Auteur/autrice : René Levy

Billet : Une justice panpan cucul

Par Alain Kaminski pour Les Amis Israélites de France, depuis 1929

Dans la nuit du 11 au 12 avril 2021, un certain Esteban R. avait couvert de tags antisémites la prestigieuse Grande Ecole Science Po à Paris. On découvrait des « Mort à Israël » des étoiles de David barrées, des « Ecole de kouffar » qui signifie mécréants en arabe.
L’auteur des faits était jugé en mai dernier devant la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour dégradation et « injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une religion ».
Comme on pouvait s’y attendre, le prévenu ne s’est pas présenté à l’audience, à quoi bon après tout. De toute façon, aux enquêteurs il avait dit que son geste était fait pour « troller un peu » c’est-à-dire pour générer des polémiques.
Ce 7 juillet, la sentence est tombée. Le Ministère public avait requis une peine de 5 mois de prison avec sursis mais c’était sans compter sur une nouvelle justice, celle du panpan cucul pour les actes antisémites.
Finalement, l’auteur des faits a été condamné à une amende de 135 euros, c’est le montant qui vous eut été infligé si vous aviez roulé en ville à 51 km/heure ou 131 km/heure sur le périphérique parisien.
Mais ce n’est pas tout car la justice panpan culcul a assorti tout cela d’un stage de citoyenneté de deux jours et… à ses frais, c’est-à-dire 200 euros. J’imagine qu’il ne paiera rien ni peut-être ne se rendra à ce stage destiné à lui apprendre la vie en Société. Pour cela, on lui propose des rencontres avec différents représentants institutionnels, des élus, des responsables d’associations. On lui propose également de travailler sur des idées reçues afin de favoriser l’émergence d’un engagement. Enfin, au cours de ce stage sont prévues des visites guidées dans les grandes institutions républicaines, l’Hôtel de Ville, l’Assemblée nationale, le Musée du Louvre. Magnifique ! Si vous n’arrivez pas à visiter le Louvre, si vous n’avez pas de coupe-file, si l’entrée vous semble trop onéreuse, une justice panpan cucul a des solutions.
Au titre de l’action civile, la condamnation est bien plus lourde, cette fois-ci il faudra payer. Les parties civiles obtiendront réparation puisque le prévenu a été condamné à verser 1 euro symbolique à l’UEJF, au Mrap, à la Licra, à l’OJF. SOS Racisme n’avait curieusement demandé aucune indemnisation.
Quant à la Fondation nationale des Sciences politiques qui a la responsabilité de la gestion de Science Po, sa requête a été déclarée irrecevable sans que la presse puisse donner une quelconque explication, bizarre quand même.
On serait tenté de dire à Esteban R. qu’il évite de faire la même chose sur les murs d’une grande école à Moscou ou à Shangaï car il n’aura certainement pas la possibilité d’être absent à l’audience et il pourrait se voir condamner plus lourdement.
En France il a eu le droit à une justice panpan cucul mais la peine de mort a été abolie, fort heureusement.
Enfin, pas complètement puisque ce jeune homme a quand même été condamné à… mourir de rire, une peine dont il s’acquittera très certainement seul ou entre amis.

NE JAMAIS OUBLIE. Il y a 79 ans, la rafle du Vél’ d’Hiv par la police française

LE MONDE D’AVANT. Par Frédéric LEWINO – LE POINT

Les 16 et 17 juillet 1942, 8 160 Juifs sont entassés dans le vélodrome d’hiver à Paris, avant déportation à Auschwitz.

https://www.lepoint.fr/culture/il-y-a-79-ans-la-rafle-du-vel-d-hiv-par-la-police-francaise-16-07-2021-2435761_3.php?M_BT=1811027073127#xtor=EPR-6-[Newsletter-du-soir]-20210716

C’est un monde d’avant qu’on aimerait ne plus jamais revoir. Celui des rafles opérées avec la complicité des autorités françaises. En 1942, dans le cadre de sa stratégie d’élimination de la population juive d’Europe, l’Allemagne de Hitler décide d’organiser une rafle massive simultanément dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, dont la France, sous prétexte de se procurer de la main-d’œuvre. Les nazis donnent à l’opération le nom de Vent printanier. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, se plie au désir des nazis tout en obtenant, dans un premier temps, que les Juifs français ne soient pas concernés. Seuls les étrangers, apatrides ou déchus de leur nationalité française pourront être embarqués de force pour l’Allemagne.

L’Office central de la sûreté du Reich fixe à la France un quota de 110 000 Juifs. Après négociation, le gouvernement de Pétain accepte de livrer 40 000 juifs étrangers vivant en zone occupée, dont 22 000 adultes localisés en région parisienne. De son côté, le directeur de la police René Bousquet promet aux Allemands 10 000 Juifs apatrides de la zone libre.PUBLICITÉ

La date de la rafle est fixée au 13 juillet

Sont visés les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes, de 16 à 55 ans pour les femmes, ainsi que leurs enfants. Une dizaine d’exceptions sont prévues, comme les femmes enceintes dont l’accouchement serait proche, les mères d’enfants de moins de 2 ans, les femmes nourrissant au sein, les femmes de prisonniers de guerre, les Juifs mariés à des non-juifs… Il est prévu d’effectuer le tri dans les centres de rassemblement primaire et pas au domicile. De même pour les enfants de moins de 16 ans.

13 152 Juifs arrêtés

Finalement, la rafle débute le 16 juillet à 4 heures du matin. Les 6 000 policiers mobilisés sont en possession d’une liste des Juifs à arrêter avec l’adresse et même l’étage. Ils trouvent de nombreux logements vides ou alors avec le père de famille manquant. En effet, certains policiers et d’autres fonctionnaires, horrifiés par la rafle, avaient fait fuiter l’information dès le 10 juillet. Beaucoup d’hommes ont laissé leur famille dans leur appartement car, jusque-là, les Allemands n’avaient jamais raflé les femmes et les enfants.

Pourtant, cette fois, adultes, vieillards et enfants sont embarqués, même ceux nés en France. D’après les témoignages, la plupart des policiers effectuent leur tâche sans faire de zèle. Les clés et les animaux sont confiés aux concierges. Néanmoins, de nombreuses portes restent closes, obligeant à faire venir un serrurier, ce qui retarde l’opération. Les familles sont embarquées à bord de bus. Les célibataires, les adolescents et les couples sans enfants sont déposés directement au camp de Drancy, tandis que les familles avec enfants sont emmenées au vélodrome d’hiver, situé dans le 15e arrondissement. Au cours des deux jours que dure la rafle, 13 152 Juifs sont arrêtés, dont 3 118 hommes, 5 919 femmes et 4 115 enfants. Soit 9 000 de moins que prévu.

Des conditions d’hygiène infernales

Durant cinq jours, ce sont 8 160 malheureux qui se retrouvent au Vél’ d’Hiv, sans nourriture, avec un seul point d’eau alors qu’il règne une chaleur étouffante. Rien n’a été prévu pour les accueillir. Sinon une trentaine d’urinoirs et de toilettes dont la moitié sont inaccessibles. Les conditions d’hygiène deviennent vite infernales. Ceux qui n’y résistent pas se suicident (ils sont une centaine). D’autres tentent de s’évader, mais sont descendus par les gardiens.PUBLICITÉ

Le deuxième jour, les pompiers installent une lance délivrant l’eau de la Seine. Quelques infirmières de la Croix-Rouge et du Secours national finissent par distribuer de la soupe et procurer des soins. Trois médecins sont autorisés à pénétrer dans le Vél’ d’Hiv. Seuls quelques très rares malades et femmes sur le point d’accoucher ont la chance d’être transportés à l’hôpital Rothschild, dont une partie est réquisitionnée à cet effet. Les enfants qui souffrent de maladies infantiles sont portés dans les loges du vélodrome, où ils sont allongés à même le sol.

Pour autant, point de révolte parmi les internés. Ils font confiance à leurs gardiens qui laissent entendre que les familles seront bientôt installées en Europe de l’Est. Quelques parents incitent toutefois leurs enfants à s’enfuir pendant la relève des gardiens. Certains, plus émus que les autres, ferment les yeux sur ces fuites.

Les enfants se vomissent dessus

Progressivement, les familles sont transférées dans les deux camps de transit, déjà bondés, de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, surveillés par des gendarmes et douaniers français. Le 22 juillet à 8 h 30 du matin, le Vél’ d’Hiv est enfin vide. Lettre d’un interné du Loiret : « Nous sommes 2 400 dans un hangar avec des femmes et beaucoup d’enfants, nous couchons par terre sur un peu de paille […], des enfants se pissent et se vomissent dessus. Si nous devons rester 15 jours là-dedans, la plupart seront crevés, surtout les enfants. »

Comme on pouvait le prévoir, les Allemands ne relâchent aucun enfant ni aucun vieillard car le quota d’arrestations fixé à 22 000 est loin d’être atteint. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, n’y voit aucun inconvénient : au contraire, il fait valoir que les orphelinats français sont déjà surpeuplés.

Une centaine d’adultes reviendront en France

Fin juillet, les mères sont les premières à partir pour Auschwitz-Birkenau, réparties dans quatre convois. Les séparations des mères et de leurs enfants sont à l’origine de scènes atroces. Ceux-ci restent livrés à eux-mêmes dans un état de dénuement extrême. Du 15 au 25 août, 3 081 enfants sont expédiés à leur tour vers Drancy, qu’ils quitteront pour le camp d’extermination, où ils seront immédiatement gazés.

Seuls une centaine d’adultes reviendront en France. Mais aucun vieillard ni enfant.

La date de la rafle est fixée au 13 juillet

Sont visés les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes, de 16 à 55 ans pour les femmes, ainsi que leurs enfants. Une dizaine d’exceptions sont prévues, comme les femmes enceintes dont l’accouchement serait proche, les mères d’enfants de moins de 2 ans, les femmes nourrissant au sein, les femmes de prisonniers de guerre, les Juifs mariés à des non-juifs… Il est prévu d’effectuer le tri dans les centres de rassemblement primaire et pas au domicile. De même pour les enfants de moins de 16 ans.

13 152 Juifs arrêtés

Finalement, la rafle débute le 16 juillet à 4 heures du matin. Les 6 000 policiers mobilisés sont en possession d’une liste des Juifs à arrêter avec l’adresse et même l’étage. Ils trouvent de nombreux logements vides ou alors avec le père de famille manquant. En effet, certains policiers et d’autres fonctionnaires, horrifiés par la rafle, avaient fait fuiter l’information dès le 10 juillet. Beaucoup d’hommes ont laissé leur famille dans leur appartement car, jusque-là, les Allemands n’avaient jamais raflé les femmes et les enfants.

Pourtant, cette fois, adultes, vieillards et enfants sont embarqués, même ceux nés en France. D’après les témoignages, la plupart des policiers effectuent leur tâche sans faire de zèle. Les clés et les animaux sont confiés aux concierges. Néanmoins, de nombreuses portes restent closes, obligeant à faire venir un serrurier, ce qui retarde l’opération. Les familles sont embarquées à bord de bus. Les célibataires, les adolescents et les couples sans enfants sont déposés directement au camp de Drancy, tandis que les familles avec enfants sont emmenées au vélodrome d’hiver, situé dans le 15e arrondissement. Au cours des deux jours que dure la rafle, 13 152 Juifs sont arrêtés, dont 3 118 hommes, 5 919 femmes et 4 115 enfants. Soit 9 000 de moins que prévu.

Des conditions d’hygiène infernales

Durant cinq jours, ce sont 8 160 malheureux qui se retrouvent au Vél’ d’Hiv, sans nourriture, avec un seul point d’eau alors qu’il règne une chaleur étouffante. Rien n’a été prévu pour les accueillir. Sinon une trentaine d’urinoirs et de toilettes dont la moitié sont inaccessibles. Les conditions d’hygiène deviennent vite infernales. Ceux qui n’y résistent pas se suicident (ils sont une centaine). D’autres tentent de s’évader, mais sont descendus par les gardiens.

Le deuxième jour, les pompiers installent une lance délivrant l’eau de la Seine. Quelques infirmières de la Croix-Rouge et du Secours national finissent par distribuer de la soupe et procurer des soins. Trois médecins sont autorisés à pénétrer dans le Vél’ d’Hiv. Seuls quelques très rares malades et femmes sur le point d’accoucher ont la chance d’être transportés à l’hôpital Rothschild, dont une partie est réquisitionnée à cet effet. Les enfants qui souffrent de maladies infantiles sont portés dans les loges du vélodrome, où ils sont allongés à même le sol.

Pour autant, point de révolte parmi les internés. Ils font confiance à leurs gardiens qui laissent entendre que les familles seront bientôt installées en Europe de l’Est. Quelques parents incitent toutefois leurs enfants à s’enfuir pendant la relève des gardiens. Certains, plus émus que les autres, ferment les yeux sur ces fuites.

Les enfants se vomissent dessus

Progressivement, les familles sont transférées dans les deux camps de transit, déjà bondés, de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, surveillés par des gendarmes et douaniers français. Le 22 juillet à 8 h 30 du matin, le Vél’ d’Hiv est enfin vide. Lettre d’un interné du Loiret : « Nous sommes 2 400 dans un hangar avec des femmes et beaucoup d’enfants, nous couchons par terre sur un peu de paille […], des enfants se pissent et se vomissent dessus. Si nous devons rester 15 jours là-dedans, la plupart seront crevés, surtout les enfants. »

Comme on pouvait le prévoir, les Allemands ne relâchent aucun enfant ni aucun vieillard car le quota d’arrestations fixé à 22 000 est loin d’être atteint. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, n’y voit aucun inconvénient : au contraire, il fait valoir que les orphelinats français sont déjà surpeuplés.

Une centaine d’adultes reviendront en France

Fin juillet, les mères sont les premières à partir pour Auschwitz-Birkenau, réparties dans quatre convois. Les séparations des mères et de leurs enfants sont à l’origine de scènes atroces. Ceux-ci restent livrés à eux-mêmes dans un état de dénuement extrême. Du 15 au 25 août, 3 081 enfants sont expédiés à leur tour vers Drancy, qu’ils quitteront pour le camp d’extermination, où ils seront immédiatement gazés.

Seuls une centaine d’adultes reviendront en France. Mais aucun vieillard ni enfant.

Rabbi Druckman : choqué que le Grand Rabbin déconseille l’alya.


Le principal rabbin sioniste religieux répond à l’appel du rabbin Yitzhak Yosef à ne pas faire l’alya vers des communautés laïques.
Par Arutz Sheva
Le rabbin Chaim Druckman, l’un des leaders du sionisme religieux en Israël, a critiqué le fait que le grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef ait conseillé à la communauté tunisienne de ne pas immigrer en Israël si elle voulait vivre dans une communauté laïque.

“Je suis choqué que quelqu’un puisse dire aux Juifs de ne pas faire leur alya”, dit-il.

“Chaque immigrant qui émigre en Israël, même si dans sa vie privée il ne respecte pas la Torah et les commandements, rapproche le jour où toute la Torah pourra être accomplie. Car l’accomplissement de toute la Torah dépend du peuple d’Israël tout entier vivant en Israël”, explique le rabbin Druckman.

Il ajoute : “Je parle pour l’alya et je suis choqué par quiconque qui peut venir dire aux Juifs de l’étranger, aujourd’hui de ne pas immigrer en terre d’Israël. C’est contraire à ce qui est écrit dans la Guemara et le Rambam.”

 

 

Le ministre de la Défense a réitéré l’importance du retour des prisonniers, affirmant qu’Israël n’hésitera pas à utiliser la force militaire.


Par JERUSALEM POST

Traduction OJF


Le ministre de la Défense Benny Gantz et le vice-ministre Alon Schuster ont participé mardi à la conférence “Renforcer les résidents de l’Enveloppe de Gaza” pour les employés retraités de la Histadrut au Conseil régional d’Eshkol.
Au cours de la conférence, Gantz a déclaré dans un discours que “Nous sommes dans un endroit qui permet à Tsahal d’avoir un front intérieur fort. Parallèlement aux actions sécuritaires, nous nous engageons à renforcer la résilience civile dans les localités de la région et dans tout le sud.”
“Nous avons construit la barrière, nous promouvons un plan avancé de protection des maisons, et nous ancrons le plan de ‘répit’ qui permettra une option intermédiaire d’évacuation pour les résidents qui veulent quitter temporairement la zone pendant une opération militaire”, a-t-il ajouté.

“Dans le même temps, nous fournissons également une aide humanitaire à la population de Gaza”, a poursuivi Gantz, affirmant que “nous continuerons à le faire, en coopération avec nos partenaires égyptiens, les Nations unies et d’autres organismes internationaux.”

“Cependant, nous exigeons la paix et nous ne permettrons le développement de la bande de Gaza qu’après le retour des garçons”, a-t-il dit, faisant référence aux deux citoyens israéliens retenus en captivité par le Hamas depuis sept ans, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, ainsi qu’aux restes de deux soldats de Tsahal enlevés, Oron Shaul et Hadar Goldin.
Il a réitéré l’importance du retour des prisonniers, en déclarant que “s’il y a besoin d’une action militaire et d’une campagne à l’avenir, nous n’hésiterons pas.”
Gantz a ajouté que “Le gouvernement actuel, grâce à sa cohésion et à la coopération entre ses membres, n’est pas moins fort que son prédécesseur, et a la capacité de développer des liens avec nos voisins. Des liens qui étaient parfois bloqués dans le gouvernement précédent, comme le partenariat qu’il faut promouvoir avec la Jordanie et l’Égypte.”
“Il y a des défis de sécurité, en particulier de la région de l’Iran, mais je promets que l’État d’Israël est entre de bonnes mains et nous ferons en sorte que l’Iran n’ait pas de menace existentielle pour l’État d’Israël”, a conclu Gantz.
Le vice-ministre de la Défense MK Alon Schuster a également pris la parole lors de la conférence, déclarant que ” les seniors méritent non seulement d’être appréciés, mais aussi de recevoir des soins appropriés “, et que le nouveau gouvernement est ” moralement engagé à prendre soin de la population âgée et nous ferons tout notre possible pour faire avancer et maintenir leurs besoins comme ils le méritent. “

” L’état de résilience civile des résidents de l’enveloppe de Gaza est à notre ordre du jour et nous continuerons à nous battre pour que les résidents qui vivent sous une menace sécuritaire constante reçoivent tout le soutien nécessaire “, a-t-il ajouté.

DECISION DE JUSTICE SUITE AUX TAGS A SCIENCES PO.

                                                   

Rivero Esteban Diego Junior, auteur de tags antisémites sur le fronton de la prestigieuse École IEP

(ex-Sciences Po) a été reconnu coupable par la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris pour avoir dans la nuit du 11 avril au 12 avril 2021, tracé des inscriptions :

« école koof » « kouffar » « école de kouffar » « Mort à Israël » à trois reprises et en dessinant une étoile de David barrée, sur la façade de l’IEP.

La 17ème Chambre l’a condamné à exécuter un stage de citoyenneté de deux jours,

« À ses frais », et à une amende de 135 €.

Il a prétendu lors de son audition par les Services de Police qui l’ont identifié, qu’il aurait agi pour « faire réfléchir les gens ». Il a tenté de s’exonérer en déclarant qu’il aurait commis« un acte irresponsable ».

Ses dénégations n’ont pas convaincu les magistrats de la 17ème Chambre qui ont constaté qu’il était absent à l’audience.

Le Conseil de l’Observatoire Juif de France a regretté l’absence du prévenu, plus courageux pour se dissimuler pour inscrire des tags racistes à caractère fasciste que de les assumer publiquement.

Le Conseil de l’Observatoire Juif de France a souligné le lien existant entre ces inscriptions et le lieu de leur inscription,

L’Observatoire Juif de France ne cessera de poursuivre en Justice ces agissements qui sèment la haine et le désordre au sein de la République, sans cesse attaquée dans ses fondements et dont les citoyens de confession juive sont les premières victimes.

L’Observatoire Juif de France est satisfait que ces faits aient été très rapidement élucidés par les Services de Police,« que nous tenons à féliciter », leur auteur identifié et condamné.

Il lui apparait que la sanction prononcée n’est pas à la hauteur du délit, et souligne que le Ministère Public avait réclamé une peine d’emprisonnement de cinq mois, assortie du sursis

Le Bureau 06 08 27 14 18

 

Phébé – L’antisémitisme, angle mort de l’antiracisme

Sciences politiques Parce que les juifs sont une minorité invisible, le racisme dont ils sont victimes est bien souvent ignoré par la gauche antiraciste.

Manifestation entre opposants et partisans du Parti travailliste, accuse d'antisemitisme, a Londres, le 26 mars 2018.
Manifestation entre opposants et partisans du Parti travailliste, accusé d’antisémitisme, à Londres, le 26 mars 2018. © ALEX CAVENDISH / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Par Rafaël Amselem* pour Le Point

La communauté juive doit réévaluer ses relations avec le gouvernement polonais”. Le président du WJC, Ronald Lauder, qualifie la législation polonaise de “gifle” pour ce qui reste de la communauté juive polonaise.

Le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, a appelé la communauté juive du monde entier à repenser sa relation avec le gouvernement polonais au cours du week-end, après que la chambre basse du parlement du pays a adopté un projet de loi qui limiterait sévèrement toute capacité des victimes juives polonaises de l’Holocauste à récupérer leurs biens volés.

“Cette loi est une gifle pour ce qui reste de la communauté juive polonaise et pour les survivants de la brutalité nazie partout dans le monde. Elle crée également un terrible précédent dans toute l’Europe, alors que les survivants et les descendants continuent à demander justice”, a déclaré Lauder, dont le WJC représente des communautés juives dans 100 pays.

“Cela me fait mal de dire cela, mais je pense que le temps est venu pour la communauté juive internationale de réévaluer notre relation avec un gouvernement qui se comporte avec une insensibilité inimaginable et qui imite les pires traditions de l’histoire polonaise plutôt que les meilleures et les plus édifiantes.”

Alors que la plupart des pays post-communistes ont cherché à redresser les torts historiques et à régler la question des biens juifs volés pendant l’Holocauste, la Pologne est restée à la traîne. La nouvelle législation du Sejm rendra impossible pour les requérants juifs ou leurs descendants de récupérer ou d’être indemnisés pour ce qui leur a été volé en Pologne.

Avant l’Holocauste, la Pologne comptait plus de 3 millions de Juifs et était l’une des plus grandes communautés juives du monde. Cependant, la majorité des Polonais juifs ont été assassinés dans des ghettos, des camps de la mort et des camps de concentration gérés par la Pologne occupée par les Allemands – y compris Auschwitz-Birkenau, le plus grand des camps de concentration et centres d’extermination nazis allemands.

“J’ai été un défenseur inébranlable de la Pologne à Washington et ailleurs depuis que ce pays a rejeté le système communiste en faveur de la démocratie. J’ai été inspiré par la lutte de la Pologne pour la liberté et sa renaissance nationale, même lorsque je n’étais pas d’accord avec certaines des politiques de Varsovie. Mais cet acte flagrant et tout à fait gratuit du Parlement polonais me fait douter de mon propre engagement et de l’avenir des relations américano-polonaises”, a poursuivi M. Lauder.

“Puisque la persuasion morale n’a manifestement pas été efficace, le temps est peut-être venu de traiter la Pologne avec la même considération qu’elle accorde aux Juifs polonais et à leurs descendants en quête de justice.”

Par World Jewish Congress

Poutine présente Israël comme modèle d’unité pour les Ukrainiens et les Russes

Le dirigeant russe utilise à nouveau son affinité avec les Juifs pour suggérer que des personnes d’origines différentes peuvent vivre ensemble comme une seule nation

Le président russe Vladimir Poutine au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. 
Vladimir Poutine aime manifestement parler des Juifs et d’Israël.

Cette fois, il a suggéré qu’Israël offrait un bon modèle pour ses desseins sur l’Ukraine.

Si l’on regarde en arrière, lors d’un panel sur l’énergie en 2017, le président russe avait blagué pendant 90 secondes sur un soldat israélien malin qui a été interrogé par son commandant sur la façon de faire face à plusieurs ennemis. Le conseil du soldat : envoyez plus de troupes.

En 2019, en entendant parler des difficultés financières d’un rabbin en Crimée, Poutine a plaisanté : « Les Juifs ont donc des problèmes de finances ! » Puis il a dit au rabbin « Todah rabah », ce qui signifie « merci beaucoup » en hébreu.

Mais la dernière prise de position de Poutine, formulée mardi à la télévision, est allée un peu plus loin, donnant un aperçu rare de ce qu’il pense du peuple juif. Il a essentiellement suggéré que les peuples slaves s’inspirent des Israéliens et s’unissent pour former un seul peuple malgré leurs différences ethniques, historiques et linguistiques.

Lors de sa session annuelle de questions-réponses en direct pendant une conférence de presse, Poutine a été interrogé sur les raisons pour lesquelles la Russie n’avait pas officiellement classé l’Ukraine comme un pays hostile malgré la guerre de basse intensité qui oppose les deux pays depuis 2014.

« Parce que je ne pense pas que le peuple ukrainien soit un peuple hostile pour nous », a répondu le dirigeant russe, ajoutant que les Ukrainiens et les Russes « sont généralement un seul peuple ».

Poutine a poursuivi en proposant Israël comme modèle.

« Regardez, les Juifs viennent en Israël d’Afrique, d’Europe, d’autres pays du monde. Les Africains sont noirs, n’est-ce pas ? Les gens viennent d’Europe – ils parlent yiddish, pas hébreu. Ils semblent être différents les uns des autres, mais malgré tout, le peuple juif tient à son unité », a-t-il déclaré.

Poutine a entretenu des liens affectifs forts avec les Juifs russes, qui se sont traduits par une série de politiques favorables. Sous la direction de Poutine, les autorités ont réprimé les crimes haineux antisémites et les communautés juives ont reçu des millions de dollars en compensation des biens confisqués par les communistes, ce qui a contribué à alimenter un renouveau culturel et religieux.

Le premier de ces contacts a été établi avec une famille juive qui vivait dans l’immeuble de sa famille à Leningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg. Ils se sont occupés de Poutine alors qu’il était enfant et que ses parents travaillaient pendant de longues journées.

« C’étaient des Juifs pratiquants qui ne travaillaient pas le samedi et l’homme étudiait la Bible et le Talmud toute la journée », a écrit Poutine dans l’une de ses biographies. « Une fois, je lui ai même demandé ce qu’il marmonnait. Il m’a expliqué ce qu’était ce livre et j’ai été immédiatement intéressé. »

Une autre figure juive influente pour Poutine était son entraîneur de lutte, Anatoly Rakhlin, qui a suscité l’intérêt du jeune Poutine pour le sport et l’a sorti des rues difficiles de Leningrad, où Poutine se battait pendant que ses parents travaillaient. Lors des funérailles de Rakhlin en 2013, Poutine aurait été submergé par l’émotion et aurait abandonné sa garde rapprochée pour faire une courte promenade solitaire.

En 2014, lors d’une visite en Israël, il a rencontré son ancienne professeure d’allemand, Mina Yuditskaya Berliner, une autre figure influente dans sa vie car elle lui a donné les compétences linguistiques qui l’ont aidé plus tard à gravir les échelons du KGB. Ils ont eu une discussion de deux heures dans l’appartement qu’elle louait ; il a ensuite acheté l’appartement pour elle.

Mme Berliner a laissé l’appartement à M. Poutine dans son testament, et il lui a été rendu après sa mort en 2018.

Les deux principales organisations communautaires juives de Russie voient Poutine comme une force amicale pour les Juifs russes. Dans le même temps, des dizaines de milliers de Juifs russes ont commencé à partir ces dernières années alors que Poutine resserrait son emprise sur les médias, sur les tribunaux, sur les droits des personnes LGBT, sur les autres minorités et le peu qui reste de la liberté d’expression en Russie.

Quant à la comparaison avec Israël, les Ukrainiens ont tendance à ne pas être d’accord sur le fait que « les Ukrainiens et les Russes constituent un seul peuple », comme l’a déclaré Poutine mardi. Un site d’information pro-démocratique de Kiev a rapporté que Poutine était comme un « disque rayé » sur ce sujet.

L’Observatoire Juif de France, apporte son soutien à la courageuse Madame Abir Moussi et attend avec curiosité la réaction des associations féministes, du CDEH, du Gouvernement français, ainsi que de toutes les organisations qui se disent défendre le droit des femmes.

Tunisie : Abir Moussi, la leader de l’opposition frappée à coups de poing au parlement
Abir Moussi
NurPhoto via AFP

Tunisie : Abir Moussi, la leader de l’opposition frappée à coups de poing au parlement

Islamisme

Par

Une scène d’une violence inouïe s’est déroulée le 30 juin au cœur de l’Assemblée tunisienne. Deux députés islamistes ont frappé, à quelques heures d’intervalle, Abir Moussi, chef de l’opposition, présidente du Parti destourien libre.

Tunis vit des heures à haute tension. Alors que le pays est frappé de plein fouet par une nouvelle vague du Covid, avec une mortalité élevée et la pire situation au Maghreb, la violence islamiste s’est donné libre cours, le mercredi 30 juin, au cœur de l’Assemblée du Bardo. La principale opposante, Abir Moussi, 46 ans, présidente du Parti destourien libre, a été agressée par un député proche de la coalition islamiste Al Karama.

À LIRE AUSSI :Algérie, Tunisie, Maroc : les islamistes prêts à reprendre le Maghreb

L’homme, Sahbi Smara, s’est jeté sur elle et l’a bourrée de coups de poing. Des cris de peur et de colère se sont élevés mais la ministre de la Femme, selon plusieurs témoins, n’aurait pas bronché. Abir Moussi a chancelé mais elle n’a pas quitté sa place. Quelques heures plus tard, elle recevait à nouveau un coup de pied dans le ventre, envoyé par le député et avocat Seifeddine Makhlouf, chef d’Al Karama. Cette fois, Abir Moussi s’est effondrée. Prise en charge par le médecin de l’Assemblée, elle est pourtant restée jusqu’à minuit dans l’enceinte du Parlement.

UN DÉBAT SUR UNE LOI PRO-QATAR

De quoi était-il donc question ce 30 juin au Bardo ? Il s’agissait de voter pour ou contre une loi permettant à un fonds Qatari de gérer les intérêts financiers entre la Tunisie et le Qatar. Abir Moussi s’élevait contre ce traité qui allait permettre au Qatar d’intervenir directement dans l’économie tunisienne. Frappée par deux fois, cette femme politique a tenu à rester jusqu’au bout du processus du vote. La loi pro-Qatar a finalement obtenu la majorité.

Les deux agressions ont été condamnées par la plupart des partis. Les députés seront-ils poursuivis ? Leur violence, devant les caméras, annule leur immunité, estiment la majorité des commentateurs dont beaucoup souhaitent leur incarcération.

GILET PARE-BALLES

Ces scènes en disent long sur leur victime, la situation des femmes, de plus en plus préoccupante, et sur l’atmosphère de haine qui prévaut dans un pays sous emprise islamiste.

La victime, Abir Moussi, est sans conteste la personnalité la plus populaire de l’opposition. On a moqué le gilet pare-balles et le casque de motard qu’elle arbore à l’Assemblée pour se protéger. On a eu tort car Abir Moussi est réellement en danger. Dans les cœurs tunisiens, c’est la seule à pouvoir faire entendre la voix d’un sursaut de masse. Le rassemblement qu’elle a organisé voici quelques semaines, devant le Bardo, a drainé des milliers de sympathisants. Les critiques qu’elle suscite – des accusations de populisme – sont loin de la faire chuter dans les sondages.

Face à Ennahdha, à son leader Rached Ghannouchi devenu président du Parlement, et au gouvernement du Premier ministre Hichem Mechichi (également ministre de l’Intérieur), soutien de Ghannouchi, les partis font figure de groupuscules rivaux acharnés à s’entredéchirer. Un « Front pour le référendum » sur une nouvelle Constitution vient de se constituer à l’initiative d’un autre opposant à Ennahdha, Mohsen Marzouk, ancien conseiller du défunt président Béji Caïd Essebsi, mais l’idée ne semble pas mobiliser grand monde. Sur cette toile de fond disparate, seule se détache la figure d’Abir Moussi. D’où les dangers qui la cernent, dans l’ombre des rues de Tunis comme dans la lumière du Bardo.

Les racines du complotisme – entretien avec Rudy Reichstadt, fondateur et directeur de Conspiracy Watch