Catégorie : Le Figaro

Menaces de mort contre Ophélie Meunier : l’appel de 160 personnalités pour la liberté d’informer

Ophélie Meunier, présentatrice de Zone Interdite sur M6, a été placée sous protection policière.
 
Ophélie Meunier, présentatrice de Zone Interdite sur M6, a été placée sous protection policière. Visual Press Agency

FIGAROVOX/EXCLUSIF – Après le documentaire de M6 sur l’islam radical, la journaliste Ophélie Meunier a été placée sous protection policière, ainsi qu’Amine Elbahi, militant associatif de Roubaix. 160 personnalités, dont Boualem Sansal, Frédéric Beigbeder, Michel Onfray et Jeannette Bougrab, regrettent le manque de réaction de la profession.

Pour avoir simplement fait son travail, la journaliste qui présente l’émission Zone interdite, Ophélie Meunier, est placée sous protection policière : un reportage télévisé sur l’Islam radical, effectué et diffusé en France, déchaîne les réseaux sociaux au point que des menaces de mort ont été proférées.

On a attendu de longues journées avant de lire ou entendre les réactions de soutien de ses confrères et consœurs des médias. Il a fallu que les politiques y aillent de leur tweet pour que la corporation des journalistes se réveille. Spontanément ou presque…

En janvier 2015, l’attentat de Charlie Hebdo a suscité une vague de soutien sans précédent dans la profession et levé un formidable mouvement citoyen. La défense de la liberté d’expression n’aura jamais été plus belle et partagée. La liberté d’expression revendiquée dans un reportage présenté par Ophélie Meunier sur M6 ne vaut-elle pas le même sursaut ? Apparemment non.

Nous sommes en France…

Source et suite : https://www.lefigaro.fr 
 
 
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Alain Soral définitivement condamné pour une «quenelle» à Colmar

Alain Soral définitivement condamné pour une «quenelle» à Colmar

Alain Soral avait été condamné le 6 janvier 2021 pour «injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion».
 
Alain Soral avait été condamné le 6 janvier 2021 pour «injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion». LOIC VENANCE / AFP

 

Le 6 janvier 2021, la Cour d’appel de Colmar l’avait condamné pour «injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion» après la diffusion sur Twitter et son site internet d’une photo prise le 5 mai 2019 le montrant en train de faire une «quenelle» devant le tribunal de Colmar. Relaxé en première instance, il avait été cette fois condamné à verser «150 jours-amende d’un montant unitaire de 150 euros», ce qui signifie qu’en cas de défaut total ou partiel de paiement, il sera incarcéré pour une durée correspondant au nombre de jours-amende impayés.

Une «signification antisémite»

La «quenelle» (bras tendu vers le bas et main opposée posée sur l’épaule) a été popularisée par le polémiste Dieudonné, condamné à plusieurs reprises pour des déclarations antisémites, geste qu’il qualifiait d’«anti système». Il est pourtant «notoire» que ce geste est «parfois un faux nez de l’antisémitisme», relevait la Cour d’appel, rappelant qu’Alain Soral avait été condamné pour l’avoir fait au milieu du Mémorial de la Shoah de Berlin. Elle notait que, «dans l’esprit» d’Alain Soral, elle revêt donc une «signification antisémite». Dès lors, en diffusant une photo de lui faisant une «quenelle», Alain Soral entendait «persister et signer dans une provocation antisémite».

Dans son arrêt, la Cour de cassation a par ailleurs déclaré «irrecevable» la constitution de partie civile du consistoire israélite du Haut-Rhin, qui avait pourtant obtenu des dommages et intérêts en appel. Selon la plus haute juridiction française, Alain Soral devra en outre payer 2500 euros à chacune des deux autres parties civiles, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et SOS Racisme.

Alain Soral a déjà été condamné à une vingtaine de reprises, en grande partie pour des infractions de provocation à la haine, diffamation et injure antisémite. En novembre, la cour d’appel de Paris avait confirmé sa condamnation à des jours-amendes pour des propos imputant aux juifs les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

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Le Figaro: Pour Jack Lang, le boycott de l’exposition Juifs d’Orient est «à côté de la plaque»

Pour Jack Lang, le boycott de l’exposition Juifs d’Orient est «à côté de la plaque»

Président de l'Institut du monde arabe, Jack Lang (ci-contre en décembre 2021, en Arabie saoudite) a regretté la circulation d'une pétition contre l'exposition Juifs d'Orient.
 
Président de l’Institut du monde arabe, Jack Lang (ci-contre en décembre 2021, en Arabie saoudite) a regretté la circulation d’une pétition contre l’exposition Juifs d’Orient. PATRICK BAZ / Red Sea Film Festival / AFP

Le président de l’Institut du monde arabe regrette une pétition «dérisoire» et attristante signée par quelque 250 intellectuels. «Des moutons», selon l’ancien ministre de la Culture.

Une pétition «complètement disproportionnée et à côté de la plaque»Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris, n’a pas mâché ses mots, dimanche, en réaction à la pétition signée et diffusée par des intellectuels arabes à l’encontre de l’exposition Juifs d’Orient. Un événement auquel il est reproché de présenter à l’IMA des œuvres prêtées par des institutions israéliennes. Et, par conséquent, de donner «des signes explicites de normalisation» avec un «régime de colonialisme de peuplement et d’apartheid», selon les mots de la pétition.

«C’est un peu dérisoire et attristant, a réagi Jack Lang dimanche matin sur Radio J, au micro de Frédéric Haziza. C’est une réaction qui cherche à détourner de son sens profond cette exposition, qui n’a rien à voir avec tel ou tel débat politique. L’ancien ministre français de la Culture sous la présidence de François Mitterrand a précisé que sur les près de 300 œuvres du monde entier présentes dans l’exposition Juifs d’Orient, seules «trois ou quatre» proviendraient «de Jérusalem». Une attaque d’autant plus dommage contre cet événement de l’IMA que Jack Lang estime avoir «contribué à mettre en lumière la culture palestinienne comme personne, comme aucune institution».

«Ces textes ont fait pschitt»

La pétition en question, lancée au début du mois de décembre par le mouvement pro-palestinien BDS(pour «Boycott, désinvestissement et sanctions»), affirme que l’IMA «trahirait sa mission intellectuelle en adoptant cette approche normalisatrice – une des pires formes d’utilisation coercitive et immorale de l’art comme outil politique pour légitimer le colonialisme et l’oppression». L’initiative se situe dans la lignée des précédentes actions du mouvement BDS, connu pour appeler au boycott systématique d’Israël et au rejet de toute coopération culturelle. Quelque 250 intellectuels et personnalités arabes ont signé la pétition, dont l’écrivain libanais Elias Khoury, le réalisateur palestinien Elia Suleiman ou le diplomate algérien Lakhdar Brahimi.

«Cela m’a attristé de constater que des personnes, certaines de qualité, des écrivains, des philosophes, se laissent embarquer, un peu comme des moutons, dans un texte dont ils n’ont même pas vérifié la véracité», s’est désolé Jack Lang. L’ancien ministre de la Culture a également balayé d’un revers de la main les communiqués de la section CGT-IMA contre la «normalisation avec l’apartheid», la programmation d’artistes israéliens et l’association de l’IMA avec des institutions israéliennes. «Ces textes ont fait pschitt, a estimé Jack Lang, en mettant en valeur la fréquentation de l’événement. L’exposition fait un tabac et rencontre un écho enthousiaste, chaque jour l’affluence est considérable».

Conçue sous le commissariat général de l’historien Benjamin StoraJuifs d’Orient : une histoire plurimillénaire, est le troisième volet d’expositions consacrées par l’IMA à l’empreinte des trois grandes religions monothéistes sur le monde arabe. Inaugurée en novembre, l’exposition porte sur la vie et l’évolution des communautés juives dans le monde arabe, ainsi que sur les nombreux échanges avec la communauté musulmane. Ouverte jusqu’au 13 mars, elle présente un grand nombre de photographies aux côtés de manuscrits, de tableaux, de vestiges archéologiques et d’objets issus de la vie quotidienne comme liturgique.

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Le Figaro: “«Ils font régner un tel climat de haine»: Bagnolet, ce laboratoire indigéniste aux portes de Paris”

«Ils font régner un tel climat de haine»: Bagnolet, ce laboratoire indigéniste aux portes de Paris

Un parc de Bagnolet.
 
Un parc de Bagnolet. Adobe stock.

ENQUÊTE – Dans cette commune de Seine-Saint-Denis de 36.000 habitants, la polémique enfle autour du soutien apporté par la municipalité à une association indigéniste. Un territoire miné par l’idéologie communautariste et racialiste.

Ce modeste appartement c’est son petit nid. Elle l’assure, elle ne le quittera pour rien au monde. Cette ville de banlieue parisienne, à 6 kilomètres à vol d’oiseau de Notre-Dame, elle y a grandi, elle y travaille et refuse de partir.

 

Pourtant, quand Corinne (son prénom a été changé à sa demande) raconte Bagnolet, la description se décline avec des mots au vitriol. «Bagnolet est la ville la plus endettée de France, le taux de pauvreté concerne près de 30% de la population. Depuis des mois, une enquête financière est en cours sur des soupçons d’emploi fictif au sein de la mairie. Un proche du maire a récemment été condamné pour des faits de corruption dans l’attribution de logements sociaux. Et pour finir d’achever le tableau, notre ville après une campagne sanglante, est passée entre les mains de politiques acoquinés avec des communautaristes et indigénistes. Franchement, cette commune, déjà bien mal en point, n’avait pas besoin de ça !… Le naufrage est sans fin.»

Le constat de cette Bagnoletaise est amer. Sa colère est vive et ses mots sont durs. «Un petit groupe d’indigénistes est désormais aux manettes de la mairie et s’en donne à cœur joie, soupire-t-elle. Ces individus ont décidé d’en faire leur petit laboratoire à ciel ouvert du racialisme et du communautarisme. Cette conquête de leur idéologie toxique a été rendue possible par la main tendue du maire socialiste Tony Di Martino. Bagnolet est dorénavant une véritable baronnie islamo-indigéniste, un terrain sur lequel ils imposent leurs propres règles du jeu.»

La jeune femme estime qu’il est désormais urgent de témoigner et d’alerter……

 
 
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Le Figaro: “Georges Bensoussan: «L’interdiction de mettre des mots sur des faits graves nourrit la dépression du pays»”

Georges Bensoussan. F Clairefond

GRAND ENTRETIEN – Quatre ans de procédure judiciaire pour «incitation à la haine», c’est l’épreuve qu’a dû subir l’historien Georges Bensoussan. Son délit prétendu? Avoir dénoncé la réalité d’un antisémitisme arabo-musulman dans certaines banlieues françaises. L’ancien responsable éditorial du Mémorial de la Shoah a gagné en première instance, en appel et en Cassation. Il raconte cette épreuve dans un ouvrage remarquable, Un exil françaisUn historien face à la justice (L’Artilleur).

LE FIGARO. – «C’est une honte de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère…» En 2015, vous avez été attaqué en justice par des associations antiracistes pour avoir prononcé cette phrase dans l’émission Répliques, d’Alain Finkielkraut. Vous citiez de manière approximative le sociologue d’origine algérienne Samin Laacher. Dans votre nouveau livre, vous racontez cette affaire et le procès pour incitation à la haine qui a suivi, procès que vous considérez comme «un fait politique total». Pourquoi cette appréciation?

Georges BENSOUSSAN. – Ce procès, en soi mineur, a mis en lumière la force du courant islamiste qui, sous couvert de lutte contre l’«islamophobie», poursuit en justice toute critique de l’islam en détournant à son profit la loi de 1972 sur le racisme (dite loi Pleven, NDLR). Le procédé est éprouvé qui use des armes de la démocratie pour mieux la ruiner.

Source: Le figaro

Controverse au Congrès américain autour des fonds destinés au «dôme de fer» israélien | Le Figaro

Le système de défense «Dôme de fer» interceptant un missile en provenance de la Bande de Gaza.

Le système de défense «Dôme de fer» interceptant un missile en provenance de la Bande de Gaza. AMIR COHEN / REUTERS

Les démocrates du Congrès américain étaient mardi 21 septembre sous le feu des critiques des républicains après avoir retiré d’un projet de loi une enveloppe d’un milliard de dollars destinée à financer le bouclier antimissile israélien «Dôme de fer». Les démocrates ont rapidement affirmé que ces fonds seraient inclus à la place dans un autre texte, le budget annuel de la Défense américaine, qui est débattu cette semaine à la Chambre des représentants. Mais le chef des républicains à la Chambre, Kevin McCarthy, les a immédiatement accusés d’avoir «capitulé sous l’influence antisémite de leurs élus radicaux», tandis que certains démocrates centristes ont également déploré cette décision.

Selon des médias américains, c’est sous la pression de certains élus de l’aile gauche du parti que les démocrates ont retiré, lors d’un débat en commission sur un projet de loi budgétaire, cette enveloppe d’un milliard de dollars prévue pour financer le bouclier antimissile israélien. Les chefs républicains avaient de toute façon déjà annoncé qu’ils ne voteraient pas pour le projet de loi de finances, le condamnant de fait à l’échec au Congrès. Mais cela ne les a pas empêchés de s’indigner de la décision démocrate. «Tragique. Les chefs démocrates se rendent à la gauche antisémite», a tweeté le sénateur conservateur Ted Cruz.

Plusieurs démocrates modérés se sont montrés exaspérés face à la pression supposée de leur aile gauche.

«Je n’arrive pas à croire que certains collègues démocrates» préféreraient voter contre une loi pour financer le gouvernement «plutôt que de défendre l’un de nos alliés les plus importants», a tweeté un élu de la Chambre, Dean Phillips. Une autre élue démocrate de la Chambre et ancienne analyste de la CIA, Elissa Slotkin, a affirmé que s’opposer au financement du «Dôme de fer» était «irresponsable» et témoignait «de la volonté d’attaquer quelque chose, n’importe quelle chose, qui soit liée à l’État d’Israël»«Il n’y aura pas d’interruption dans le financement du Dôme de fer», a affirmé la présidente démocrate de la commission budgétaire à la Chambre, Rosa DeLauro, selon Politico, en précisant qu’il serait inclus dans le budget de la Défense.

Source : Le Figaro 

Le Figaro: “Le Canada inquiet face à une nouvelle vague d’antisémitisme”

Les actes antisémites sont de plus nombreux dans le pays d’Amérique du Nord, particulièrement depuis le début de l’année avec l’importation du conflit israélo-palestinien.

D'importantes manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu le 16 mai au Canada alors que les affrontements étaient au plus fort entre Israël et le Hamas.
 
D’importantes manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu le 16 mai au Canada alors que les affrontements étaient au plus fort entre Israël et le Hamas. COLE BURSTON / AFP
 

Le sujet préoccupe toute la classe politique canadienne, au point que le gouvernement a annoncé en juin la tenue d’un sommet d’urgence d’ici à la fin de l’année. Depuis quelques mois, le Canada connaît une très forte augmentation des actes antisémites.

 
«De janvier à mai 2021, il y a eu autant d’actes antisémites que pendant toute l’année précédente», alerte Irwin Cotler, ancien ministre canadien de la Justice interrogé par Le Figaro. L’avocat, désigné par le gouvernement fédéral pour l’organisation du sommet qui traitera de la question, s’inquiète d’une «escalade dramatique». «Les juifs sont ciblés et menacés dans leurs quartiers et dans la rue, sur les campus et dans leurs communautés, où des synagogues sont incendiées, des monuments commémoratifs défigurés et des cimetières vandalisés», poursuit celui qui a été également député du Parti libéral canadien.

Pendant le mois de mai, plusieurs manifestations en soutien aux Palestiniens ont eu lieu dans le pays alors que la crise entre Israël et le Hamas était au plus fort. À Montréal en particulier, ces rassemblements ont été émaillés d’incidents. Comme le rapportent plusieurs médias locaux, des manifestants sont allés notamment dans les quartiers juifs de l’agglomération, en marge des rassemblements, pour proférer insultes et menaces. Dans la deuxième ville du Canada, le service de police a relevé 33 «crimes haineux» à caractère antisémite depuis le début de l’année civile, soit trois fois plus que l’année précédente sur la même période.

À VOIR AUSSI – Washington et Berlin appellent à combattre la résurgence de l’antisémitisme

 
Washington et Berlin appellent à combattre la résurgence de l’antisémitisme
 

Conflit israélo-palestinien

«Nous sommes très préoccupés», témoigne pour Le Figaro Eta Yudin, vice-présidente du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA), soulignant le lien avec la tragique reprise du conflit israélo-palestinien. «À chaque fois qu’il y a une montée des tensions au Moyen-Orient, cela impacte notre communauté», déplore-t-elle.

La diabolisation de l’État d’Israël s’étend à celle des Juifs.

Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice

En plus des violences physiques, elle note une grave augmentation des discours antisémites en ligne : «Depuis un an, il y a une violence sur les réseaux sociaux de plus en plus importante». En témoigne une militante pro-israélienne qui lançait l’alerte en mai dans les médias après avoir reçu nombre de messages d’insultes et de menaces. «On m’écrit sur Instagram en me souhaitant qu’on me viole dans un sous-sol. On veut ma mort», dénonçait Ysabella Hazan auprès du Journal de Montréal . Après avoir publié une photo avec un drapeau de l’État hébreu lors d’une manifestation cette fois-ci en faveur d’Israël, des internautes avaient partagé l’image en appelant à trouver sa maison. «Je m’inquiète surtout pour les jeunes juifs de ma communauté qui sont terrifiés», poursuivait-elle.

 
 
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Le Canada connaît plus généralement une augmentation des actes antisémites depuis plusieurs années. En 2020, l’organisation B’nai Britch Canada a recensé 2610 incidents antisémites, une augmentation de 18,3% par rapport à 2019. Pour la cinquième année consécutive, la communauté juive était la minorité la plus ciblée. Les chiffres devraient s’alourdirent encore cette année.

Instance internationale

Irwin Cotler note entre autres causes «la diabolisation de l’État d’Israël qui s’étend à celle des juifs». «L’État hébreu est accusé d’incarner tout ce qui est mal, le racisme, l’impérialisme, le colonialisme, le nettoyage ethnique, les meurtres d’enfants, l’apartheid», explique-t-il, déplorant aussi que les juifs soient de plus en plus «dépeints comme porteurs de ‘privilèges blancs’, justifiant leur exclusion du débat public»L’ancien ministre a proposé de créer une instance internationale mobilisée sur le sujet de l’antisémitisme.

Au Canada, en attendant le sommet d’urgence convoqué par le gouvernement de Justin Trudeau et les mesures concrètes qui devraient suivre, plusieurs provinces comme le Québec, l’Ontario ou le Nouveau-Brunswick, à l’est du pays, ont adopté des motions condamnant davantage l’antisémitisme. Ces positions de principe ne sont pas pour le moment juridiquement contraignantes.

Source : https://www.lefigaro.fr/international/le-canada-inquiete-face-a-une-nouvelle-vague-d-antisemitisme-20210707

 

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Le Figaro: “Famille juive séquestrée en Seine-Saint-Denis : jusqu’à 12 ans de prison pour les agresseurs”

Famille juive séquestrée en Seine-Saint-Denis : jusqu’à 12 ans de prison pour les agresseurs

 

L’Observatoire Juif de France félicite les avocats de la famille Pinto pour leur brillante intervention.

Neuf personnes coupables de la violente séquestration d’une famille juive puis du recel de leurs biens sur fond d’antisémitisme ont été condamnées vendredi à des peines allant de quatre à douze ans de prison.

L'intérieur du palais de justice de Bobigny.
 
L’intérieur du palais de justice de Bobigny. Ludovic MARIN / AFP
 

La cour d’assises de la Seine-Saint-Denis a condamné vendredi 2 juillet à des peines allant de quatre à douze ans de prison neuf personnes coupables de la violente séquestration d’une famille juive puis le recel de leurs biens sur fond d’antisémitisme. La peine la plus lourde, douze ans de réclusion, a été infligée au meneur du trio d’agresseurs qui s’en était pris le 8 septembre 2017 à Mireille Pinto, 75 ans, son mari Roger, 85 ans et personnage influent de la communauté juive, ainsi qu’à leur fils de 52 ans.

Les malfrats les avaient menacés avec un couteau et un tournevis, frappés et séquestrés pendant plusieurs heures, alors que leur pavillon cossu de Livry-Gargan avait été retourné de fond en comble à la recherche d’un hypothétique magot. Ils ne trouveront que 500 euros en espèces mais repartiront avec des cartes bleues, des bijoux dont certains arrachés du cou de la septuagénaire et même des couverts.

Les condamnés ne feront pas appel

Les deux autres cambrioleurs ont écopé de 8 et 7 ans de prison. L’homme considéré comme le principal instigateur des faits a quant à lui été condamné à 10 ans de prison. Des peines plus légères, de quatre ans et plus, ont été prononcées pour une complice et les quatre receleurs. L’avocate de la défense n’a pas souhaité commenter cette décision, mais a indiqué que ses clients ne feront pas appel.

«La circonstance aggravante de l’antisémitisme a été confirmée par la cour d’assises, ce qui fera jurisprudence. C’est une victoire du droit», a réagi auprès de l’AFP Me Marc Bensimhon, avocat de la famille Pinto. Selon les victimes, qui ont décrit pendant les onze jours de procès leur peur de ne pas «en sortir vivants», un des agresseurs leur a lancé: «Vous les juifs, vous êtes les gâtés de la Terre et nous nous sommes les laissés-pour-compte».

Dans son réquisitoire, la procureure avait fustigé jeudi 1er juillet cet état d’esprit de «Robin des bois» dévoyé, qui renferme «un préjugé très clair que ‘juif = argent’», niant la «vie de travail» de ce couple âgé, et désormais traumatisés.

Source : https://www.lefigaro.fr/faits-divers/famille-juive-sequestree-en-seine-saint-denis-jusqu-a-12-ans-de-prison-pour-les-agresseurs-20210703

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Rachel Khan : “Le genou à terre est un geste étranger à notre histoire” | lefigaro.fr

Par Rachel Khan

Mis à jour 

TRIBUNE – Alors que l’équipe de France de football prévoyait de mettre le genou à terre, ce mardi soir à Munich, en reprenant les codes du nouvel antiracisme américain, l’essayiste, auteur de Racée (Éditions de l’Observatoire), juge que notre pays n’a pas de leçon ni d’ordre à recevoir des États-Unis en la matière.

Jamais le “body language”, langage du corps en anglais, n’aura fait autant parler de lui. L’annonce que l’équipe de France avait décidé de mettre un genou à terre sur la pelouse de Munich lors du match d’ouverture de l’Euro face à l’Allemagne, pour afficher son opposition au racisme et aux discriminations, a suscité de nombreuses tensions.

Il ne s’agit pas ici de remettre en cause l’existence du racisme et de l’antisémitisme. Il faudrait vivre dans un monde parallèle pour ne pas voir tout le poids des personnes identitaires qui cristallisent le sujet de la “race” et alimentent ainsi l’intolérance, des actes de violence raciste, se nourrissant des sondages et autres “fanbases”.

Mais comment le genou à terre, symbole de soumission, de faiblesse mais aussi dans un domaine plus romantique de demande en mariage, s’est-il propagé à travers le monde pour devenir, contrairement à ce que le corps exprime, un acte de résistance?

En raison de la puissance du soft power des États-Unis et des réseaux sociaux, nous avons presque l’obligation d’importer cette image de genou à terre comme les Américains l’ont décidé. Un comble, compte tenu des histoires respectives de nos deux pays

Pour réaffirmer le passé ségrégationniste et raciste des États-Unis qui laisse encore aujourd’hui d’horribles traces comme le drame de George Floyd, le mouvement Black Lives Matter a “copyrighté” ce symbole de lutte. Les scènes ont fait le tour du monde et les genoux à terre aussi. Dès lors, en raison de la puissance du soft power américain et des réseaux sociaux, nous avons presque l’obligation d’importer cette image, de la “copier-coller” dans nos événements européens, notamment sportifs.

L’injonction en sous-texte est telle, que ne pas mettre de genou à terre serait dire que l’on est solidaire du racisme, voire que le racisme n’existe pas. Aujourd’hui, ne pas faire le geste, c’est prendre le risque de passer pour complice. Voilà tout!

À VOIR AUSSI – “Je suis attaché à la neutralité du sport” : Thierry Mariani regrette le projet des Bleus de poser un genou à terre

Dès lors, plus les matchs passent, plus mettre un genou à terre devient un rituel, une figure imposée presque plus importante que les 90 minutes qui vont suivre.

Avec la mondialisation, la “cause” est capitalisée, ultra-partagée donc consommée mondialement. Nous devrions lutter contre le racisme comme les Américains l’ont décidé. Ce qui au regard de la réalité américaine est un comble!

À lire aussi : Genou à terre : D’où vient le geste qu’effectueront les Bleus avant leur match contre l’Allemagne ?

Or, faire de la lutte contre le racisme un bien de consommation, une banalisation autant qu’une culpabilisation est extrêmement dangereux.

Tout ce bruit est aux antipodes du poing levé par les athlètes afro-américains sur le podium des JO de 1968. D’ailleurs, cette image inédite reste dans l’inconscient international parce qu’elle est unique et perçue comme un symbole de courage réel. Si cette image n’a pas colonisé l’ensemble des stades, c’est aussi par respect de ce moment de grâce, par reconnaissance des douleurs et des injustices de ceux qui les ont vécus, pour leur laisser le soin de le dire au monde. C’était ensuite à l’humanité de prendre ses responsabilités universalistes afin de faire en sorte que ce genre d’ignominies cesse.

En calquant ce genou à terre donc en gommant les particularismes, les récits et les histoires nationales, le message est aujourd’hui dilué. Le genou à terre est plus barbant qu’autre chose tellement nous l’avons vu dans tous les événements. Un genou galvaudé!

Par ailleurs, en France, il faut alors le rappeler, le racisme et les discriminations sont interdits et punis par la loi. N’est-il donc pas un peu étrange pour l’équipe de France de se dire contre des actes qui sont déjà consacrés en tant que délits et crimes?

Et puis malheureusement, penser que les problèmes des discriminations seront résolus avec un genou à terre, c’est un peu short (sans mauvais jeu de mots) !

Sans oublier que ce geste dédié aux discriminations discrimine lui-même les autres sujets potentiels de mobilisation nationale et pousse à la concurrence des victimes. Pourquoi uniquement la discrimination et pas aussi Mila, Samuel Paty, toutes les victimes du terrorisme, les Ouïgours ?

C’est précisément pour éviter ce genre d’écueil contraire à la communion qui est l’essence du sport que la charte olympique, dans son article 50, prévoit “qu’aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique”.

L’équipe de France telle qu’elle est constituée est déjà un pied de nez au racisme. Nul besoin de genou à terre.

À l’heure où la France, pays des Lumières et berceau de l’universalisme, se prépare à prendre le relais des Jeux olympiques avec Paris 2024, il est important de rappeler ce principe fondamental permettant de garantir l’unité d’un stade et l’union derrière le sport comme un moment de respiration mondiale.

Que des femmes et des hommes de tous horizons et de toutes origines portent le maillot bleu, blanc et rouge. C’est une victoire. Notre équipe est un rassemblement à l’image de la France réelle, n’en déplaise à certains. C’est aussi, malgré ce que les États-Unis veulent nous faire croire, un symbole à travers le monde, un moteur même. Pour une fois que nous avons de l’avance, pourquoi faire croire que nous sommes en retard ?

Cette équipe est une image immortelle, de destins uniques, d’une beauté indissociable de ses performances, qui parle comme le plus émouvant des poèmes, la plus belle des libertés, la plus magique des rythmiques en pleine lucarne. Les sportifs sont les meilleurs ailiers de notre conscience humaniste.

À lire aussi : Natacha Polony : “Nous n’avons plus que les victoires des Bleus pour nous sentir appartenir à une collectivité”

Transcender la défense, aller droit au but de manière collective, faire tomber le mur d’en face par une équipe aussi soudée que multiple, entendre le brouhaha d’un stade en liesse, vibration de nos âmes qui communient face à l’exploit qui se déploie sous nos yeux, en dit plus long que ce geste importé.

On ne met pas un genou à terre et surtout pas face à l’Allemagne. Toujours rester debout face à son adversaire. Rester debout, pour une universalité aux bras ouverts, victorieuse sur la surface de réparation.

Source : lefigaro.fr

Rachel Khan: «Le genou à terre est un geste étranger à notre histoire» | lefigaro.fr

Rachel Khan: «Le genou à terre est un geste étranger à notre histoire»

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TRIBUNE – Alors que l’équipe de France de football prévoyait de mettre le genou à terre, ce mardi soir à Munich, en reprenant les codes du nouvel antiracisme américain, l’essayiste, auteur de Racée (Éditions de l’Observatoire), juge que notre pays n’a pas de leçon ni d’ordre à recevoir des États-Unis en la matière.

Par Rachel Khan

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Rachel Khan. F Clairefond

Jamais le body langage, langage du corps en anglais, n’aura fait autant parler de lui. L’annonce que l’équipe de France avait décidé de mettre un genou à terre sur la pelouse de Munich lors du match d’ouverture de l’Euro face à l’Allemagne, pour afficher son opposition au racisme et aux discriminations, a suscité de nombreuses tensions.

Il ne s’agit ici pas de remettre en cause l’existence du racisme et de l’antisémitisme. Il faudrait vivre dans un monde parallèle pour ne pas voir à quel point les identitaires de tous bords et de toutes origines cristallisent le sujet de la «race» et par là même nourrissent intolérances, actes de violences racistes et s’autoalimentent dans les sondages et autre fanbase.

Mais comment le genou à terre, symbole de soumission, de faiblesse mais aussi dans un domaine plus romantique de demande en mariage, s’est-il propagé à travers le monde pour devenir, contrairement à ce que le corps exprime, un acte de résistance?

En raison de la puissance du soft power des États-Unis et des réseaux sociaux, nous avons presque l’obligation d’importer cette image de genou à terre comme les Américains l’ont décidé. Un comble, compte tenu des histoires respectives de nos deux pays

Pour réaffirmer le passé ségrégationniste et raciste des États-Unis qui laisse encore aujourd’hui d’horribles traces comme le drame de George Floyd, le mouvement Black Lives Matter a «copyrighté» ce symbole de lutte. Les scènes ont fait le tour du monde et les genoux à terre aussi. Dès lors, en raison de la puissance du soft power américain et des réseaux sociaux, nous avons presque l’obligation d’importer cette image, de la «copier-coller» dans nos événements européens, notamment sportifs.

L’injonction en sous-texte est telle, que ne pas mettre de genou à terre serait dire que l’on est solidaire du racisme, voire que le racisme n’existe pas. Aujourd’hui, ne pas faire le geste c’est prendre le risque de passer pour complice. Voilà tout!

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Dès lors, plus les matchs passent, plus mettre un genou à terre devient un rituel, une figure imposée presque plus importante que les 90 minutes qui vont suivre.

Avec la globalisation, la «cause» est capitalisée, ultra-partagée donc mondialement consommée. Nous devrions lutter contre le racisme comme les Américains l’ont décidé. Ce qui au regard de la réalité américaine est un comble!

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Or, faire de la lutte contre le racisme un bien de consommation, une banalisation autant qu’une culpabilisation est extrêmement dangereux.

Tout ce bruit est aux antipodes du poing levé par les athlètes afro-américains sur le podium des JO de 1968. D’ailleurs, cette image inédite reste dans l’inconscient international parce qu’elle est unique et perçue comme un symbole de courage réel. Si cette image n’a pas colonisé l’ensemble des stades c’est aussi par respect de ce moment de grâce, par reconnaissance des douleurs et des injustices de ceux qui les ont vécus, pour leur laisser le soin de le dire au monde. C’était ensuite à l’humanité de prendre ses responsabilités universalistes afin de faire en sorte que ce genre d’ignominies cesse.

En calquant ce genou à terre donc en gommant les particularismes, les récits et les histoires nationales, le message est aujourd’hui dilué. Le genou à terre est plus barbant qu’autre chose tellement nous l’avons vu dans tous les événements. Un genou galvaudé!

Par ailleurs, en France, il faut alors le rappeler, le racisme et les discriminations sont interdits et punis par la loi. N’est-il donc pas un peu étrange pour l’équipe de France de se dire contre des actes qui sont déjà consacrés en tant que délits et crimes?

Et puis malheureusement, penser que les problèmes des discriminations seront résolus avec un genou à terre, c’est un peu short (sans mauvais jeu de mots)!

Sans oublier que ce geste dédié aux discriminations, discrimine lui-même les autres sujets potentiels de mobilisation nationale et pousse à la concurrence des victimes. Pourquoi seulement les discriminations et pourquoi pas aussi Mila, Samuel Paty, toutes les victimes du terrorisme, les Ouïgours?

C’est précisément pour éviter ce genre d’écueil contraire à la communion qui est l’essence du sport que la charte olympique, dans son article 50, prévoit «qu’aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique».

L’équipe de France telle qu’elle est constituée est déjà un pied de nez au racisme. Nul besoin de genou à terre

À l’heure où la France, pays des Lumières et berceau de l’universalisme, se prépare à prendre le relais des Jeux olympiques avec Paris 2024, il est important de rappeler ce principe fondamental permettant de garantir l’unité d’un stade et l’union derrière le sport comme un moment de respiration mondiale.

L’équipe de France telle qu’elle est constituée est déjà un pied de nez au racisme. Nul besoin de genou à terre. Que des femmes et des hommes de tous horizons, de toutes origines portent le maillot bleu blanc rouge. C’est une victoire. Notre équipe est un rassemblement à l’image de la France réelle, n’en déplaise à certains. C’est aussi, malgré ce que les États-Unis veulent nous faire croire, un symbole à travers le monde, un moteur même. Pour une fois que nous avons de l’avance, pourquoi faire croire que nous sommes en retard?

Cette équipe est une image immortelle, de destins uniques, d’une beauté indissociable de ses performances, qui parle comme le plus émouvant des poèmes, la plus belle des libertés, la plus magique des rythmiques en pleine lucarne. Les sportifs sont les meilleurs ailiers de notre conscience humaniste.

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Transcender la défense, aller droit au but de manière collective, faire tomber le mur d’en face par une équipe aussi soudée que multiple, entendre le brouhaha d’un stade en liesse, vibration de nos âmes qui communient face à l’exploit qui se déploie sous nos yeux, en dit plus long que ce geste importé.

On ne met pas un genou à terre et surtout pas face à l’Allemagne. Toujours rester debout face à son adversaire. Rester debout, pour une universalité aux bras ouverts, victorieuse sur la surface de réparation.

Source : https://www.lefigaro.fr/vox/societe/rachel-khan-le-genou-a-terre-est-un-geste-etranger-a-notre-histoire-debout-les-bleus-20210615?utm_source=CRM&utm_medium=email&utm_campaign=[20210616_NL_ACTUALITES]&een=93c9a94407804c4fe01849b3ffd88780&seen=6&m_i=nPTENTsHhhdHZek%2BYJO%2BIrHd6vCtmRoeK7BXXCAiKnKVA7lp_mNDMBFHbZgR3YnN1lw4xV3MCTym9LF2WwCw3detmfuPk1XDRs