Catégorie : Lévy

PAS D’ACCORD AVEC ZEMMOUR MAIS OUI A BENOIT RAYSKI


 
Jean Castex visite le mémorial d’Auschwitz-Birkenau, l’ancien camp de concentration et d’extermination nazi allemand à Oswiecim, en Pologne, le 27 janvier 2022.
Jean Castex visite le mémorial d'Auschwitz-Birkenau, l'ancien camp de concentration et d'extermination nazi allemand à Oswiecim, en Pologne, le 27 janvier 2022.
©BARTOSZ SIEDLIK / AFP

DEBOUT LES MORTS !

Auschwitz et Oradour-sur-Glane contre Zemmour : c’est pas un peu trop ?

Ces morts méritent le respect et le silence. 

Ce 27 janvier, jour de la Shoah, Jean Castex était à Auschwitz. Il était accompagné par toutes les sommités de la communauté juive française.

Compte tenu de la solennité du jour, il ne pouvait en être autrement. Mais le grand rabbin de France et les autres se sont rendus, contre leur gré, complices d’une basse manœuvre électorale.

Le Premier ministre a en effet profité de sa présence dans le camp d’extermination pour dénoncer ceux qui « falsifient l’Histoire ». On peut trouver scandaleux les propos de Zemmour sur Vichy mais brandir contre lui les enfants juifs gazés, ce n’est pas très beau.

Il était certes normal que le Premier ministre se rende à Auschwitz un 27 janvier. Mais le détournement de cadavres est juste une opération politicienne et électorale. Castex était-il à Auschwitz le 27 janvier 2021 ? On sent bien que les élections approchent.

C’est pour cette raison qu’Emmanuel Macron est allé rendre hommage aux martyrs d’Oradour-sur-Glane. Et là-bas, il a trouvé les mêmes mots que Castex (à moins que ce ne soit Castex qui ait copié sur lui) pour stigmatiser les « falsificateurs de l’Histoire ». Macron est d’ailleurs coutumier de cette méthode. En son temps, il avait jugé utile de se rendre au Mémorial de la Shoah à Paris pour contrer Marine Le Pen. Contre Zemmour, beaucoup de choses sont permises. On peut critiquer ses sorties, argumenter contre lui. Dire que ses propos sur Vichy sont inacceptables. Mais qu’on laisse les morts tranquilles !  

ZONE INTERDITE

Richard Malka est notamment l'avocat de << Charlie Hebdo >> et de Mila.

 

 

 

 

 

« En l’absence de réaction, il n’y aura plus aucun reportage ni enquête sur l’islam radical »

Menacée, Ophélie Meunier, présentatrice de « Zone interdite », vit depuis samedi sous protection policière. Me Richard Malka appelle les médias à la soutenir.

Par

“Zone interdite” sur l’islam radical : Ophélie Meunier menacée et placée sous protection policière

Accueil / People / News people

par Juliette Thévenot créé le 29/01/2022 à 15:56
 
 
"Zone interdite" sur l'islam radical : Ophélie Meunier menacée et placée sous protection policière
 
© Stephane Cardinale – Corbis/GettyImages
 

Depuis la diffusion, dimanche 24 janvier, du dernier numéro de l’émission “Zone interdite” consacré à l’islam radical, la présentatrice Ophélie Meunier serait victime de menaces inquiétantes.

Le 24 janvier dernier, M6 diffusait une enquête choc sur l’islamisme intitulée “Face au danger de l’islam radical, les réponses de l’État”, dans le cadre du célèbre programme de la chaîne, Zone interditeUne émission qui a suscité beaucoup de réactions de la part de certains musulmans ainsi que des personnalités politiques de droite et d’extrême droite. Et pour cause, elle montrait des librairies islamiques à Roubaix, dans le nord de la France, des magasins vendant des poupées sans visage ou encore des quartiers décrits comme “ayant basculé dans l’intégrisme”.

Depuis sa diffusion, l’émission “a eu pas mal de répercussions”, et notamment pour la présentatrice Ophélie MeunierCible de messages menaçants, la journaliste a été placée sous la protection du SDLP, d’après une source policière citée par20minutes.J’ai donné instruction qu’à chaque fois qu’un journaliste fait l’objet de menaces caractérisées, il bénéficie d’une protection policière”, a d’ailleurs tweeté Gérald Darmanin, samedi 29 janvier, confirmant l’information. Nous trouverons les auteurs de ces menaces”, a ajouté le ministre de l’Intérieur. Nicolas de Tavernost, le président du directoire du groupe M6, a alerté en premier sur les menaces visant Ophélie Meunier, indique un article du Figaro.

Une autre personne menacée

C’est face à la commission d’enquête du Sénat sur la concentration des médias qu’il a évoqué la situation inquiétante, vendredi 28 janvier. Il était initialement interrogé au sujet de son droit de regard sur le contenu des programmes du groupe. “Nous avons discuté de cette émission. Si vous appelez cela de l’ingérence M. Assouline [le rapporteur de la commission d’enquête, Ndlr], j’ai été ingérant sur cette émission. J’ai demandé si nous avions les garanties, si c’était une émission ‘extrémiste’, j’ai demandé si la présentatrice qui est menacée, était protégée, j’ai demandé si les témoins qui parlaient étaient bien floutés, etc.”, a indiqué le président du directoire du groupe sans donner davantage d’informations. Avant de conclure : “j’estime que c’est mon devoir de responsabilité.”

Toujours selon Le Figaro, Ophélie Meunier ne serait pas la seule à être menacée depuis la diffusion de l’enquête. Le juriste Amine Elbahi, qui apparaît dans le reportage, aurait reçu plusieurs menaces “de décapitation et d’égorgement” pour avoir “tenu un discours de vérité à visage découvert et en particulier sur l’inaction du maire de ma commune”, affirme-t-il à BFMTV. Selon ses dires, son “numéro de téléphone a circulé sur les réseaux sociaux” et “plusieurs appels au meurtre ont été diffusés”. Le jeune homme a d’ailleurs déposé plainte vendredi 28 janvier et a également été placé sous protection, indique 20minutes.

Juliette Thévenot
Chaque jour, la rédaction d’aufeminin s’adresse à des millions de femmes et les accompagne dans toutes les étapes de leur vie. La rédaction aufeminin est composée de rédactrices engagées et …

Source : aufeminin.com

 

 

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En lisant des souvenirs de jeunesse de Golda Meir

En lisant des souvenirs de jeunesse de Golda Meir

par Ypsilantis


« Je crois que nous trouverons la paix avec nos voisins, mais je suis sûre que personne ne fera la paix avec un État d’Israël faible. Si Israël n’est pas fort, il n’y aura pas de paix » Golda Meir.

J’ai devant moi un livre inédit en français et traduit par les soins de Pierre Lurçat : « La maison de mon père », soit des souvenirs de jeunesse de Golda Meir. Cette traduction est précédée d’un préambule du traducteur. Il s’agit de la troisième publication de la collection La Bibliothèque sioniste (Éditions L’Éléphant, Paris-Jérusalem). Je rappelle les titres des deux publications précédentes (je les ai présentées sur ce blog) : « La rédemption sociale, éléments de philosophie sociale de la Bible hébraïque » et « État et religion, question autour de la tradition juive » de Vladimir Jabotinsky. Et il est annoncé la parution prochaine dans cette même collection d’un autre écrit de Vladimir Jabotinsky, un texte fondamental : « Le mur de fer. Les Arabes et nous ».

Pierre Lurçat ouvre son préambule sur ces mots : « Les souvenirs de jeunesse qu’on lira ici ont été publiés en Israël en 1972. Golda Meir était alors Premier ministre depuis plusieurs années. Trois ans plus tard, après sa démission et son retrait de la vie politique, elle rédigera une autobiographie plus complète sous le titre « Ma vie ». Le texte ici publié en français pour la première fois ne couvre en effet qu’une partie de la vie de l’auteur – celle qui s’étend de son enfance à son séjour au kibboutz Merhavia, dans les années 1920. On y découvre, outre l’autoportrait de celle qui allait devenir la première femme Premier ministre de l’État d’Israël, la description fidèle et sans fioriture d’une génération tout entière, celle des pionniers de la Troisième Alyah (1921-1924) ».

Golda Meir, membre de la Troisième Alyah, une Alyah qui a appliqué les valeurs de la Première Alyah transmises par la Deuxième Alyah (soit les valeurs fondatrices du sionisme travailliste dont rend compte le livre que j’ai entre les mains) par le biais d’une expérience directe et non par un programme ou des théories.

Golda Meir

Golda Meir (1898-1978)


La polémique entre Juifs « laïques » et Juifs « religieux » est assez bruyante au sein et à l’extérieur du monde juif. Or, cette séparation n’est pas aussi marquée que certains le prétendent, par ignorance ou à dessein. Ces pages le laissent entendre et je pourrais en revenir à Moses Mendelssohn, le Juif « éclairé » par excellence, le Juif de l’Aufklärung. Or, ce Juif des Lumières fut également un Juif observant, très observant même…

Dans son préambule, l’auteur esquisse une biographie de Golda Meir dans laquelle je relève deux points saillants, soit le déclenchement de la guerre du Kippour (5 octobre 1973) et une certaine conception du féminisme. On a volontiers attribué à Golda Meir, alors Premier ministre, de l’imprévoyance tandis que le ministre de la Défense d’alors, Moshe Dayan, était épargné par la commission d’enquête. Son chef d’état-major, David Elazar, s’était quant à lui prononcé pour une attaque préventive. Deuxième point : la conception du féminisme de Golda Meir qui occupe la dernière partie du préambule, conception qu’elle expose dans des pages plus tardives de son autobiographie publiée en français chez Robert Laffont, en 1975, sous le titre « Ma vie ». Elle y évoque le « féminisme constructif » bien différent de celui que cherche à nous imposer un certain battage médiatique. Je me permets à ce propos une parenthèse. Israël laboratoire du monde (une expression à même de susciter de vastes développements) est aussi un laboratoire des relations femmes/hommes. Fier de sa tradition pionnière, Israël est aussi un pays pilote en matière de « féminisme constructif » et notamment par le biais de son armée de défense.

Ce petit livre se structure suivant trois parties soit : « La maison de mon père », que reprend le titre général, « Mes premiers jours au kibboutz » et « Trois rencontres », soit un discours prononcé à l’occasion de la cérémonie de réception du titre de Citoyenne d’honneur de la Ville de Jérusalem, le 18 mai 1971. Je vais en rendre brièvement compte tout en vous invitant à lire ce livre dans son intégralité.

La maison de mon père.

Il s’agit d’une suite de portraits familiaux esquissés avec vigueur, une suite dont ressortent le portrait du père, de la mère et d’une sœur qui a eu une importance particulière dans la vie de Golda Meir, ce qu’elle dit dès la première page : « Mon engagement politique me vient plutôt de ma sœur que de mes parents ». Ce sont des portraits vigoureux, sobres et empreints de respect. Golda Meir présente une famille forte où les femmes tiennent une place centrale, à commencer par cette grand-mère, prénommée Golda, sans laquelle aucune décision n’est prise. Golda Meir estime devoir quelque chose à chacune et à chacun de ses proches et elle les en remercie. De fait, on éprouve du bonheur à lire ces pages où la famille apparaît comme un puissant socle et où les relations femmes/hommes ne sont pas systématiquement dénigrées comme elles le sont aujourd’hui par divers mouvements, l’homme étant présenté comme un oppresseur et un violeur potentiel. Le père occupe une belle place dans ces pages même si Golda Meir confie que la mère « était plus sagace que mon père et plus à même de prendre des initiatives ».

Les parents de Golda Meir donnent naissance à huit enfants (quatre fils et quatre filles), cinq d’entre eux meurent avant leur un an. Ne reste que trois filles dont Golda et Shayne, de neuf ans son aînée, un personnage central pour la future Premier ministre de l’État d’Israël.

Golda Meir naît à Kiev dont elle n’a que très peu de souvenirs. A cinq ans, elle revient avec sa famille à Pinsk (en Biélorussie) dont tous sont originaires tandis que le père part pour les États-Unis afin d’y préparer un meilleur avenir pour lui et sa famille. Shayne commence à militer dans le mouvement sioniste socialiste, ce qui crée une immense inquiétude dans la famille, y compris chez Golda, et ce qui pousse la mère à accélérer leur départ pour les États-Unis. Golda est profondément influencée par le sionisme de cette sœur, et elle sait qu’elles ne sont pas bundistes.

Golda Meir a huit ans. La famille part pour les États-Unis où le père qui est syndiqué à Milwaukee se considère déjà comme un peu américain. Shayne refuse de s’américaniser et de quitter les habits de deuil qu’elle porte depuis la mort de Theodor Herzl (en 1904). La mère ouvre un magasin mais le père se tient à distance de ce projet et veut rester ouvrier, une condition dont il est fier. Shayne trouve un travail dans un atelier de couture et envoie une part de son salaire à ses camarades du mouvement socialiste sioniste. Suite à la Révolution russe de 1905, de nombreux militants de ce mouvement émigrent aux États-Unis. Certains s’installent à Milwaukee où ils se réunissent à l’occasion dans l’appartement des parents de Golda.

Les tensions entre les parents et Shayne se multiplient et Golda devient un intermédiaire entre eux et elle dont elle prend souvent le parti. Golda aide son père affilié à la branche du Joint (American Jewish Joint Distribution Committee) de Milwaukee au cours de la Première Guerre mondiale ; elle le fait avec grand plaisir et en œuvre plein accord avec son père. A Milwaukee, les partis sionistes se regroupent et constituent le Poale Zion (un mouvement sioniste socialiste) en opposition aux Juifs socialistes mais opposés au sionisme. Suite à des tensions avec ses parents (concernant principalement le choix des études et de la profession), Golda rejoint Shayne à Denver. La famille de Golda est une famille juive traditionnelle. Sa langue est le yiddish. L’hébreu se tient timidement à l’arrière-plan. Les parents militent activement, notamment au sein du B’nai B’rith. Golda et sa sœur partent pour Israël en 1921. Les parents les rejoindront cinq ans plus tard. Elles partent pour Israël, Golda avec son mari, sa sœur sans son mari (qui doit s’occuper de la famille laissée sur place) et avec ses deux enfants. Malgré ses excellents souvenirs des États-Unis, Golda n’éprouvera jamais la nostalgie de ce pays car « notre installation en Eretz-Israël nous semblait tellement naturelle, tellement évidente, et ce dès le premier instant ».

Elle et sa sœur décident de rejoindre une kvoutsa (village collectif), soit Merhavia. En attendant, les deux sœurs logent dans un appartement de Tel Aviv. Shayne reste à Tel Aviv où elle travaille dans un hôpital tout en s’occupant de ses enfants. Golda et son mari finissent par s’installer à Merhavia.

Les parents arrivent en Eretz-Israël. Golda et son mari partagent leur temps entre Tel Aviv et Jérusalem. Les parents s’installent à Herzliya où le père construit presqu’entièrement de ses propres mains sa maison, l’une des premières de la zone C de ce village. Elle est située sur un promontoire entre deux villages arabes. Golda écrit : « Herzliya se trouvait alors entre deux villages arabes et la situation sécuritaire n’était pas très brillante. Comme la maison de mon père se trouvait sur un promontoire, on y avait installé la cache d’armes de la Haganah, et presque jusqu’à son dernier jour, il ne renonça pas à son tour de garde nocturne. Pendant les événements de 1929, les femmes et les enfants furent évacués de cette partie de Herzliya, mais ma mère refusa de partir et y resta avec mon père. »

Mes premiers jours au kibboutz.

J’ai lu et relu ces quelques pages avec un plaisir particulier. Il s’agit d’un discours en réponse au discours de bienvenue prononcé par des membres du kibboutz Revivim (où vivent alors sa fille et sa famille), en 1969, un jour de Pessah. A partir de souvenirs d’une vie quotidienne rude et pleinement assumée, on perçoit les qualités de cette grande dame. L’essentiel de ces quelque vingt pages a trait à l’expérience de Golda dans la cuisine du kibboutz où elle avait travaillé. Elle commence par confier qu’elle ne savait alors pas grand-chose au sujet des kibboutz, et elle évoque les difficultés rencontrées à Merhavia du fait d’un préjugé défavorable à l’égard d’une jeune fille américaine, mariée de surcroît.

Elle donne nombre de détails touchant au quotidien et à ses efforts pour l’améliorer avec les moyens du bord, très limités. Elle évoque la préparation du pain à laquelle elle est préposée. Elle décide de le pétrir non pas à sec comme les anciennes ou avec beaucoup d’eau (ce qui facilite le travail) mais avec un peu d’eau. Et puis il y a le problème de l’huile, du petit-déjeuner, du poisson salé et autres questions culinaires, sans oublier la lessive et le repassage des vêtements… Il est également question des mouches, un problème contre lequel l’inventive Golda ne trouve pas de solution : « L’été, nous allions en général travailler vers quatre heures du matin car, lorsque le soleil se levait, le travail dans les champs prenait fin. Nous nous enduisions de vaseline (lorsqu’il y en avait), nous portions des cols hauts, des manches longues, nous nous couvrions de châles – et nous revenions avec des mouches collées dans les oreilles, les yeux et le nez. Les vaches elles-mêmes fuyaient les champs pour leur échapper ». Il y a aussi la malaria (Golda en est victime et est hospitalisée) et la fièvre pappataci dont elle décrit les symptômes d’autant mieux qu’elle en est également victime. Et elle termine son discours sur cet espoir a priori si simple mais si compliqué pour Israël d’une vie tranquille, d’une vie paisible pour le peuple d’Israël, une vie non pas d’une heure, d’une nuit mais de chaque heure, de chaque nuit, « car c’est ainsi que cela doit être ».

Trois rencontres.

Trois rencontres ? Golda Meir nous rappelle qu’elle a grandi dans une famille juive traditionnelle mais sans jamais vraiment comprendre ce que signifiait Jérusalem, à commencer par le Kotel, sans comprendre ce que pouvait représenter le fait de glisser entre ses pierres un morceau de papier, un kvitel. Pourtant, une fois devant, elle comprend… C’est la première rencontre.

La deuxième rencontre. Guerre des Six Jours, elle peut enfin se rendre au Kotel à peine libéré. Devant le Kotel prient de jeunes parachutistes revêtus d’un châle de prière. Elle s’approche et glisse un kvitel entre deux pierres. Survient alors l’une des choses les plus grandes de sa vie (ce sont ses mots) : l’un des parachutistes « qui ne savait sans doute pas qui j’étais (…) posa sa tête sur mon épaule et se mit à pleurer comme un nourrisson » et « j’eus le privilège (…) d’être pour lui comme une mère ».

La troisième rencontre. Près du Kotel, en soutien aux Juifs d’U.R.S.S., un puissant État qui cherche à couper ses citoyens Juifs de leur passé et de leur présent et, ainsi, les empêcher de penser l’avenir de leur peuple.

Golda Meir, « La maison de mon père », traduction et présentation de Pierre Lurçat, éditions Books on Demand

Olivier Ypsilantis

Ypsilantis | 29 janvier 2022 à 16 h 42 min | Catégories : Pierre Itshak LURÇAT | URL : https://wp.me/p87u5l-5zz

 

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Le Saint-Siège souligne l’importance d’une mémoire véridique de l’Holocauste | vaticannews.

 
 
Des jeunes visitent Yad Vashem à Jérusalem, le 26 janvier 2022.
Des jeunes visitent Yad Vashem à Jérusalem, le 26 janvier 2022.  (AFP or licensors)
 
VATICAN

Le Saint-Siège souligne l’importance d’une mémoire véridique de l’Holocauste

Avec le temps qui passe «des distorsions, dont le négationnisme et le révisionnisme» émergent, permettant à «la menace de l’antisémitisme de rôder en Europe et ailleurs» a regretté le représentant permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe ce jeudi 27 janvier. Il appelle à un travail de mémoire et à une condamnation ferme de l’antisémitisme.
 

À l’occasion de la Journée de la mémoire des victimes de la Shoah, instaurée par les Nations unies le 27 janvier de chaque année – jour anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau, Mgr Janusz Urbańczyk a pris la parole ce jeudi matin à Vienne au siège de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe où il représente le Saint-Siège.

L’extermination de six millions de juifs européens par l’Allemagne nazie commémorée ce jeudi «rappellent de la manière la plus radicale le danger de ne pas tenir compte de la dignité humaine intrinsèque des personnes et invitent à un engagement collectif pour “dire […]: Plus jamais ça !”», souligne le prélat.

Inviter les jeunes au dialogue

Comme le faisait le Pape la veille, Mgr Urbańczyk insiste sur l’importance de la transmission auprès de jeunes générations afin de pouvoir construire «un avenir où la dignité humaine ne sera plus jamais piétinée par des idéologies racistes», un avenirdans lequel «l’iniquité indicible de la Shoah» ne sera plus jamais possibleIl appelle à un engagement personnel et une implication directe pour apprendre à connaitre le judaïsme en entrant en dialogue avec l’autre. «Le dialogue peut être un outil puissant pour combattre les préjugés et favoriser la reconnaissance de la dignité humaine», note-t-il.

La «cruauté indicible» que représente la Shoah doit continuer à être évoquée et condamnée, afin qu’elle reste un «souvenir vivant». Le représentant du Saint-Siège souligne en outre l’importance d’un souvenir «sincère» et de la préservation d’une «mémoire véridique de l’Holocauste» surtout, précise-t-il,  avec le temps qui passe.

Mise en garde contre les réseaux sociaux

«Au fur et à mesure, des distorsions, dont le négationnisme et le révisionnisme, apparaissent et déforment l’importance du souvenir de cet événement horrible, tant pour les individus que pour les groupes. Ces distorsions permettent à la menace de l’antisémitisme de rôder en Europe et ailleurs » déplore le représentant du Saint-Siège à l’OSCE.  Soulignons  que le 20 janvier dernier, les chefs des diplomaties allemande et israélienne s’inquiétaient également de la monté « dramatique » du négationnisme dans le monde alors que l’Assemblée générale des Nations unies adoptait une résolution appelant tous les États à lutter contre la négation de l’Holocauste et l’antisémitisme.

Le prélat a mis en garde contre les réseaux sociaux, nouveaux vecteurs de négationnisme et de révisionnisme: «Malheureusement, la désinformation sur l’Holocauste trouve de nouveaux moyens d’émerger, y compris sur les réseaux sociaux, et gagne du terrain, ce qui aura un effet délétère sur les individus et les institutions».

10 actes antisémites par jour selon un rapport

Un rapport publié lundi 24 janvier par l’Agence juive et l’Organisation sioniste mondiale parlait d’une augmentation spectaculaire du nombre de conspirations antisémites y étant publiées. L’AFP se fait écho d’une enquête sur les réseaux sociaux entre 2020 et 2021 qui a révélé plus de 60 millions de liens établis entre la Shoah et a Covid-19, en majorité en anglais, hébreu et espagnol. Ce jeudi, pour lutter contrer le négationnisme en ligne, l’Unesco et le Congrès juif mondial ont annoncé avoir noué un partenariat avec le réseau social TikTok où 17% des contenus posté ayant trait à cette question nie ou déforme l’Holocauste. Les utilisateurs s’intéressant au sujet verront désormais apparaître «en tête de leurs résultats de recherches une bannière les invitant à visiter le site du CJM et de l’Unesco: www.aboutholocaust.org», a fait savoir l’agence onusienne dans un communiqué.

Le conspirationniste, le négationnisme ou la banalisation des crimes contre l’humanité commis par les nazis ne sont pas sans conséquences. Les actes à motifs antisémites ont atteint leur plus haut niveau en dix ans avec plus de dix incidents par jours, selon l’Agence juive et l’Organisation sioniste mondiale.

Près de 50% de ces actes se sont produits en Europe, près de 30% aux Etats Unis. Il s’agit essentiellement de destructions, d’actes de vandalisme, de profanations. Les agressions physiques ou verbales représenteraient moins de du tiers des incidents enregistrés estime les auteurs du rapport.

Aujourd’hui, le Saint-Siège par la voix de son représentant à l’OSCE  invite enfin à s’opposer «fermement» et «sans équivoque» à l’antisémitisme, sous toutes ses formes et manifestations, et à tout ce qui peut y conduire.

 

 
Shoah: «Ne permettez pas que cette cruauté indicible soit oubliée»
26/01/2022
 

Shoah: «Ne permettez pas que cette cruauté indicible soit oubliée»

Ce mercredi 26 janvier, à la fin de l’audience générale, François a salué la rescapée d’Auschwitz Lidia Maksymowicz. À la veille de la journée internationale dédiée à la mémoire …
 
 
Source: vatican/news
 
 
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27 janvier – Le 27 janvier 1945, le camp d’Auschwitz-Birkenau était libéré | Crif – Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

 

En 1944, l’Armée rouge est à 200 kilomètres d’Auschwitz. Les autorités nazies envisagent alors la liquidation du camp en cas de nouvelles victoires soviétiques, ainsi que cela avait déjà été fait pour les autres centres d’extermination situés plus à l’Est.

Aussi longtemps que cela a été possible, les nazis ont continué l’extermination dans les chambres à gaz. Les nazis ne mettent fin aux travaux d’agrandissement d’Auschwitz (camp souche et Birkenau) qu’à la fin de l’année 1944. Les travaux d’extension de certains des camps auxiliaires continuent pratiquement jusqu’à la libération.

Avant cela, les nazis entreprennent de détruire et d’effacer les traces des crimes commis. Ils prennent soin d’assassiner la plupart des témoins oculaires du génocide et particulièrement les Juifs qui avaient travaillé dans les crématoires. Ils font nettoyer et recouvrir de terre par des déportés les fosses contenant des cendres de victimes.

Après l’été 1944, le camp se dépeuple progressivement. Les détenus évacués sont soit employés dans des usines d’armement situées plus à l’intérieur du Reich (principalement des Polonais et Soviétiques), soit, dans le cadre des marches et des transports de la mort, conduits vers d’autres camps de concentration.

Le 17 janvier 1945 a lieu le dernier appel général. Y sont présents 67 000 déportés dont 31 800 à Auschwitz I et II et 35 100 dans les camps auxiliaires dépendant de Monowitz. La marche de la mort d’Auschwitz à Loslau, endurée par des détenus épuisés, sans manger ou presque, dans un froid glacial, est responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts.

Le camp d’Auschwitz est libéré par la 100ème division (général Krasavine) du Front de Voronej de l’Armée rouge, renommé “Premier front d’Ukraine”. L’armée entre dans le camp vers 15 heures. La libertéenfin.

 

Vous qui vivez en toute quiétude

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant

La table mise et des visages amis,

Considérez si c’est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connaît pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain,

Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c’est une femme

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu’à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver.

N’oubliez pas que cela fut,

Non, ne l’oubliez pas : Gravez ces mots dans votre cœur.

Pensez-y chez vous, dans la rue,

En vous couchant, en vous levant ;

Répétez-les à vos enfants.

Ou que votre maison s’écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous.

Primo Lévi, Si c’est un homme

Source : http://www.crif.org

 

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SUITE A NOTRE PLAINTE L’INDIVIDU SE DISANT MANU DESGRANGES A ETE CONDAMNE 5.000 EUROS D’AMENDE DONT 2.000 ASSORTIS DU SURSIS

 

Un individu se disant Manu Desgranges, antisémite virulent, se croyait protégé d’une impunité. Il se plaisait à insulter et diffamer les juifs, en les accusant de comploter contre la République.

Manu Desgranges est spécialisé dans les entretiens vidéo avec des personnalités dissidentes et antisémites comme Blet, Dieudonné, Benedetti , Damien Viguier Bruno_Gollnisch…. 

C’est un Fan d’Alaîn Soral, Hervé Rhysen, Faurisson….

Il citait des noms de personnes connues, ayant des noms pouvant afficher une origine juive,  sa page YouTube est nommée « Le réveil des moutons ». La Justice l’a rattrapé.

Sur YouTube, il accusait les juifs de comploter contre la République avec des commentaires orduriers.

L’Observatoire juif de France, avait déposé plainte le 24 février 2021.
Le Parquet ayant suivi, il a déclenché les poursuites qui ont mené cet individu devant le Tribunal correctionnel de Valence.

Le 25 janvier 2022, le Tribunal a condamné ce délinquant à une amende de 5 000 € dont 2 000 € assortis du sursis.

Le « Dauphiné Libéré » rapporte « Cet ancien traiteur de 30 ans avait posté sur sa chaîne YouTube appelée « Manu le réveil des moutons » une vidéo d’un entretien avec l’humoriste Dieudonné. Celle-ci avait provoqué l’indignation de l’Observatoire juif de France et déclenché une procédure en justice. »

L’Observatoire juif de France ne pouvait pas laisser impunis ces propos haineux et dégradants, il poursuivra sa veille et ses poursuites à l’encontre de ceux qui salissent les citoyens de confession israélite et qui par là même salissent la Nation et piétinent les valeurs de la République.

Nous remercions  Balance Ton Antisémite pour sa totale collaboration dans cette affaire.

René Lévy

Président

Tel. 06 08 27 14 18