Auteur/autrice : Observatoire Juif de France

À la suite de la découverte de Tags antisémites sur les murs d’une école maternelle, la Ville de Courbevoie a déposé plainte.

L’Observatoire Juif de France a décidé de s’y associer et de se constituer partie civile.  

On pouvait constater d’autres nombreuses insultes comme : « Fuck le 17 » ou encore « Carnot FDP », « Kevin Delta NTM ».

L’Observatoire Juif de France ne peut que constater avec indignation l’augmentation des actes antisémites sous toutes ses formes.

Et malgré les efforts entrepris, (mal ciblés et sans réelle volonté de faire appliquer la loi déjà existante) nous n’assistons à aucune amélioration.

L’Observatoire Juif de France dépose une nouvelle plainte à l’encontre de la Société AMAZON.

Au mois de juin 2021, Amazon sur mise en demeure de l’Observatoire Juif de France avait retiré des vêtements à connotation nazie de son site web.

Amazon s’était engagé à être d’avantage vigilant quant aux types de produits mis en vente.

L’Observatoire Juif de France s’est vu dans l’obligation de déposer une nouvelle plainte à l’encontre de la société AMAZON, car il n’a pas respecté ses engagements et plus grave encore, mis en vente sur son site web, des livres écrits par des individus déjà lourdement condamnés à diverses reprises, pour des propos antisémites et à caractère nazis.

A savoir, Dieudonné, Stephane Blet, Johan Livernette et du dénommé «  Joe Lecorbeau. »

Les racistes de tout horizon trouveront toujours l’Observatoire Juif de France sur leur route pour les débusquer et les faire comparaitre devant leurs juges pour répondre de leurs agissements.

 

 

 

                                    René Lévy

                                                                                   Président de l’Observatoire Juif de France

                                                                           Contact Presse :  Tél : 06 08 27 14 18

                                                      Email :  [email protected]

                                                                                                      

 

L’Observatoire Juif de France s’associe aux cérémonies de la « Journée du Souvenir »

– YOM  HAZIKARON  – à la mémoire des citoyens Israéliens trop nombreux morts soit sur le champ de bataille ou soit lâchement assassinés lors des attentats commis par des terroristes.

Nous avons préféré modestement traduire l’allocution prononcée lors de cette cérémonie par Monsieur Isaac Herzog, Président de l’État d’Israël.

Monsieur le Président Herzog :

Dans les cimetières, les arguments se taisent

Israël fait une pause pour se souvenir de tous ceux qui sont tombés pour défendre la nation.

La population de tout Israël s’est tenue en silence lorsque la sirène a retenti pendant une minute mardi soir à 20 heures, marquant le début de la journée de commémoration des soldats israéliens tombés au combat et des victimes d’actes hostiles.

La cérémonie principale a eu lieu sur la place du Mur occidental à Jérusalem en présence du président et du chef d’état-major.

Demain à 11 heures, une sirène commémorative retentira pendant deux minutes, après quoi les services commémoratifs d’État commenceront dans 52 cimetières militaires du pays et sur les sites commémoratifs. La cérémonie principale aura lieu au State Memorial Hall sur le Mont Herzl à Jérusalem en présence du Président, du Premier ministre et du Président de la Knesset.

Une soirée commémorative pour la communauté haredi rend hommage aux soldats tombés au combat

Pourquoi certains haredim choisissent-ils de ne pas se lever pour entendre la sirène ?

Jordan Besemhoun et Eli Kay

Perdre deux fils – un officier de la marine et un pilote de l’armée de l’air

Le président Herzog a déclaré lors de la cérémonie au Mur occidental : “Chères et bien-aimées familles, les rencontres que j’ai eues avec vous au fil des ans, et surtout ces derniers mois, sont gravées dans mon cœur. Les yeux éplorés et fatigués du père qui se languit de son fils, “dévoré par une bête sauvage” (Genèse 37:20), ne me laissent aucun répit. Les histoires de la mère, orgueil et douleur entremêlés en elle, incapable de trouver une consolation après que son fils soit tombé quelque part au loin, les bras tendus comme pour étreindre quelqu’un qui ne peut plus l’étreindre en retour. La douleur du jeune homme qui a perdu sa sœur guerrière, son héroïne et son meilleur ami. Les larmes de la jeune amoureuse dont l’âme sœur l’a quittée pour ne plus jamais revenir. Et comme eux, tant, tant d’autres – beaucoup trop nombreux – à la porte desquels le chagrin est venu frapper, bouleversant leurs mondes à jamais. Et il n’y a pas de consolation”.

“Leur déchirement est ressenti non seulement pour ceux qui ont été, mais aussi pour ceux qui ne seront plus. Pour leur absence intensément tangible, chaque jour de l’année, et pas seulement le Yom HaZikaron – le jour de commémoration des soldats tombés au combat.

“Nos fils et nos filles, qui sont tombés pour défendre notre État, ont combattu ensemble et sont tombés ensemble. Ils n’ont pas demandé, et personne ne leur a demandé, qui était de droite et qui était de gauche. Qui était religieux. Qui était laïc. Qui était juif et qui ne l’était pas. Le deuil n’a pas non plus posé ces questions, à eux ou à vous. Ils sont tombés en tant qu’Israéliens, en défendant Israël. Dans les cimetières, les disputes se taisent. Entre les pierres tombales, pas un bruit. Un silence qui exige que nous accomplissions, ensemble, leur unique souhait de mort : la résurrection d’Israël. La construction d’Israël. Unis, consolidés, responsables les uns des autres. Car nous sommes tous frères et sœurs.

“Chers amis, la famille du deuil. Citoyens d’Israël. Au cours de l’année écoulée, des dernières semaines et même des derniers jours, le chagrin et la douleur nous ont frappés à maintes reprises. Aujourd’hui encore, nos ennemis se dressent contre nous pour nous détruire par une terreur haineuse, et comme toujours, ils nous trouvent prêts et déterminés, avec une main tenant une arme et l’autre tendue dans le dialogue et la paix. C’est précisément dans ces moments déchirants, en accompagnant nos héros et héroïnes dans leur dernier voyage, avec leurs familles bien-aimées, dont la douleur devient instantanément la nôtre – c’est précisément dans ces moments que nous découvrons encore et encore la puissance pure de notre merveilleuse et merveilleuse nation, une nation qui sait surmonter tous les obstacles. Oui, nous avons une nation merveilleuse ! Notre cœur, transpercé par la douleur, ne doit pas nous faire oublier le grand voyage que nous avons entrepris. Un voyage de générations d’errance, un voyage d’espoir et d’accomplissement. Un voyage qui a culminé avec une immense fierté, avec un État exemplaire, un État pour l’existence duquel sont tombés les héros et les héroïnes des guerres d’Israël.

 

“En ces moments sacrés, je veux réconforter, remercier et embrasser, au nom du peuple d’Israël, les commandants et les soldats des Forces de défense israéliennes, de la police israélienne, du Shin Bet, du Mossad, et de toutes les agences de défense, de renseignement et de sécurité intérieure, où qu’elles se trouvent. Vous nous protégez jour et nuit, avec une férocité d’esprit, avec un sens de la mission, avec détermination et avec dévouement. Que Dieu vous protège quand vous partez et quand vous revenez, maintenant et à jamais.

Mes sœurs et frères, citoyens d’Israël. “Un chant d’ascension : Quand l’Éternel rétablit la fortune de Sion, nous étions comme des rêveurs.” Ainsi écrivait le psalmiste. Demain, à cette heure, une fois encore, nous serons tous comme des rêveurs, alors que notre drapeau national flottera au sommet de la hampe. C’est grâce à eux ! Et grâce à vous, la famille du deuil. C’est notre devoir envers ceux qui sont tombés, notre devoir envers vous, et notre devoir envers les générations futures : soutenir un État juif et démocratique fort et prospère, construit d’une mosaïque éblouissante de communautés, qui toutes ensemble constituent, dans la solidarité, une nation fière et cohésive. Vision, action et espoir.

D’ici, du haut des derniers vestiges de notre Temple, au nom de tous les citoyens d’Israël, j’adresse mes vœux pour le rétablissement des blessés, physiquement et mentalement – ceux qui, jour après jour, heure après heure, doivent faire face à des cicatrices et des plaies, même si elles sont invisibles pour les autres. D’ici, je prie pour le retour rapide de nos soldats et civils capturés et disparus, et la tâche de les ramener chez eux reste sur nos épaules. Que la mémoire des soldats israéliens tombés au combat et des victimes d’actes hostiles reste liée au lien de la vie et préservée dans le cœur de notre nation bien-aimée, de génération en génération.

 

 

 

PROCÈS DU 13 NOVEMBRE 2015 : jour 118 : « Nos services étaient faits pour gérer une vie judiciaire sans attentat »

PROCÈS DU 13 NOVEMBRE 2015

Procès des attentats du 13 novembre 2015, jour 118 : « Nos services étaient faits pour gérer une vie judiciaire sans attentat »

BENOÎT SPRINGER · XAVIER THOMANN  · MIS EN LIGNE LE 4 MAI 2022

Initialement prévu lundi, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic a déposé en début d’audience. Un témoignage d’expert qui, une fois n’est pas coutume, n’a pas déplu aux avocats de la défense et qui a permis de mieux comprendre certains dysfonctionnements passés de la lutte antiterroriste.

EXCLU WEB

Marc Trévidic est sans conteste un témoin de tout premier plan pour qui veut mieux appréhender le fonctionnement de la lutte antiterroriste en France sur le plan judiciaire. Dans sa déposition spontanée, celui qui est désormais en poste à Versailles est revenu sur les grandes étapes de sa carrière dans l’antiterrorisme, entre 2000 et 2015, et les principales évolutions du système antiterroriste pendant cette période. En effet, la situation à la veille des attentats du World Trade Center en 2001 n’a plus grand-chose à voir avec celle au début de l’année 2015. « J’ai vu le système antiterroriste évoluer et parfois s’adapter. »

Après les attentats commis en France en 1995 et 1996, et alors que le terrorisme s’internationalise, la lutte antiterroriste française change de paradigme, dès 1996 avec la création par la DST (Direction de la Surveillance du territoire) d’une unité judiciaire « avec l’idée de passer facilement du renseignement au judiciaire ». Dans un premier temps, cette unité d’une dizaine de personnes a travaillé sur les filières afghanes et bosniaques. « À l’époque, la fluidité est totale, la DST donne toutes les informations qu’il faut, judiciarise le renseignement au maximum. » Un système assez homogène qui continue de se développer après les attentats du 11 septembre et ceux de Madrid (2004) et de Londres (2005).

C’est à cette époque-là qu’apparaît un nouveau profil, celui des jeunes radicalisés par Internet et le travail de propagande qui y est réalisé par Al-Qaïda. En réponse à ce phénomène, la lutte antiterroriste évolue une nouvelle fois et cherche à empêcher le départ de ces aspirants djihadistes. « L’idée était d’empêcher qu’ils ne deviennent terroristes », par le biais de condamnations pour association de malfaiteurs terroriste. « Ce n’était pas du tout naturel à l’époque, c’est une évolution très importante. »

De fait, entre 1996 et 2012, la France est épargnée par les attentats islamistes. Ce sentiment d’invulnérabilité prend fin en 2012, avec les assassinats de Mohamed Merah. « L’affaire Merah arrive à noyer la machine », estime Marc Trévidic. Car, entre-temps, les moyens alloués à la lutte antiterroriste sur le plan judiciaire ont diminué et l’accent a été mis sur le renseignement, à travers la création de la DCRI, née de la fusion de la DST et des Renseignements généraux. « Sauf qu’on n’arrête pas les gens avec des renseignements », il faut que la justice ait les moyens de donner des suites aux renseignements en question.

Le contexte géopolitique, la guerre qui fait rage en zone irako-syrienne, ne va rien arranger. Bien au contraire. Ceux qui veulent devenir djihadistes ont désormais un endroit où ils peuvent se rendre assez facilement, ce qui n’était pas le cas auparavant. « Puis il y a eu l’appel de la Syrie entre 2013 et 2015. En fait, tout le monde est parti, je n’ai jamais vu ça. Des anciens comme des petits jeunes ou encore des familles entières. Un exode total. Ça vient à une époque où, dès 2013, le système ne fonctionne plus. Le nombre de policiers ne permettait plus de traiter les dossiers dans les temps. D’autant qu’en 2013, on est en plein Mali, et il y avait donc beaucoup de dossiers maliens. »

À la question d’une avocate de partie civile lui demandant d’identifier le moment où tout a basculé, Marc Trévidic n’a pas tourné autour du pot – du reste, l’ensemble de son témoignage était empreint d’une franchise assez rare pour quelqu’un ayant exercé à un tel niveau de responsabilité. « Avec Merah, on s’est rendu compte que nos services étaient faits pour gérer une vie judiciaire sans attentat. Dès Merah, on a vu les limites de nos capacités, ça s’est accentué en 2013 et dès 2014, le système ne fonctionnait plus. On n’a pas pu se mettre au niveau, on n’a pas a fait usage de toutes les capacités de la France, par exemple, les gendarmes, il y a les prés carrés, les habitudes, la bureaucratie. Normalement en France, le renseignement ne peut avoir qu’un objectif judiciaire. Si ça ne marche pas, on se retrouve avec des gens qui font du renseignement pour du renseignement. Les capacités qu’on avait étaient très limitées et on n’a pas pu se mettre au niveau. »

Par conséquent, en 2015, les autorités ont connaissance de la menace qui pèse désormais sur la France, sans pour autant être en mesure d’y faire face. « On a eu un système très performant pour contrôler 250 personnes pas 2000. » En clair, un nombre croissant de gens partent en Syrie et reviennent en France sans être inquiétés. « Toute une génération d’apprentis djihadistes sont partis avec une haine et une volonté de revanche, tous les signaux sont au rouge. En 2015, il faut être honnête les rares réussites sont dues à la chance. Ce n’est pas un système préventif qui fonctionne. » Qu’en sera-t-il après 2015 ? Marc Trévidic ayant quitté son poste à l’antiterrorisme en août 2015, son témoignage n’ira pas au-delà de cette date. On ne peut donc que se reporter aux témoignages de Bernard Cazeneuve ou François Molins, qui avaient expliqué devant la cour les nouveaux moyens mis en œuvre à partir de mi-2015 et suite aux attentats.

Hier, la cour aurait également dû entendre les témoignages de personnes à l’autre bout du spectre, en l’occurrence Bilal Chatra, Ayoub El Khazzani (l’auteur de l’attentat raté du Thalys) et Reda Hame. Mais aucun des trois n’a souhaité répondre aux questions de la cour et des avocats. La journée d’audience s’est terminée avec le témoignage poignant de l’ancien otage de l’EI, Nicolas Hénin. Ce journaliste français a été retenu prisonnier par un groupe dans lequel figurait Oussama Atar et Najim Laachraoui pendant dix mois, entre juin 2013 et avril 2014. ●

Newsletter spéciale procès du 13 novembre 2015

Trois nouveaux dessinateurs, venus de la BD et de l’illustration, Benoît Springer, Corentin Rouge et Emmanuel Prost, suivent le procès historique des attentats de novembre 2015.

Tous les jours, vous retrouverez sur le site de Charlie leurs dessins et leurs croquis de l’audience du jour et chaque fin de semaine sur charliehebdo.fr, vous pourrez lire le texte de la journaliste Sylvie Caster.

Ne manquez pas ces rendez-vous pour suivre ce moment historique, comme si vous y étiez.

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Source : https://charliehebdo.fr/2022/05/proces-13-novembre-2015/proces-des-attentats-du-13-novembre-2015-jour-118-nos-services-etaient-faits-pour-gerer-une-vie-judiciaire-sans-attentat/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=JOUR%20118%20PROCES%2013%20NOVEMBRE%20-%20ABONNS&utm_medium=email

L’Observatoire juif de France maintient :
l’attentat terroriste islamiste contre le Bataclan était antisémite et dirigé contre la France.

Nous avons attendu d’une part la fin de l’élection présidentielle et, d’autre part, l’avancement du procès sur les attentats du 13 novembre 2015, par respect pour les victimes et leurs proches et pour ne pas interférer dans ce procès, avant de publier ce communiqué.

Le 6 août 2021, l’Observatoire juif de France a publié un communiqué de presse argumentant que l’attentat terroriste islamiste contre le Bataclan était antisémite, circonstance aggravante alourdissant les peines à infliger aux assassins.

Le 15 août 2021, Arthur Dénouveaux a partagé sur Twitter ce communiqué en le commentant : « Les charognards sont de sortie, le 13 novembre devient « les attentats du Bataclan » par un groupe pro-palestinien. Une honte ». Il a persisté : « Surtout, le dossier est très complet et la thèse du choix du Bataclan pour l’antisémitisme est fausse ».

Arthur Dénouveaux se présente ainsi sur son compte Twitter : « Director Covéa Affinity & Chief Innovation Officer @MMAssurances, President @lifeforparis, Author @gallimard, alumni @Polytechnique, occasional guitarist. »

Il semble pour le moins surprenant qu’un auteur au parcours si prestigieux ait recouru, contre une association de lutte contre l’antisémitisme, au terme – « charognard » – péjoratif, diffamatoire, agressif et qualifié d’injurieux, au lieu de contre-argumenter.

Il est certain que M. Dénouveaux ne connait pas la loi, car l’Observatoire Juif de France aurait été dans son droit de déposer plainte, de demander des dommages et intérêts conséquents, ce qu’il s’est abstenu de faire par décence pour les victimes.

La vocation de l’Observatoire Juif de France est de défendre les victimes, de les assister, tous les frais de justice et autres restant à notre charge, ce qui démontre l’inanité d’accusation de « charognards » (personne qui exploite impitoyablement le malheur des autres – le Robert), (mangeurs de cadavres – le Larousse).

 En qualité de président d’une association, avant de communiquer sur la place publique, il est plus prudent de s’assurer du conseil d’un avocat, d’autant plus que M. Dénouveaux ne doit pas en manquer.

Si M. Dénouveaux avait eu la décence de se renseigner sur l’objet de notre association, il aurait constaté que son seul but est de poursuivre sans relâche en justice, les individus à l’origine d’actes antisémites, racistes, xénophobes, négationnistes, antisionistes et d’actes qualifiés de terrorisme.

L’Observatoire Juif de France explique la pertinence de la qualification « antisémite » pour qualifier cet attentat :

  • En 2008, le chef d’une « petite équipe» aux visages dissimulés par des keffiehs palestiniens a menacé devant le Bataclan : « Cela fait quatre ans que sont organisés chaque année des galas pour collecter des fonds pour l’armée israélienne… On ne veut pas que le gala ait lieu… On est des jeunes, issus de différents quartiers de la région parisienne, qui soutiennent la lutte du peuple palestinien… Le Magav, c’est une section de l’armée israélienne qui aujourd’hui commet des crimes dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ».

Ce chef a conclu : « Le message s’adresse aux propriétaires du Bataclan qui accueillent encore une fois un gala pour soutenir l’armée israélienne, pour récolter des fonds pour le Magav… Un message clair et ferme… Vous assumerez la responsabilité de vos actes… La prochaine fois, on ne viendra pas pour parler ».

La vidéo de ResistancePalestine sur cette action est diffusée sur Youtube ;

  • En 2011, un membre de « Jaish al-Islam » (Armée de l’islam) interrogé dans les bureaux de la DCRI sur l’attentat au Caire (Egypte) le 22 février 2009 a déclaré : « Nous avions un projet d’attentat contre le Bataclan parce que les propriétaires sont juifs » (Le Point, 14 novembre 2015) ;
  • En juillet 2015, le groupe The Eagles of Death Metal avait donné un concert à Tel Aviv, malgré l’appel au boycott de l’Etat d’Israël de Roger Waters, co-fondateur du groupe Pink Floyd (The Jerusalem Post, 13 juillet 2015) ;
  • En novembre 2015, le communiqué de l’Etat islamique (ISIS) revendiquant la série d’attentats, débute par la sourate 59, verset 2 du Coran qui vise les Juifs ;
  • Le 23 novembre 2015, Marc Trévidic, ancien juge d’instruction au pôle antiterrorisme du Tribunal de Grande instance de Paris (2006-2015), a déclaré sur France Inter avoir été averti le 15 août 2015, juste avant son départ de cette section, par Reda Hame, interpellé à son retour de Syrie, qu’Abdelhamid Abaaoud lui avait demandé d’organiser « un attentat contre une salle de concert, une salle de spectacles».
  1. Trévidic a explicité auprès de Nice Matin(8 septembre 2021) : « L’objectif […] était un concert de rock, avec l‘idée de frapper une foule dense et le principe qu’un concert rock représentait la décadence, les mécréants, etc. »
  • En décembre 2015, Le Canard enchainé a révélé que « de lourdes menaces contre le Bataclan ont été ignorées pendant cinq ans ». « Elle ne s’en est pas vantée, mais depuis cinq ans, la police savait qu’un groupe terroriste avait projeté un attentat suicide contre le Bataclan. La justice, et plus précisément le pôle antiterroriste, n’en a pas davantage soufflé mot, mais elle aussi le savait».

Une Française, Dude Hoxha, a confié en 2009, aux policiers chargés de l’enquête sur l’attentat au Caire, avoir appris que son ami, Farouk Ben Abbes, projetterait « de faire exploser le Bataclan ».

Le 28 juillet 2009, Mme Hoxha a expliqué dans son journal : « Le patron est un Juif qui finance l’armée israélienne » ;

  • Le 2 février 2016, après ces révélations du palmipède, « le juge Christophe Teissier, chargé de l’enquête sur les attentats du 13 novembre 2015, s’est fait communiquer tout le dossier» de l’attentat au Caire. (Le Canard enchainé, 10 février 2016)

Il a aussi « joint une procédure portant sur un précédent projet d’attentat contre le Bataclan. Une enquête oubliée, qu’il avait lui-même ouverte en 2010 et close par un non-lieu deux ans plus tard » ; (ibid.)

  • En octobre 2016, dans son livre-enquête « Nos années de plomb – Du Caire au Bataclan : Autopsie d’un désastre» (les Editions Plein jour), Philippe Cohen-Grillet a indiqué, preuves à l’appui, que le Bataclan avait été choisi par des terroristes islamistes en raison de la judéité de ses propriétaires et de son accueil de soirées de collecte de fonds en faveur de soldats israéliens.

L’auteur avait déjà livré des éléments probants dans son article « Du Caire au Bataclan, l’enquête exclusive » (Paris-Match, 2 mars 2016) ;

  • Le 15 août 2021, M. Cohen-Grillet a commenté le twitt de M. Dénouveaux en publiant la « Note de la DCRI à la section antiterroriste du parquet de Paris en date du 6 mai 2009 ». Il a répondu à M. Dénouveaux : « Les faits sont là. Le dossier “Bataclan 1” saccagé par Teissier est accablant. Tout comme l’omniprésence des Cain, de la filière Artigat. Mais cela ne sera pas évoqué au procès. »
  1. Dénouveaux n’a pas contesté ces assertions.

Les faits sont têtus et ceux-ci n’ont jamais été contestés. Ils justifient donc que l’Observatoire Juif de France ait qualifié d’antisémite, cet attentat du Bataclan.

Une « vérité judiciaire » peut correspondre à une « vérité politique », mais pas toujours à une « vérité factuelle ».

Par respect pour toutes les victimes du terrorisme islamiste, et par souci de vérité, l’Observatoire Juif de France continuera de veiller à ce que les actes antisémites soient ainsi qualifiés, punis à ce titre, sévèrement par la justice, et mentionnés. Comme le confirme la Jurisprudence.

Les contribuables parisiens ne manqueront pas de vérifier les comptes de l’association LifeForParis, qui a bénéficié de substantielles subventions de la Ville de Paris, lorsque ceux-ci seront publiés, est de ce fait dans l’obligation de porter à la connaissance du public l’utilisation de ces fonds.

L’Observatoire Juif de France, attend des excuses de Monsieur Dénouveaux.  

Contact presse

René Lévy, président de l’OJF

[email protected]

L’Observatoire Juif de France est indigné par l’appellation falsifiant l’Histoire et délégitimante d’« Esplanade des mosquées » au lieu de « Mont du Temple » et par la diffusion de la calomnie « al-Aqsa est en danger », qui risque d’embraser les « territoires sensibles » de la République

Le 15 avril 2022, le site Internet du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a publié le communiqué de presse intitulé  «  Tensions à Jérusalem-Est » :

« De violents heurts ont lieu sur l’Esplanade des mosquées. Il est vivement recommandé d’éviter de se rendre dans la vieille ville ce vendredi 15 avril 2022, notamment aux abords de l’Esplanade des mosquées.

Il convient d’observer la plus grande vigilance lors de ses déplacements, d’éviter les rassemblements et de se tenir informé de l’évolution de la situation. »

 

Le 17 avril 2022, Hafiz Chems-eddine, Recteur de la Grande Mosquée de Paris, membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), a twitté :

« Je condamne l’agression des fidèles désarmés dans la #mosquée El-Aqsa et sur ses esplanades vendredi dernier par les forces israéliennes causant de très nombreux blessés. Je suis heurté par la lâche agression de ce lieu béni où le prophète SAWS a effectué son ascension aux cieux ».

On aurait espéré des propos apaisants et reflétant la réalité de la part de cette personnalité éminente et écoutée par des musulmans de France.

 

Or, ce même jour, c’est l’imam Hassan Chalghoumi qui s’est indigné à juste titre, sur i24NEWS : portant des chaussures et jouant au football dans la mosquée al-Aqsa, « ces Palestiniens ont saccagé ce lieu saint. Leur attitude est une insulte envers la religion… C’est scandaleux ».

Par ailleurs, des médias français multiplient les titres au libellé qui falsifient l’Histoire en niant le lien du lieu hiérosolymitain avec le judaïsme :

  • « A Jérusalem, affrontements sur l’esplanade des Mosquées» (TV5Monde, 15 avril 2022) ;
  • « Esplanade des Mosquées : des heurts éclatent entre Palestiniens et policiers israéliens» (France 24, 15 avril 2022) ;
  • « Tensions à Jérusalem: de nombreux blessés lors de heurts sur l’esplanade des Mosquées» (RFI, 15 avril 2022) ;
  • « Jérusalem : des heurts ont éclaté sur l’Esplanade des Mosquées» (France Info, 16 avril 2022) ;
  • « A Jérusalem, nouveaux heurts autour de l’esplanade des Mosquées» (Le Monde avec AFP, 17 avril 2022) ;
  • « À Jérusalem, au cœur des affrontements sur l’esplanade des mosquées» (Le Figaro, 17 avril 2022) ;
  • « Jérusalem : une vingtaine de blessés lors de nouveaux heurts sur l’esplanade des Mosquées» (Le Parisien avec AFP, 17 avril 2022).

 

D’une part, sur le mont du Temple, lieu le plus sacré du judaïsme, avait été construit le Temple de Jérusalem, détruit par l’empereur Titus en 70. Ne reste de cette édification que le Kotel, Mur occidental ou « Mur des Lamentations », vestige correspondant à un mur de soutènement du Temple.

Sur ce mont du Temple, se trouvent deux monuments islamiques construits par les Umayyades après la mort de Mahomet :   le  dôme du Rocher édifié de 688 à 691 et la mosquée al-Aqsa en 715.

Ainsi que l’a expliqué le géo politologue Daniel Pipes :

« Pour mieux asseoir leur prestige sur leurs territoires, les Umayyades firent une chose très astucieuse : ils construisirent une deuxième mosquée à Jérusalem, cette fois aussi sur le Mont du Temple, et la baptisèrent Al-Aqsa (al-masjid al-aqsa, la mosquée la plus éloignée). Par ce geste, les Umayyades donnèrent à la ville, rétroactivement, un rôle dans l’existence de Mahomet. Cette association entre Jérusalem et al-masjid al-aqsa s’inscrit dans une tendance générale des Musulmans à identifier les noms de lieux mentionnés dans le Coran… En dépit de toute logique (comment une mosquée bâtie près d’un siècle après la révélation coranique pouvait établir ce que le Coran entendait signifier?), comme l’écrit l’historien palestinien A. L. Tibawi, c’est la construction, après coup, d’une Mosquée Al-Aqsa qui « donna sa signification concrète aux termes figuratifs utilisés dans le Coran »… Le programme politique des Umayyades déboucha sur la sanctification islamique de Jérusalem ».

La désignation exacte du lieu s’avère donc « Mont du Temple ».

Ce n’est pas une désignation terminologique anodine. Des résolutions de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) en 2016 et de l’Assemblée générale de l’ONU (Organisation des Nations unies) en 2021 ont nié la judéité du Mont du Temple en le dénommant sous son seul vocable musulman.

« Ce qui est particulièrement choquant, c’est la volonté de faire de ce lieu, comme en 2016, un site islamique, un site uniquement islamique. Le mont du Temple est aussi le lieu le plus sacré du judaïsme… Le texte de l’ONU appelle en effet à « maintenir inchangé le statu quo historique de l’esplanade des Mosquées, verbalement et en pratique » ; le texte en anglais est encore plus explicite puisqu’il utilise le nom arabe Haram Al-Sharif, « le Noble Sanctuaire », qui donne une connotation clairement religieuse, ne retenant que le nom musulman du lieu… », a analysé Jean-Dominique Durand, Président de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) dans La Croix (13 décembre 2021).

Et Jean-Dominique Durand a poursuivi : « Il s’agit bien d’une lecture négationniste de l’histoire qui entend exclure le judaïsme – mais aussi le christianisme, car en ce lieu Jésus a prié et enseigné – pour le réserver au seul islam. On perçoit l’instrumentalisation de la religion par les États arabes ennemis d’Israël, et la manipulation de l’histoire avec pour objectif d’effacer de ce lieu crucial les mémoires juives et chrétiennes… C’est pourquoi l’Amitié judéo-chrétienne de France tient à exprimer son indignation face à une telle manœuvre. Cette indignation porte aussi sur le comportement de la France qui a voté cette résolution. Celle-ci a été acquise avec 129 voix en sa faveur ; 11 États ont voté contre, 31 se sont abstenus. La France fait partie des États qui ont soutenu la résolution ».

D’autre part, depuis au moins un siècle, des violences récurrentes surgissent sur le Mont du Temple aux cris d’« al-Aqsa est en danger ! » imputé aux Juifs, et actuellement aux Israéliens.

Au XXIe siècle, cette calomnie alliée à celle de la « judaïsation de Jérusalem » alimentent la propagande antisémite de l’Autorité palestinienne.

Et, sur la base de la calomnie « Al-Aqsa est en danger ! » (Al Aqsa is under Attack), des émeutes ont lieu, notamment durant le Ramadan, sur le mont du Temple où des terroristes islamistes palestiniens ont utilisé les lieux musulmans pour y entreposer des armes et provoquer les soldats israéliens dans une mise en scène visant à mobiliser les Arabes palestiniens, replacer la « question palestinienne » au premier plan de l’actualité diplomatique, attirer l’attention médiatique et ternir l’image de l’Etat d’Israël.

 

Ces violences occultent aussi les attentats contre des Israéliens : le 17 avril 2022, des « lanceurs de pierres palestiniens ont    attaqué  au moins 10 bus de la compagnie Egged juste à l’extérieur de la Vieille Ville, en route vers le mur Occidental, brisant des vitres et laissant plusieurs passagers blessés, dont une jeune fille de 13 ans », et des agresseurs palestiniens ont battu trois juifs ultra-orthodoxes marchant dans la Vieille Ville de Jérusalem.

L’Observatoire Juif de France invite les journalistes à relater avec honnêteté l’Histoire – ce qui éviterait des interprétations erronées -, à une plus grande rigueur terminologique, et à envisager davantage les conséquences de leurs propos.

 

René Lévy

Président de l’Observatoire Juif de France

Contact Presse : 06 08 27 14 18

Email : [email protected]

Marche des Vivants en Pologne: 8 survivants ont guidé 2 500 participants | The Times of Israël

Marche des Vivants en Pologne: 8 survivants ont guidé 2 500 participants

Pour la première fois en trois décennies d’existence, une délégation officielle des Émirats arabes unis a participé à la Marche

 

Huit survivants de la Shoah à la tête de la Marche des Vivants, sur le site du camp de concentration d'Auschwitz en Pologne, le 28 avril 2022.(Crédit: Yaakov Schwartz/Times of Israel)
Huit survivants de la Shoah à la tête de la Marche des Vivants, sur le site du camp de concentration d’Auschwitz en Pologne, le 28 avril 2022.(Crédit: Yaakov Schwartz/Times of Israel)

OSWIECIM, Pologne – Conduite par huit survivants de la Shoah et par le président polonais Andrzej Duda, la Marche des vivants de 2022 s’est mise en route pour un périple de 3,2 kilomètres d’Auschwitz à Birkenau.

Cette année, la marche s’est déroulée dans l’ombre de la guerre en Ukraine voisine, et un certain nombre de réfugiés ukrainiens font partie des 2 500 participants juifs et non juifs, venus de 25 pays différents et réunis pour commémorer les 6 millions de victimes juives de la Shoah à l’occasion de Yom Hashoah, le jour du souvenir de la Shoah en Israël.

La marche s’est faite en petit comité cette année, après une interruption de deux ans due à la pandémie. Les années précédentes, les participants se comptaient par dizaines de milliers.

Pour la première fois en trois décennies d’existence, la marche comprenait également une délégation officielle des Émirats arabes unis et des influenceurs musulmans.

Les participants ont observé une minute de silence pour commémorer les vies perdues lors de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Certains survivants ont déclaré qu’ils pensaient que cette année pourrait être la dernière fois qu’ils pourraient assister à l’événement, en raison de leur âge avancé.

« Nous ne devons jamais oublier ce qui s’est passé pendant l’Holocauste. Je n’oublierai ni ne pardonnerai jamais le meurtre de ma mère, du reste de ma famille ou le meurtre de six millions de Juifs et de millions d’autres personnes assassinées par les Allemands « , a déclaré le survivant Edward Mosberg.

Le président polonais Andrzej Duda, à droite, et le survivant américain d’Auschwitz Edward Mosberg, assistent à la Marche des vivants, qui n’a pas eu lieu pendant deux ans en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, à Oswiecim, en Pologne, le 28 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

« Comment pourrais-je oublier ou pardonner les barbares qui ont assassiné ma famille à Auschwitz, Birkenau et Treblinka ? Nous ne le leur accorderons pas. Nous n’oublierons pas. Peut-être que seuls les morts peuvent pardonner, mais tant que je vivrai – c’est mon devoir de raconter ce qui est arrivé à ma famille et à six millions de Juifs. »

Une délégation arabe israélienne était également présente.

« L’État d’Israël, créé au lendemain de la Shoah pour garantir que le peuple juif ait toujours un foyer, agira pour que les Juifs ne soient plus jamais des réfugiés », a déclaré le président Isaac Herzog dans un message vidéo, s’adressant à l’événement par satellite.

« Nous déploierons tous les efforts possibles pour permettre à chaque Juif dans le monde de vivre une vie juive fière, libre et sûre. Nous lutterons contre la banalisation de la vérité et empêcherons les faits alternatifs de remplacer l’histoire », a-t-il poursuivi.

Des Juifs visitent le camp de concentration nazi d’Auschwitz après la Marche des vivants, qui n’a pas eu lieu pendant deux ans en raison de la pandémie mondiale de COVID-19, à Oswiecim, en Pologne, le 28 avril 2022. (Crédit : AP Photo/Czarek Sokolowski)

« Nous ne permettrons pas au monde d’oublier les profondeurs de la cruauté humaine exécutée par les nazis et leurs collaborateurs. Et nous marcherons à nouveau l’année prochaine ».

https://fr.timesofisrael.com/marche-des-vivants-en-pologne-8-survivants-ont-guide-2-500-participants/

L’université de Tel Aviv signale une vague record d’antisémitisme – étude – The Times of Israël

L’université de Tel Aviv signale une vague record d’antisémitisme – étude

Dans le sillage de la récente étude de l’ADL sur l’antisémitisme aux États-Unis, les enquêteurs ont noté une augmentation de l’antisémitisme liée au Covid et à Gaza

 

Des tombes recouvertes de croix gammées photographiées dans un cimetière juif à Westhoffen, dans l’est de la France, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo)
Des tombes recouvertes de croix gammées photographiées dans un cimetière juif à Westhoffen, dans l’est de la France, le 3 décembre 2019. (Crédit : AP Photo)

Une nouvelle étude de l’université de Tel Aviv révèle un nombre record d’incidents antisémites signalés dans le monde en 2021, grandement liés à la pandémie et au conflit qui a opposé Israël aux groupes terroristes palestiniens dans la bande de Gaza en mai, l’an dernier.

Le document indique que le nombre d’attaques antisémites a presque doublé au Royaume-Uni, passant de 97 agressions en 2020 à 173 l’année dernière et augmenté de plus d’un tiers en France en 2021 par rapport à l’année précédente, passant de 44 à 60. Le nombre total d’incidents antisémites en Allemagne a atteint son plus haut niveau ces dernières années, avec 3 028 cas en 2021, contre
2 351 en 2020 et 2 032 en 2019.

« Le rapport annuel sur l’antisémitisme dans le monde en 2021, publié à la veille de Yom HaShoah, n’est pas porteur de bonnes nouvelles », écrivent les auteurs de l’étude.

Le rapport annuel, produit par le Centre d’étude de la communauté juive européenne contemporaine de l’université, appelle à l’introspection alors que des décennies d’efforts pour contrer l’antisémitisme, suite à la Shoah, semblent avoir échoué.

« Quelque chose ne fonctionne pas. Ces dernières années, la lutte contre l’antisémitisme a bénéficié de ressources considérables dans le monde entier, et pourtant, malgré les nombreux programmes et grandes initiatives, le nombre d’actes antisémites, parfois violents, augmente rapidement », indique Uriya Shavit, le chef du centre.

Les auteurs du rapport sont encore plus directs. « Il est temps de l’admettre: la lutte [contre l’antisémitisme] est un échec », ont-ils écrit dans leur communiqué.

L’enquête, « Antisemitism Worldwide Report 2021 », fait suite à un précédent rapport, publié mardi par l’Anti-Defamation League, axé, lui, sur l’antisémitisme aux États-Unis. Cette enquête a elle aussi mis en évidence le plus haut niveau d’incidents antisémites depuis que l’organisation a commencé à suivre la question, dans les années 1970.

Des manifestants néo-nazis avec des croix gammées et des drapeaux aux couleurs du « Mouvement national-socialiste », foulent aux pieds un drapeau israélien, à Orlando, en Floride, le 29 janvier 2022. (Crédit : Capture d’écran Twitter/Luke Denton)

Le rapport de l’université de Tel Aviv a examiné les plus grandes communautés juives du monde, en dehors d’Israël, et constaté une augmentation des incidents antisémites dans la quasi-totalité d’entre elles entre 2020 et 2019, à l’exception de l’Italie et de l’Argentine, qui ont connu respectivement une diminution modérée et la stabilité.

L’étude n’a pas été en mesure de calculer les niveaux d’antisémitisme dans deux pays comptant parmi les populations juives les plus importantes en nombre – la Russie et le Brésil – car les décomptes officiels des gouvernements en matière d’événements antisémites étaient sujets à controverse. « À titre d’exemple, le Centre russe d’information et d’analyse SOVA a enregistré un acte de violence antisémite et trois actes de vandalisme en 2021 (la même chose qu’en 2020), un chiffre pour le moins discutable », assurent les auteurs du rapport.

Dans une certaine mesure, l’augmentation des événements antisémites dans le monde peut être analysée comme révélatrice de l’amélioration de la collecte des données, mais il est peu probable que cela suffise à tout expliquer. Par exemple, en 2021, la police de Los Angeles a enregistré presque deux fois plus de crimes haineux antisémites en 2021 – 79 – par rapport aux 40 cas documentés en 2020 ou les 42 cas en 2019.

Les auteurs de l’étude, qui ont travaillé sur le rapport pendant six mois, ont identifié deux catalyseurs spécifiques des actes antisémites au cours de l’année écoulée : le conflit entre Israël et Gaza en mai 2021 et la pandémie de COVID-19. Le rapport a également mis en évidence une tendance plus générale encore à l’origine de la montée de l’antisémitisme – la montée de la « droite populiste radicale et de la gauche radicale antisioniste » de par le monde.

Selon les auteurs de l’étude, la droite populiste se serait approprié les tropes antisémites classiques de riches Juifs contrôlant le monde, tandis que la gauche excluait les Juifs de la liste des groupes méritant d’être protégés.

« Un autre facteur explicatif de cette augmentation des attaques antisémites est que certains militants des droits de l’homme ont fini par évacuer de manière consciente les Juifs et Israël du champ de leurs luttes », selon les termes du rapport. « Le racisme, affirment-ils, concerne les Afro-Américains et les Afro-Européens, les Roms, les LBGTQ, les minorités autochtones, les demandeurs d’asile et les travailleurs étrangers, pas les Juifs. »

Le rapport a noté une augmentation majeure des attaques contre les Juifs pendant le conflit de mai 2021. Au Canada, les 61 agressions physiques perpétrées ce mois-là ont établi le record absolu des incidents signalés en un mois au cours des 40 dernières années, soit près de sept fois plus qu’en mai 2020. En mai 2020, on avait enregistré neuf attaques, 14 en 2019.

Une hausse similaire du nombre d’attaques antisémites, actes de vandalisme et harcèlement a été signalée ailleurs dans le monde, à la même période, dans le sillage des combats que se sont livrés Israël et les groupes terroristes palestiniens à Gaza, mais aussi des conflits intérieurs entre citoyens juifs et arabes israéliens qui se sont déroulés en même temps.

Un autre catalyseur majeur des incidents antisémites en 2021 a été la pandémie, qui a tout à la fois suscité des rumeurs sur le rôle des Juifs dans la propagation de la maladie et conduit des opposants au vaccin et aux mesures de sécurité à se comparer aux victimes de la Shoah.

Dans le rapport, Dina Porat, professeure à l’université de Tel Aviv, assure que ce dernier phénomène contribue à banaliser la Shoah, en opérant une « distorsion complète du sens profond des crimes nazis et des leçons que l’humanité aurait dû en tirer ».

Porat ajoute que les comparaisons avec la Shoah ne devraient pas être considérées comme innocentes, car elles accompagnent souvent un contenu ouvertement antisémite.

Manifestation contre le « laissez-passer vert » à Milan, en Italie, le 24 juillet 2021. Des manifestants en Italie et en France ont porté des étoiles de David jaunes, comme celles que les Nazis imposaient aux Juifs pendant la Shoah. (Crédit : AP Photo/Antonio Calanni, Dossier)

« Les comparaisons étaient souvent accompagnées d’accusations contre les Juifs pour avoir contribué à la propagation du virus. Un journal grec a ainsi publié une photo d’Albert Bourla, PDG de Pfizer et fils de survivants grecs d’Auschwitz, aux côtés de celle de Joseph Mengele, comme pour suggérer que les deux hommes avaient mené des expériences sur des êtres humains », indique-t-elle.

Au-delà de l’identification de grandes tendances, les chercheurs ont mené plusieurs études de cas d’antisémitisme dans le monde.

En France, la chercheuse Talia Naamat s’est penchée sur le cas de Sarah Halimi, Juive française assassinée pour des motifs ouvertement antisémites, mais dont le meurtrier se trouve en établissement psychiatrique, et non en prison, pour avoir fumé de la marijuana avant de commettre le crime, ce qui, selon les tribunaux, ne le rend pas pénalement coupable.

Selon Naamat, l’explication est à rechercher dans la tension qui existe au sein de la société française sur l’antisémitisme des citoyens musulmans. Comme le phénomène est utilisé pour justifier les politiques anti-musulmanes, ceux qui s’opposent à de telles mesures ont tendance à en minimiser la portée.

« L’antisémitisme islamiste est en effet l’argument massue de l’extrême droite en France, un prétexte pour une islamophobie radicale qui, à son tour, amène la gauche à rejeter ce discours », a écrit Naamat.

Des manifestants défilent avec une banderole de Sarah Halimi, femme juive assassinée, lors d’une manifestation à Marseille, dans le sud de la France, le 25 avril 2021 (Crédit: AP Photo/Daniel Cole)

Les chercheurs Carl Yonker et Lev Topor se sont, pour leur part, penchés sur les États-Unis et l’attaque contre le Capitole des États-Unis, en janvier 2021, à laquelle ont participé un certain nombre d’antisémites et de suprémacistes blancs.

Yonker et Topor ont conclu que l’hyperpolarisation partisane et l’existence d’un mouvement extrémiste de plus en plus influent au sein du parti républicain avaient contribué à l’attaque et étouffé toute velléité de critique ouverte après coup.

« Dans une atmosphère politique très polarisée, comme c’est le cas aux États-Unis aujourd’hui, même une attaque violente contre la démocratie soutenue par des antisémites notoires se transforme en question partisane », écrivent-ils.

Inna Shtakser, qui fait des recherches sur les mouvements sociaux et politiques dans l’ancien empire russe, a enquêté sur le discours antisémite relayé à plusieurs reprises en Biélorussie au cours de l’année écoulée, tandis que l’homme fort au pouvoir, Alexandre Loukachenko, réprimait avec la plus extrême violence les manifestations contre les conditions de son élection en 2021.

Shtakser a identifié plusieurs cas dans lesquels les autorités ont elles-mêmes fait référence à des tropes antisémites pour justifier l’arrestation ou la torture de dissidents.

Des manifestants portent un drapeau de l’opposition lors d’une manifestation sur la place de l’Indépendance à Minsk, en Biélorussie, le 23 août 2020. (Crédit : AP Photo/Fichier)

« Dans sa propagande contre l’opposition, le régime biélorusse a insisté sur le fait que les étrangers soutenaient le mouvement et suggéré que des Juifs étrangers soutenaient le mouvement de protestation pour faire avancer leurs propres intérêts », écrit-elle.

L’idée que la communauté juive mondiale est hostile au régime de Loukachenko s’est répandue à l’industrie du divertissement. Dans le film « Killing the President », diffusé à la télévision d’État biélorusse, un ‘cercle de Juifs’ ourdit un complot d’assassinat contre Loukachenko et sa famille », assure Shtakser.

Elle a relevé que ce discours avait ouvert la voie à une loi, adoptée par le régime de Loukachenko, suivant laquelle il est illégal de dire que la Shoah en Biélorussie était dirigée spécifiquement contre les Juifs ou tout autre groupe minoritaire. Les autorités biélorusses considèrent que la Shoah visait le peuple biélorusse dans son entier.

Loukachenko avait justifié l’adoption de cette loi en réaction aux Juifs, qui avaient « réussi à amener le monde entier à se prosterner devant eux, sans que personne n’ose élever la voix ou nier la Shoah ».

« Exiger la reconnaissance du statut de victime au peuple biélorusse n’est pas en soi antisémite. En revanche, affirmer que les Juifs ont réussi à intimider et manipuler le monde pour reconnaître la Shoah l’est sans conteste », conclut Shtakser.

Source : https://fr.timesofisrael.com/luniversite-de-tel-aviv-signale-une-vague-record-dantisemitisme-etude/

[Goldnadel] Taha Bouhafs candidat à Vénissieux ? Portrait-robot d’un insoumis – Valeurs actuelles

Le “journaliste” Taha Bouhafs portera les couleurs du parti mélenchonien lors des prochaines élections législatives à Vénissieux. Notre chroniqueur, Gilles-William Goldnadel, rappelle dans le détail le comportement outrancier de cet insoumis toujours très inspiré dans ses fortes réparties, qui relaie la propagande islamiste antisioniste la plus extrême.    
Taha Bouhafs. Photo © Isa Harsin/SIPA

Ainsi, il semblerait que le “journaliste” Taha Bouhafs porte les couleurs du parti mélenchonien lors des prochaines élections législatives. On rappellera au lecteur oublieux ou distrait de qui il s’agit.

Suite de l’article : 
 
 

 

Bourbon se laisse encore aller à vomir sa haine du juif

L’Observatoire juif de France a déposé plainte le 27 avril 2022 à l’encontre de Jérôme Bourbon, directeur du journal « Rivarol », qui récidive dans son délire antisémite ; en dépit de ses nombreuses condamnations antérieures, en déclarant lors d’une Vidéo YouTube intitulée « Bourbon VS Conversano – Le Débat CHOC ! Zemmour, le sionisme et l’antisionisme, la Droite, les idées »: « Les maux que nous subissons aujourd’hui, ce n’est pas …… » Il énumère un certain nombre d’organisations pour aboutir à son habituelle conclusion : « Cassandre Fristot est radiée de l’Éducation Nationale simplement parce qu’elle brandit une pancarte où il y a quelques noms dont certains juifs, ou supposé être juif, « ce n’est pas les musulmans, ce n’est pas l’islam de France, qui est responsable…… »… « « On souffre de la République judéo maçonnique depuis 2 siècles… » « Aujourd’hui pour être agréé à droite …en quelque sorte il faut se mettre sous le pavillon juif, c’est quand même dramatique… »

L’Observatoire juif de France dont l’objet est de combattre l’antisémitisme et le retour du nazisme, a immédiatement réagi en saisissant le Parquet de Paris, aux fins de voir l’ouverture d’une enquête pénale à l’encontre de ce multirécidiviste et de son journal.

Tout au long de ce débat en Live, Jérôme Bourbon dans sa « théorie antisémite », intervient et affirme que tous les maux que traverse la France est à cause des juifs.

Cet individu semble se moquer des décisions de justice et poursuit sa logorrhée insane sans sourciller.

Nous remercions BTA pour leur collaboration dans cette affaire.

L’O J F espère que cet antisémite invétéré soit interpellé et poursuivi devant la Juridiction répressive pour répondre de ses agissements et qu’une condamnation très sévère le dissuadera à jamais.

                                                                                                                                               René Lévy

                                                                                                                                                 Président