Catégorie : Lévy

JE ME DOIS DE M’ASSOCIER A CET HOMMAGE. LE DOCTEUR ANDRE NAHUM A ETE UN EXCELLENT MEDECIN ET UN GRAND HUMANISTE ET UN. GRAND CONTEUR. IL AVAIT OUVERT SON CABINET AU PREMIER ETAGE DANS L’IMMEUBLE QUE NOUS HABITIONS AU 2 RUE DE BORDEAUX. IL A ETE MON MEDECIN DEPUIS MES 10 ANS ET NOUS A REJOINT A SARCELLES ET A ETE CELUI DE NOTRE FAMILLE. MERCI A JEAN-PIERRE.

Jean Pierre Allali

Membre du Bureau Exécutif du CRIF, Jean-Pierre Allali préside la Commission des Relations avec les Syndicats, les ONG et le Monde Associatif.

HOMMAGE – ANDRÉ NAHUM, LE CHANTRE DU JUDAÏSME TUNISIEN

23 Novembre 2021 | 11 vue(s)
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Il y a 100 ans, naissait André Nahum, le chantre du judaïsme tunisien

 

Le plus célèbre des Juifs de Sarcelles, personnalité truculente de la communauté juive de France, « roi des briks » (1) et « médecin de Kairouan »(2), André Nahum, s’est éteint le 7 décembre 2015. Il était né le 24 novembre 1921, il y a cent ans.

Médecin et romancier, chroniqueur à la radio Judaïques FM, André Nahum était le chantre du judaïsme tunisien, véritable gardien de la mémoire de « Tunis-la-Juive » (3), de son humour et de sa sagesse (4).

Fils d’Eugène Nahum, qui, avec les frères de son épouse, tenait un commerce de tissus en gros dans les souks de Tunis, André Nahum a vu le jour dans la capitale tunisienne. Sa destinée, dès lors, était toute tracée et il aurait dû succéder à son père, mais, après avoir obtenu son baccalauréat section philosophie, il choisit, malgré les fortes réticences d’Eugène Nahum, de se lancer dans des études de médecine et de gagner Paris. À l’époque, les voyages en avion étaient rares. C’est donc en bateau que le jeune André rejoint Marseille et, de là, Paris. Comme tous les jeunes « Tunes » exilés, il ne manquait pas de revenir au pays pour les vacances estivales. La Deuxième Guerre mondiale va perturber ce rythme tranquille et, en 1939, il préfère poursuivre ses études à Alger qu’à Paris, devenue dangereuse. Après l’armistice, il est réquisitionné comme externe à l’hôpital Parney. Libéré après plusieurs semaines, il regagne Tunis puis Alger. En 1941, du fait du Statut des Juifs, il est exclu de la faculté de médecine d’Alger. Il se retrouve à Tunis. Tour à tour, pointeur, aide-comptable et vendeur de sciure, il retrouve l’espoir quand il apprend le débarquement américain en Afrique du Nord. Hélas, les Allemands n’ont pas encore dit leur dernier mot et, contre toute attente, envahissent la Tunisie qu’ils occuperont pendant six mois, du 13 novembre 1942 au 7 mai 1943. André Nahum, comme des milliers de jeunes Juifs tunisiens, sera astreint au travail obligatoire au camp de Bizerte. « J’ai connu les coups de plat de baïonnette sur les fesses, la cravache et les tonsures infamantes…Avec mes compagnons d’infortune, j’ai subi la vermine, les poux, la gales, les réveils au petit matin à grands coups de crosse sur la porte de la chambrée aux coups répétés et furieux de  Aufstein, Los , Los ! » racontera-t-il plus tard (5).

Après avoir quitté la Tunisie, André Nahum s’installera à Sarcelles où s’étaient regroupés, dans les années soixante, de nombreux Juifs d’Afrique du Nord. Il sera alors, pendant longtemps « Le » médecin de Sarcelles.

Marié à Jeanine Augé,  il aura 3 enfants, deux garçons, Pierre et David, tous deux médecins et une fille, Maya, auteure et journaliste, animatrice à Radio J.

La passion de l’écriture et du témoignage le gagnera très vite. Paru en 1979, « L’étoile et le jasmin » est un véritable bijou (6), précurseur et annonciateur de nombreux autres ouvrages.  Plus tard, André Nahum, qui vouait au grand champion de boxe juif tunisien assassiné à Auschwitz, Young Perez, une grande admiration, lui consacrera deux ouvrages (7).

Il suivait avec passion l’actualité proche-orientale (8) et, s’il gardait une nostalgie pour son pays natal et se voulait un partisan de l’amitié judéo-musulmane, il analysait avec lucidité l’exil des Juifs des pays arabes, estimant que « l’habileté du pouvoir fut de se débarrasser des Juifs en faisant croire qu’il faisait tout pour les garder. Officiellement on voulait nous retenir et on nous poussait délicatement vers la sortie. En réalité, tout concourrait à nous faire partir » (9). Plus particulièrement, pour ce qui concerne la Tunisie, il affirmait : « La Tunisie, c’est le pays où je suis né il y a 2000 ans. Celui de mes aïeux, de mes morts, celui de mon enfance. Une terre à laquelle j’étais viscéralement attaché jusqu’au jour où l’on m’a fait comprendre qu’elle n’était plus mienne. « Tunis-la-Juive » est morte. Elle ne reviendra jamais plus. J’ai cru après l’indépendance qu’une minorité juive pourrait vivre dans un pays arabe. Je me suis trompé ». (10)

Avant de tirer sa révérence, André Nahum nous a offert, en octobre 2015, un ouvrage pour la jeunesse, illustré par Éva Sanchez Gomez (11).

André Nahum, un grand, un très grand bonhomme apparu sur cette terre il y a un siècle. Que sa mémoire soit bénie et longtemps magnifiée.

 

Jean-Pierre Allali

Zemmour : C. Lagarde s’est tiré une balle dans la tête | JForum

 

Christophe Lagarde s’est tiré une balle dans la tête, en cherchant à discréditer Éric Zemmour, mais il n’est pas le seul. France-Info complice de l’ignominie s’est pris les pieds dans le tapis, et se trouve obligé de retirer la vidéo. Mais trop tard, le mal est fait. Après avoir poussé C. Lagarde à la faute en faisant de la surenchère, en mentant effrontément, en déformant les propos de E. Zemmour , l’intéressé qui a voulu se rendre intelligent, est tombé dans l’appel au meurtre, et devrait être poursuivi pour ses propos. Mais la démocratie française est à géométrie variable. Alors que les propos sont publics, sur un audiovisuel public , aucun procureur ne semble s’être ému de la chose. Les grands donneurs de leçons, sont devenus sourds et muets. Pourvu qu’ils le restent.

 

L’auteur d’une menace de mort encourt 5 ans de prison et 75 000€ d’amende lorsqu’elle est émise sans ordre. La peine est portée à 7 ans d’emprisonnement et 100 000€ d’amende lorsqu’elle est émise avec un ordre de remplir une condition (L’article 222-18-3 du Code pénal).

« Une balle dans la tête » – Eric Zemmour réagit aux menaces du patron de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde : « De toutes les racailles qui me prennent pour cible, tu n’es pas la plus dangereuse, mais la plus traîtresse”.

 

18h35: Eric zemmour a réagit par un communiqué après les menaces du Président de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde: « Il dénonce “la duplicité”, “la lâcheté, “le cynisme” du président de l’UDI. “Depuis des mois, je suis probablement l’homme le plus menacé de mort de France. Je m’y suis fait. De toutes les racailles qui me prennent pour cible, tu n’es certainement pas la plus dangereuse, mais incontestablement la plus traîtresse”.

 

15h28: Éric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes a réagi aux propos du président de l’UDI: “Propos monstrueux de Jean-Christophe Lagarde (…). Déclaration d’une violence inouïe qui mérite des sanctions exemplaires. J’espère que ses propos seront dénoncés unanimement par tous les responsables républicains de France”.

“Le débat politique atteint une violence intolérable. Celle des mots annonce celle des actes. Et qu’un centriste, le comble, prête au défunt Charles Pasqua des intentions de meurtre est insupportable”, a quant à lui réagi Bernard Carayon, l’un des porte-parole de Michel Barnier.

13h23 : Après le tollé suscité sur les réseaux sociaux depuis ce matin sur l’absence de réaction en plateau des journalistes de France Info suite aux menaces de mort de Jean-Christophe Lagarde contre Eric Zemmour, la télé et la radio France Info ont publié un communiqué en début d’après-midi indiquant « que la séquence allait être coupée et non rediffusée »

12h11: Jean-Christophe Lagarde, le Président du groupe UDI et Indépendants a dérapé en plein direct ce matin sur France Info alors qu’il était invité de l’interview politique. A une question sur Eric Zemmour, il a ainsi péter les plombs en plein direct en menaçant le journaliste et sans doute futur candidat à la Présidentielle : « Il ose se prétendre du RPR, mais si Pasqua était là tu prendrais une balle dans la tête ! »

Des propos légitimant ainsi l’usage de la violence pour faire taire Eric Zemmour et qui n’ont provoqué aucune réaction de la part des journalistes présents qui ont enchaîné comme si de rien n’était.

Mais ce n’est pas tout car Jean-Christophe Lagarde, en roue libre a également menti à plusieurs reprises de façon grossière. Ainsi, par exemple, il affirme ainsi que « Eric Zemmour ne supporte pas la contradiction comme il l’a montré dans Face à la rue à Drancy ». Mais le patron du l’UDI a oublié de dire que pendant l’émission en direct Eric Zemmour a bien eu de la contradiction car a été confronté, par exemple, à un député En Marche, à un responsable de La France Insoumise ou encore à un militant LGBT. La seule personne qui a refusé de débattre est la femme de Mr Lagarde qui est la Maire de la ville. On se demande donc qui a peur de la contradiction

Mr Lagarde affirme également que personne n’a dit « qu’une boucherie traditionnelle se trouvait à 150m du lieu où il circulait. Mensonge également, car il est très simple de revoir le passe où dans la boucherie, un employé répond à Eric Zemmour « qu’il y a une boucherie à 150m ».

Autant de faits que personne n’a opposé aux mensonges et aux menaces du patron de l’UDI.

Source : JFORUM.FR 

 

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L’ambassadrice d’Israel au Royaume-Uni évacuée sous la menace violente de pro-palestiniens

 

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Procès du meurtre de Mireille Knoll s’ouvre aujourd’hui mardi 26 octobre 2021 aux assises de Paris.

Après l’indicible, le procès d’assassins est bien souvent pour les proches des victimes une véritable épreuve.
Le parcours des tortionnaires, les mobiles, les détails de l’homicide sont autant de mots et d’attitudes insoutenables pour les familles des victimes.
Et les manœuvres de la défense des assassins pour tenter de minimiser parfois d’innocenter les coupables ajoutent à cette épreuve si douloureuse.
L’Observatoire juif de France tient à exprimer son soutien à la famille de Mireille Knoll et l’assure de sa proximité de cœur, fidèle et sans faille.
Il est hautement souhaitable que le caractère antisémite de ce meurtre soit reconnu par la Justice.
René Lévy
Président de l’Observatoire juif de France

Communiqué de presse : L’Observatoire Juif de France dépose plainte à l’encontre de Gaetan Matis se disant humoriste suite à sa « blague » publiée sur Twitter faisant référence à l’attentat du Bataclan.  

Paris le 25 octobre 2021

L’Observatoire Juif de France dépose plainte à l’encontre de l’humoriste se disant Gaëtan Matis qui suite à son Tweet du 7 octobre 2021 a déclenché une polémique en faisant une référence à l’attentat du Bataclan et Eric Zemmour.
 « Si j’avais une machine à voyager dans le temps, je bookerai le Bataclan pour la soirée du 13 novembre afin d’y organiser une soirée rencontre entre Eric Zemmour et son public ».

Ces propos indignes constituent une apologie du terrorisme qui est prévu et sanctionné par les dispositions du Code pénal.

L’Observatoire Juif de France a pour vocation de combattre tous les individus qui se livrent à des actes racistes, antisémites ou faisant l’apologie du terrorisme et du nazisme.
L’Observatoire Juif de France ne laisse passer aucun dérapage et reste toujours mobilisé aux fins de traquer inlassablement les antisémites.

Le Président
René Levy

 

CHRONIQUE Michel Zerbib pour RADIO J 13 NOVEMBRE NUMERO 18. Quand le sort s’acharne, une audience à pleurer

Ilana Ferhadian.

Hier Michel vous nous racontiez les témoignages de spectateurs retenus en otage au Bataclan par les terroristes Aggad et Mostefai, entre terreur et discussions surréalistes avant l’assaut de la BRI. Ce mercredi 20 octobre, la Cour a entendu encore des récits de survivants et de familles de victimes ; des témoignages insoutenables mais parfois dits avec une forme d’humour étonnante.

Michel ZERBIB

Oui Ilana un humour ici <<politesse du désespoir >> comme dit l’aphorisme et qui essaye de mettre à distance (si c’est possible) la description de l’horreur. Plusieurs témoins en ont fait montre dans ce procès si dur dans cette phase fondamentale qu’est le témoignage. Des petits moments de respiration alors que les récits nous coupent littéralement le souffle.
C’est le cas de celui de Hans , veste kaki et cheveux longs, 43 ans à l’époque, qui veut témoigner << pour tous ces fantômes qui hantent cette nuit du  13 novembre 2015, au concert des Eagles of Death Metal avec sa compagne  Lou, rencontrée quelques mois auparavant.

Ce couple se trouvait dans la fosse quand les trois terroristes ont pénétré dans le Bataclan.
Hans se souvient très bien des << pétarades et de cette silhouette en ombre chinoise d’un homme qui tenait une arme . Il ressent très vite une douleur qui le fait tomber au sol. Il est tombé sur une femme qui était déjà morte :<< ce qui m’a frappé, c’est la quantité de sang qui coulait … comment était-ce possible ? >> Mais il comprend qu’il ne faut pas bouger. Faire le mort comme l’ont raconté plusieurs survivants. Mais il ne sait pas où est Lou.


Hans essaie de supporter cette douleur qui lui irradie le corps, il tente de se comprimer contre le corps de cette femme et empêcher son propre sang de couler.

Quelques minutes plus tard, le terroriste Amimour fait exploser son gilet . Hans se souvient de << cette myriade de confettis qui retombaient …c’était assez joli. En fait, c’était répugnant >> admet-il. Mais attention le pire est à venir ! Certains spectateurs en profitent pour s’échapper de la salle. << Une tête est alors tombée sur mes pieds, ça ajoutait de l’inconfort à ma situation >> lâche-t-il avec un humour très anglais et puis carrément noir lorsqu’il poursuit << mes gestes étaient lents. J’essayais de faire rouler cette tête entre mes pieds >>
 Hans se demande ou sont ces blessures son << corps commençait à le lâcher … des épanchements à l’intérieur de moi … J’ai froid … je comprends que je commence à partir.>> Drôlement encore il dit << tout le monde se demande ce que ça fait de mourir. Pour moi c’était médiocre. Je n’ai pas vu de lumière au bout du tunnel. J’ai pensé à personne, j’avais juste froid >>

Les policiers arrivent enfin à l’intérieur et le transporte dehors. << une balle est entrée par la hanche, a démoli la rate puis s’est logée dans le poumon >> raconte encore Hans qui est un miraculé car une autre balle lui a touché le crâne ! Il a d’autres cicatrices mais il ne sait pas ce c’est >> Et Lou sa compagne ? Par chance, elle est sortie saine et sauve et c’est elle qui est à son chevet à l’hôpital puis dans les mois de rééducation. Mais ils ont survécu et peuvent aujourd’hui se réapproprier la rue. Vivants !

Ilana Ferhadian.

le récit d’une rescapée qui souffre d’une amnésie presque totale des attentats a été parmi d’autres un moment fort

Michel ZERBIB

Dominique a 47 ans. << je n’ai aucune violence envers les accusés car je ne veux pas m’abaisser à penser comme Daesh >> dit-elle d’emblée. C’est donc cette femme qui tente de reconstituer face aux juges les événements de sa mémoire traumatisée. Elle est de petite taille et elle n’est donc pas aller dans la fosse durant le concert << Quoi tient une vie ? c’est peut-être ma taille qui m’a sauvée >> En revanche sa mémoire n’a pas oublié le bruit terrible des kalachnikovs << je me sens piégée, je suis au sol, je ne vois rien >> Elle pense aux attentats de janvier, elle est désespérée << ce n’est pas de la peur, c’est au-delà. Elle va mourir sans pouvoir rien faire.
Dominique ne se souvient pas comment elle a pu s’échapper. Elle est ratée de longs mois en état de sidération << J’ai l’impression d’être restée là-bas, piégée par terre >> Mais ils ne l’ont pas eue et elle est libre << soyez heureux >> conclue-t-elle. On va essayer …

Ilana Ferhadian.

Pas facile Michel avec le récit qui va suivre, une mère qui a perdu son fils à 24 ans

Michel ZERBIB

 Non pas vraiment avec la photo de Pilomène et de son fils Baptiste souriants, projetée à la Cour. Cette femme encore jeune, à la coupe courte et aux lunettes veut raconter le parcours de son fils doux, solaire, à qui tout réussissait, jusqu’à ce terrible soir du concert, un cadeau de sa sœur. << sa vie c’est la mienne, sa mort c’est aussi la mienne >>Ce soir-là Philomene veut se rassurer << sur 1500 personnes, ce n’est pas possible qu’il soit dedans >> Cette nuit sera longue entre espoir et désespoir. C’est la petite amie de son fils qui lui annonce sa mort.

Philomène passera rapidement sur l’institut médicolégal et son manque d’humanité. Comme d’autres parents en deuil, elle a voulu savoir quels furent les derniers instants de son fils << j’ai attendu des mois avant de savoir comment était mort Baptiste, s’il avait souffert, s’il avait eu le temps d’avoir peur … >> Elle a tout lu, tout regardé pendant des mois. Aujourd’hui elle dit à la barre << que son fils a presque eu de la chance de mourir tout de suite, apparemment sans souffrir. En revanche, pour elle, six ans après la plaie est béante.


Tatiana témoigne pour sa grande sœur Precilia, assassinée avec son compagnon
. << partie dans la plus grande barbarie et sans doute seule >> Ses deux enfants qui lui permettent << d’avancer dans ce deuil >> ont comme second prénom celui de leur tante assassinée.
<< il faudra un jour que je trouve les mots pour leur expliquer dans quelle violence leur tante a disparu >>
Son père, lui, est mort de chagrin raconte-t-elle dans son récit qui a fait pleurer la salle.
Tatiana est poursuivi par le sort. Elle s’est retrouvée à nouveau dénaturée un attentat islamiste << j’habite dans la rue de l’école de Samuel Paty >> Son fils est scolarisé dans l’école du professeur décapité …

MICHEL ZERBIB

L’Observatoire Juif de France a porté plainte contre Louis Ouis

L’Observatoire Juif de France (OJF) a déposé une plainte devant le Procureur de la République contre M. Louis Ouis, auteur de posts antisémites sur VKontakte ou VK, réseau social russe.

M. Louis Ouis a posté un montage associant une photographie de Jacques Attali lié à une déclaration sur l’absence d’article prévoyant dans le traité de Maastricht la possibilité de sortie d’un Etat et surtitrée « CECI N’EST PAS UN COMPLOT JUIF ».
Il l’a ainsi commenté : « Messianisme belliqueux neuropirate… »
A droite de ce montage, figure la caricature d’un Juif portant une kippa et au visage doté d’un nez proéminent. Ce personnage, dont on ne voit que le haut du corps, se frotte les mains en signe de réjouissance.

M. Louis Ouis a ainsi commenté l’article « L’antisémitisme est tout à fait respectable » de Henry Makow : « C’est un juif, Henry Makov, qui le dit. »

Ces deux posts véhiculent des stéréotypes antisémites sur des Juifs identifiés par des caractéristiques – physiques, kippa – distinctives, et présentés comme bellicistes, maléfiques, complotistes, etc.

En outre, ils tendent à justifier l’antisémitisme, comme un acte de défense.

La plainte de l’Observatoire Juif de France (OJF) vise plusieurs griefs, dont provocation à la discrimination nationale raciale religieuse ainsi que diffamation envers particulier(s) en raison de sa race, de sa religion ou de son origine, et ce, par parole, écrit, image ou moyen de communication au public.

L’Observatoire Juif de France[1] lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme.

Des visuels sont disponibles sur demande.

                                                                                                                                                                                        Contact presse :

[1] https://observatoirejuifdefrance.fr/

 

Mon interview par Radio Chalom Nitsan le 7 octobre 2021 par Véronique Chemla

 

J’ai été interviewée sur Radio Chalom Nitsan (RCN) le 7 octobre 2021 à 11 h, dans le cadre d’Israël d’hier et d’aujourd’huiémission animée par André Barmo’ha, sur le procès des attentats terroristes islamistes du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis – antisémitisme de l’attentat au Bataclan occulté, accueil souvent incompris des premières déclarations du terroriste islamiste Salah Abdeslam -. Par manque de temps, je n’ai pas pu évoquer le livre d’Eric Zemmour « La France n’a pas dit son dernier mot ». Gentiment, André Barmo’ha m’invitera le 14 octobre 2021 pour que nous évoquions ce livre intéressant à la lecture stimulante.

« Il y a mille façons d’informer. Il n’y en a qu’une pour dire la vérité »… Radio Chalom Nitsan émet de Nice. Cette “radio de la communauté Juive de la Côte d’Azur” dispose d’un site Internet, d’un compte Facebook, et d’une chaine Youtube

 

Attentat au Bataclan

Le 13 novembre 2015, des commandos terroristes islamistes ont commis, au nom de l’Etat islamique (ISIL, ISIS ou Daech), des attentatsprès du Stade de France à Saint-Denis, et à Paris aux terrasses de café ainsi qu’au Bataclan. Ils ont tué 130 personnes, dont 90 dans cette salle de spectacles. Le procès de ces attentats, où comparaîtront 20 accusés, a débuté le 8 septembre 2021 et devrait s’achever le 25 mai 2022. 

La principale cible des terroristes s’avère le Bataclan, lieu de spectacles menacé par les islamistes pour son accueil de soirées en solidarité avec l’Etat Juif et dont les propriétaires étaient jusque récemment des Français Juifs. Une salle de spectacles recevant ce 13 novembre 2015 le groupe américain de rock Eagles of Death Metal qui venait de se produire en Israël, malgré les appels au boycott

Tous ces faits prouvent que l’antisémitisme caractérise ces attentats. L’Etat islamique (ISIS) vise à terroriser les Occidentaux, les kouffars, les Yaoud, probablement aussi à réduire le chiffre d’affaires des entreprises détenues par des Français Juifs, à les marginaliser dans la  société française, à ce qu’ils soient évités, boycottés par leurs concitoyens, et in fine à ce qu’ils quittent la France. Car ISIS a bien conscience que les Français juifs sont les plus ardents défenseurs de la république, de la démocratie, de la France.

Le 13 novembre 2017, lors de l’émission Les Grandes Gueules sur RMC, Alain Marsaud, ancien chef du service central de lutte antiterroriste au parquet de Paris, a déclaré : “Nous avons un enregistrement complet de ce qui s’est passé au Bataclan… Les terroristes du Bataclan disaient, avant d’assassiner, de tirer au coup par coup : “Tiens espèce de sale juif’ !” Chez ces gens venus de Molenbeek ou passés par le circuit Grèce, on a un antisémitisme latent aussi dans l’affaire du Bataclan. Il n’y a pas que l’Hypercacher”.

Le procès de ces attentats, où comparaîtront 20 accusés, s’ouvrira le 8 septembre 2021 et devrait s’achever le 25 mai 2022. “Durant neuf mois, le plus long procès jamais organisé en France va se tenir à Paris. Voici les principaux chiffresà connaître sur cette longue séquence judiciaire.

–  Neuf mois, 140 jours d’audience : de l’ouverture du 8 septembre au verdict du 25 mai, le procès va s’étaler sur neuf mois, avec une coupure autour de l’anniversaire des attentats.

1 800 parties civiles, 330 avocats : les victimes survivantes et les proches des 130 morts qui se sont constitués partie civile seront présentes et représentées, comme plusieurs associations de victimes. Une trentaine d’avocats défendront les accusés.

20 accusés : de Salah Abdeslam, seul survivant des commandos, à Mohammed Abrini, 20 hommes sont cités à comparaître. 14 seront présents au procès, cinq étant présumés morts en Syrie et un autre étant détenu en Turquie, ayant refusé l’extradition.

542 tomes de procédure : l’enquête menée par les juges d’instruction du parquet national antiterroriste, qui a abouti à l’acte d’accusation, condense un million de pages.

Trois avocats généraux : le parquet national antiterroriste a mobilisé trois magistrats pour assurer les fonctions du ministère public. La cour d’assises spéciale sera dirigée par un président de la chambre à la Cour d’appel de Paris, Jean-Louis Peries.

7,5 millions d’euros : c’est le prix des travaux nécessaires à la construction de la salle d’audience conçue spécialement à l’intérieur du palais de justice de l’Île de la Cité. En plus de la salle principale, 14 salles annexes ont été aménagées pour accueillir les avocats, les parties civiles et les journalistes attendus. Au total, elle accueille 2 000 personnes.”

« Nos années de plomb – Du Caire au Bataclan : Autopsie d’un désastre » est une enquête minutieuse de Philippe Cohen-Grillet sur l’attentat du 22 février 2009 au Caire (Egypte) qui a causé la mort de Cécile Vannier, lycéenne de 17 ans et blessé 24 autres personnes. Accablant pour des autorités politiques, des magistrats et des médias français.

Après les attentats terroristes islamistes du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, Philippe Cohen-Grillet, journaliste, révélait dans Le Canard enchaîné que, « malgré le déni et les mensonges du gouvernement, la justice française était au courant de menaces contre le Bataclan depuis 2009, et que rien n’avait été fait ». Ni information des propriétaires de la salle de concerts, ni protection policière du lieu, ni recherche des plans du bâtiment. Pourquoi ?

Occultations d’informations et mensonges à la famille de Cécile Vannier, indifférence de médias à l’égard de cet attentat, diplomatie française peu claire… Philippe Cohen-Grillet brosse un tableau effrayant d’une France cible du terrorisme islamiste, ainsi que de magistrats et agents du renseignement irresponsables.

Le 27 novembre 2015, François Hollande, alors Président de la République, a prononcé un discours unitaire en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015. Il a affirmé que la France avait été frappée pour ce qu’elle était et que la Nation pleurait les victimes :

« La France « a été frappée lâchement, dans un acte de guerre organisé de loin et froidement exécuté. Une horde d’assassins a tué 130 des nôtres et en a blessé des centaines, au nom d’une cause folle et d’un dieu trahi. Aujourd’hui, la Nation tout entière, ses forces vives, pleurent les victimes. 130 noms, 130 vies arrachées, 130 destins fauchés, 130 rires que l’on n’entendra plus, 130 voix qui à jamais se sont tues. Ces femmes, ces hommes, incarnaient le bonheur de vivre. C’est parce qu’ils étaient la vie qu’ils ont été tués. C’est parce qu’ils étaient la France qu’ils ont été abattus. C’est parce qu’ils étaient la liberté qu’ils ont été massacrés ».

Le Chef de l’Etat a ainsi occulté le caractère antisémite de l’attentat au Bataclan.

Donc l’instruction a été menée pendant des années sans ce grief d’antisémitisme.

“La recevabilité des demandes de personnes morales, dont également les villes de Paris et Saint-Denis ou encore des sociétés propriétaires de cafés et restaurants [ainsi que le Bataclan] attaqués par les djihadistes était au cœur de l’audience, ce lundi 4 octobre 2021, au procès des attentats dans la capitale. « Il n’y a pas eu de procès Charlie Hebdo sans l’hebdomadaire Charlie Hebdo. Il ne peut y avoir le procès des attentats du 13-Novembre sans le Bataclan. » Me Marie Burguburu estime « incompréhensible » la position du ministère public, qui conteste la constitution de partie civile de la société d’exploitation des spectacles Bataclan.”

« Nous ne disons pas que le Bataclan et d’autres ne sont pas des victimes des attentats, a précisé l’avocat général Nicolas Braconnay. Nous ne contestons pas d’ailleurs leur nécessaire indemnisation par le biais d’assurances ou d’aides publiques. »

“Mais selon le parquet national antiterroriste, pour qu’une « constitution de partie civile soit recevable, il faut un préjudice personnel et direct en lien avec l’infraction et les faits poursuivis ». Or « seule une personne physique peut être une victime directe de meurtre ou de tentative de meurtre », ajoute-t-il, s’appuyant notamment sur une décision de 2019 de la Cour de cassation, qui a rejeté la constitution de partie civile de la ville de Nice dans l’enquête sur l’attentat du 14 juillet 2016.

« Soutenir que le Bataclan n’aurait subi qu’un préjudice indirect est une aberration », rétorque Marie Burguburu. L’avocate de la société d’exploitation du Bataclan souligne que ce lieu « intimement lié au 13-Novembre », où quatre-vingt-dix personnes ont été tuées, a été une « cible choisie, préméditée ». “Elle rappelle aussi que la « SNCF a été jugée recevable » au procès de l’attaque déjouée du Thalys en août 2015. « Refuser au Bataclan le droit au procès pénal s’apparenterait à un déni de justice, politiquement à un scandale et humainement à un mépris et un non-sens. »

“Concernant Paris, le ministère public estime « que la ville a été prise pour cible en qualité de capitale. C’est la politique française qui est visée. C’est François Hollande. Pas Anne Hidalgo ». La Ville ne s’est « pas constituée à chaque attentat sur son territoire, réplique son avocat, Me Patrick Klugman. Elle le fait ici parce qu’elle a été spécifiquement ciblée et directement éprouvée […] ». La cour d’assises spéciale va délibérer « au calme » sur ces demandes de constitutions de parties civiles, a annoncé le président, sans préciser toutefois quand la décision sera rendue”.

Le 15 septembre 2021, Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre 2015, « a tenté de justifier les attentats de Paris devant la cour d’assises spéciale de Paris, où il était invité, comme les treize autres accusés, à faire une déclaration sur les faits qui lui sont reprochés. “On a attaqué la France, on a visé la population, des civils mais il n’y avait rien de personnel. Quand on a visé ces gens-là, on a visé la France et rien d’autre. Quand François Hollande a pris la décision d’attaquer l’État Islamique, il savait que sa décision comportait des risques. Il savait qu’en prenant cette décision, des Français allaient trouver la mort”, a déclaré Salah Abdeslam, masque noir baissé sur sa barbe.

« Et de poursuivre, en reprenant les codes de la propagande jihadiste : “Les avions français qui bombardent l’État islamique ne font pas de distinctions entre les hommes, les femmes, les enfants, ils détruisent tout sur leur passage. On a voulu que la France subisse la même douleur que nous subissons. François Hollande a dit que nous avons combattu la France à cause de ses valeurs, mais c’est un mensonge.” 

Comme les attentats terroristes islamistes à Mumbai (nouvelle dénomination de Bombay), “capitale financière et plus grande ville de l’Inde. du 26 au 29 novembre 2008, les attentats du 13 novembre 2015 ont visé plusieurs lieux, dont l’un d’eux est Juif : le centre ‘Habad-Loubavitch à Nariman House dirigé par où le rabbin Gavriel Holtzberg et son épouse Rivka, émissaires (« chlou’him ») du Rabbi de Loubavitch et directeurs du Centre et d’autres personnes sont torturés et assassinés. A Paris, ce lieu perçu comme juif était le Bataclan qui avait accueilli des soirées organisées par des associations françaises juives. Ainsi, le Collectif contre les extrémismes, de droite et de gauche, avait organisé une réunion le 5 juin 2002 au Bataclan. Des intellectuels – Pierre-André Taguieff, Shmuel Trigano, Jacques Tarnero, Marc Knobel et Me Gilles-William Goldnadel – avaient signalé la gravité pour la République et les Juifs d’une situation propice aux ennemis de la démocratie. Répondant à un questionnaire, les candidats – Cap 21, MDC, PS, RPR, UDF – aux élections législatives se sont parfois engagés devant un auditoire houleux.

Des services de sécurité de divers pays avaient tiré les conclusions des attentats à Mumbai en prévoyant la réponse à une éventuelle situation identique dans leur pays.

Le 6 octobre 2021, René Lévy, président de l’Observatoire Juif de France, m’a confié envisager, si un fait nouveau apparaît lors du procès, de se constituer partie civile.

Le 8 septembre 2021, entièrement vêtu de noir – Salah Abdeslam “a été invité à décliner son identité à l’ouverture de l’audience. Il s’est présenté comme “un combattant de l’Etat islamique”. “La salle, remplie d’avocats et de quelques dizaines de parties civiles, frémit“. « Tout d’abord, je voudrais témoigner qu’il n’y a d’autre Dieu qu’Allah et que Mahomet est son messager. » « On verra ça plus tard », répond Jean-Louis Periès, président de la Cour d’assises. Les noms de ses père et mère ? Ils n’ont « rien à faire ici ». Le président les cite à sa place. Sa profession ? « J’ai délaissé ma profession pour devenir un soldat de Dieu. » « J’avais “profession : intérim” », reprend Jean-Louis Périès. Salah Abdeslam a répété : “J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’État islamique”.

Et il a ajouté : « Vous êtes bien, ici, vous avez des écrans plats, l’air conditionné, mais nous, on est comme des chiens. Ça fait six ans que je suis traité comme un chien. Je ne me suis jamais plaint, parce que je sais que je vais ressusciter, et que vous allez rendre des comptes. » « Monsieur Abdeslam, là, on est sur un autre registre, répond très calmement le président Jean-Louis Péries. Nous ne sommes pas dans un tribunal ecclésiastique, ici, mais dans un tribunal démocratique. »

“Marie-Claude Desjeux, présidente de la Fenvac (Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs), se dit surprise de la volubilité de Salah Abdeslam après tant d’années de mutisme. « C’est glaçant pour les proches des victimes, cela donne le ton du procès, mais faut-il y accorder tant d’intérêt ? » 

“Thierry, rescapé du Bataclan, fait partie des rares parties civiles à vouloir parler aux médias. Il rapporte devant micros et caméras l’émotion qu’il a perçue autour de lui, dans la salle d’audience principale, lorsque Salah Abdeslam a énoncé la profession de foi islamique. Pour Thierry, Abdeslam a voulu « faire le mariole ».

Le Président Jean-Louis Périès “se lance dans un propos liminaire. Il sait toute la charge qui repose sur lui, il sait surtout les attentes placées dans cette audience prévue pour s’étirer pendant près de neuf mois. « Ce procès est qualifié d’historique et d’hors norme, débute-t-il la voix claire. Historique, il l’est certainement, car les faits que nous allons examiner sont déjà inscrits indubitablement par leur intensité dans les événements nationaux et internationaux de ce siècle. Hors norme, il l’est aussi par le nombre des intervenants, le nombre de victimes, le nombre de parties civiles et de conseils, le nombre de témoins à la barre et les moyens dévolus par l’État. »

“Mais ce magistrat expérimenté, qui prendra sa retraite à l’issue du procès, prévient immédiatement : « L’essence même du procès criminel, c’est le respect de la norme, l’application de la procédure pénale et le respect des droits de chacun à commencer par les droits de la défense ». Jean-Louis Périès a donc un impératif : « intégrer aussitôt la norme » dans ce procès qui explose tous les superlatifs. « Notre cour d’assises a pour fonction d’examiner les charges à l’encontre de chacun des accusés et d’en tirer toutes les conséquences sur le plan pénal après avoir entendu les paroles de chacun. (…) Il faut garder ce cap, de façon à maintenir la justice dans sa dignité. Je sais faire confiance à chacun d’entre vous. »

Pour le journaliste et essayiste Eric Zemmour interviewé sur CNews le 9 septembre 2021, Salah Abdeslam « n’est pas un provocateur. Il exprime ce qu’il est. Il tient un double discours. Premier discours à destination de nous, médias occidentaux : le discours victimaire habituel. En réalité, c’est une prison quatre étoiles : il a sa propre salle de sports, tout cela pour qu’il n’ait pas de contact soi-disant avec les autres et qu’il ne puisse pas les “radicaliser” comme on dit dans le jargon imbécile de notre époque. Mais il a quand même des contacts avec les autres pour faire du prosélytisme. [Deuxième discours], il y a les propos d’un musulman impeccable. Dans le Coran, il est dit qu’il faut imiter Mahomet, le “beau modèle” qui est à la fois un prophète et un chef de guerre, un combattant, un type qui va faire couper la tête à ses ennemis… Il annonce la parole divine et un combattant. Quand on est un bon musulman, on imite ce “beau modèle”. Abdeslam se sent comme le meilleur musulman du monde puisqu’il a imité en tout ce que l’on raconte de la vie de Mahomet… Il le dit. Il y a un décalage entre notre regard sur la religion, en particulier sur la religion islamique parce que la plupart des Occidentaux et des observateurs sont des ignorants : ils n’ont pas lu le Coran, ils voient l’islam comme une espèce de christianisme oriental pour les Arabes… Quand on dit la différence, ils vous insultent et vous disent que vous êtes anti-musulman. Je préfère discuter avec des musulmans qui connaissent leur religion ». 

“La 3e journée du “procès du siècle”, ce vendredi 10 septembre, sera consacrée à l’appel des témoins ainsi qu’à la lecture du rapport. Une audience perturbée, la veille, une nouvelle fois par les mots du principal accusé, Salah Abdeslam, qui, sans en avoir eu la permission, a plusieurs fois pris la parole. Une première fois pour dédouaner ses co-accusés, puis en expliquant qu’il y avait aussi des victimes en Syrie et en Irak et qu’elles n’auraient pas la parole lors de ce procès.”

“Un comportement qui pose la question de l’attitude à adopter à son égard. Faut-il le laisser chaque jour se mettre en scène, ou bien se montrer plus ferme ? Philippe Duperron, dont le fils Thomas est mort au Bataclan, est pour la seconde option : “Il y a un vrai débat de fond qui se pose, et la police de l’audience est très difficile à assurer. Le président (du tribunal) Périès conserve une main ferme et essaye d’endiguer la logorrhée de Salah Abdelslam. C’est un vrai problème”.

“Celui qui s’est constitué partie civile ne veut pas voir l’accusé “prendre le lead sur le procès” et, à l’inverse, souhaite que celui-ci “retrouve sa place dans le box”. “Il faut absolument le recadrer”, assène-t-il.”