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Le « J’accuse » de 40 intellectuels… Et la réponse honteuse de Frédérique Vidal | Atlantico.fr

EDUCATION
 
Dans une lettre ouverte, 40 personnalités interpellent Frédérique Vidal pour lui demander d’agir sur le dossier de l’IEP de Grenoble et pour Klaus Kinzler.
Dans une lettre ouverte, 40 personnalités interpellent Frédérique Vidal pour lui demander d'agir sur le dossier de l'IEP de Grenoble et pour Klaus Kinzler.
©Philippe DESMAZES / AFP

AFFAIRE KLAUS KINZLER

Le « J’accuse » de 40 intellectuels… Et la réponse honteuse de Frédérique Vidal

Elle a deux modèles : Ponce Pilate et Tartuffe.

Quand Emile Zola écrivit son « J’accuse », il était quasiment seul pour clamer l’innocence du capitaine Dreyfus. D’autres vinrent le rejoindre et après des années de bataille, la vérité finit par éclater.

Ils sont une quarantaine, intellectuels, chercheurs, historiens à prendre la défense de Klaus Kinzler, le professeur lynché pour sa soi-disant « islamophobie » à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble. Leur pétition a été publiée dans Le Figaro.

D’autres se joindront à eux et on peut espérer que cette université sera enfin purgée de ses fanatiques indigénistes et racialistes.

Le « J’accuse » de Zola s’adressait aux autorités civiles et militaires de la République. Celui des quarante intellectuels interpelle directement Frédérique Vidal, la ministre de l’Enseignement supérieur. On attendait sa réponse à défaut de sanctions qu’elle ne peut pas prendre compte tenu de l’autonomie des universités.

Voici sa réponse. Frédérique Vidal demande « le retour à la sérénité ». C’est charmant. Pas un mot sur Klaus Kinzler dont on peut imaginer qu’il n’est pas très serein. Elle ajoute souhaiter « que tout le monde se remette au travail ». Or Klaus Kinzler a été suspendu pour quatre mois par la direction de l’IEP.

Frédérique Vidal a-t-elle une suggestion pour que le professeur se mette au travail ? Comble de l’hypocrisie, elle précise qu’elle ne peut pas s’immiscer « dans les rapports entre employeur et employé ». Et quand l’employeur se conduit de façon odieuse, on peut quand même gueuler. Ponce Pilate et Tartuffe en même temps : Frédérique Vidal a réussi ce tour de force. 

Source : https://atlantico.fr

 

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« Wallah, on va tous vous égorger » | Atlantico.fr

Des bougies brûlent à l’intérieur d’une église. Des paroissiens ont été menacés de mort lors d’une procession religieuse à Nanterre.
Des bougies brûlent à l'intérieur d'une église. Des paroissiens ont été menacés de mort lors d’une procession religieuse à Nanterre.
©CHARLY TRIBALLEAU / AFP

LES CHRÉTIENS NE SONT PAS CHEZ EUX À NANTERRE…

La procession était partie de l’église des Fontenelles à Nanterre. Elle était dédiée à la Vierge Marie et se dirigeait vers une autre église. Une trentaine de fidèles accompagnés par un diacre. 

A priori, rien de plus pacifique qu’une procession catholique. Mais elle a été perçue comme un acte de guerre et ressentie comme une agression. Une quinzaine de « jeunes » étaient là sur son passage pour défendre évidemment leur territoire. 

Ils ont accueilli les catholiques avec des mots choisis dans leur répertoire habituel. « Kouffars, on va tous vous égorger. Vous êtes ici chez nous » !

On ne va pas s’attarder trop longtemps sur le « on va tous vous égorger ». C’est d’une affligeante banalité. Et d’ailleurs, il est plutôt rare que ces paroles se transforment en actes. La phrase intéressante c’est « vous êtes ici chez nous ! ». 

Là où ils sont – quartiers, cités, localités – c’est effectivement, à leurs yeux, chez eux. Un territoire conquis et interdit aux kouffars. Ces derniers n’ont qu’à partir et les églises de Nanterre n’ont qu’à déménager. 

Ne parlons donc plus des territoires perdus de la République mais des territoires conquis sur la République. Reste une grave question : quand est-on chez soi ? 

Le poète allemand Heinrich Heine en a donné la définition. « Une maison avec un toit de chaume. Devant la porte une jatte de beurre frais et dans le jardin, pendus aux arbres, les corps de mes ennemis ». 

Mis au goût du jour, et traduit en nanterrois, ça donne : une HLM, du shit, et en bas de l’immeuble, les corps des kouffars égorgés.

Source : https://atlantico.fr/article/decryptage/wallah-on-va-tous-vous-egorger-religion-nanterre-procession-menaces-de-mort-benoit-rayski?utm_source=wm&utm_medium=email&utm_campaign=20211213

 

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Le mythe de l’Occident unique civilisation esclavagiste et la réalité de l’esclavagisme islamique

Une maquette sur l’esclavage dans un musée de Londres.
Une maquette sur l'esclavage dans un musée de Londres.
©Ben STANSALL / AFP

GÉOPOLITICO-SCANNER

Le mythe de l’Occident unique civilisation esclavagiste et la réalité de l’esclavagisme islamique

Alors que l’idéologie woke s’immisce de plus en plus dans les débats et au coeur de la société, il est utile de rappeler certains faits historiques.

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Pegasus et l’incroyable angélisme des médias et des politiques | Atlantico.fr

SHOCKING

Pegasus et l’incroyable angélisme des médias et des politiques

Un logiciel israélien capable d’aspirer le contenu de n’importe quel téléphone a été utilisé pour espionner des dizaines de milliers de Français. Révélée, l’information a fait grand bruit. Mais pouvions-nous vraiment ignorer être espionnés ?

« En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu’on ne lui doive pas de l’indulgence. » Henry de Montherlant

Ainsi nous ignorions être espionnés ? Sérieusement ?

Une ONG, Amnesty International à l’indignation sélective et dont plus personne n’ignore la nature de ses bailleurs de fonds, vient de mettre les pieds dans le plat de l’intimité sociale de personnalités influentes à des titres divers.

Une application israélienne vendue au Maroc et à la Hongrie serait susceptible d’aspirer le contenu des smartphones de 50 000 personnes en France. Et au Monde et à France Inter de pousser des cris d’orfraie, de hurler à l’infamie contre un état despotique particulièrement expansionniste.  

C’est oublier un peu vite qu’un état n’est pas responsable de l’usage qui est fait des ventes de ses sociétés privées, si tel était le cas, la France parmi les tout premiers pays producteurs d’armement devrait être poursuivie pour l’utilisation faite par des acheteurs indélicats.

S’agit-il de naïveté confondante, de pure mauvaise foi ou d’un dessein idéologique ?

Il est bien évidemment inadmissible, inacceptable, intolérable que les données personnelles de tout citoyen soient violées particulièrement pour des raisons politiques.  Aucun débat n’est possible en la matière hors présomptions policières se référant à la sécurité publique et supportées par des ordonnances juridiques.

Là n’est pas le propos, les pratiques d’espionnage de citoyens ont de tout temps toujours existé et ont pris de l’ampleur durant la guerre froide avec l’avènement des moyens de télécommunications. Les réseaux sociaux ayant ouvert en grand les portes de l’espace privé individuel.

Comment pouvons-nous nous étonner de notre transparence ? Les séries policières et d’espionnage nous ont depuis des décennies démontré à quel point nos systèmes de communication étaient perméables, c’est même leur raison d’être… d’être ouverts.

Rien ne garantit la protection totale de l’espace intime, ni les liaisons téléphoniques, ni les courriers postaux et pas davantage les paiements par cartes bancaires. Nous savons cela, il suffit de lâcher un pet en surfant sur internet pour recevoir profusion de publicités pour des assainisseurs d’air. De même que prendre sa voiture pour divers déplacements suffit à recevoir mensuellement par Google le détail des destinations atteintes à quelques mètres près.

Point n’est besoin d’évoquer la multiplicité des caméras qui retrouvent un faciès parmi des millions et vous filment jusque dans vos activités les plus personnelles. Nous sommes en permanence sous surveillance et nous le savons. On peut évidemment le nier, mais pas l’ignorer. Nous savons également que des sociétés de gestion de données font commerce de nos intimités.

Des milliers d’yeux souvent dans des zones non soumises à la réglementation européenne observent, traquent nos mouvements, nos messages, nos choix, nos achats.

Il y a peu encore, les détectives de la vieille école fouillaient les poubelles, de nos jours un logiciel malicieux est suffisant pour découvrir notre nature profonde. La technologie se mettant au service de la surveillance individuelle, avec le paradoxe, que loin de réduire la criminalité cela en a au contraire augmenté l’occurrence. Dans la réalité, plus nous sommes surveillés et plus les actes délictueux augmentent. La démographie sans doute est-elle la cause de l’accroissement de la criminalité, celle-ci allant de pair avec les moyens de télécommunication. Même les plus démunis possèdent des smartphones et sont donc susceptibles d’être espionnés.

Dès lors, il est légitime de s’interroger sur l’indignation larmoyante et les sanglots de vierges effarouchées de la sphère médiatico-politique.

Il suffit de fréquenter des journalistes et d’en connaître la paranoïa professionnelle qui les anime, de les voir user de ruses de sioux afin de ne pas être écouté ou suivi pour perdre toute naïveté sur le secret.

Imagine-t-on Emmanuel Macron donner des instructions sur la politique française en Afrique sur son compte WhatsApp ? Les politiques et les diplomates savent pertinemment comment user de lignes et d’espaces sécurisés et ne partagent aucun secret par voie numérique afin de vivre normalement… comme tout citoyen lambda.

Le même citoyen qui ne comprend pas comment 100 000 messages haineux à l’encontre de Mila ne débouchent que sur 13 mises en examen, alors que les services fiscaux ont accès à tous nos comptes et adresses IP.

D’évidence, nous évoluons en liberté surveillée…de prés. Notre seul espace d’intimité est notre manque d’intérêt pour les observateurs avisés et surtout le nombre sidéral de messages et de vidéos à interpréter.

Les intelligences artificielles, aussi performantes soient-elles, sont loin de suffire.  Et quand bien même toutes les informations croustillantes seraient décelées, encore faudrait-il des analyses humaines et des compétences juridiques pour les trier.

Il semblerait que Pegasus ait ciblé en France 50000 personnes afin d’en espionner les conversations. 50 000 personnes parfaitement conscientes que leurs propos peuvent être écoutés.

Souvenons-nous de l’affaire d’écoutes téléphoniques illégales de l’Élysée qui s’est déroulée de 1983 à 1986 sous le premier septennat de François Mitterrand.

Souvenons-nous des écoutes de la NSA concernant 35 leaders internationaux pour lesquelles Obama avait dû faire amende honorable.

Avant Pegasus, il existe le projet Échelon doté d’un budget annuel de 26,7 milliards de dollars qui permet aux services de renseignement américains d’espionner de manière routinière téléphone, fax et courrier électronique dans le monde entier.

Sans occulter la surveillance des réseaux sociaux qui filtrent les messages et les conversations.

Que dissimule cette enquête d’Amnesty International et toute cette agitation médiatique ?

Pourquoi soudainement ? De quoi souhaite-t-on détourner notre regard ?

Source : https://atlantico.fr/article/decryptage/pegasus-et-l-incroyable-angelisme-des-medias-et-des-politiques-jean-pierre-marongiu?utm_source=wm&utm_medium=email&utm_campaign=20210807

 

Combien de fois encore faudra-t-il assassiner Samuel Paty ? | Atlantico.fr

La FCPE tenait son congrès annuel à Albi. Cette organisation est puissamment orientée à gauche. Ce n’est pas un crime. Mais on ignorait que ses profondes pulsions l’orientaient vers l’abjection.

La preuve en a été donnée par Carla Dugault, la vice-présidente de la FCPE. Elle a déclaré que c’était l’école qui était responsable de la mort de Samuel Paty. Car, a-t-elle précisé, « l’école n’a pas su instaurer une laïcité pacifiée ». La laïcité n’a aucun besoin d’être pacifiée. Et de nos jours, il ne lui est pas interdit d’être offensive.

 

Si l’on comprend bien la « laïcité pacifiée » que la numéro deux de la FCPE appelle de ses voeux aurait voulu que Samuel Paty ne montrât point les caricatures de Mahomet. Il l’a donc un peu cherché, n’est-ce pas Carla Dugault ?

Nous avons la faiblesse de penser que la mort de Samuel Paty est imputable aux élèves musulmans qui l’ont dénoncé. A leurs parents qui ont alerté l’inspection académique. A son assassin. A l’islamisme. A l’Education nationale qui ne l’a pas soutenu. Aux parents d’élèves (de la FCPE ?) qui l’ont abandonné.

De cet assassinat, qu’elle consent à qualifier d’« atroce », Carla Dugault se lave les mains comme Ponce Pilate. Mais elle aura beau faire, elle aura toujours les mains sales…

Source : https://atlantico.fr/article/decryptage/combien-de-fois-encore-faudra-t-il-assassiner-samuel-paty-education-nationale-laicite-professeurs-parents-d-eleves-fcpe-syndicat-polemique-benoit-rayski?utm_source=sendinblue&utm_campaign=Covid19_:%20le%20mod%C3%A8le%20Singapour,%20seule%20solution%20face%20%C3%A0%20une%204%C3%A8me%20vague%20?&utm_medium=email

 

 

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Juifs israéliens contre Arabes israéliens : sombre présage pour l’Europe ? | Atlantico.fr

 
 
 
LYNCHAGES

Juifs israéliens contre Arabes israéliens : sombre présage pour l’Europe ?

Jusqu’à présent, les heurts entre juifs et arabes israéliens étaient rares. Les violences actuelles marquent un tournant inquiétant, qui peut s’expliquer par le contexte politique en Israël et dans les territoires palestiniens, mais aussi par le contrecoup de la crise sanitaire qui a poussé tout le monde à bout.

Atlantico : Jusqu’à présent les violences avaient lieu entre juifs d’Israël et Palestiniens du territoire de Gaza. Comme en témoigne la situation à Lod, des heurts intercommunautaires interviennent au sein même d’Israël entre arabes israéliens et juifs israéliens. Est-ce là un tournant ?

Vincent Tournier : Il s’agit effectivement d’une situation inédite, et lourde de sens. Jusqu’à présent, les violences se produisaient entre Palestiniens et Israéliens. Cette fois-ci, on assiste à l’émergence de violences au sein de la population israélienne, entre la composante juive et la composante arabe, violences qui se sont produites dans des villes mixtes comme Lod ou Akko (Saint Jean d’Acre) où existait jusqu’à présent une relative coexistence. Cette situation a surpris jusqu’aux autorités israéliennes puisque celles-ci n’avaient visiblement rien prévu pour y faire face en termes de forces de police.

De telles violences soulèvent un sérieux problème puisqu’elles invitent à se demander si la possibilité même d’une cohabitation des communautés est possible. L’hypothèse d’un tournant ne peut donc pas être exclue. Toutefois, même si la situation est sérieuse, on peut proposer une explication plus optimiste, ce qui nécessite de revenir sur les origines de ces violences.

Comment justement peut-on expliquer la dégradation de la situation ?

Vu de France, on a facilement tendance à prendre le parti des Palestiniens. La responsabilité essentielle des violences est attribuée aux autorités israéliennes, qui sont accusées de maintenir les Arabes dans une citoyenneté de seconde zone.

Cette explication est un peu rapide : non seulement elle n’explique pas pourquoi les violences se déclenchent maintenant, mais surtout elle noircit excessivement le tableau. La population arabe, qui représente environ 20% d’Israël, dispose quasiment des mêmes droits que les autres citoyens. Les Arabes votent aux élections et élisent leurs députés, ils accèdent à l’éducation et à l’université et peuvent devenir fonctionnaires ou magistrats ; ils bénéficient d’une situation économique qui est nettement plus favorable que celle que connaissent les Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie.

Il ne s’agit évidemment pas de dire que la situation est idyllique mais il faut apprécier les choses en fonction des standards locaux et en tenant compte des énormes tensions qui traversent la région. Israël est un Etat démocratique (c’est même le seul de la région) mais il est confronté à deux immenses défis : il doit d’une part assurer sa sécurité, d’autre part préserver son identité ethnoreligieuse tout en accordant des droits civiques à une population dont la loyauté à son égard n’est pas encore clairement établie. Beaucoup d’Arabes israéliens ne se voient pas comme des Israéliens, même si le sentiment national semble progresser.

La récente loi fondamentale adoptée en 2018 par le Parlement israélien, qui consacre l’identité juive d’Israël sur une base culturelle et religieuse, clarifie juridiquement une réalité qui était implicite, mais elle a pu être mal vécue par les Arabes. Cette loi accorde par exemple à la Hatikvah le statut d’hymne officiel, ce qui ne plaît pas à tous les Arabes. Le plus ancien juge arabe de la Cour suprême, Salim Joubran, qui est maintenant à la retraite, a ainsi déclaré qu’il refusait de chanter « un hymne qui inclut les mots ‘bat un vrai cœur juif’ », du moins tant que cet hymne n’inclurait pas des mots qui s’adressent également aux citoyens arabes.

Bref, il existe de toute évidence un terreau favorable aux conflits, surtout si l’on tient compte du fait qu’il y a beaucoup d’armes en circulation et que chaque camp a ses militants extrémistes, prêts à en découdre. Mais dire cela, ce n’est pas vraiment expliquer pourquoi les violences se sont produites maintenant.

Quels sont alors les autres facteurs ? Faut-il notamment tenir compte du contexte politique, voire géopolitique ?

Sans prétendre épuiser une réalité complexe, on peut essayer de reconstituer le contexte.

Du côté palestinien, il faut d’abord savoir que le président Mahmoud Abbas a décidé, le 29 avril dernier, d’annuler les élections qui devaient se tenir le 22 mai prochain à Gaza et en Cisjordanie. Rappelons que Mahmoud Abbas a été élu président de l’Autorité palestinienne en 2005. Cela fait donc plus de 15 ans qu’il dirige la Cisjordanie à la tête du Fatah, un parti laïc qui a misé sur la coopération avec Israël en échange d’une autonomie limitée. Son grand rival le Hamas est un parti islamiste qui a pris le pouvoir à Gaza par les urnes et a chassé le Fatah par les armes. Le Hamas a fait le choix d’une politique extrémiste qui vise à mettre en œuvre la Charia ; son but est de détruire Israël, conformément à ce que prévoit sa Charte.

Or, parce qu’il est devenu impopulaire après toutes ces années de pouvoir, Mahmoud Abbas risquait donc de perdre les élections au profit des islamistes, ce qui a certainement pesé sur sa décision d’annuler les élections. Ce faisant, il a créé une grande frustration chez les Palestiniens. Son intérêt était donc de détourner leur colère vers les Israéliens.

A ce premier élément vient s’en ajouter un autre, tout aussi important : la situation politique dans laquelle se trouve Israël à la suite des élections législatives qui se sont tenues en mars dernier. Ces élections ont en effet créé une situation difficile pour le Likoud de Benyamin Netanyahou, si bien que ce dernier n’a pas réussi à former une majorité. Du coup, le président d’Israël a chargé le parti centriste Yesh Atid, dirigé par Yaïr Lapid, arrivé en deuxième position, de constituer un gouvernement. Or, ce parti s’est tourné vers un parti arabo-musulman, le Ra’am, dirigé par Mansour Abbas, et ce dernier avait l’air ouvert à l’hypothèse d’une coalition, ce qui aurait constitué un événement considérable puisque cela aurait démontré qu’une union politique entre juifs et musulmans était possible. Mais un tel scénario est difficilement acceptable par les dirigeants Palestiniens. On peut alors se demander si, contrairement à l’explication spontanée, ce n’est pas justement parce que l’intégration politique des Arabes en Israël est en cours que les dirigeants Palestiniens ont intérêt à tout faire pour déclencher des violences, seule manière d’empêcher une réconciliation, donc de justifier leur rôle. Il s’agirait aussi pour eux de forcer les pays arabes de la région à mettre un terme à leur volonté de rapprochement avec Israël.

Il faut ajouter que l’élection de Joe Biden a ouvert une fenêtre d’opportunité. Avec Donald Trump, qui était un soutien inconditionnel d’Israël, les dirigeants palestiniens n’avaient guère de chance d’obtenir quoi que ce soit ; mais avec le nouveau président, le jeu est plus ouvert, et ils peuvent espérer que celui-ci interviendra en leur faveur.

Au total, beaucoup de monde avait donc intérêt à déclencher des troubles. L’embrasement est d’autant plus facile que nous sommes en période de ramadan, période de haute tension qui prédispose les esprits au passage à l’acte.

Depuis les accords d’Abraham, le conflit ne semble plus intéresser le monde arabe. Cette libération de la violence peut-elle avoir un impact en Occident où le sujet est devenu très politique ?

Le paradoxe est effectivement que les Européens s’intéressent davantage à la cause palestinienne que ne le font les Etats arabes eux-mêmes. Ces derniers ont souvent eu une attitude ambiguë à l’égard des Palestiniens, qu’ils utilisent au gré de leurs intérêts. Aujourd’hui, leur préoccupation est plutôt de contenir l’Iran, ce qui les pousse à s’allier avec Israël. Quant au Maroc, il s’intéresse plus à ses intérêts dans le Sahara occidental qu’à l’avenir des Palestiniens, d’autant que, en bénéficiant du soutien américain, il espère pouvoir développer ses ambitions régionales, y compris en s’opposant aux Etats européens.

Dans ce contexte, la situation des Palestiniens est clairement fragilisée. En Europe aussi, la cause palestinienne semble perdre de son intérêt : puisque même les Etats arabes s’en désintéressent, à quoi bon s’en préoccuper ? La situation géopolitique joue désormais en défaveur des Palestiniens, alors qu’elle a longtemps joué en leur faveur.

En outre, avec la montée du fondamentalisme islamiste en Europe, Israël suscite davantage de compréhension. On voit bien que les médias français sont moins radicaux que lors des crises précédentes qui datent de 2008 (opération « Plomb durci ») et de 2014 (guerre de Gaza), soit avant la crise migratoire de 2015 et les attentats islamistes de 2015-2016. A l’époque, Israël était l’objet d’une condamnation largement unanime, ce qui est moins vrai aujourd’hui. Cela n’empêche pas certains médias d’éprouver plus de compassion à l’égard des Palestiniens qu’à l’égard des Israéliens, mais les 1800 roquettes du Hamas peinent malgré tout à trouver des défenseurs. La politisation de la cause palestinienne s’essouffle, ce qui s’explique aussi, de manière plus générale, par le relatif discrédit dont souffre désormais la gauche pro-islam, qui a dû mal à convaincre que l’islamisme représente un mouvement d’émancipation pour les déshérités.

Une manifestation en soutien à la Palestine a été interdite. N’y a-t-il pas le risque d’alimenter un ressentiment, une idée selon laquelle la France serait islamophobe ? Des leaders comme Erdogan peuvent-ils en profiter pour jeter de l’huile sur le feu ?

Interdire une manifestation est toujours inconfortable et risqué. Mais pour ce type de manifestations, il y a quand même eu des précédents très problématiques, marqués par des débordements et des violences. On se souvient notamment qu’en juillet 2014, des slogans comme « morts aux juifs » ont résonné.

Une manifestation qui aurait pour mot d’ordre la réconciliation et la paix ne poserait guère de problème. Mais on n’en est pas là. Comment ne pas être troublé par exemple par ce slogan qui appelle à « libérer Gaza ». Un tel slogan n’est visiblement pas destiné à souhaiter l’avènement de la démocratie à Gaza et pourrait presque être interprété comme un appel à l’expansion du Hamas. On se demande du reste pourquoi les manifestants ne condamnent jamais l’islamisme : pourquoi n’appellent-ils jamais à l’instauration d’un régime démocratique à Gaza ? C’est bien tout le problème. La grille de lecture est ici exclusivement à charge, et les manifestants désirent surtout exprimer leur détestation d’Israël, ce qui crée un climat malsain puisque les manifestations ne semblent viser qu’à libérer la parole antisémite, et certainement pas à résoudre quoi que ce soit.

Or, le problème majeur est que les événements du Proche-Orient ont un effet direct sur ce qui se passe en France. On sait en effet que les violences antisémites suivent de très près la situation en Israël : plus la situation s’intensifie là-bas, plus des violences sont commises en France. Les organisateurs des manifestations ne peuvent l’ignorer. Ils ont beau jeu de plaider pour la liberté de manifester ou de critiquer Israël ; ils savent très bien qu’ils contribuent à nourrir la haine à l’égard des juifs et aggravent les fractures au sein de la société française. On ne voit pas en quoi ils espèrent contribuer ainsi à la résolution du conflit israélo-arabe.

Quant à Erdogan, il est évident que celui-ci a une carte à jouer dans la configuration actuelle. Faisant le constat que les Etats arabes délaissent la cause palestinienne, il va certainement tenter de s’ériger en nouveau protecteur des Palestiniens, ce qu’il a déjà commencé à faire. Cela va lui permettre de renforcer son image de nouveau calife en se présentant comme le seul leader authentiquement protecteur des Arabes déshérités. Au passage, il peut aussi utiliser cette question pour détourner l’attention de son opinion publique en Turquie. Le propre des régimes autoritaires est toujours de désigner un bouc émissaire pour fuir ses responsabilités.

Avec le déconfinement, risque-t-on aussi d’assister à un déconfinement de la violence ?

C’est possible, car de vives tensions se sont accumulées dans la société française : la crise des Gilets jaunes n’a pas vraiment eu de réponses, la question de l’islamisme reste en suspens et la demande d’ordre et de sécurité prend une nouvelle dimension avec les interventions des militaires dans le débat public.

Deux éléments incitent cependant à rester prudent. D’abord, on a pu constater l’an dernier que la sortie du premier confinement s’est faite en douceur ; il n’y a donc pas de raison de penser que la situation sera très différente cette fois-ci, d’autant que le déconfinement va se produire à l’approche de l’été, au moment où les gens auront certainement d’autres projets à l’esprit que de faire la révolution.

Ensuite, il ne faut pas sous-estimer le rôle régulateur des élections. Nous allons en effet avoir une première séquence électorale avec les régionales et les départementales en juin, puis nous allons rapidement entrer dans la préparation de l’élection présidentielle d’avril 2022. Or, les élections ont un rôle pacificateur. C’est à cela qu’elles servent : leur fonction est d’absorber les crises en donnant l’occasion aux citoyens d’exprimer leurs émotions. Cette fonction cathartique ne peut toutefois opérer que si les débats ont lieu en toute liberté et équité.

Vincent Tournier Juifs israéliens contre Arabes israéliens : sombre présage pour l’Europe ?
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Hitler est blond et porte une robe : c’est ainsi que le décrit Clémentine Autain…

 

ON NOUS L’A CHANGÉ !

Elle est insoumise. Pourquoi se soumettrait-elle à l’intelligence ?

D’après toutes les images dont on dispose le chancelier du III ème Reich était un petit brun chétif et portant moustache. Rien d’un Aryen. Ce qui a permis à Charlie Chaplin, petit brun, chétif et moustachu de l’incarner au cinéma. 

Mais Clémentine Autain le voit autrement. Et elle se le représente sous les traits d’une Aryenne incontestable, blonde et vêtue une robe. Il se trouve que la vaillante militante insoumise a été bouleversée par une déclaration de Valérie Pécresse. 

La Présidente de la région Île-de-France avait fait remarquer que chez elle « la véritable menace ce n’était pas le Rassemblement National mais la collusion entre les islamo-gauchistes et les islamistes ». Les résultats obtenus, et annoncés, de la formation de Marine Le Pen dans cette région sont en effet particulièrement misérables. 

La réaction de Clémentine Autain a été immédiate : « on connaît malheureusement le refrain : plutôt Hitler que le Front Populaire ! ». Notons en passant que de Front Populaire en Île-de-France il n’y en aura pas : Insoumis, Communistes, Socialistes et Écologistes sont incapables de s’entendre. 

Ce qui leur promet un triste résultat aux Régionales et ce qui explique certainement l’énervement de Clémentine Autain. Car parler d’Hitler à tout bout de champ ne constitue pas un signe de bonne santé mentale. 

On pourrait trouver simplement grotesque et ridicule la sortie de Clémentine Autain. Elle est plus que ça. Elle vient confirmer qu’à l’extrême-gauche on n’a ni idées, ni colonne vertébrale idéologique. On n’argumente plus, on vocifère. 

Le chef, Jean-Luc Mélenchon, donne l’exemple. Il crie, il insulte et fait des moulinets avec ses bras. À le regarder on peut trouver une certaine ressemblance dans sa gestuelle et ses paroles avec celles d’Adolf Hitler. 

Normalement on devrait s’interdire ce genre de comparaison. Mais les émois de Clémentine Autain nous y autorisent. Pour rester dans la trame de cette tragédie bouffonne nous conclurons par « plutôt Hitler que Clémentine Autain ». Comme je ne vote pas en Île-de-France merci de ne pas y voir un choix électoral.