Catégorie : Lévy

LES VERTS VIRENT AU GRIS

Affaire Sarah Halimi : Julien Bayou crée la polémique en évoquant «l’émoi de la communauté juive»

Le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts a évoqué la peine «de la communauté juive». Des mots que ses détracteurs, qui préfèrent parler de «communauté nationale», lui reprochent.


Affaire Sarah Halimi: Julien Bayou crée la polémique

«Je comprends l’émoi de la communauté juive, mais on doit conserver ce principe : ‘On ne juge pas les fous’ (…) La justice, ce n’est pas la vengeance.» Ces paroles, prononcées dimanche 18 avril par le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou, dans le «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI, en ont fait bondir plus d’un. Ils font référence à la décision de la Cour de cassation en fin de semaine dernière de confirmer l’irresponsabilité du meurtrier de la sexagénaire juive Sarah Halimi, assassinée en 2017 à Paris, et de rejeter ainsi la tenue d’un procès, que souhaitait la famille de la victime. 

Après sa déclaration, l’élu écologiste s’est rapidement retrouvé au cœur d’une polémique. Sur Twitter, de nombreux internautes ont vivement dénoncé ses propos. Les réactions politiques ont également été nombreuses. «C’est la communauté… nationale qui s’est émue de l’absence de jugement du meurtrier de Sarah Halimi ! Défendons notre nation une et indivisible. C’est ça la France, une France que certains ne cessent de diviser et de fracturer», a notamment réagi Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France.

«Ce n’est pas la communauté juive qui est en émoi mais la communauté nationale, tout simplement. Une fois de plus, les dirigeants de la gauche rétrécissent la nation par leur communautarisme. Pourquoi tournent-ils ainsi le dos à nos principes républicains ?», a quant à elle répondu Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national.

«Il y a une émotion très forte chez tous les Français», a également insisté le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur Europe 1 ce lundi matin. Dans son interview fleuve au Figaro, Emmanuel Macron, le président de la République a pourtant sensiblement tenu les mêmes propos que l’élu écologiste, en exprimant «aux proches de la victime» et à tous les «concitoyens de confession juive qui attendaient un procès» son «chaleureux soutien» et sa «détermination (…) à les protéger».

«Toute la France est attaquée»

Après cette controverse, Julien Bayou a tenu à «préciser sa pensée». Au micro d’Europe 1, dimanche soir, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, a expliqué qu’il avait réagi «en homme de droit» en développant «sur les raisons juridiques» ayant conduit la Cour de cassation à prendre cette décision. «Mais clairement, ce verdict nous a tous choqués, évidemment», a clarifié l’avocat

«Quand un juif est attaqué, c’est toute la France qui est attaquée. J’ai parlé de la communauté juive en particulier parce que les juifs en France sont particulièrement touchés par ces actes de plus en plus barbares et de plus en plus nombreux», a-t-il expliqué au micro d’Europe 1.

Malgré ces précisions, les nombreux messages d’internautes évoquant la première déclaration de l’élu continuent d’affluer sur les réseaux sociaux ce matin.

Les confidences de Richard Odier

Ecrit par Propos recueillis par Karen Allali

Richard Odier, quels ont été vos modèles, ceux qui ont influencé votre parcours professionnel et votre engagement communautaire ?  

Mes modèles ont sûrement été mon père et mon oncle, deux jeunes enfants arrêtés pendant la guerre avec une partie de leur famille. Beaucoup ont fini à Sobibor, eux ont eu la chance de s’échapper et de se construire avec cette envie de vie et de s’élever par le travail, la joie et l’imagination. Ils ont gardé cet amour de la famille, des fêtes et surtout de la générosité. Ils ont su faire circuler une parole d’espoir, d’altruisme et de rigueur au travail. 

Les autres modèles, il suffit de venir au siège du FSJU, et vous trouverez leur visage sur les murs de la maison. Ils ont construit la solidarité juive française : Moïse Topiol, Nicole Goldmann, Nicole Weinberg, les familles Benhamou, Goldstein, Weill, Kraemer, Rothschild… Ils ont été des Juifs militants et des entrepreneurs. « Si je ne suis que pour moi, que suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? » (Maximes des Pères). 

Dans l’histoire ancienne ou moderne du judaïsme, quelles figures vous semblent inspirantes ?

Nous avons eu les bâtisseurs d’Israël, les héros de la Résistance, les refuzniks, Herzl et Bernard Lazare, Hannah Szenes ou Ruth Bader Ginsburg. Les héros de nos textes nous ont donné des valeurs. Des écrivains – de Kafka à Proust, d’Appelfeld à Albert Cohen, ou de Roth à Singer – nous inspirent tous les jours. Les traits de Chagall, la perfection de Modigliani ou les couleurs de Rothko nous fascinent. Mais peut-être que ce fameux monothéisme, cet Éternel qui s’est voulu unique, nous empêche d’avoir un héros unique. C’est cela notre histoire, l’Homme est faillible et on se doit de le savoir ; à nous de chercher à travers ces héros des traces, des messages pour se trouver soi-même et être soi. Trois valeurs m’ont en tout cas permis à la fois d’être un entrepreneur puis de prendre en 2018 la direction du FSJU : révolte permanente contre l’injustice, incapacité de rester immobile en allant vers l’avant, et conscience de la chance de vivre à notre époque par rapport à celle de ma famille et de nos ancêtres. Une vie professionnelle réussie, c’est la capacité d’essayer et de recommencer.

Il nous semble que les jeunes d’aujourd’hui – et la jeunesse juive ne fait pas exception – se choisissent surtout des modèles de réussite économique et de notoriété qui ne reflètent pas nécessairement les valeurs juives.  Partagez-vous ce constat ?

Non, pas du tout, la jeunesse est engagée, et nous le voyons dans le regroupement pluriel du département Noé du FSJU, où est présent l’ensemble des structures de la jeunesse. Ils sont attaqués et blessés par la crise économique, la crise sanitaire, mais la recherche de sens et l’engagement sont là. Ils sont au contraire plus intègres et ouverts que la génération précédente, la mienne. Ils savent se rendre disponibles pour le collectif, avant leur propre ego. Ils sont transparents et militants. La grande difficulté pour eux est de se construire avec des « Éclaireurs » qui n’ont pas toujours été à la hauteur des enjeux de la crise actuelle. Ils marchent vers l’avenir et nous devons les aider et leur donner les moyens de le construire.

Publié le 19/04/2021

Jean Alex Buchinger, premier avocat de la famille de Sarah Halimi : les véritables raisons de ce fiasco judiciaire

Opinion Internationale a demandé au premier avocat de la famille Halimi comment expliquer d’un point de vue l’incroyable arrêt de la Cour de cassation, permettant à Kolibi Traoré d’échapper à la justice. Son parcours meurtrier ne correspondait en rien à une « bouffée délirante aigue » mais à un meurtre avec préméditation, donc un assassinat. Alors pourquoi ? Selon Maître Jean Alex Buchinger, la réponse n’est pas à chercher du côté des magistrats de la Cour d’appel et encore moins de ceux de la Cour de cassation mais dans les errements initiaux du juge d’instruction.

 

Le 4 avril 2017, à Paris 75011, Sarah Halimi, 65 ans, médecin retraitée de confession juive, était surprise au petit matin dans son sommeil par l’un de ses voisins, Kolibi Traoré, 27 ans, qui a commencé par la torturer avec une rare sauvagerie au cri de ALLAH AKBAR accompagnant ses coups d’insultes grossières.

Réveillés par les hurlements de la malheureuse victime, les voisins ont assisté, impuissants depuis leur fenêtre, à cette scène de torture et à ces actes de barbarie insoutenable, sans pouvoir réagir.

Le criminel a eu la présence d’esprit de lancer à l’intention des témoins du drame massés à leurs fenêtres «il y a une femme qui va se suicider », ce qui démontre que son discernement était loin d’être aboli comme il n’a cessé de vouloir le faire croire.

Après quoi, il a défenestré Sarah Halimi, dont les pompiers, appelés sur les lieux, ont constaté le décès.

Pour commettre cet assassinat, car c’est bien d’un meurtre avec préméditation dont il s’agit, Kobili Traoré, s’est rendu vers 04h00 du matin dans l’immeuble de la famille Diarra, des amis de sa famille originaire du même village au Mali.

La veille dans l’après-midi, il était venu déposer des vêtements de rechange, dans ce même appartement.

Paraissant excité, sans jamais avoir été violent avec les membres de cette famille, les Diarra se sont réfugiés dans une pièce de leur appartement et ont appelé police secours.

Des fonctionnaires de la BAC sont arrivés dans les 3 minutes devant leur immeuble et l’une des filles de Mr Thiéman Diarra, leur a jeté par la fenêtre le badge permettant de pénétrer dans l’immeuble.

Les premiers policiers arrivés sur les lieux se sont postés derrière la porte de l’appartement des Diarra, entendant un homme réciter des sourates du Coran, mais n’ont procédé à aucune interpellation, attendant des consignes de leur chef, ainsi que le renfort d’autres policiers.

Cette inertie de la police a permis à Kobili Traoré d’enjamber le balcon de l’appartement des Diarra pour atteindre le balcon voisin, celui de l’appartement de Sarah Halimi.

Après avoir commis cet assassinat par défenestration, il est revenu dans l’appartement des Diarra, récitant à nouveau des sourates du Coran, avant que les policiers ne finissent par forcer la porte du logement de ses amis pour l’appréhender.

Kobili Traoré qui n’avait jamais connu par le passé de troubles psychiatriques, a rapidement été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Police de Paris.

Interné depuis 4 ans à l’hôpital, il ne souffre d’aucune pathologie psychiatrique et ne reçoit de ce fait aucun traitement médicamenteux.

Selon les experts psychiatres, Kobili Traoré aurait été pris au moment des faits d’une bouffée délirante, dont la cause serait la consommation massive de cannabis.

Le 14 avril 2021, la Cour de Cassation concluait à :

(…) 28. En l’état de ces énonciations, déduites de son appréciation souveraine des faits et des preuves, la chambre de l’instruction a, sans insuffisance ni contradiction, et en répondant aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie, exposé les motifs pour lesquels elle a déclaré, d’une part, qu’il existait à l’encontre de M. Traoré des charges d’avoir commis les faits reprochés, d’autre part, qu’il était irresponsable pénalement en raison d’un trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes au moment des faits ».

Cette décision a bouleversé la famille de Sarah Halimi et toutes les personnes qui l’ont soutenu tout au long de ces 4 années.

Ils considèrent qu’il s’agit d’un véritable déni de Justice.

L’arrêt de la Cour de Cassation n’a rien de surprenant, la haute juridiction n’a fait que constater le respect des règles de droit, tant par les deux juges d’instructions que par la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de PARIS.

La véritable cause de ce qu’il convient de qualifier de dysfonctionnement judiciaire est à rechercher dans le cadre de l’instruction de l’affaire, qui a été menée de façon pour le moins singulière.

Il n’a été tenu aucun compte du fait que Kobili Traoré a prémédité le meurtre de Sarah Halimi qui était depuis une dizaine d’années sa voisine et qu’il croisait régulièrement dans l’escalier et l’ascenseur du 30 rue Vaucouleurs – 75011 Paris.

Il savait que sa voisine était une juive pratiquante et c’est précisément pour cette raison qu’il a décidé de s’en prendre à elle, en préparant soigneusement son crime, à la façon des terroristes islamistes.

Selon les juges d’instruction, le fait que le meurtrier s’en prenne à Sarah Halimi n’aurait été que le fruit du hasard.

Sa fureur antisémite n’aurait été provoquée que par la présence dans l’appartement de Sarah Halimi d’un livre en hébreu et d’une paire de chandeliers.

Kobili Traoré a été mis en examen du chef d’homicide volontaire sur la personne de Sarah Halimi mais également du chef de séquestration de la famille Diarra.

Pour les juges d’instruction, les Diarra ont immédiatement été qualifiés de victimes, alors que leur rôle est des plus troubles.

Tout au long de ce drame, ils étaient en relations téléphoniques avec les policiers qui se trouvaient derrière la porte d’entrée de leur appartement, sans intervenir.

Les membres de la famille Diarra, qui ont été les plus proches témoins du drame, se sont bien gardés d’informer les policiers par téléphone de ce que Kobili Traoré avait quitté leur appartement et de ce qu’il était en train de torturer leur voisine.

Contrairement aux usages en matière criminelle, les juges d’instruction se sont énergiquement opposés à toute reconstitution, qui aurait permis de mettre à jour le dysfonctionnement policier et de prouver que non seulement les Diarra n’étaient pas les victimes de Traoré, mais qu’ils s’étaient rendus coupable à minima du délit de « non-assistance à personne en péril » pour n’avoir pas informé les policiers du drame qui était en train de se dérouler dans l’appartement à côté du leur.

S’ils avaient ouvert la porte aux policiers après que Traoré soit passé sur le balcon voisin, le pire aurait pu être évité.

Si Traoré a pu souffrir au moment des faits d’une bouffée délirante provoquée par la consommation massive de cannabis, il était en pleine possession de ses moyens lorsqu’il a prémédité cet assassinat, dans les heures qui ont précédé et suivi le drame.

Alors que j’étais encore en charge de la défense des intérêts des enfants de Sarah Halimi, j’ai fait appel de ce refus de reconstitution.

J’ai été suivi en cela par le Procureur de la République de Paris, qui lui aussi a fait appel de ce refus de reconstitution.

Devant la juridiction d’appel des juges d’instruction, toutes les parties ont manifesté leur souhait de voir procéder à cette reconstitution, aussi bien toutes les parties civiles que le Procureur Général de la République et aussi le mis en examen, Kobili Traoré, qui a accepté d’y participer.

Or, de façon forte étonnante, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a refusé cette reconstitution, confirmant en cela l’ordonnance des juges d’instruction.

Le grand principe du Code de Procédure Pénale, qui consiste à favoriser autant que faire se peut la manifestation de la vérité, a été totalement occulté.

De toute évidence, la recherche de la vérité n’a jamais été le souci premier dans cette terrible affaire, car si tel avait été un tant soit peu le cas, la préméditation n’aurait pu échapper au magistrat et par voie de conséquence, il n’aurait pas été possible de conclure à l’abolition du discernement de l’assassin.

Le premier Expert psychiatre, Daniel Zagury, avait estimé que le discernement de Traoré n’était qu’atténué, et par voie de conséquence, qu’il était en état d’être renvoyé devant une cour d’assises.

Les juges d’instruction ont cru devoir désigner deux collèges d’experts, qui invoquant la bouffée délirante de Traoré, ont conclu à son absence de discernement.

Ce fiasco judiciaire laisse un goût amer à toutes celles et ceux qui se sont battus durant ces quatre années pour la recherche de la vérité.

Je n’ai plus été en charge de cette affaire à compter de juillet 2018.

Je n’ai donc pu aller au bout de ma démarche qui aurait consisté à déposer plainte contre les membres de la famille Diarra du chef de «non-assistance à personne en péril », dans le but de démontrer qu’ils étaient loin d’être des victimes dans cette affaire.

Une telle action aurait peut-être obligé les juges à procéder à cette reconstitution.

 

 Me Jean Alex Buchinger

Attentat de la rue des Rosiers: 38 ans après, l’espoir d’un procès

 

ENQUÊTE – Un des tueurs présumés, Walid Abdulrahman Abou Zayed, 62 ans, a été extradé de Norvège vers la France où il a été mis en examen pour «assassinats» et «tentatives d’assassinats» et placé en détention provisoire en l’attente d’être jugé. Saisie de deux potentielles irrégularités, la cour d’appel de Paris a finalement validé la procédure.

Les secours interviennent le 9 août 1982 après l’attaque à la grenade et à l’arme automatique au restaurant de Jo Goldenberg, à Paris. On déplorera six morts. JACQUES DEMARTHON/AFP

Plus de trente-huit ans après l’attentat antisémite du 9 août 1982, qui fit 6 morts et 22 blessés, l’affaire de la rue des Rosiers vient de connaître un coup de théâtre et un énième retard. Le 4 décembre, un des tueurs présumés, Walid Abdulrahman Abou Zayed, 62 ans, était extradé vers la France par la Norvège où il vivait depuis 1991. Attendu par la justice française depuis 2015, il a été mis en examen pour «assassinats» et «tentatives d’assassinats» et placé en détention provisoire. Mais le juge chargé de l’enquête a aussitôt saisi la cour d’appel de Paris d’une possible erreur de procédure: l’interprète en langue arabe n’a pas signé le document notifiant ses droits au suspect.

 

Plusieurs mois plus tard, la cour d’appel de Paris a finalement rejeté mercredi 14 avril cette source potentielle de nullité de la procédure. La chambre de l’instruction de la cour d’appel était également saisie d’une deuxième irrégularité: les avocats d’Abou Zayed avaient, en effet, demandé la nullité de la mise en examen de leur client pour «défaut d’indices graves ou concordants». Une demande rejetée, là aussi, mais qui aura retardé l’ouverture potentielle d’un procès.

L’affaire n’en est malheureusement plus à quelques semaines près. La mort et le temps ont fait leur œuvre. Le restaurant de Jo Goldenberg a fermé en 2006 et son propriétaire est décédé en 2014, à 91 ans. Une plaque rappelle aux passants le carnage d’un jour d’été. Ce 9 août 1982, vers 13 h 15, plusieurs hommes surgissent, lancent une grenade et tirent à l’arme automatique contre clients et employés, traqués jusque dans les cuisines. Une seconde grenade est jetée et les tueurs s’enfuient à pied en mitraillant la foule. On déplore six morts: Mohamed Benemmou, salarié du restaurant, un cousin de Jo Goldenberg, André Hezkia Niego, deux Américaines, Grace Cutler et Ann Van Zanten, mère d’une fillette de 3 ans, ainsi que Denise Guerche Rossignol et un pasteur évangélique de la communauté tsigane, Georges Demeter. 22 personnes sont blessées, dont des employés du restaurant, le mari d’Ann Van Zanten et une autre citoyenne américaine.

L’œuvre du groupe Abou Nidal

Le 17 août, François Mitterrand affirme: «Ce qui compte, c’est la volonté de faire reculer le terrorisme partout où il se terre, de le traquer jusqu’à la racine.» Et il lance la cellule antiterroriste de l’Élysée, qui amène au fiasco des Irlandais de Vincennes, faussement accusés. Quant à l’enquête, la vraie, elle démarre dans une France sans magistrats ni parquet antiterroristes. Le juge Jean-Louis Bruguière est chargé du dossier. Il ne va pas tarder à faire parler de lui avec l’aide de la brigade criminelle et de la DST. Comme pour la rue Copernic en 1980, les terroristes sont venus du Proche-Orient. Des douilles et deux chargeurs sont retrouvés ainsi que des éléments de grenade de fabrication soviétique. Les armes sont des pistolets-mitrailleurs polonais WZ 63, dont un exemplaire est retrouvé abandonné.

Des rapprochements sont faits avec d’autres attentats (comme ceux contre une synagogue à Bruxelles en septembre 1982 et à Rome en octobre). Bruguière et les enquêteurs en sont convaincus: le massacre est l’œuvre du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), groupe dissident et ennemi de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Plus connu sous le nom de groupe Abou Nidal (du nom de guerre de son fondateur, Sabri al-Banna) et soutenu par l’Irak, la Syrie ou encore la Libye, il commet une centaine d’attentats dans les années 1970 et 1980 et tue plus de 300 personnes. Au passage, le juge Bruguière n’hésite pas à faire pression, très diplomatiquement mais en pleine guerre froide, sur l’ambassadeur de Pologne en France et obtient, en 1983, l’aveu que les WZ 63 provenaient des arsenaux militaires polonais et ont été officiellement «perdus»…

POINT DE VUE

La décision de la Cour de Cassation vient d’être rendue et ce que nous redoutions est arrivé. Le procès de l’assassin de Madame Sarah Halimi n’aura pas lieu, le coupable ayant été jugé irresponsable de cet acte de barbarie.

Devant ce gâchis je ne pouvais resté silencieux. Ayant été témoin du déroulement de cette tragique affaire et ce dès le premier jour, je me dois d’apporter un éclairage sans toutefois prétendre « juger » un problème de droit. Cette analyse, qui n’engage que moi, me paraît bien utile pour mieux comprendre.

Ma démarche n’est pas de critiquer mais de soulever des questions qui à ma connaissance n’ont pas été posées.

1 – Je relève que ce qu’il m’est venu de constater d’emblée est le fait de la non intervention de la police malgré une présence effective sur place pendant plus de vingt minutes. Comment se fait-il qu’à aucun moment elle n’ait reçue ordre  d’intervenir ?

2 – Selon les détails du déroulement de ce meurtre qui ont été portés à notre connaissance, l’assassin pour accomplir son acte abominable a dû passé par un appartement voisin de celui de Madame Sarah Halimi afin de pouvoir accéder à celui de sa victime. Comment se fait-il qu’aucune plainte à l’encontre de ce locataire n’ait été déposée pour « non-assistance à personne en danger ?. Il lui suffisait d’ouvrir la porte aux policiers présents devant sa porte.

3 – Au moment de l’odieux massacre je dirigeais le bureau du BNVCA à Paris et de ce fait je me trouvais aux faits. J’avais reçu en septembre 2017 un appel d’une personne qui connaissait l’assassin vu que celui-ci avait tenté de le racketter et qu’il était prêt à témoigner contre lui.

Ce témoin ayant un passé judiciaire n’a pas l’objet d’une écoute attentive et fut éconduit.

Malgré leur pleine volonté et un dévouement indéfectible d’assister, le plus souvent bénévolement, les diverses associations et les victimes, les avocats successifs trop nombreux ont à mon sens contribué inconsciemment à la prise de position du juge d’instruction, lui-même étant conforté par les rapports concordants des différents experts, que la Cour d’Appel et la Cour de Cassation ne pouvaient que confirmer.

Comme souvent, nos avocats et nos associations au lieu de se concerter pour se montrer unis face à cet acte odieux sont allés devant le juge d’instruction en ordre dispersé.

Nous risquons malheureusement d’être à nouveau confrontés à des drames et mon souhait absolu est de voir  toutes les associations et les avocats au préalable se concerter.

C’est au nom de l’Observatoire Juif de France que j’en appelle de tous mes vœux.

RENE LEVY

A propos de l’anti-sionisme, par Martin Luther King

From M.L. King Jr., “Letter to an Anti-Zionist Friend,”
Saturday Review_XLVII (Aug. 1967), p. 76.
Reprinted in M.L. King Jr., This I Believe : Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.
Traduction par N. Lipszyc.

“… Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu.

L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le Sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Jésus (Notre Seigneur). Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d’errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint régner sur lui.

Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.

Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif de vivre sur l’antique Terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu’est l’antisionisme ? C’est le déni au peuple juif d’un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d’Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu’ils sont Juifs. En un mot, c’est de l’antisémitisme.

L’antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d’exprimer sa malveillance. L’époque a rendu impopulaire, à l’Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l’antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.

Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs.”

Martin Luther King

EDITORIAL LE RETOUR DES HEBREUX

Nations, ouvrez les yeux, peuples tendez l’oreille, vous êtes concernés:

Les Hébreux sont de retour.

 Après 2000 ans d’absence, ils arpentent à nouveau la terre de leurs ancêtres, alors que leur disparition a été programmée et a été mise en œuvre tout au long de l’Histoire.

Pourtant, ils sont là, sur cette Terre, l’unique, ils n’en n’ont pas d’autre, celle que le Tout Puissant a juré aux Patriarches, de leur donner à jamais, il a réitéré ce don à Moïse et Aaron, puis l’a rappelé aux Prophètes et l’a maintenu même lorsqu’il cachait sa face aux temps ténébreux ou le juif était seul et désarmé face à ses impitoyables ennemis.

Jamais il n’a été question de promesse, cette Terre ne fut promise à personne, elle a été donnée une fois pour toute,  aux hébreux et à leurs descendants. Les 2000 ans d’exil n’y ont rien changé, car ce qui vient du Ciel est indénouable. Les contestations des hommes souvent truffées d’arrières pensées, ne peuvent se mesurer aux décrets du Très Haut.

Ils surgissent du fond du temps, intacts et lumineux, longeant les plaines et les monts d’Israël, reprenant possession de leur pays avec leurs pieds, de l’Aarava au doigt de la Galilée, ils se reconnaissent les enfants du pays vers lequel D… a conduit Abraham, le pays qu’Isaac n’a jamais quitté, et que Jacob a rejoint après 20 ans d’exil, en obtenant de haute lutte le nom d’Israël, du Dieu droit et fort.

La portée de l’évènement va au-delà de la stupeur du Monde, qui observe incrédule et déçu la résurrection de la Nation juive, avec ses hommes et ses femmes parlant l’antique langue des hébreux, peuplant des villes riantes ou austères, à l’image de la diversité chatoyante de ce peuple, il faut voir ces enfants devenus de rudes et tendres soldats, surveillant les frontières, déjouant les plans de ses innombrables ennemis, il faut voir ces savants qui portent haut les progrès  de la science, ses savants donnant d’Israël l’image d’une Nation avancée et inventrice dans tous les domaines, agricole, médical, scientifique, technologiques, biologique etc.….

Mais là ne s’arrête pas la surprise des peuples de la Terre, qui pressentent en la niant, une Présence infinie planant sur leurs têtes. C’est pourquoi ils devront le jour qu’on nomme benoitement le jour du Jugement, mais qui est celui de la prise de conscience des peuples de l’importance pour eux même de la pérennité d’Israël, ils devront alors, s’éveiller à la révélation inimaginable de l’Histoire.

Revenant dans leurs pays, les juifs non seulement réapprennent leur identité, mais surtout annoncent de grandes choses, comme par exemple la fin de gesticulations religieuses auxquelles plus personne ne croit, ou qui sont devenues l’apanage de fanatiques assoiffés de puissance plutôt que de piété. Par leur retour, Ils démontrent, au Monde que le Très haut ne s’enferme pas dans des catégories religieuses ou philosophiques, mais que sa présence s’enracine dans la terre retrouvée de son Peuple.

Les juifs n’étaient plus qu’une petite communauté dispersés dans le vaste Monde, à cause de la volonté implacable de les détruire, qui a ravagé le cœur des Hommes pendant plus de 2000 ans.

On les a déguisés en juifs courbés et soumis, en gueux sans espoir et sans autre avenir que celui des flammes des pogromes, des expulsions, des chambres à gaz et des fours crématoires.

ls ont été accusés par l’Occident, d’avoir tué Dieu lui-même au nom d’un amour qui, au cours des siècles, s’exprima par des guerres fratricides et des massacres imbéciles.

Ils ont été honnis en Orient, pour avoir refusé la voie de la soumission au prophète Mohamed qui s’est dit le dernier et le vrai, ils auraient trahi selon son enseignement, les engagements d’Abraham à l’égard du Dieu unique.

Enfin, au cœur de leur exil au 20ème siècle, ce siècle de fer, de feu et de fureur, la persécution a atteint son paroxysme dans une Europe devenue folle, sous les coups de boutoirs d’un médiocre caporal allemand, qui a instauré l’assassinat organisé et industriel des juifs par balles, par le gaz, par les exécutions gratuites, par les déportations, par l’extermination des innocents le massacre des enfants dans les camps de la mort nazie,

Ils visaient les massacreurs se disant « ariens », à anéantir le peuple juif pour la plus grande gloire de leur folie barbare niant l’Homme et la Morale, au moyen des techniques modernes. Les descendants d’Amalec ont poursuivi leur entreprise meurtrière dans les camps de la mort allemands.

L’Occident à affublé le juif des tares et des vices rédhibitoires qui sont en fait, des alibis destinés à masquer ses propres turpitudes et son mal-être, il a reporté ses fureurs meurtrières sur les innocents sans défense, exilés de leur patrie depuis deux milles ans, chassés par Rome de leur terre que jamais ils n’oublièrent.

L’Occident a tenté dans les buchers d’Espagne, les pogromes slaves, de la Russie impériale, de l’URSS communiste à la Pologne, des pays baltes au Bosphore, d’éradiquer les juifs, gens pourtant pacifiques, pauvres, mais terribles, car portant la Loi morale depuis le lumineux Sinaï jusqu’aux fins fonds de la Terre.

L’Islam pas mieux intentionné, a réduit les vieilles communautés juives chassées de leur pays d’antan; à des mendiants, des dhimmis méprisés, opprimés, humiliés, pressurés par la Ouma musulmane triomphante.

Voleurs déicides, vicieux, rusés et pleutres, rebelles et traitres à leur propre Loi, les juifs méritaient bien leur destin répugnant, leur Dieu les avait chassés du pays de la promesse, en raison de leur entêtement à trahir et à violer la Loi du Ciel.

Manitou le grand, le Maitre du 20eme siècle, a répercuté cet aphorisme saisissant: «  les chrétiens nous refusent le ciel, les musulmans nous refusent la Terre, il ne nous reste que l’horizon »

Mais cet horizon même, resta de fer tant l’espérance, ultime recours, leur était interdite et leur survie condamnée. Accablés d’injures et de coups, les juifs courbaient le dos, taiseux et impassibles, ils étaient encore plus juifs que nature aux yeux des Gentils (c’est donc, qu’ils étaient foncièrement méchants),

Les belles âmes étaient obligées de reconnaitre que la persistance de ce peuple sans avenir et étriqué, prouvait définitivement son éternelle malédiction.

La preuve de leur déchéance ressortait de la vindicte des peuples qui les poursuivaient sous tous les cieux  comme des apostats sans foi ni loi, comme des rebuts de la Terre qui les vomissait, il y avait là manifestement une punition, qui échappait aux Lois de l’Histoire,   harcelant un peuple insoumis, voué à une éternelle damnation.

Depuis quelques décennies, une poignée de révoltés, défrichaient la Palestine, convaincus qu’ils étaient que le salut des juifs, passait par l’enracinement national dans le seul endroit du Monde qui revenait sans cesse dans leurs prières, sous le nom de Shivat Sion  retour à Sion et à Jérusalem, leur eternel amour.

Les sionistes, socialistes agnostiques, se moquant du jeu des Puissances qui se déchiraient l’agonisant Empire ottoman construisaient en Palestine mandataire et même avant, sous la férule du grand Turc, les structures de l’Etat juif en Palestine passant sous le contrôle de la Grande Bretagne avec le grand moyen Orient alors que la France étendait son mandat sur le Liban et la Syrie.

Dans cette région désolée, les pionniers juifs ensemençaient les terres stériles, sous le regard goguenard et haineux des nomades arabes, qui eux savaient qu’il n’y avait rien à tirer de ces sols sauvages. (Romantisme du Bédouin fier et pauvre)

Cette folle entreprise ne pouvait apparemment pas, entraver la marche du Monde et de la guerre terrible qui s’annonçait au rythme de la dévastation que les légions d’Hitler et ses complices s’apprêtaient à infliger au Monde et  leur volonté d’éradiquer le peuple juif de la surface de la Terre.

Mettant toutes les forces vives de la nation la plus puissante, la plus industrialisée, la plus cultivée, la plus brutale aussi, tapie au cœur de l’Europe, l’Allemagne s’est ruée sur l’Europe et a massacré les anciennes Communautés juives de Pologne de Russie et d’Ukraine, de tout les territoires conquis par son armée.

Amalec l’emportait sur tous les fronts, des millions de juifs désarmés, furent exterminés, l’Europe centrale et orientale se réveilla orpheline des grandes communautés juives qui en formaient le cœur vibrant.

L’Europe toute entière mourut de la mort juive.

Mais du fond de leurs tombeaux, c’est-à-dire du fond de leur mémoire et en mémoire des martyrs, les restes de Jacob, les surgeons d’Israël réveillèrent l’antique Espérance.

Les Nations, toutes ces Nations qui avaient abandonné les juifs à la barbarie allemande, s’aperçurent qu’au fond de la méditerranée, entre la mer et le Jourdain, une grande voix murmurante (Kol dmama daka) annonçait le retour des hébreux au pays de leurs pères.

Cette voix de plus en plus audible disait que le malheur juif peut être surmonté, que le Dieu d’Israël les attendait là-bas, pour que leurs mains et leurs âmes rallient leurs frères et avec eux, assèchent les marais du Houlé, fassent lever le blé de la Galilée, plantent des arbres sur les monts de Judée, cueillent les fruits des vergers du Sharon, et fassent refleurir le Néguev,

Tout cela et en combattant et en repoussant  les ravageurs et pilleurs arabes, les impérieux Anglais et pour célébrer ensemble, la renaissance d’Israël.

Cependant, des Etats arabes prirent la relève et surtout ceux  nés de la magie britannique, du golfe persique aux cotes du Liban, sourds à cette grande aventure, décidèrent de l’étouffer dans son berceau et lancèrent une guerre  de destruction totale du tout jeune et fragile Etat à peine proclamé qui serait une insulte à la fierté arabe disaient ils

(Pourquoi la fierté arabe aurait-elle été atteinte? Personne ne le sait)

C’est alors que le monde stupéfait et incrédule vit à la place de dos courbés en guenilles, des soldats juifs en uniformes, armés (hamouchim) comme les hébreux sortant d’Egypte, en ordre de bataille, alliant la force et la ruse et battant toutes ces Nations coalisées, puis encore une fois, puis encore et encore.

Tout en combattant, ils régénèrent leur Terre ancestrale eux les fils revenus des enfers de l’exil et par delà les siècles, fidèles à leur Histoire et à la vielle alliance (la Brit) qui leur a donné-pas promis- cette Terre tant que les Cieux seront tendus sur le Monde, pour l’Eternité « Lanetsar»

Ils n’ont en réalité, jamais été totalement absents du pays les juifs puisque que le vieux yshouv perpétuait silencieusement, la présence de Jacob dans son pays oublié de tous.

Cependant un évènement massif s’est produit à l’orée de la modernité, et se perpétue en Orient : En masse ou individuellement, parfois de gré et parfois de force, au long des années, les juifs reviennent et se transforment en Hébreux.

Nous ne percevons pas encore nettement que l’Histoire dite dans la Bible  répercute ses échos de nos jours, la sortie de l’Exil est une sortie d’Egypte moderne, avec ses mêmes dangers et ses mêmes aléas que lors de la conquête de Canaan.

Regardez comme ils sont calmes et puissants dans leurs habits de guerre, les soldats d’Israël, Judas revient et la royauté d’Israël revient avec lui.

Il règne à nouveau, le quatrième fils de Jacob sur le pays que l’Eternel a donné à sa descendance pour l’Eternité des hommes.

Animé de forces nouvelles, Judas à nouveau, ressort le sceptre royal comme aux temps anciens, mieux que dans les temps anciens, sur les monts de Judée, dans la plaine du Sharon, sur les vallons de Galilée, dans l’Aarava, au Néguev sur les Terres de Dan et d’Ephraïm.

De Métoula à Eilath, Israël est de retour.

Jacob laisse son ombre aux frontières de l’exil, il a retrouvé son nom Israël, gagné de haute lutte dans son combat avec l’ange, il reprend le pays ou coulent le lait et le miel.

L’évènement est tellement massif qu’il suscite à la fois, stupéfaction et dénégation.

Il n’est censément pas possible qu’un tout petit peuple massacré, humilié, haï, méprisé balloté d’un pays à l’autre au gré des Princes, pendant deux mille ans, que ce peuple opprimé, haï, accusé de toutes les turpitudes et des péchés des hommes, moqué pour ses apparences chétives et ses pauvres vêtements, que ce peuple tout petit, rétablisse sa souveraineté sur des terres abandonnées et subitement proclamées saintes par des Etats et des religions jusqu’alors indifférentes, pour le priver de ses droits immémoriaux.

Pourtant, elles ne savent pas encore, mais elles commencent à l’apprendre, les Nations, que les Hébreux, ceux qui passent, (c’est le sens hébraïque de leur nom) foulent la terre d’Israël et que devant eux, marche le Maitre du Monde, son Rocher, le Saint d’Israël, le Tout Puissant, qui sanctionne sous un Nom et récompense sous son autre Nom.

Devant Israël s’avance la colonne de feu la nuit et la colonne de nuées le jour, le Tout Puissant se souvient de son alliance et lui sert de guide, qui pourrait le contrarier ?

Qui peut résister à la puissance de «  Sa main forte et de son bras tendu » ?

Rappelons cet engagement divin, cette parole du Très Haut à Jérémie qui, du fond de sa détresse, rapportait la Parole divine à Israël:

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, lorsque tu me suivais amoureuse dans le désert, une terre non ensemencée.

 

Charles BACCOUCHE

                                  

 

                                                           Charles BACCOUCHE

EDITORIAL LE RETOUR DES HEBREUX

Nations, ouvrez les yeux, peuples tendez l’oreille, vous êtes concernés:

Les Hébreux sont de retour.

 Après 2000 ans d’absence, ils arpentent à nouveau la terre de leurs ancêtres, alors que leur disparition a été programmée et a été mise en œuvre tout au long de l’Histoire.

Pourtant, ils sont là, sur cette Terre, l’unique, ils n’en n’ont pas d’autre, celle que le Tout Puissant a juré aux Patriarches, de leur donner à jamais, il a réitéré ce don à Moïse et Aaron, puis l’a rappelé aux Prophètes et l’a maintenu même lorsqu’il cachait sa face aux temps ténébreux ou le juif était seul et désarmé face à ses impitoyables ennemis.

Jamais il n’a été question de promesse, cette Terre ne fut promise à personne, elle a été donnée une fois pour toute,  aux hébreux et à leurs descendants. Les 2000 ans d’exil n’y ont rien changé, car ce qui vient du Ciel est indénouable. Les contestations des hommes souvent truffées d’arrières pensées, ne peuvent se mesurer aux décrets du Très Haut.

Ils surgissent du fond du temps, intacts et lumineux, longeant les plaines et les monts d’Israël, reprenant possession de leur pays avec leurs pieds, de l’Aarava au doigt de la Galilée, ils se reconnaissent les enfants du pays vers lequel D… a conduit Abraham, le pays qu’Isaac n’a jamais quitté, et que Jacob a rejoint après 20 ans d’exil, en obtenant de haute lutte le nom d’Israël, du Dieu droit et fort.

La portée de l’évènement va au-delà de la stupeur du Monde, qui observe incrédule et déçu la résurrection de la Nation juive, avec ses hommes et ses femmes parlant l’antique langue des hébreux, peuplant des villes riantes ou austères, à l’image de la diversité chatoyante de ce peuple, il faut voir ces enfants devenus de rudes et tendres soldats, surveillant les frontières, déjouant les plans de ses innombrables ennemis, il faut voir ces savants qui portent haut les progrès  de la science, ses savants donnant d’Israël l’image d’une Nation avancée et inventrice dans tous les domaines, agricole, médical, scientifique, technologiques, biologique etc.….

Mais là ne s’arrête pas la surprise des peuples de la Terre, qui pressentent en la niant, une Présence infinie planant sur leurs têtes. C’est pourquoi ils devront le jour qu’on nomme benoitement le jour du Jugement, mais qui est celui de la prise de conscience des peuples de l’importance pour eux même de la pérennité d’Israël, ils devront alors, s’éveiller à la révélation inimaginable de l’Histoire.

Revenant dans leurs pays, les juifs non seulement réapprennent leur identité, mais surtout annoncent de grandes choses, comme par exemple la fin de gesticulations religieuses auxquelles plus personne ne croit, ou qui sont devenues l’apanage de fanatiques assoiffés de puissance plutôt que de piété. Par leur retour, Ils démontrent, au Monde que le Très haut ne s’enferme pas dans des catégories religieuses ou philosophiques, mais que sa présence s’enracine dans la terre retrouvée de son Peuple.

Les juifs n’étaient plus qu’une petite communauté dispersés dans le vaste Monde, à cause de la volonté implacable de les détruire, qui a ravagé le cœur des Hommes pendant plus de 2000 ans.

On les a déguisés en juifs courbés et soumis, en gueux sans espoir et sans autre avenir que celui des flammes des pogromes, des expulsions, des chambres à gaz et des fours crématoires.

ls ont été accusés par l’Occident, d’avoir tué Dieu lui-même au nom d’un amour qui, au cours des siècles, s’exprima par des guerres fratricides et des massacres imbéciles.

Ils ont été honnis en Orient, pour avoir refusé la voie de la soumission au prophète Mohamed qui s’est dit le dernier et le vrai, ils auraient trahi selon son enseignement, les engagements d’Abraham à l’égard du Dieu unique.

Enfin, au cœur de leur exil au 20ème siècle, ce siècle de fer, de feu et de fureur, la persécution a atteint son paroxysme dans une Europe devenue folle, sous les coups de boutoirs d’un médiocre caporal allemand, qui a instauré l’assassinat organisé et industriel des juifs par balles, par le gaz, par les exécutions gratuites, par les déportations, par l’extermination des innocents le massacre des enfants dans les camps de la mort nazie,

Ils visaient les massacreurs se disant « ariens », à anéantir le peuple juif pour la plus grande gloire de leur folie barbare niant l’Homme et la Morale, au moyen des techniques modernes. Les descendants d’Amalec ont poursuivi leur entreprise meurtrière dans les camps de la mort allemands.

L’Occident à affublé le juif des tares et des vices rédhibitoires qui sont en fait, des alibis destinés à masquer ses propres turpitudes et son mal-être, il a reporté ses fureurs meurtrières sur les innocents sans défense, exilés de leur patrie depuis deux milles ans, chassés par Rome de leur terre que jamais ils n’oublièrent.

L’Occident a tenté dans les buchers d’Espagne, les pogromes slaves, de la Russie impériale, de l’URSS communiste à la Pologne, des pays baltes au Bosphore, d’éradiquer les juifs, gens pourtant pacifiques, pauvres, mais terribles, car portant la Loi morale depuis le lumineux Sinaï jusqu’aux fins fonds de la Terre.

L’Islam pas mieux intentionné, a réduit les vieilles communautés juives chassées de leur pays d’antan; à des mendiants, des dhimmis méprisés, opprimés, humiliés, pressurés par la Ouma musulmane triomphante.

Voleurs déicides, vicieux, rusés et pleutres, rebelles et traitres à leur propre Loi, les juifs méritaient bien leur destin répugnant, leur Dieu les avait chassés du pays de la promesse, en raison de leur entêtement à trahir et à violer la Loi du Ciel.

Manitou le grand, le Maitre du 20eme siècle, a répercuté cet aphorisme saisissant: «  les chrétiens nous refusent le ciel, les musulmans nous refusent la Terre, il ne nous reste que l’horizon »

Mais cet horizon même, resta de fer tant l’espérance, ultime recours, leur était interdite et leur survie condamnée. Accablés d’injures et de coups, les juifs courbaient le dos, taiseux et impassibles, ils étaient encore plus juifs que nature aux yeux des Gentils (c’est donc, qu’ils étaient foncièrement méchants),

Les belles âmes étaient obligées de reconnaitre que la persistance de ce peuple sans avenir et étriqué, prouvait définitivement son éternelle malédiction.

La preuve de leur déchéance ressortait de la vindicte des peuples qui les poursuivaient sous tous les cieux  comme des apostats sans foi ni loi, comme des rebuts de la Terre qui les vomissait, il y avait là manifestement une punition, qui échappait aux Lois de l’Histoire,   harcelant un peuple insoumis, voué à une éternelle damnation.

Depuis quelques décennies, une poignée de révoltés, défrichaient la Palestine, convaincus qu’ils étaient que le salut des juifs, passait par l’enracinement national dans le seul endroit du Monde qui revenait sans cesse dans leurs prières, sous le nom de Shivat Sion  retour à Sion et à Jérusalem, leur eternel amour.

Les sionistes, socialistes agnostiques, se moquant du jeu des Puissances qui se déchiraient l’agonisant Empire ottoman construisaient en Palestine mandataire et même avant, sous la férule du grand Turc, les structures de l’Etat juif en Palestine passant sous le contrôle de la Grande Bretagne avec le grand moyen Orient alors que la France étendait son mandat sur le Liban et la Syrie.

Dans cette région désolée, les pionniers juifs ensemençaient les terres stériles, sous le regard goguenard et haineux des nomades arabes, qui eux savaient qu’il n’y avait rien à tirer de ces sols sauvages. (Romantisme du Bédouin fier et pauvre)

Cette folle entreprise ne pouvait apparemment pas, entraver la marche du Monde et de la guerre terrible qui s’annonçait au rythme de la dévastation que les légions d’Hitler et ses complices s’apprêtaient à infliger au Monde et  leur volonté d’éradiquer le peuple juif de la surface de la Terre.

Mettant toutes les forces vives de la nation la plus puissante, la plus industrialisée, la plus cultivée, la plus brutale aussi, tapie au cœur de l’Europe, l’Allemagne s’est ruée sur l’Europe et a massacré les anciennes Communautés juives de Pologne de Russie et d’Ukraine, de tout les territoires conquis par son armée.

Amalec l’emportait sur tous les fronts, des millions de juifs désarmés, furent exterminés, l’Europe centrale et orientale se réveilla orpheline des grandes communautés juives qui en formaient le cœur vibrant.

L’Europe toute entière mourut de la mort juive.

Mais du fond de leurs tombeaux, c’est-à-dire du fond de leur mémoire et en mémoire des martyrs, les restes de Jacob, les surgeons d’Israël réveillèrent l’antique Espérance.

Les Nations, toutes ces Nations qui avaient abandonné les juifs à la barbarie allemande, s’aperçurent qu’au fond de la méditerranée, entre la mer et le Jourdain, une grande voix murmurante (Kol dmama daka) annonçait le retour des hébreux au pays de leurs pères.

Cette voix de plus en plus audible disait que le malheur juif peut être surmonté, que le Dieu d’Israël les attendait là-bas, pour que leurs mains et leurs âmes rallient leurs frères et avec eux, assèchent les marais du Houlé, fassent lever le blé de la Galilée, plantent des arbres sur les monts de Judée, cueillent les fruits des vergers du Sharon, et fassent refleurir le Néguev,

Tout cela et en combattant et en repoussant  les ravageurs et pilleurs arabes, les impérieux Anglais et pour célébrer ensemble, la renaissance d’Israël.

Cependant, des Etats arabes prirent la relève et surtout ceux  nés de la magie britannique, du golfe persique aux cotes du Liban, sourds à cette grande aventure, décidèrent de l’étouffer dans son berceau et lancèrent une guerre  de destruction totale du tout jeune et fragile Etat à peine proclamé qui serait une insulte à la fierté arabe disaient ils

(Pourquoi la fierté arabe aurait-elle été atteinte? Personne ne le sait)

C’est alors que le monde stupéfait et incrédule vit à la place de dos courbés en guenilles, des soldats juifs en uniformes, armés (hamouchim) comme les hébreux sortant d’Egypte, en ordre de bataille, alliant la force et la ruse et battant toutes ces Nations coalisées, puis encore une fois, puis encore et encore.

Tout en combattant, ils régénèrent leur Terre ancestrale eux les fils revenus des enfers de l’exil et par delà les siècles, fidèles à leur Histoire et à la vielle alliance (la Brit) qui leur a donné-pas promis- cette Terre tant que les Cieux seront tendus sur le Monde, pour l’Eternité « Lanetsar»

Ils n’ont en réalité, jamais été totalement absents du pays les juifs puisque que le vieux yshouv perpétuait silencieusement, la présence de Jacob dans son pays oublié de tous.

Cependant un évènement massif s’est produit à l’orée de la modernité, et se perpétue en Orient : En masse ou individuellement, parfois de gré et parfois de force, au long des années, les juifs reviennent et se transforment en Hébreux.

Nous ne percevons pas encore nettement que l’Histoire dite dans la Bible  répercute ses échos de nos jours, la sortie de l’Exil est une sortie d’Egypte moderne, avec ses mêmes dangers et ses mêmes aléas que lors de la conquête de Canaan.

Regardez comme ils sont calmes et puissants dans leurs habits de guerre, les soldats d’Israël, Judas revient et la royauté d’Israël revient avec lui.

Il règne à nouveau, le quatrième fils de Jacob sur le pays que l’Eternel a donné à sa descendance pour l’Eternité des hommes.

Animé de forces nouvelles, Judas à nouveau, ressort le sceptre royal comme aux temps anciens, mieux que dans les temps anciens, sur les monts de Judée, dans la plaine du Sharon, sur les vallons de Galilée, dans l’Aarava, au Néguev sur les Terres de Dan et d’Ephraïm.

De Métoula à Eilath, Israël est de retour.

Jacob laisse son ombre aux frontières de l’exil, il a retrouvé son nom Israël, gagné de haute lutte dans son combat avec l’ange, il reprend le pays ou coulent le lait et le miel.

L’évènement est tellement massif qu’il suscite à la fois, stupéfaction et dénégation.

Il n’est censément pas possible qu’un tout petit peuple massacré, humilié, haï, méprisé balloté d’un pays à l’autre au gré des Princes, pendant deux mille ans, que ce peuple opprimé, haï, accusé de toutes les turpitudes et des péchés des hommes, moqué pour ses apparences chétives et ses pauvres vêtements, que ce peuple tout petit, rétablisse sa souveraineté sur des terres abandonnées et subitement proclamées saintes par des Etats et des religions jusqu’alors indifférentes, pour le priver de ses droits immémoriaux.

Pourtant, elles ne savent pas encore, mais elles commencent à l’apprendre, les Nations, que les Hébreux, ceux qui passent, (c’est le sens hébraïque de leur nom) foulent la terre d’Israël et que devant eux, marche le Maitre du Monde, son Rocher, le Saint d’Israël, le Tout Puissant, qui sanctionne sous un Nom et récompense sous son autre Nom.

Devant Israël s’avance la colonne de feu la nuit et la colonne de nuées le jour, le Tout Puissant se souvient de son alliance et lui sert de guide, qui pourrait le contrarier ?

Qui peut résister à la puissance de «  Sa main forte et de son bras tendu » ?

Rappelons cet engagement divin, cette parole du Très Haut à Jérémie qui, du fond de sa détresse, rapportait la Parole divine à Israël:

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, lorsque tu me suivais amoureuse dans le désert, une terre non ensemencée.

 

Charles BACCOUCHE

                                  

 

                                                           Charles BACCOUCHE

EDITORIAL LE RETOUR DES HEBREUX

Nations, ouvrez les yeux, peuples tendez l’oreille, vous êtes concernés:

Les Hébreux sont de retour.

 Après 2000 ans d’absence, ils arpentent à nouveau la terre de leurs ancêtres, alors que leur disparition a été programmée et a été mise en œuvre tout au long de l’Histoire.

Pourtant, ils sont là, sur cette Terre, l’unique, ils n’en n’ont pas d’autre, celle que le Tout Puissant a juré aux Patriarches, de leur donner à jamais, il a réitéré ce don à Moïse et Aaron, puis l’a rappelé aux Prophètes et l’a maintenu même lorsqu’il cachait sa face aux temps ténébreux ou le juif était seul et désarmé face à ses impitoyables ennemis.

Jamais il n’a été question de promesse, cette Terre ne fut promise à personne, elle a été donnée une fois pour toute,  aux hébreux et à leurs descendants. Les 2000 ans d’exil n’y ont rien changé, car ce qui vient du Ciel est indénouable. Les contestations des hommes souvent truffées d’arrières pensées, ne peuvent se mesurer aux décrets du Très Haut.

Ils surgissent du fond du temps, intacts et lumineux, longeant les plaines et les monts d’Israël, reprenant possession de leur pays avec leurs pieds, de l’Aarava au doigt de la Galilée, ils se reconnaissent les enfants du pays vers lequel D… a conduit Abraham, le pays qu’Isaac n’a jamais quitté, et que Jacob a rejoint après 20 ans d’exil, en obtenant de haute lutte le nom d’Israël, du Dieu droit et fort.

La portée de l’évènement va au-delà de la stupeur du Monde, qui observe incrédule et déçu la résurrection de la Nation juive, avec ses hommes et ses femmes parlant l’antique langue des hébreux, peuplant des villes riantes ou austères, à l’image de la diversité chatoyante de ce peuple, il faut voir ces enfants devenus de rudes et tendres soldats, surveillant les frontières, déjouant les plans de ses innombrables ennemis, il faut voir ces savants qui portent haut les progrès  de la science, ses savants donnant d’Israël l’image d’une Nation avancée et inventrice dans tous les domaines, agricole, médical, scientifique, technologiques, biologique etc.….

Mais là ne s’arrête pas la surprise des peuples de la Terre, qui pressentent en la niant, une Présence infinie planant sur leurs têtes. C’est pourquoi ils devront le jour qu’on nomme benoitement le jour du Jugement, mais qui est celui de la prise de conscience des peuples de l’importance pour eux même de la pérennité d’Israël, ils devront alors, s’éveiller à la révélation inimaginable de l’Histoire.

Revenant dans leurs pays, les juifs non seulement réapprennent leur identité, mais surtout annoncent de grandes choses, comme par exemple la fin de gesticulations religieuses auxquelles plus personne ne croit, ou qui sont devenues l’apanage de fanatiques assoiffés de puissance plutôt que de piété. Par leur retour, Ils démontrent, au Monde que le Très haut ne s’enferme pas dans des catégories religieuses ou philosophiques, mais que sa présence s’enracine dans la terre retrouvée de son Peuple.

Les juifs n’étaient plus qu’une petite communauté dispersés dans le vaste Monde, à cause de la volonté implacable de les détruire, qui a ravagé le cœur des Hommes pendant plus de 2000 ans.

On les a déguisés en juifs courbés et soumis, en gueux sans espoir et sans autre avenir que celui des flammes des pogromes, des expulsions, des chambres à gaz et des fours crématoires.

ls ont été accusés par l’Occident, d’avoir tué Dieu lui-même au nom d’un amour qui, au cours des siècles, s’exprima par des guerres fratricides et des massacres imbéciles.

Ils ont été honnis en Orient, pour avoir refusé la voie de la soumission au prophète Mohamed qui s’est dit le dernier et le vrai, ils auraient trahi selon son enseignement, les engagements d’Abraham à l’égard du Dieu unique.

Enfin, au cœur de leur exil au 20ème siècle, ce siècle de fer, de feu et de fureur, la persécution a atteint son paroxysme dans une Europe devenue folle, sous les coups de boutoirs d’un médiocre caporal allemand, qui a instauré l’assassinat organisé et industriel des juifs par balles, par le gaz, par les exécutions gratuites, par les déportations, par l’extermination des innocents le massacre des enfants dans les camps de la mort nazie,

Ils visaient les massacreurs se disant « ariens », à anéantir le peuple juif pour la plus grande gloire de leur folie barbare niant l’Homme et la Morale, au moyen des techniques modernes. Les descendants d’Amalec ont poursuivi leur entreprise meurtrière dans les camps de la mort allemands.

L’Occident à affublé le juif des tares et des vices rédhibitoires qui sont en fait, des alibis destinés à masquer ses propres turpitudes et son mal-être, il a reporté ses fureurs meurtrières sur les innocents sans défense, exilés de leur patrie depuis deux milles ans, chassés par Rome de leur terre que jamais ils n’oublièrent.

L’Occident a tenté dans les buchers d’Espagne, les pogromes slaves, de la Russie impériale, de l’URSS communiste à la Pologne, des pays baltes au Bosphore, d’éradiquer les juifs, gens pourtant pacifiques, pauvres, mais terribles, car portant la Loi morale depuis le lumineux Sinaï jusqu’aux fins fonds de la Terre.

L’Islam pas mieux intentionné, a réduit les vieilles communautés juives chassées de leur pays d’antan; à des mendiants, des dhimmis méprisés, opprimés, humiliés, pressurés par la Ouma musulmane triomphante.

Voleurs déicides, vicieux, rusés et pleutres, rebelles et traitres à leur propre Loi, les juifs méritaient bien leur destin répugnant, leur Dieu les avait chassés du pays de la promesse, en raison de leur entêtement à trahir et à violer la Loi du Ciel.

Manitou le grand, le Maitre du 20eme siècle, a répercuté cet aphorisme saisissant: «  les chrétiens nous refusent le ciel, les musulmans nous refusent la Terre, il ne nous reste que l’horizon »

Mais cet horizon même, resta de fer tant l’espérance, ultime recours, leur était interdite et leur survie condamnée. Accablés d’injures et de coups, les juifs courbaient le dos, taiseux et impassibles, ils étaient encore plus juifs que nature aux yeux des Gentils (c’est donc, qu’ils étaient foncièrement méchants),

Les belles âmes étaient obligées de reconnaitre que la persistance de ce peuple sans avenir et étriqué, prouvait définitivement son éternelle malédiction.

La preuve de leur déchéance ressortait de la vindicte des peuples qui les poursuivaient sous tous les cieux  comme des apostats sans foi ni loi, comme des rebuts de la Terre qui les vomissait, il y avait là manifestement une punition, qui échappait aux Lois de l’Histoire,   harcelant un peuple insoumis, voué à une éternelle damnation.

Depuis quelques décennies, une poignée de révoltés, défrichaient la Palestine, convaincus qu’ils étaient que le salut des juifs, passait par l’enracinement national dans le seul endroit du Monde qui revenait sans cesse dans leurs prières, sous le nom de Shivat Sion  retour à Sion et à Jérusalem, leur eternel amour.

Les sionistes, socialistes agnostiques, se moquant du jeu des Puissances qui se déchiraient l’agonisant Empire ottoman construisaient en Palestine mandataire et même avant, sous la férule du grand Turc, les structures de l’Etat juif en Palestine passant sous le contrôle de la Grande Bretagne avec le grand moyen Orient alors que la France étendait son mandat sur le Liban et la Syrie.

Dans cette région désolée, les pionniers juifs ensemençaient les terres stériles, sous le regard goguenard et haineux des nomades arabes, qui eux savaient qu’il n’y avait rien à tirer de ces sols sauvages. (Romantisme du Bédouin fier et pauvre)

Cette folle entreprise ne pouvait apparemment pas, entraver la marche du Monde et de la guerre terrible qui s’annonçait au rythme de la dévastation que les légions d’Hitler et ses complices s’apprêtaient à infliger au Monde et  leur volonté d’éradiquer le peuple juif de la surface de la Terre.

Mettant toutes les forces vives de la nation la plus puissante, la plus industrialisée, la plus cultivée, la plus brutale aussi, tapie au cœur de l’Europe, l’Allemagne s’est ruée sur l’Europe et a massacré les anciennes Communautés juives de Pologne de Russie et d’Ukraine, de tout les territoires conquis par son armée.

Amalec l’emportait sur tous les fronts, des millions de juifs désarmés, furent exterminés, l’Europe centrale et orientale se réveilla orpheline des grandes communautés juives qui en formaient le cœur vibrant.

L’Europe toute entière mourut de la mort juive.

Mais du fond de leurs tombeaux, c’est-à-dire du fond de leur mémoire et en mémoire des martyrs, les restes de Jacob, les surgeons d’Israël réveillèrent l’antique Espérance.

Les Nations, toutes ces Nations qui avaient abandonné les juifs à la barbarie allemande, s’aperçurent qu’au fond de la méditerranée, entre la mer et le Jourdain, une grande voix murmurante (Kol dmama daka) annonçait le retour des hébreux au pays de leurs pères.

Cette voix de plus en plus audible disait que le malheur juif peut être surmonté, que le Dieu d’Israël les attendait là-bas, pour que leurs mains et leurs âmes rallient leurs frères et avec eux, assèchent les marais du Houlé, fassent lever le blé de la Galilée, plantent des arbres sur les monts de Judée, cueillent les fruits des vergers du Sharon, et fassent refleurir le Néguev,

Tout cela et en combattant et en repoussant  les ravageurs et pilleurs arabes, les impérieux Anglais et pour célébrer ensemble, la renaissance d’Israël.

Cependant, des Etats arabes prirent la relève et surtout ceux  nés de la magie britannique, du golfe persique aux cotes du Liban, sourds à cette grande aventure, décidèrent de l’étouffer dans son berceau et lancèrent une guerre  de destruction totale du tout jeune et fragile Etat à peine proclamé qui serait une insulte à la fierté arabe disaient ils

(Pourquoi la fierté arabe aurait-elle été atteinte? Personne ne le sait)

C’est alors que le monde stupéfait et incrédule vit à la place de dos courbés en guenilles, des soldats juifs en uniformes, armés (hamouchim) comme les hébreux sortant d’Egypte, en ordre de bataille, alliant la force et la ruse et battant toutes ces Nations coalisées, puis encore une fois, puis encore et encore.

Tout en combattant, ils régénèrent leur Terre ancestrale eux les fils revenus des enfers de l’exil et par delà les siècles, fidèles à leur Histoire et à la vielle alliance (la Brit) qui leur a donné-pas promis- cette Terre tant que les Cieux seront tendus sur le Monde, pour l’Eternité « Lanetsar»

Ils n’ont en réalité, jamais été totalement absents du pays les juifs puisque que le vieux yshouv perpétuait silencieusement, la présence de Jacob dans son pays oublié de tous.

Cependant un évènement massif s’est produit à l’orée de la modernité, et se perpétue en Orient : En masse ou individuellement, parfois de gré et parfois de force, au long des années, les juifs reviennent et se transforment en Hébreux.

Nous ne percevons pas encore nettement que l’Histoire dite dans la Bible  répercute ses échos de nos jours, la sortie de l’Exil est une sortie d’Egypte moderne, avec ses mêmes dangers et ses mêmes aléas que lors de la conquête de Canaan.

Regardez comme ils sont calmes et puissants dans leurs habits de guerre, les soldats d’Israël, Judas revient et la royauté d’Israël revient avec lui.

Il règne à nouveau, le quatrième fils de Jacob sur le pays que l’Eternel a donné à sa descendance pour l’Eternité des hommes.

Animé de forces nouvelles, Judas à nouveau, ressort le sceptre royal comme aux temps anciens, mieux que dans les temps anciens, sur les monts de Judée, dans la plaine du Sharon, sur les vallons de Galilée, dans l’Aarava, au Néguev sur les Terres de Dan et d’Ephraïm.

De Métoula à Eilath, Israël est de retour.

Jacob laisse son ombre aux frontières de l’exil, il a retrouvé son nom Israël, gagné de haute lutte dans son combat avec l’ange, il reprend le pays ou coulent le lait et le miel.

L’évènement est tellement massif qu’il suscite à la fois, stupéfaction et dénégation.

Il n’est censément pas possible qu’un tout petit peuple massacré, humilié, haï, méprisé balloté d’un pays à l’autre au gré des Princes, pendant deux mille ans, que ce peuple opprimé, haï, accusé de toutes les turpitudes et des péchés des hommes, moqué pour ses apparences chétives et ses pauvres vêtements, que ce peuple tout petit, rétablisse sa souveraineté sur des terres abandonnées et subitement proclamées saintes par des Etats et des religions jusqu’alors indifférentes, pour le priver de ses droits immémoriaux.

Pourtant, elles ne savent pas encore, mais elles commencent à l’apprendre, les Nations, que les Hébreux, ceux qui passent, (c’est le sens hébraïque de leur nom) foulent la terre d’Israël et que devant eux, marche le Maitre du Monde, son Rocher, le Saint d’Israël, le Tout Puissant, qui sanctionne sous un Nom et récompense sous son autre Nom.

Devant Israël s’avance la colonne de feu la nuit et la colonne de nuées le jour, le Tout Puissant se souvient de son alliance et lui sert de guide, qui pourrait le contrarier ?

Qui peut résister à la puissance de «  Sa main forte et de son bras tendu » ?

Rappelons cet engagement divin, cette parole du Très Haut à Jérémie qui, du fond de sa détresse, rapportait la Parole divine à Israël:

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, lorsque tu me suivais amoureuse dans le désert, une terre non ensemencée.

 

Charles BACCOUCHE

                                  

 

                                                           Charles BACCOUCHE

Transférez Fabien Azoulay incarcéré en Turquie, harcelé, torturé car français, Juif et gay

 

Le Midnight Express de Fabien Azoulay, incarcéré en Turquie 

  • Depuis trois ans, Fabien Azoulay, Français juif et gay de 43 ans, subit des sévices dans les prisons turques. Il a été condamné à 16 ans et 8 mois de prison pour avoir acheté du GBL sur un site Internet depuis Istanbul. 

Dans une lettre au président de la République, les avocats de la famille de Fabien alertent les autorités sur la situation dramatique de ce français de 43 ans, condamné à une peine de 16 ans et 8 mois par la Cour d’assises d’Istanbul.
Ils y dénoncent « une audience expéditive et une condamnation anormalement lourde. Fabien est désespéré et ses jours sont en danger ». 

La famille considère que le risque que Fabien attente à ses jours est réel. Elle compte sur l’implication du Président Macron, désormais personnellement informé de la situation, pour mettre un terme à cette situation. 

Les faits à l’origine de la condamnation :
Lors d’un court voyage à Istanbul pour réaliser des implants capillaires, Fabien avait fait en 2017, en toute bonne foi l’acquisition, avec sa carte bancaire sur internet d’un produit dont il ignorait qu’il venait d’être interdit, étant encore en vente libre en Turquie six mois avant les faits. Il a été condamné le 27 février 2018. Il a depuis été transféré à la prison de Giresun à huit cents kilomètres d’Istanbul ce qui rend les visites de ses proches impossibles. Son isolement est total. 

Torture et harcèlement en détention :
Fabien, incarcéré depuis le 16 septembre 2017, a été victime de violences aggravées commises par un codétenu, qui lui a infligé des brulures en raison de son homosexualité et de son appartenance à la religion juive. Il est constamment l’objet d’intimidations et de harcèlement en vue de sa conversion à l’Islam. 

Victime collatérale d’une impasse diplomatique :
La demande de transfèrement de Fabien n’a connu aucune évolution depuis bientôt Novembre 2019.
Selon ses avocats, Maîtres Montenot et Zimeray: « nous ne méconnaissons pas ce qui fait que les relations sont distendues entre la France et la Turquie mais il n’est pas admissible que Fabien AZOULAY en fasse les frais. Nous appelons au sens des responsabilités de part et d’autre pour qu’une solution humanitaire soit trouvée et qu’il soit transféré en France. » 

Merci de signer cette pétition pour influer sur les instances au pouvoir, le gouvernement français et la Turquie afin de permettre à Fabien de retrouver une vie normale, auprès des siens, dans des conditions humaines.

COMITÉ DE SOUTIENT A FABIEN AZOULAY