « il y a un juif derrière moi, viens et tue-le ».
Pour de tels propos, diffusés bien entendu sur les réseaux sociaux, ledit imam vient d’être relaxé. Le tribunal s’en est expliqué en déclarant ne pas trouver dans ces termes une volonté de provoquer la haine ou la discrimination. Et d’ajouter que les propos ont été tenus imprudemment sans aucune volonté de discriminer.
La défense de l’imam a salué l’indépendance d’esprit d’un tribunal qui a résisté « à une tentative inédite de voir criminaliser le commentaire parfaitement licite d’un hadith ». On va finir par se demander si, dans ce genre de procès, ce ne sont pas les parties civiles qui commettent un délit. Bien entendu, ce prêche était en langue arabe mais la vidéo avait permis aux traducteurs assermentés d’apporter la preuve de l’incitation à la haine. L’imam, détaché en France par le Ministère algérien des Affaires religieuses qui par ailleurs le rémunère, avait déjà fait l’objet d’un signalement par le préfet de Haute-Garonne. Il pourra désormais continuer en toute impunité à tenir ses discours de haine puisque, si la loi ne le lui permet pas, la Justice, elle, le lui permet. Comprenne qui voudra. Le maire de Toulouse s’est timidement interrogé mais pas de vagues, il ne faut pas offusquer son électorat. Très prochainement on n’en parlera plus et c’est bien connu des antisémites et de ceux qui pensent que l’antisémitisme ça n’empêche pas de dormir, on ne commente pas une décision de justice.
Cette petite phrase est devenue à la mode chez nos politiques et dans les médias, on ne commente pas une décision de justice.
Zola doit se retourner dans sa tombe.

Une pièce que l’Observatoire Juif de France vous conseille d’aller voir Sami Frey implacable : une lecture choc et journalistique sur les camps nazis

Sami Frey implacable : une lecture choc et journalistique sur les camps nazis.

Paris Match ||Mis à jour le 

L'affiche de la pièce «Un vivant qui passe», avec Sami Frey.

L’affiche de la pièce «Un vivant qui passe», avec Sami Frey.Théâtre de l’Atelier

Sami Frey est sur la scène du théâtre de l’Atelier pour la pièce «Un vivant qui passe».

De Sami Frey, on connaît la beauté, la discrétion, la voix. Il n’a pas changé, longues mèches poivre et sel, silhouette fine. On connaît moins son engagement. Ici, c’est visiblement ce qui l’a poussé à endosser ce rôle sur scène. L’incroyable passivité de la Croix Rouge et des Alliés devant l’extermination des juifs. «Un vivant qui passe» est l’interview menée par Claude Lanzmann (l’auteur de la trilogie télé sur la Shoah) face à un inspecteur suisse du CICR (Comité international de la Croix Rouge).

Il faut savoir que certains camps d’extermination (Auschwitz) et de concentration (Theresienstadt) ont reçu en effet la visite de ce Maurice Rossel, délégué de la Croix Rouge. Sa crédulité n’ayant d’égal que son sens poussé de la diplomatie, il dit n’avoir rien soupçonné, rien vu.

A Auschwitz, Rossel a «parlé avec le directeur du camp comme entre gens de bonne éducation». A Theresienstadt, il a vu « des juifs VIP qui avaient sans doute payé pour vivre dans ce ghetto dans de meilleures conditions ». Voilà, en gros, l’inimaginable réaction d’une institution censée dénoncer et secourir les prisonniers, les persécutés, les victimes de guerre. Mais la consigne de «ne pas aller à l’affrontement avec les Allemands» a fini par escamoter l’élimination méthodique de millions de citoyens.

La stupeur du journaliste face au ton badin et cruellement lucide du délégué

Assis à une table, éclairé de biais par une lampe de bureau, Sami Frey incarne les deux personnages, Lanzmann et Rossel. D’une voix douce, ultra-calme, il traduit à la perfection la stupeur du journaliste face au ton badin et cruellement lucide du délégué. «Comment pouvais-je imaginer ?» Rossel avait 27 ans en cette année 1944, il a été – facilement ?- abusé par les nazis. Le talent de l’acteur est justement dans cette alternance de ton : le journaliste qui ne lâche rien, lui demande des détails, mais sans l’agresser. Et Rossel fidèle à ce ton aimable qui a dû désarmer les pires tortionnaires.

Sami Frey s’interdit le moindre effet. Mais il réussit à nous clouer au fauteuil.

Le spectacle ne dure qu’une heure et quart, et l’acteur –visiblement peu porté sur les applaudissements- ne daigne pas répondre aux rappels. On n’est plus dans la légèreté ironique de «Je me souviens» de Georges Perec qu’il avait si souvent joué, juché sur une bicyclette. A 84 ans, cette grande figure du théâtre et du cinéma d’auteur ne veut pas qu’on oublie l’essentiel. Ses parents juifs polonais sont morts en déportation, et lui, enfant, a dû se cacher. Le rideau de fer tombe sur sa prestation, comme une allégorie de l’impitoyable solution finale.
Source ; parismatch

Communiqué de presse : relaxe de l’Imam Mohamed Tataï jugé pour “incitation à la haine raciale”

La récente relaxe de l’Imam de Toulouse Mohamed Tataï poursuivi pour incitation à la haine raciale suscite l’indignation à triple titre.

Il aura fallu quatre ans pour statuer et juger, et pour affirmer que l’infraction n’était pas caractérisée alors que toutes les preuves de l’apologie à la haine raciale étaient réunies.

La défense de l’imam a salué le courage et la lucidité des magistrats.

Les avocats de l’imam ont laissé entendre que la justice n’a pas plié devant les tentatives de “criminalisation” de ce genre de délit, ils ont, en quelque sorte, rendu coupables les parties civiles.

L’Observatoire juif de France, partie civile, exprime son indignation et sa vive inquiétude face à une justice qui n’accepte pas certaines réalités et se réfugie, dans cette affaire en particulier, dans la pleutrerie.

Ce 21 septembre 2021, le Parquet de Toulouse a décidé de faire appel de la décision du tribunal correctionnel.

 

René Levy

Président de l’OJF