Auteur/autrice : René Levy

Marseille. Un homme armé d’un couteau maitrisé dans une épicerie casher

En début de matinée, vendredi 5 mars 2021, un homme exhibant un couteau près d’une école juive et d’une boulangerie casher dans le 13ème arrondissement de Marseille a été arrêté.

Les deux policiers ont plongé dans l'eau à 10°C
Les deux policiers ont plongé dans l’eau à 10°C (©Illustration / Le Pays d’Auge)

Par Rédaction MarseillePublié le 5 Mar 21 à 10:05 

Vers 8h15 ce matin, vendredi 5 mars 2021un homme armé d’un couteau a été arrêté par la police à proximité d’une école juive et d’une boulangerie casher. Les faits se sont déroulés dans le 13èmearrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) sur le boulevard Barry, d’après les informations de la Préfecture de Police. 

Un homme, âgé d’une soixantaine d’années serait sorti de sa voiture avec « une serviette posée sur la tête et un couteau » à la main, précise La Provence.

L’individu s’est présenté dans un premier temps devant l’école juive Yavné « où il a été refoulé » puis il s’est dirigé vers une épicerie casher située à côté, précise la Préfecture de Police. 

C’est à l’intérieur de l’épicerie que l’homme a été maitrisé par des agents de la sécurité de l’école. L’homme est actuellement placé en garde à vue. Aucun blessé n’est à déplorer.https://www.google.com/maps/embed?

Un équipage de police devant l’école juive

Après les faits, la Préfète de police a ordonné la mise en place d’un équipage de police devant l’école Yavné ainsi que de “renforcer les passages de patrouilles” de police et sentinelles sur les autres sites de la communauté juive dès ce matin.

Les deux policiers ont plongé dans l'eau à 10°C
Les deux policiers ont plongé dans l’eau à 10°C (©Illustration / Le Pays d’Auge)

Par Rédaction MarseillePublié le 5 Mar 21 à 10:05 

Vers 8h15 ce matin, vendredi 5 mars 2021un homme armé d’un couteau a été arrêté par la police à proximité d’une école juive et d’une boulangerie casher. Les faits se sont déroulés dans le 13èmearrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) sur le boulevard Barry, d’après les informations de la Préfecture de Police. 

Un homme, âgé d’une soixantaine d’années serait sorti de sa voiture avec « une serviette posée sur la tête et un couteau » à la main, précise La Provence.

L’individu s’est présenté dans un premier temps devant l’école juive Yavné « où il a été refoulé » puis il s’est dirigé vers une épicerie casher située à côté, précise la Préfecture de Police. 

C’est à l’intérieur de l’épicerie que l’homme a été maitrisé par des agents de la sécurité de l’école. L’homme est actuellement placé en garde à vue. Aucun blessé n’est à déplorer.https://www.google.com/maps/embed?pb=!1m18!1m12!1m3!1d2902.8355875883994!2d5.407612450838054!3d43.317701079031835!2m3!1f0!2f0!3f0!3m2!1i1024!2i768!4f13.1!3m3!1m2!1s0x12c9bf9e07580b83%3A0x84f98fefe3f024d8!2sAssociation%20Yavne!5e0!3m2!1sfr!2sfr!4v1614934619586!5m2!1sfr!2sfr

Un équipage de police devant l’école juive

Après les faits, la Préfète de police a ordonné la mise en place d’un équipage de police devant l’école Yavné ainsi que de “renforcer les passages de patrouilles” de police et sentinelles sur les autres sites de la communauté juive dès ce matin.

Laïcité : quand Atatürk et Bourguiba prenaient d’assaut la forteresse coranique

Made in France

Laïcité : quand Atatürk et Bourguiba prenaient d'assaut la forteresse coranique
Bourguiba et Atatürk.
© AFP

 

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“Marianne” publie le 4 mars le deuxième numéro de la collection “Ces débats que les politiques devraient avoir”. Entièrement consacré à la laïcité, principe vital de la République française. Il importe de se pencher à l’étranger sur les exemples d’Atatürk et Bourguiba, ces deux figures tutélaires, qui, convaincues que l’islam bloquait le développement des peuples turcs et tunisiens, ont tenté des réformes inédites. Inspiré par les idées françaises, cet héritage est remis en cause aujourd’hui à Ankara et Tunis.

Dans la bibliothèque de Mustapha Kemal – Atatürk – encore ouverte il y a quelques années aux visiteurs dans le mausolée d’Ankara, on voyait, annotés, des exemplaires de Voltaire et de Montesquieu. Cette phrase, notamment, de L’Esprit des lois : « Dans la naissance des sociétés, ce sont les chefs des républiques qui forment l’institution, et c’est ensuite l’institution qui forme les chefs des républiques ». Atatürk (1881-1938) fonda et forma la République turque, premier pays laïque des terres d’islam, en s’appuyant sur les idées que ce grand lecteur, athée déclaré, avait reconnues comme novatrices et universelles chez les philosophes français. La bibliothèque de Habib Bourguiba, (1903-2000), premier réformateur de l’islam en terre arabe, se déchiffra longtemps dans les rues de son pays, sur le visage découvert des femmes, à travers la brise sur leurs épaules nues.

Tous deux ont voulu changer l’Orient. Pour l’arracher à ses pesanteurs, il fallait en extirper les diktats coraniques. « Que les femmes soient libres ! Qu’elles se cultivent ! » écrit très tôt le jeune Mustapha Kemal. Et aussi : « Le peuple turc a besoin d’une éducation moderne. Il faut le débarrasser des influences orientales qui pèsent sur la société et sur les individus. Pour pouvoir changer le peuple turc, il faudra de grandes réformes. » (cité par Alexandre Jevakhoff dans Atatürk, Tallandier). C’est ce qu’il accomplira, souvent au prix de la violence, en plaidant la renaissance nécessaire d’une Turquie humiliée, sur les décombres du défunt empire ottoman. « Adieu l’Orient ! » titre la presse du Caire en apprenant l’abolition du califat en 1924. Et c’est vrai. De là découleront l’interdiction des tribunaux islamiques, de la polygamie, de la répudiation, le voile fortement déconseillé. Tout ce qui avait édifié – pour toujours croyait-on – une Turquie culturellement moderne et occidentalisée. Presque francisée.

CHANGER L’ORIENT

« Les kémalistes puisent, pour une grande part, l’esprit de leur conception nouvelle de la sécularisation dans la laïcité française dont ils adoptent le terme – laik – écrit le chercheur Thierry Zarcone (La Turquie moderne et l’islam, Flammarion) le projet repose sur le contrôle et la réforme de l’islam. Leur principal inspirateur est Emile Durkheim (…) sa sociologie des religions développe un athéisme dogmatique ». Toutefois la séparation entre l’État et la Mosquée — notre spécificité hexagonale — n’atteindra pas le Bosphore. L’État se contentera de mettre la Mosquée sous tutelle.

Bourguiba, lui, ne se dit pas athée. Impossible pour un homme qui base toute sa révolution sur la réinterprétation du Coran. Dès les premiers mois de l’indépendance tunisienne, proclamée en mars 1956, il s’attelle à la rédaction de son Code du statut personnel. Le Rais, qui aime les idées et les femmes, les lâche comme des colombes dans le ciel tunisien renaissant. « Nous nous sommes conformés à l’esprit du Livre saint qui s’oriente vers la monogamie, affirme-t-il en présentant son Code. Notre décision en cette matière ne contredit aucun texte religieux et se trouve en harmonie avec notre souci d’égalité et de justice entre les sexes. » Il ajoute même, avec une ironie qui vient tout droit de ses années d’étudiant parisien : « Les défenseurs de la polygamie devraient admettre dans un esprit d’équité que la femme soit polyandre en cas de stérilité de l’époux. » Le voile est interdit dans les écoles.

La bande d’actualité qui filme le dévoilement de la femme tunisienne par Bourguiba est en noir et blanc. Une autre ère. De sa main fine, il écarte les pans du voile d’une inconnue. Elle le fixe, fascinée. Quand l’étoffe tombe sur ses épaules, il en arrange délicatement les plis et lui caresse la joue. Leurs deux sourires se confondent. Elle était la femme-symbole qu’il venait de libérer du « chiffon » (ses propres mots) en promulguant le Code. Une exception pour l’héritage, le dernier bastion qu’il n’avait pu enlever aux ulémas : à une femme n’échoit toujours que la moitié de la part dont hérite un homme.

Sa première épouse, Mathilde, française, qui a onze ans de plus que lui, se convertit pourtant à l’islam l’année suivante. Il est probable que le Raïs n’y est pas pour grand-chose. Amoureux fou de sa maîtresse depuis 1943, Wassyla Ben Ammar, il divorcera de Mathilde en 1961 pour épouser cette compagne opulente et combative que les Tunisiens surnommeront « Majda », l’illustre.

UN VERRE DE LAIT DEVANT LES CAMÉRAS

Heureux et assuré de son pouvoir, le président aux yeux bleus – ce bleu berbère qui ne s’est pas dissous dans l’arabité – veut aller encore plus loin. Voilà qu’il ose contester le ramadan. En s’appuyant toujours sur le droit d’interpréter l’islam et les comportements de Mahomet. Le prophète n’a-t-il pas rompu le jeûne pour livrer bataille ? « Moi aussi, je vous dis de ne pas observer le jeûne pour pouvoir affronter votre ennemi qui est la misère, le dénuement, l’humiliation, la décadence et le sous-développement, lance Bourguiba. Au moment où nous faisons l’impossible pour augmenter la production, comment se résigner à la voir s’effondrer pendant tout un mois pour tomber à une valeur voisine de zéro ? Les horaires administratifs et scolaires ne seront donc plus aménagés en fonction du ramadan. » Joignant le geste à la parole, il boit un verre de lait devant les caméras, pulvérisant en une seconde la soumission ancestrale au messager d’Allah.

Le verre de lait, le dévoilement… C’en est trop pour le royaume des sables, au loin, pour l’Arabie des Saoud. Elle veut régenter l’Oumma, la communauté internationale des croyants, sur le mode du prêcheur Mohammed Ibn Abdelwahhab, qui, au XVIIIe siècle, conclut son pacte obscurantiste avec le fondateur de la dynastie. Le grand mufti de La Mecque émet une fatwa condamnant à mort le président tunisien pour « impiété et apostasie ». Le texte est une accumulation d’insultes. Les islamistes d’Ennahdha, plus tard, les réactiveront avec jouissance.

Mais l’héritage de Bourguiba, même trahi aujourd’hui par le médiocre et dangereux Kais Saied, l’actuel président tunisien, n’en finit pas de féconder l’histoire de son pays. « Le bleu de ses yeux est La Mecque de tous ceux qui se proclament des lumières de son esprit » écrit l’essayiste Hamadi Redissi, qui fut menacé de mort par les islamistes, dans son ouvrage sur le wahhabisme (Le pacte de Nadjd, Le Seuil). Quant au regard d’Atatürk, d’azur lui aussi, il hante toujours ses adversaires et ses nostalgiques. Le réformateur tunisien restait « marqué par la tradition positiviste et humaniste que lui ont  léguée ses maîtres français et fasciné depuis longtemps par l’expérience kémaliste » rappellent Sophie Bessis et Souhayr Belhassen dans leur biographie. (Bourguiba Editions Elyzad). Pour les deux hommes partis à l’assaut de la citadelle coranique, la France, qui fut pourtant leur adversaire, n’était jamais loin.

> REPÈRES CHRONOLOGIQUES

Turquie

1924. Abolition du califat.

1925. Dissolution des confréries, fermeture de leurs couvents, confiscation de leurs biens. Fermeture des mausolées, interdiction des guérisseurs et magiciens.

1926. Création du Code civil (sur le modèle suisse) qui remplace la charia. Fin des tribunaux islamiques. Interdiction de la polygamie et de la répudiation. Le port du voile est déconseillé.

1928. Remplacement de l’alphabet arabe par l’alphabet latin.

1931. Le parti au pouvoir, le CHP (Parti républicain du Peuple) adopte les « six flèches » : républicanisme, nationalisme, populisme, étatisme, laïcité, révolutionnarisme.

1934. Droit de vote et d’éligibilité pour les femmes. Transformation en musée de la basilique Sainte-Sophie, mosquée depuis la conquête de Constantinople par Mehmet le Conquérant en 1453

Tunisie

1956. Dès la proclamation de l’indépendance, promulgation du Code du statut personnel : abolition de la polygamie, de la répudiation et  mariage seulement si consentement de la femme. Age du mariage fixé à 15 ans pour la fille et 18 ans pour le garçon. Il passe à 17 ans et 20 ans en 1959. Abolition des tribunaux religieux.

1957. Interdiction du voile à l’école. Démantèlement de l’université religieuse, la Zitouna. Les femmes obtiennent le droit de vote.

Allemagne : la Covid-19 Déclenche une Nouvelle Vague d’Antisémitisme

NOUS TENONS A SALUER ZINEB EL RHAZOUI QUI MILITE AU PERIL DE SA VIE

FRANCE : ZINEB EL RHAZOUI REMPORTE UNE RELATIVE VICTOIRE JUDICIAIRE FACE À L’ISLAMISTE IDRISS SIHAMEDI.

C’est ce mercredi 3 mars 2021 que la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris statuait sur la plainte en diffamation portée par la défenseur de la Laïcité et ex chroniqueuse du média « Charlie Hebdo », Zineb El Rhazoui, contre l’islamiste Idriss Sihamedi, qui l’avait traité « d’arabe de service » sur Twitter.

A la mi-septembre 2020, Idriss Sihamedi, fondateur de l’ONG musulmane BarakaCity – récemment interdite et dissoute en conseil des ministres -, avait commis un très grand nombre de tweet sur son compte personnel attaquants Zineb El Rhazoui, ancienne chroniqueuse à « Charlie Hebdo », très renommée pour son combat en faveur du respect et de l’application de la Laïcité – et, par extension, combattante contre l’islamisme.

Si une première plainte déposée par Zineb El Rhazoui, pour harcèlement en ligne, du fait de ces plus de quatre-vingt tweets haineux de la part de l’islamiste Sihamedi avait, étrangement, abouti à la relaxe de l’insulteur, alors même que le tribunal reconnaissait qu’il s’agissait bien de cyberharcèlement, la seconde plainte, attenante à la première, pour « injure publique à caractère raciste », a, quant à elle, bien abouti à la condamnation de l’accusé.

La peine prononcée par la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris à l’encontre d’Idriss Sihamedi, est de 3 000 € d’amende, auxquels s’ajoutent 1 500 € de dommages et intérêts, et 2 000 € de frais de justice qui devront être versés à Mme El Rhazoui.

De plus, le tribunal a déclaré, la « circonstance aggravante de racisme », à l’encontre du célèbre islamiste, indiquant «Le tribunal souligne à juste titre que l’expression « arabe de service » enferme Mme El Rhazoui dans une catégorie qui lui interdit de défendre certaines idées sous peine d’être présentée comme un alibi, une traître».

S’il s’agit d’une lourde amende, il est, hélas, triste de constater que ce n’est qu’une relative victoire pour Zineb El Rhazoui – et pour la défense de la Démocratie en général -, le tribunal ayant été très clément envers le fondateur de Barakacity, particulièrement en comparaison des 10 000 € d’amende et trois mois de prison avec sursis qui avaient été requis le procureur de la République. D’ailleurs, l’un des conseillés du condamné – Me Ouadie Elhamamouchi – n’a pas manqué de le souligner et, surtout, de s’en féliciter, indiquant qu’il réfléchit à faire appel de la sentence.

Ce qui réjouit Me Ouadie Elhamamouchi (et, assurément, son client ainsi que tous les islamistes et « idiots utiles » qui le soutiennent), ne peut qu’attrister toute personne soucieuse de la sauvegarde de la Démocratie, dont le premier ennemie, à l’heure actuelle, est l’islamisme politique, ce que pratique Mr Sihamedi.

De quoi s’inquiéter, encore un peu plus, du parti pris de la magistrature française, décidément bien magnanime avec tous les mouvements et les idéologies les plus dangereuses pour la survie de la Démocratie, en France.

Christian Estevez Femmes du Monde

Crédit photo : Christian Estevez – @2019

PRESENTATION DE L’OBSERVATOIRE JUIF DE FRANCE

Après un engagement sans faille au sein d’une Association dont l’objet était d’être une sentinelle face à un antisémitisme physique ou numérique grandissant, j’ai ressenti le besoin et l’urgence de répondre à un nouvel appel, celui provenant d’une nouvelle génération.

Une équipe de jeunes militants, forts de leur maîtrise dans certains domaines, informatique ou communication, a constitué un groupe de veille sur le Net mais a souhaité s’adjoindre le concours de leurs aînés expérimentés et désireux de transmettre leur expérience à la faveur de leur vécu. C’est tout à leur honneur et cela reflète l’esprit et la force d’un engagement.

Je ne pouvais que les encourager, les aider et assurer chacun d’entre eux de mon soutien.

Pour ce faire, j’ai rejoint l’Association créée en 1997 par « feu » le Pr Henri Bensahel, un prince du judaïsme comme pourrait le confirmer son fils Jean-François qui nous soutient de toute son affection.

La disparition trop précoce d’Henri Bensahel en 2009 avait interrompu les travaux de l’Observatoire Juif de France, lesquels ne demandent aujourd’hui qu’à reprendre force et vigueur.

Il s’est trouvé que Alain Kaminski ami de très longue date et membre fondateur de l’association en tant que Trésorier continuera à assumer cette délicate fonction.

L’Observatoire Juif de France dont le vice-président Simon Midal reste sensible à l’action d’Henri Bensahel est plus que jamais désireux de transmettre son savoir faire comme son savoir dire, il a ainsi accepté avec spontanéité la vice-présidence qu’il occupait déja à  l’Observatoire Juif de France que je présiderai avec ardeur, devoir et liberté.

D’autres fidèles amis de longue date m’entoureront au quotidien. Et tout particulièrement Raphael Chemouni en tant que vice-président.

L’Observatoire Juif de France, comme il l’a toujours été, restera impérativement apolitique. Il interviendra et soutiendra mordicus tout ce qui sera fait et tout qui sera dit pour faire face aux attaques auxquelles la Communauté juive fait face, quelles que soient leurs formes, falsification de l’Histoire, antisémitisme souvent masqué d’anti-sionisme, racisme, homophobie, boycott de l’État d’Israël, terrorisme.

Ma détermination est forte, elle se nourrit d’une volonté de transmettre qui demeure le socle de mon engagement.

Un engagement que je tiendrai impérieusement.

René Levy

NOTRE PREMIER BILLET EST DEDIE A LA MEMOIRE DE MADAME SARAH HALIMI – Zal

Paris le 3 mars 2021.
Nous saurons sans doute à cette date si dans notre pays, dans notre état de droit, “il sera permis de défenestrer son prochain dès lors que l’on aura consommé du cannabis”.
La Cour de Cassation cassera ou ne cassera pas le jugement d’une Cour d’Appel qui a estimé « en toute humanité » irresponsable le meurtrier de Sarah Halimi.
Pour l’Observatoire Juif de France, cette décision dont l’attente est insoutenable fait craindre le pire car depuis quelques années il est permis de manifester dans les rues de Paris aux cris de « mort aux juifs ».

La décision de la plus haute juridiction du système judiciaire français, si elle confirme l’abolition du discernement alors que la préméditation du meurtre est avérée, serait un véritable encouragement à tous les actes antisémites, de l’agression physique à l’assassinat.

Des esprits très étroits pourraient même y voir un permis de tuer.

En arriverons-nous à cette consternation ?

Ira-t-on jusqu’à meurtrir à jamais la famille et la Mémoire de Sarah Halimi ?

La Cour de Cassation est la juridiction suprême, qui a pour mission de contrôler l’exacte application du droit par les tribunaux et la cour d’appel, garantissant ainsi une interprétation uniforme de la loi.

Nous sommes convaincus que la cour de cassation saura remplir son rôle et montrer qu’en France un assassinat d’une vielle dame ne demeure pas impuni. 

C’est à la lumière de ces réflexions que nous avons grand espoir que justice soit finalement rendue.

Ultérieurement, la loi évoluera probablement car de nombreux parlementaires le souhaitent mais le « pas de vagues » ni de propositions qui pourraient mécontenter un électorat, lequel pourrait se satisfaire de voir l’assassin de Sarah Halimi exonéré de toute responsabilité pénale, pourrait l’emporter.

Dans quelques heures, la justice nous dira si l’on a pu martyriser et défenestrer une femme juive sans le savoir.

Décidément Monsieur Jourdain a de belles années d’exemplarité, de cas de figure divers et variés devant lui. En attendant il nous faut attendre pour savoir si Kobili Traoré sera pris en charge par l’Assurance Maladie ou connaîtra les in pace de la République.