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Prises d’otage en VO et en VF – Causeur

Aux Etats-Unis, le frère de la Pakistanaise Aafia Siddiqui a été abattu après avoir pris en otage des juifs au Texas. Chez nous, Kobili Traoré a eu plus de chance.

Prises d’otage en VO et en VF
La police se tient devant une synagogue, dimanche 16 janvier 2022, à Colleyville, au Texas. Numéro de reportage : AP22642742_000019 ©Brandon Wade/AP/SIPA

Aux États-Unis, une prise d’otages s’est bien terminée pour les otages, pas pour le ravisseur. En France, il y a quelque temps, on a malheureusement préféré l’inverse…


L’histoire en V.O. américaine 

Cela commence avec une neuroscientifique pakistanaise, Aafia Siddiqui, diplômée de prestigieuses universités, repérée par les services de renseignement de son pays d’accueil, après le 11 septembre, et décrite, en 2004, comme une militante d’Al-Qaïda. Soupçon probablement justifié car, en 2008, c’est en Afghanistan qu’elle a été arrêtée, en possession de notes suspectes : mode d’emploi de bombe « sale », liste de lieux propices à une « attaque faisant de nombreuses victimes » sur le sol des États-Unis… Soupçon confirmé quand la douce créature, au cours de son interrogatoire, s’est emparée du fusil d’un soldat et a ouvert le feu sur l’équipe d’interrogateurs américains.

Le deuxième épisode a tenu la presse américaine en alerte ce weekend (entre samedi 16 et dimanche 17 janvier 2022). Un individu armé a pris en otages quatre fidèles en prière dans une synagogue de Colleyville, Texas. Sa revendication était la libération de Aafia Siddiqui, qui purge une peine de 86 ans dans un pénitencier de cet État, célèbre pour ses paysages de western.

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L’assaut qui a été donné par le FBI relevait d’ailleurs du western. Une soixantaine de membres de l’équipe de sauvetage des otages du FBI a été mobilisée pendant 11 heures de négociations et de recherche des charges d’explosifs que le ravisseur prétendait avoir disséminées sur place.

L’assaut a été donné à 21 heures, heure locale (4 heures du matin heure française). Tous les otages ont été libérés. Le ravisseur, qui s’est avéré être le frère d’Aafia, a été abattu.

En France, dans une situation moins difficile, l’issue a été beaucoup plus dramatique

Le 4 avril 2017 vers 5h du matin, Sarah Halimi, médecin juive retraitée de 65 ans, a été jetée par la fenêtre de son appartement, au troisième étage d’un immeuble parisien. Son assassin l’avait torturée pendant près de trois quarts d’heure en récitant des sourates du Coran, avant de la défenestrer au cri de « Allahou Akbar » et « J’ai tué le sheitan » (diable en arabe).  La police était sur les lieux, avertie de la « prise d’otage » par des voisins que les hurlements de la victime avaient réveillés. Mais nul n’est intervenu.

À lire aussi, Paul Bensussan: Affaire de Sarah Halimi: une mise au point

Le 19 décembre 2019, la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel a admis que Kobili Traoré était bien auteur d’un homicide commis avec la circonstance aggravante d’antisémitisme. Mais elle l’a exonéré de sa responsabilité et l’a déclaré pénalement irresponsable au motif d’une circonstance, toujours jugée aggravante jusqu’alors, la consommation de cannabis : « aucun élément du dossier d’information n’indique que la consommation de cannabis par l’intéressé ait été effectuée avec la conscience que cet usage de stupéfiants puisse entraîner une bouffée délirante aiguë ».

La prise d’otage s’est donc terminée par la mort de l’otage et l’internement du coupable qui, aujourd’hui est considéré comme guéri. Pas de western à l’américaine : du surréalisme à la française.

Source: Causeur

 

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Oui, Monsieur Blanquer, il faut dissoudre l’UNEF!

Le gouvernement ne doit pas laisser cette association fracturer la société française

 

 
 

Lettre ouverte à Jean-Michel Blanquer, à propos de l’UNEF


Monsieur le ministre,

Après les aveux télévisés de la dirigeante de l’UNEF, qui organise bien des stages « racisés » — un mot innommable, du point de vue de la langue française, que nous pourrions aussi bien remplacer par « racistes » —, je m’interroge. Un homme de culture comme vous, un juriste sensible au respect de la Constitution, peut-il tolérer que ce « syndicat » qui ne représente plus que lui-même siège encore dans des instances représentatives, le CNESER ou le CNOUS ? Comment admettre qu’il touche des subventions ? Vous l’avez souligné vous-même jeudi 18 mars, en notant que de tels comportements étaient « inacceptables », et que « nous sommes les enfants de la République, nous voyons d’abord des personnes humaines, des citoyens avant de voir les gens en fonction de leur couleur de peau, de leur religion ou de quoi que ce soit d’autre. » Alors, si nous passions aux actes ?

Il fut un temps où l’UNEF témoignait d’une sensibilité de gauche largement répandue à l’université. Mais ce n’est plus le cas : elle ne représente plus qu’une addition de communautarismes. Vous êtes trop fin politique pour ignorer que c’est une nébuleuse, et que l’UNEF n’est qu’un relais du Parti des Indigènes de la République (dont personne en France ne comprend qu’il n’ait pas été interdit), faux nez de cette organisation identitaire dont la surenchère et la violence verbale sont les seuls modes d’expression.

Je vous demande donc instamment de proposer au gouvernement des mesures, qui seraient fort populaires, afin d’empêcher définitivement l’UNEF de nuire en lui donnant une plate-forme d’expression légale.

On regarde avec horreur l’entrisme d’organisations fanatisées dans ce qui fut le fer de lance de la contestation étudiante

Ce n’est pas toucher au droit syndical : l’UNEF est une association, non un syndicat. Elle a fini par ne plus représenter qu’elle-même. La jeune femme voilée qu’elle a envoyée récemment, en cheval de Troie, à l’Assemblée nationale, n’a aucune audience réelle auprès des millions d’étudiants aujourd’hui concernés prioritairement par leurs études, que le distanciel rend souvent aléatoires, et leur pain quotidien, qui se fait terriblement hebdomadaire. Et les universités sont désertées par ces mêmes étudiants qui souvent n’ont pas cru nécessaire de prolonger le paiement de loyers inutiles : aucun risque sérieux de manifestation, quelque manipulateurs que soient les agitateurs professionnels qui ont pris le contrôle de l’organisation que dirigeait Jacques Sauvageot en 1968: croyez-moi, les ex-gauchistes regardent avec horreur l’entrisme d’organisations fanatisées dans ce qui fut le fer de lance de la contestation étudiante.

Le 17 septembre 2020, la représentante de l'UNEF Maryam Pougetoux a été autorisée à parler à l'Assemblée nationale dans un accoutrement islamiste. Image: Assemblée nationale.Le 17 septembre 2020, la représentante de l’UNEF Maryam Pougetoux a été autorisée à parler à l’Assemblée nationale dans un accoutrement islamiste. Image: Assemblée nationale.

Vous savez par ailleurs que les élections dans les universités sont une mascarade, et que l’UNEF ne représente au mieux que 4 ou 5% des étudiants — dont on ne sait trop s’ils sont réellement en poursuite d’études, ou s’ils cherchent une couverture sociale et un parapluie pour abriter leur militantisme.

Vous vous honoreriez en suggérant à votre collègue Gérald Darmanin la dissolution de cette organisation — et de toutes celles qui prétendent faire des différences fondées sur la couleur de la peau, les origines ethniques, ou l’orientation sexuelle. Ce qui est explicitement interdit par notre République, à laquelle je sais que vous êtes attaché.

Des députés LR, Eric Ciotti ou Bruno Retailleau, demandent déjà cette dissolution. Autant leur couper l’herbe sous le pied, en les empêchant de polémiquer sur une prétendue complaisance du gouvernement dont vous êtes membre envers des organisations qui visent à fracturer la société française. Le ministre de l’Intérieur a commencé à faire le ménage dans les organisations islamistes. Par effet de balancier, il en a profité pour dissoudre également Génération identitaire — comme le gouvernement de Georges Pompidou, en octobre 1968, avait dissous Occident après avoir interdit, en juin, la JCR d’Alain Krivine ou le PCMLF. Il serait tout à l’honneur du gouvernement de montrer de la fermeté face à tous les ferments de fracturation de la société française.

L’UNEF doit être dissoute, parce que son comportement est un comportement raciste, et parce que ce sera un signal fort envoyé à toutes les associations qui se font un paravent de la loi de 1901 en affichant des buts « culturels », alors qu’elles sont pleinement religieuses. Il ne s’agit pas de censure, comme les plus exaltés des islamo-gauchistes le suggèreront, mais de sauvegarde des libertés françaises — en particulier celle de s’associer sans considération du sexe ou de la couleur de peau.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mon respect attentif…

Jean-Paul Brighelli