Catégorie : Lévy

27 janvier – Le 27 janvier 1945, le camp d’Auschwitz-Birkenau était libéré | Crif – Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

 

En 1944, l’Armée rouge est à 200 kilomètres d’Auschwitz. Les autorités nazies envisagent alors la liquidation du camp en cas de nouvelles victoires soviétiques, ainsi que cela avait déjà été fait pour les autres centres d’extermination situés plus à l’Est.

Aussi longtemps que cela a été possible, les nazis ont continué l’extermination dans les chambres à gaz. Les nazis ne mettent fin aux travaux d’agrandissement d’Auschwitz (camp souche et Birkenau) qu’à la fin de l’année 1944. Les travaux d’extension de certains des camps auxiliaires continuent pratiquement jusqu’à la libération.

Avant cela, les nazis entreprennent de détruire et d’effacer les traces des crimes commis. Ils prennent soin d’assassiner la plupart des témoins oculaires du génocide et particulièrement les Juifs qui avaient travaillé dans les crématoires. Ils font nettoyer et recouvrir de terre par des déportés les fosses contenant des cendres de victimes.

Après l’été 1944, le camp se dépeuple progressivement. Les détenus évacués sont soit employés dans des usines d’armement situées plus à l’intérieur du Reich (principalement des Polonais et Soviétiques), soit, dans le cadre des marches et des transports de la mort, conduits vers d’autres camps de concentration.

Le 17 janvier 1945 a lieu le dernier appel général. Y sont présents 67 000 déportés dont 31 800 à Auschwitz I et II et 35 100 dans les camps auxiliaires dépendant de Monowitz. La marche de la mort d’Auschwitz à Loslau, endurée par des détenus épuisés, sans manger ou presque, dans un froid glacial, est responsable de plusieurs dizaines de milliers de morts.

Le camp d’Auschwitz est libéré par la 100ème division (général Krasavine) du Front de Voronej de l’Armée rouge, renommé “Premier front d’Ukraine”. L’armée entre dans le camp vers 15 heures. La libertéenfin.

 

Vous qui vivez en toute quiétude

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant

La table mise et des visages amis,

Considérez si c’est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connaît pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain,

Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c’est une femme

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu’à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver.

N’oubliez pas que cela fut,

Non, ne l’oubliez pas : Gravez ces mots dans votre cœur.

Pensez-y chez vous, dans la rue,

En vous couchant, en vous levant ;

Répétez-les à vos enfants.

Ou que votre maison s’écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous.

Primo Lévi, Si c’est un homme

Source : http://www.crif.org

 

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]

SUITE A NOTRE PLAINTE L’INDIVIDU SE DISANT MANU DESGRANGES A ETE CONDAMNE 5.000 EUROS D’AMENDE DONT 2.000 ASSORTIS DU SURSIS

 

Un individu se disant Manu Desgranges, antisémite virulent, se croyait protégé d’une impunité. Il se plaisait à insulter et diffamer les juifs, en les accusant de comploter contre la République.

Manu Desgranges est spécialisé dans les entretiens vidéo avec des personnalités dissidentes et antisémites comme Blet, Dieudonné, Benedetti , Damien Viguier Bruno_Gollnisch…. 

C’est un Fan d’Alaîn Soral, Hervé Rhysen, Faurisson….

Il citait des noms de personnes connues, ayant des noms pouvant afficher une origine juive,  sa page YouTube est nommée « Le réveil des moutons ». La Justice l’a rattrapé.

Sur YouTube, il accusait les juifs de comploter contre la République avec des commentaires orduriers.

L’Observatoire juif de France, avait déposé plainte le 24 février 2021.
Le Parquet ayant suivi, il a déclenché les poursuites qui ont mené cet individu devant le Tribunal correctionnel de Valence.

Le 25 janvier 2022, le Tribunal a condamné ce délinquant à une amende de 5 000 € dont 2 000 € assortis du sursis.

Le « Dauphiné Libéré » rapporte « Cet ancien traiteur de 30 ans avait posté sur sa chaîne YouTube appelée « Manu le réveil des moutons » une vidéo d’un entretien avec l’humoriste Dieudonné. Celle-ci avait provoqué l’indignation de l’Observatoire juif de France et déclenché une procédure en justice. »

L’Observatoire juif de France ne pouvait pas laisser impunis ces propos haineux et dégradants, il poursuivra sa veille et ses poursuites à l’encontre de ceux qui salissent les citoyens de confession israélite et qui par là même salissent la Nation et piétinent les valeurs de la République.

Nous remercions  Balance Ton Antisémite pour sa totale collaboration dans cette affaire.

René Lévy

Président

Tel. 06 08 27 14 18

 

 

Retour sur l’attentat de la synagogue de Rome : négligence ou connivence ? – K. Les Juifs, l’Europe, le XXIe siècle

Retour sur l’attentat de la synagogue de Rome : négligence ou connivence ?

Le 9 octobre 1982, un commando palestinien s’est attaqué à une foule de Juifs romains à la sortie de la synagogue, blessant des dizaines de personnes et tuant un garçon de deux ans. À la veille du 40e anniversaire de cet attentat, de nouveaux documents montrent que les services secrets avaient informé les autorités italiennes du danger imminent, mais qu’aucun dispositif de sécurité n’avait été mis en place autour de la synagogue. Un livre à paraître confirme l’existence d’un accord secret entre l’État italien et les factions palestiniennes lors des Années de plomb, bien que son lien avec l’attentat de Rome reste à prouver. Un dossier à suivre, que le Parlement italien devra examiner.

 

La douleur et la rage d’une femme juive suite à l’attaque à la Synagogue, le 9 octobre 1982.

Combien de fois l’État italien a-t-il tourné le dos à « sa » minorité juive, en la vendant de fait à un acteur étranger ?

Une seule fois, si l’on s’en tient à ce que l’histoire confirme sans l’ombre d’un doute, à savoir que l’État italien a activement collaboré à l’arrestation et à la déportation de près de 7 000 Juifs vers les camps d’extermination allemands entre 1943 et 1944.

Deux fois, si l’on considère ce que les Juifs italiens (et les Juifs romains en particulier), craignent et chuchotent de moins en moins timidement, lorsqu’ils tournent leurs regards vers le grand trou noir qu’a été l’abandon de leur protection par les institutions italiennes moins de quatre décennies plus tard.

De quoi s’agit-il ?

D’un événement plutôt estompé de la mémoire collective nationale, perdu parmi les milliers d’événements sanglants qui ont frappé le pays dans les années 70 et 80, mais gravé de manière indélébile dans la mémoire juive : l’attaque de la synagogue de Rome, le 9 octobre 1982.

Ce matin-là, en sortant de l’office de Chemini Atseret, l’avant-dernière des grandes festivités du début de l’année juive, les habitués de la Grande synagogue de Rome ont trouvé un commando de terroristes palestiniens qui les attendait. Les rafales de mitrailleuses et les grenades lancées sur les fidèles ont fait des dizaines de blessés – dont certains portent encore les marques sur leurs corps – et un garçon de deux ans, Stefano Gaj Taché, a perdu la vie.

39 ans plus tard, de nouveaux articles publiés dans la presse italienne réveillent aujourd’hui les tourments des Juifs de ce matin-là, comme la mémoire distraite du reste du pays. Ils semblent donner corps aux plus terribles soupçons des survivants : les autorités italiennes auraient pu empêcher l’attentat et ne l’ont pas fait.

La synagogue de Rome aujourd’hui (Wikimedia Commons)
Crime présagé

Dans la conscience collective italienne, l’année 1982 reste inoubliable à cause d’un grand événement : la victoire de la Coupe du monde de football en Espagne, lorsque, grâce aux buts de Paolo Rossi, la sous-cotée Squadra azzurra a battu l’Argentine, le Brésil et l’Allemagne pour remporter la compétition, sous les yeux rayonnants du président de la République Sandro Pertini. Cela semblait être le début d’une nouvelle ère de succès, une ère plus moderne, après une décennie de difficultés économiques, de divisions politiques déchirantes et d’une très longue traînée de sang laissée par le terrorisme des Années de plomb. Mais au cours de ces mêmes mois, le vent nouveau des années 1980 a également apporté dans les maisons et les rues d’Italie d’autres questions bien plus agitées, liées aux événements du Moyen-Orient.

L’invasion du Liban déclenchée par le gouvernement israélien dirigé par Menahem Begin et Ariel Sharon pour éradiquer l’OLP a été largement rapportée dans la presse et à la télévision, et ce de manière plutôt unilatérale. L’opération militaire préventive engagée par la droite du Likoud a définitivement déplacé l’image d’Israël vers le camp des « méchants » aux yeux d’une grande partie de la classe politique et de l’opinion publique, dès lors libérée de tout complexe. « Les médias italiens – rappelle Lisa Palmieri-Billig – ont assailli l’opinion publique de titres et de dessins haineux rappelant l’époque nazie, décrivant des bombardements d’ « avions juifs » avec l’étoile de David et des « Israéliens » répugnants sur le point de torturer gaiement des Palestiniens innocents ou de crucifier un Christ palestinien ».

Le climat pro-arabe et anti-israélien qui prévaut, à gauche mais aussi dans les rangs modérés du parti de la Démocratie chrétienne alors à la tête du gouvernement, prend des tonalités de plus en plus inquiétantes pour les Juifs italiens. Fin juin, une imposante manifestation contre la guerre convoquée par les syndicats connait un aboutissement macabre, lorsque certains manifestants se rendent jusqu’à l’ancien ghetto de Rome pour déposer un cercueil devant la synagogue. Avec le scandale du massacre de Sabra et Chatila, et la visite triomphale de Yasser Arafat en septembre à Rome, le climat devient encore plus tendu, et à l’approche des fêtes du Nouvel An, la crainte d’une attaque imminente se répand parmi les Juifs. D’autant qu’au cours des deux années précédentes, des attentats terroristes perpétrés par des groupes palestiniens ou pro-palestiniens ont frappé des cibles juives en Europe : Berlin, Anvers, Paris, Vienne, puis encore Anvers. Et à nouveau Paris, seulement quelque semaine avant, quand l’attentat contre un restaurant casher de la rue des Rosiers a fait six victimes et des dizaines de blessés.

À Rome, le matin du 9 octobre – en dépit des demandes de protection exprimées officiellement par l’Union des communautés juives, et du « message » sans ambiguïté que représentait l’explosion d’une bombe dans la nuit du 29 au 30 septembre au siège de la communauté juive de Milan – le commando palestinien a pu néanmoins agir efficacement sans rencontrer d’obstacles. Comme l’ont constaté et rapporté tous les témoins, non seulement la surveillance n’avait pas été renforcée devant la synagogue,  mais pas une voiture de police n’avait été stationnée.

Une de La Stampa du 10 octobre 1982, lendemain de l’attentat.
Soupçons et révélations

Si un sentiment de solidarité s’est spontanément exprimé, la colère et les protestations des Juifs romains sont vite tombées dans l’oubli. Et il en est de même de leur demande que justice soit faite. La trace des assaillants – on pense qu’ils étaient cinq – a été perdue. Seul l’un des membres a été arrêté un mois plus tard, mais pas en Italie : à la frontière entre la Grèce et la Turquie, au volant d’une voiture chargée d’explosifs. Il s’agissait d’Abdel Osama Al Zomar, membre de la cellule terroriste palestinienne dirigée par Abou Nidal. Six ans plus tard, la Grèce l’a libéré et l’a laissé se réfugier en Libye. En 1991, Al Zomar a été condamné par contumace par un tribunal italien. Mais depuis ce jour, on n’a plus entendu parler de lui, ni d’aucun autre assaillant.

Jusqu’en 2008, où, à la veille du 26ème anniversaire de l’attentat, l’ancien président du Conseil et de la République Francesco Cossiga, à ce moment-là octogénaire, a décidé de révéler des nouvelles informations choquantes. Tout d’abord, dans un entretien accordé au Corriere della Sera, il a révélé l’existence d’un accord secret entre l’appareil d’État italien et les principales forces palestiniennes – indiqué comme le « Pacte Moro », du nom de l’ancien Président du Conseil et chef de file de la Démocratie chrétienne, Aldo Moro – visant à permettre à ces dernières la libre circulation des hommes et des armes sur le territoire italien en contrepartie de la protection du pays et de ses citoyens contre les actions terroristes. Puis, sous la pression des questions du correspondant italien du journal israélien Yediot Aharonot, il a précisé qu’en fait, les objectifs sionistes seraient exclus du périmètre de cet accord. Les Juifs italiens, en d’autres termes, auraient pu être frappés impunément. « Nous vous avons vendu », a-t-il résumé au journaliste israélien.

Les allégations extrêmement graves de Cossiga – qui, pendant de nombreuses années, s’était occupé de près des services secrets – n’ont toutefois pas été reconnues et confirmées par d’autres voix sur la scène publique. Au contraire, il a été suggéré que l’ancien président, qui allait mourir deux ans plus tard, était désormais âgé et peu lucide. Mais cette « bombe politique » lâchée tardivement par Cossiga est revenue sur le devant de la scène ces dernières semaines, avec la publication dans le journal Il Riformista de nouveaux documents confidentiels liés à l’attentat de Rome.

Francesco Cossiga (1928-2010)

Les éléments nouvellement publiés révèlent que, dans les cinq mois qui ont précédé l’attentat, les services secrets italiens ont reçu et transmis aux autorités pas moins de seize rapports faisant état d’une action violente imminente d’origine palestinienne. Trois d’entre eux – fondés sur des sources particulièrement fiables – indiquaient clairement parmi les cibles probables les synagogues italiennes, celle de Rome étant évidemment la cible privilégiée. Le rapport le plus précis et le plus explicite a été directement envoyé le 25 septembre 1982 par la S.I.S.De. (Service de renseignement et de sécurité démocratique) au ministère de l’Intérieur. Il signalait la possibilité concrète d’ « attaques par le groupe dissident palestinien dirigé par Abou Nidal avant, pendant ou immédiatement après Yom Kippour, qui tombera cette année le 27 septembre ». C’est exactement ce qui allait se passer deux semaines plus tard. « Cossiga n’était pas fou et les documents confirment qu’il avait raison », écrit Il Riformista soutenant l’enquête.

Négligence ou connivence ?

Est-il possible que l’État italien ait consciemment renoncé à protéger « ses » Juifs – moins de quatre décennies après la Shoah – au nom d’un accord de politique internationale conclu en catimini ? Et si oui, à quel niveau se situaient les responsabilités ? Nous avons interrogé deux des (rares) historiens qui ont découvert le pot aux roses du « Pacte Moro », lequel n’est toujours pas reconnu officiellement.

« Il est certain que dans les services et ministères européens de l’époque, il y avait un certain « malaise » anti-israélien », note Valentine Lomellini, historienne à l’université de Padoue, qui est sur le point de publier dans un volume très attendu (Il « Lodo Moro ». Terrorismo e ragion di Stato 1969-1986, Laterza 2022 – Le « Pacte Moro ». Terrorisme et raison d’État 1969-1986 ; [notre traduction]) les résultats de son étude de milliers de documents d’archive de cette période historique. « Toutefois, il faut faire attention à ne pas tirer de conclusions hâtives sans les preuves documentaires nécessaires. C’est une chose de dire que l’Italie a gardé une attitude complaisante envers les factions palestiniennes en laissant les terroristes ou les armes circuler sur le territoire, c’en est une autre de prétendre que l’Italie a explicitement favorisé une attaque de leur part. De même, c’est une chose d’émettre l’hypothèse de la présence d’un agent infiltré dans les services, qui aurait réussi à empêcher l’envoi de la voiture de police ce matin-là ; c’en est une autre de soutenir une responsabilité directe du Ministère de l’Intérieur ou du gouvernement dans le fait de « laisser faire » les terroristes palestiniens ». Notamment parce que le gouvernement en place à l’époque – dirigé par le républicain Giovanni Spadolini – était tout sauf pro-arabe, rappelle Lomellini.

Giacomo Pacini attire également l’attention sur l’incertitude de l’applicabilité du dispositif du « Pacte Moro » à l’attentat de Rome. Il a publié plusieurs ouvrages sur les complots de ces années-là, notamment dans l’univers des services secrets, dont le dernier est consacré à La spia intoccabile. Federico Umberto D’Amato e l’Ufficio Affari Riservati (Einaudi, 2021) (L’espion intouchable. Federico Umberto d’Amato et le Bureau des Affaires Classées ; [notre traduction]). « Le dispositif prévu par le Lodo a tenu, sans aucun doute, de 1972 à 1973 et pendant toute la décennie, rappelle Pacini. Mais en 1982, le contexte a changé. Moro, l’architecte présumé de cet accord, était déjà mort depuis quatre ans (tué par les Brigades rouges en mai 1978, ndr), et le même colonel Stefano Giovannone, qui en était le garant au niveau opérationnel, n’était plus en charge des opérations des services au Moyen-Orient à Beyrouth. L’autre grand défenseur des relations avec les Palestiniens, au nom de la Démocratie chrétienne et de l’Italie, Giulio Andreotti, n’était pas non plus au gouvernement à ce moment-là ». Mais surtout, les deux chercheurs s’accordent à dire que la cellule responsable de l’attentat de Rome – celle d’Abou Nidal – agissait non seulement en autonomie, mais en opposition ouverte avec les groupes « officiels » de la résistance palestinienne, comme l’OLP d’Arafat et le Front populaire de libération de la Palestine de Georges Habache, c’est-à-dire les contractants probables du pacte de non-belligérance avec l’État italien.

Le « Pacte Moro », en somme, a existé, et le travail de « fouille » historique et politique à son sujet n’en est qu’à son début, mais ce n’est peut-être pas le cadre adéquat dans lequel il faut inscrire l’attaque de Rome, comme l’avait indiqué Cossiga. Mais qu’en est-il donc de la responsabilité de l’Italie pour avoir abandonné dramatiquement la plus ancienne communauté juive de la diaspora ? « Au niveau de l’État, il existe sans aucun doute une grande responsabilité politique, en ce qui concerne la perte de la mémoire collective de cet événement, si l’on considère que l’inscription du nom de Stefano Taché sur la liste des victimes italiennes du terrorisme a eu lieu seulement trente ans plus tard, sous la présidence de Giorgio Napolitano. Quant à la responsabilité directe en termes de sécurité, nous avons pour l’instant des preuves claires de négligence, mais pas de connivence », conclut M. Lomellini.

Messages d’alerte envoyés par les services de renseignements italiens en 1982 et qui ont été ignorés (Crédit : SISDE archives)
A la recherche de nouveaux documents

De nouveaux documents et de nouvelles preuves sont pourtant exactement ce que les dirigeants de la communauté juive semblent aujourd’hui demander. « Il est nécessaire de commencer immédiatement une enquête qui fera ressortir les noms et prénoms de ceux qui ont toléré tout cela, de ceux qui savaient et n’ont pas cherché à agir », s’est indigné, après la révélation des nouveaux éléments, l’ancien président de la Communauté de Rome (et fils de l’un des hommes les plus gravement blessés dans l’attentat) Riccardo Pacifici. « Je suppose que nous ne pourrons pas les mettre en prison, mais au moins les amener, au regard de l’histoire, à faire face à leurs responsabilités. S’il y a des exécutants matériels, il y a aussi des responsables moraux. Et ils doivent être identifiés, sans aucune indulgence pour quiconque ».

L’ancien président de la communauté juive de Milan et aujourd’hui député du Parti démocrate, Emanuele Fiano, a indiqué le cadre politique et judiciaire dans lequel inscrire cette demande. « Désormais, l’État et le Parlement ne peuvent plus rester immobiles. Il est maintenant nécessaire de clarifier tous les aspects de cette affaire. Il est nécessaire que l’organe parlementaire, chargé de superviser le fonctionnement de l’appareil de sécurité de notre pays, appelle à faire comparaître ceux qui ont été les protagonistes de cette épisode et qui sont encore en vie. Il faut demander aux dirigeants du gouvernement la révélation d’autres documents », a écrit M. Fiano dans une lettre adressée au journal La Repubblica, appelant à une nouvelle initiative de la COPASIR, la Commission Parlementaire de Sécurité qui supervise les services secrets.

Inscription sur le monument à la mémoire des victimes de l’attentat du 9 octobre 1982 à Rome.

En effet, une partie considérable des dossiers qui permettraient de lever le voile sur les opérations de ces années-là est toujours couverte par le secret d’État. Parmi ceux-ci figurent les vastes archives de la correspondance du colonel Giovannone, attendues avec impatience par les historiens. D’autres sont encore classifiés, ou seulement consultables mais non publiables. Enfin, parmi les protagonistes de cette période sur les plans politique, diplomatique et du renseignement, il existe encore des figures importantes en vie. Et en particulier, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Virginio Rognoni, aujourd’hui âgé de 97 ans, à qui un autre appel public publié dans La Repubblica ces dernières semaines a demandé de rompre son silence qui dure depuis des décennies.

Après la révélation des nouveaux documents, au moins deux membres du COPASIR ont demandé au Département Central des Renseignements de leur donner accès à de nouveaux éléments, afin de permettre au Comité de mener de nouvelles enquêtes, et au pays, surtout, de connaître la vérité sur l’attentat de Rome. Idéalement avant son quarantième anniversaire, le 9 octobre prochain.


Simone Disegni

@simo_disegni

Source : k-larevue.com

 

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]

« L’islam de Sayyid Qutb » : un combat total contre les juifs, les chrétiens et les athées

« L’islam de Sayyid Qutb » : un combat total contre les juifs, les chrétiens et les athées

Manifestation de Frères musulmans et de partisans du président déchu Mohamed Morsi, Le Caire, nov 2013

Le Monde » du 9 janvier 2022 réhabilite le théoricien du Djihad, l’inspirateur d’Al Qaïda et de l’assassin de Sadate et des multiples attentats qui ont endeuillé le continent européen.

Sayyid Qutb visait à remplacer la domination occidentale par celle de l’Islam.

L’auteur de l’article, l’islamologue Olivier Carré a prétendu que :

« dans la vision de Qutb de l’erreur générale (jâhiliyya) au sein même des sociétés musulmanes, le combat principal n’est pas contre les minorités locales chrétiennes ou juivesi».

C’est comme si on disait que le combat principal d’Hitler n’était pas la destruction des Juifs et qu’il avait d’autres combats plus importants. Une autre façon de minimiser la Shoah.

Qui était Sayyid Qutb (1906-1966) ?

Dès 1942, Sayid Qutb commença à écrire dans « Al Taj al Masri » (La Couronne égyptienne), magazine maçonnique, organe de la Grande Loge Maçonnique Égyptienne. Sur la première page du journal il est inscrit :

« Édité par les Francs-Maçons Hauts Gradés ». Qutb y écrivit l’éditorial d’ouverture « Pourquoi suis-je franc-maçon ? J’ai senti que dans la franc-maçonnerie, il y avait un remède pour les blessures de l’humanité, j’ai frappé aux portes de la franc-maçonnerie afin de me nourrir l’âme de la philosophie et la sagesse… Et afin d’être un moudjahid (combattant) aux côtés des moudjahidines et que j’œuvre aux côtés de ceux qui travaillent…».

Pour l’ancien Grand Maître du Grand Orient Arabe Œcuménique, Jean-Marc Aractingi, qu’il soit appelé à écrire cet éditorial signifiait qu’il était parmi les plus hauts gradés de la franc-maçonnerie égyptienne !

La franc-maçonnerie égyptienne luttait à l’époque contre le colonialisme anglais, avec des leaders comme Jamal el Din el Afghani appelé « le savantissime ». Il est l’un des penseurs les plus importants de l’Islam du 19ᵉ siècle ; Mohamed Abuh, grand mufti d’Égypte, fondateur du Mouvement pour le Modernisme Islamique ; ou Abd al-Rahman al-Kawakibi, nationaliste arabe qui prônait la liberté de conscience et l’abolition de la supériorité de la religion sur la politique avec l’instauration d’un régime constitutionnel. Humanistes, ils s’adressaient aussi bien aux musulmans qu’aux chrétiens et aux juifs arabes.

Instituteur de profession, Sayyid Qutb fut envoyé en 1949, en voyage d’études sur l’éducation aux États-Unis. Son frère affirme que le gouvernement voulait l’éloigner à cause de ses écrits trop radicaux. Ce qu’il a vu aux États-Unis a provoqué, chez ce musulman, un rejet violent de la société occidentale. À son retour en 1951, il a abandonné la franc-maçonnerie et s’est engagé aux côtés des Frères Musulmans dont il devint l’idéologue en développant la notion de « hakimiyya » ou souveraineté exclusive de Dieu sur toute chose, en particulier dans le domaine politique.

Son œuvre est monumentale, il a publié 30 volumes dont « à l’ombre du Coran » et « Jalons sur la route » publiés en France, qui sont l’équivalent du « Mein Kampf » arabe, plusieurs d’entre eux décrivent le djihadisme comme une obligation religieuse. Il place la violence au cœur de sa stratégie. Traduit en persan par l’ayatollah et guide suprême Ali Khamenei, les idées de Sayyid Qutb se retrouvent dans les fondements de la Révolution islamique d’Iran.

Sayyid Qutb insiste dans ses écrits sur le rejet de la jahiliyaii, le monde pré-islamique, et appelle – concept salafiste –, à la guerre civile contre les gouvernements impies qui n’obéissent plus aux vraies lois de l’islam. Il faut non seulement protéger la communauté contre les non-musulmans (les athées, les croisés, les sionistes), mais il faut avant tout lutter contre les mauvais musulmans. Il a influencé les islamistes dans un sens anti-moderniste, anti-occidental et antisémite.

Les idées subversives de Qutb et son influence l’ont rendu dangereux pour le régime de Nasser. Il fut accusé d’avoir participé à un attentat contre le Raïs, le chef de l’État, puis d’avoir constitué un groupe armé, ce qu’il a toujours nié. Il fut condamné à mort et pendu le 29 août 1966, dans une prison du Caire.

Les conceptions de Sayyid Qutb se sont répandues dans le monde islamique. D’al Qaïda en Afghanistan, à Daech en Irak et Syrie, et Boko Haram en Afrique de l’Ouest, en passant par le Front Islamique du Salut en Algérie et les Frères Musulmans partout dans le monde. Il est leur référence intellectuelle. Les terroristes de ces mouvements ont importé les théories de Qutb en Occident. En France, elles sont à l’origine des attentats du Bataclan, de Nice, et de beaucoup d’autres.

Comment un intellectuel français peut-il aujourd’hui écrire un article pour réhabiliter ce théoricien du Djihad ?

Comment un journal comme « Le Monde » peut-il le publier ?

Coïncidence ? Au même moment, le président Macron accorde l’asile politique à Ramy Shaath1, accusé par l’Égypte de terrorisme en lien avec les Frères Musulmans. L’asile politique implique normalement que l’on cesse en France ses activités subversives mais Ramy Shaath a publiquement déclaré qu’il les poursuivra. Cela n’est pas sans rappeler Amine el Husseini, accueilli par le président de Gaulle, ou Khomeini par le président Giscard d’Estaing, sous des prétextes humanitaires fallacieux. Ces réfugiés n’ont jamais cessé leurs activités subversives et sont responsables de dictatures et de guerres qui ont déstabilisé le Moyen Orient sans que la France n’y trouve, contrairement à ce qu’elle espérait, le moindre avantage.

On dit que l’histoire bégaie parfois, et avec elle « le Monde » qui s’appelait en 1940 « le Temps », organe officieux du Quai d’Orsay. Reviendrait-il à ses origines, sa jâhiliyya, le temps d’avant ? KF

 

Klod Frydman, MABATIM.INFO


1 Ramy Shaat : voir Emmanuel Macron, Ramy Shaath, la présidentielle, et l’avenir de la France
et Un terroriste égyptien reçu en fanfare par Macron

i Jstor – « Juifs et Chrétiens dans la société islamique idéale d’après Sayyid Qubt » : Le maître à penser des Frères Musulmans radicaux d’aujourd’hui. Par Olivier Carré. Revue des Sciences philosophiques et théologiques.

ii Dans Signes de piste, Sayyid Qutb a écrit « les musulmans sont aujourd’hui plus ignorants que les Arabes de la jâhiliyya » : la société musulmane se divise en une minorité de vrais croyants (oumma) et une vaste majorité plongée dans l’ignorance et l’égarement, nouvelle forme de la jâhilîya, sous l’influence de l’Occident et des dirigeants musulmans corrompus. Ce qui justifie l’usage de la violence.

 

 

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]

COMMUNIQUE DE PRESSE : LES TAGS DE DORIAN NOEL À SAINT CARADEC 22600

L’individu se disant Dorian Noël, que l’Observatoire Juif de France poursuit sans relâche devant les Tribunaux répressifs pour ses publications antisémites, s’est encore illustré dans la bassesse et la veulerie en salissant des éoliennes installées sur sa Commune de tags antisémites et de croix gammées.

Une plainte de l’Observatoire Juif de France est en cours d’instruction à l’encontre de cet individu pour des faits identiques.

 

L’Observatoire Juif de France a immédiatement signalé à Madame le Maire de

« Saint Caradec » 22600, cet acte hideux qui défigure sa région.

Madame le Maire s’est immédiatement, emparée du problème et a saisi la Gendarmerie.

Nous apprenons que le dit Noël Dorian est fort ennuyé car il avoue qu’il est convoqué le 10 novembre 2022 par la Justice pour répondre de ses actes.

Il fait appel aux dons pour le soutenir lors de sa future comparution devant le Tribunal Correctionnel de Saint Brieux.

« Bonjour à tous, je vous demande votre aide. Suite à de nombreuses plaintes, je suis convoqué au tribunal le 10 Novembre 2022 à Saint Brieuc. J’ai besoin de votre aide car je suis sans revenu et au chômage. Merci à tous ».

Au lieu de chercher un travail normal cet homme préfère passer son temps derrière son ordinateur, pour proférer des insultes et des menaces antijuives et des propos à caractère nazi ou divaguer dans la campagne pour graver des tags indignes sur le matériel public.

Ce comportement déshonorant et haineux mérite d’être sévèrement réprimé par la Justice de la République.

L’Observatoire Juif de France salue la réactivité de madame le Maire de Saint Caradec et la diligence de la Gendarmerie ainsi que du Parquet.

L’Observatoire Juif de France espère que la Juridiction répressive saura punir avec justesse les agissements de Noël Dorian.   

 

René Lévy

Président

Tel. 06 08 27 14 18

 

 

Les influenceurs arabes des réseaux sociaux s’attaquent à la propagande anti-israélienne | lemonde.co.il

Les influenceurs arabes des réseaux sociaux s’attaquent à la propagande anti-israélienne

 
 

Les gens ne comprennent pas à quel point les Émiratis étaient avides d’être mis en contact avec la société juive et arabe israélienne, a déclaré le militant arabe israélien Yoseph Haddad. Un Influenceur basé à Abu-Dhabi : tout est possible maintenant avec les accords d’Abraham.

 Par  Dan Lavie  Publié le  27/12/2021 12:54 Dernière modification : 27-12-2021 13:31

Un événement commémoratif de la Shoah à Abu Dhabi

« J’ai été élevé sur la fausse perception qu’Israël était un État juif d’apartheid, un État qui n’accorde pas leurs droits aux Arabes. Le tournant dramatique pour moi s’est produit en 2010, lorsque j’ai été confronté à la vérité complètement différente. La vérité vous corrigera gratuitement!” dit Loay Alshareef 1à Israel Hayom.

Lorsqu’on lui a demandé ce qui l’avait fait changer d’avis sur le peuple juif, Alshareef a expliqué qu’il « vivait avec une famille juive en France, et j’ai appris la Bible et la tradition commune que nous avons en tant que musulmans et juifs, et j’ai pris connaissance des liens historiques des Juifs avec la région, ce qui est un fait établi et non le mensonge qu’ils sont des colonisateurs. J’ai changé d’avis sur les Juifs. À cette même étape, j’avais encore une vision négative d’Israël, et la transformation a été achevée il y a quatre ans, lorsque j’ai compris la vérité sur Israël, qui autorise la liberté de religion pour ceux qui y vivent.”

Il y a environ deux ans, Alshareef, un linguiste et influenceur en ligne basé à Abou Dhabi, a été présenté à Yoseph Haddad, activiste arabe israélien de la diplomatie publique et PDG de l’organisation non gouvernementale Together – Vouch for Each Other Yoseph Haddad.

Après la signature des accords d’Abraham qui ont normalisé les liens d’Israël avec plusieurs États arabes, dont les Émirats arabes unis, les deux hommes ont assisté à la toute première cérémonie commémorative de la Shoah du pays, qui comprenait des témoignages enregistrés de survivants.

Haddad a déclaré: “Pendant l’événement et après, j’ai beaucoup pleuré.” Il a déclaré : « Les Emiratis m’ont dit que la cérémonie leur avait fait comprendre la profondeur du problème d’une manière à laquelle ils n’avaient jamais été préparés auparavant et que cela donne bien sûr une plus grande importance à ce qui est fait à la lumière des accords d’Abraham.

Il est nécessaire d’apprendre l’histoire, et lorsqu’un Israélien arabe apprend la Shoah, cela sert de catalyseur aux Juifs pour faire des compromis avec la société arabe et combler les écarts, sans racisme inutile », a expliqué Haddad.

Alshareef a ajouté : « Cet événement unique était très émouvant. Il convient également de noter ici le rôle de ces musulmans qui ont aidé les Juifs, en pleine tragédie humaine, à échapper aux chambres à gaz. Pour l’histoire et l’avenir, Si Dieu le veut, puissions-nous avoir de nombreux événements commémoratifs comme ceux-ci aux Émirats arabes unis. Nous n’oublierons jamais. “

Le militant arabe israélien de la diplomatie publique Yoseph Haddad pose pour une photo le
22 avril 2019 (Ancho Gosh / JINI)

Haddad, un habitant de Nazareth dont les articles d’opinion paraissent souvent dans Israel Hayom, a souligné : « Vous ne comprenez pas à quel point le peuple émirati avait soif d’être mis en contact avec Israël, la société juive et la société arabe israélienne. Dans ce contexte, la paix, l’ouverture, et cette connexion folle s’est développée. Vous ressentez quelque chose d’autre dans l’atmosphère : « Dieu », me suis-je dit, « Ils ne nous connaissent pas, et nous ne savons rien d’eux », mais nous le voulions tellement, et vraiment, c’était comme tomber amoureux.”

Vétéran de Tsahal qui a été blessé lors de la Seconde Guerre du Liban en 2006, Haddad s’est porté volontaire pour le service militaire israélien et a servi dans l’unité de combat Golani. Il a consacré sa vie à parler aux gens du monde entier des opportunités que les Arabes israéliens ont dans le pays.

Quant à l’importance des accords d’Abraham, il a déclaré : « Pour moi, personnellement, c’était amusant de voir comment la société arabe israélienne a réagi à cette paix. C’est très important pour moi. Les accords d’Abraham ne sont pas seulement importants dans leur contexte direct. mais aussi pour le fait qu’avant tout, ils ont fait voler en éclats le postulat selon lequel la paix ne peut être faite avec les États arabes sans promouvoir un processus de paix avec les Palestiniens. De ce point de vue, on peut parler du changement entre Juifs et Arabes.

Quant à l’affirmation du leader de la Liste arabe unie Ayman Odeh selon laquelle les accords étaient une « illusion de paix », Haddad a déclaré : « Il y a des critiques dans la société arabe au sujet de la représentation politique arabe qui s’est opposée aux accords. Ils ne représentent pas le public arabe israélien. Point final. Dans la pratique, quand j’ai pris l’avion pour Dubaï, 80% des passagers parlaient arabe. Les arabes israéliens attendaient juste de prendre l’avion pour Dubaï et pour affaires. C’est notre langue maternelle, c’est la chose la plus naturelle . À partir de cet endroit, le lien entre les Arabes des Émirats et les Juifs ici en Israël est naturel. Les dirigeants resserrent les liens et les peuples sont connectés tels qu’ils sont. “

Alshareef intervient, disant qu’il connaît « beaucoup d’Arabes d’Israël, parmi lesquels des musulmans, des chrétiens et des druzes, qui sont fiers de leur israélité. Pour notre plus grand plaisir, nous avons maintenant les médias sociaux, et l’Association des communautés juives du Golfe en particulier, qui contribuent à créer une nouvelle réalité pour les Juifs qui vivent dans le Golfe [arabe]. »

Il a déclaré : « Après la signature des accords d’Abraham, tout est possible maintenant ! et c’est un changement cognitif important.”

israelhayom.com

SourceTRIBUNEJUIVE.INFO

 

 

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]

Lettre ouverte d’un Juif à la justice de son pays – Le Soir

Lettre ouverte d’un Juif à la justice de son pays

Ce 10 décembre, la cour d’appel de Bruxelles a acquitté un fonctionnaire européen de la prévention d’incitation à la haine, tout en maintenant la condamnation pour coups et blessures à caractère antisémite. Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme, estime que « la loi contre le racisme serait vidée de toute portée » et exprime sa profonde préoccupation.

Carte blanche –

Par Joël Rubinfeld, président de la Ligue belge contre l’antisémitisme

 Temps de lecture: 5 min

Chère justice de mon pays,

Je veux croire encore en toi sans quoi je ne prendrais pas la peine de t’écrire. Je suis très inquiet à la lecture d’un arrêt de la cour d’appel de Bruxelles du 10 décembre 2021, et je voudrais te le dire, avec respect mais sans concession.

« Sale Juif ! Vous les Juifs auriez dû tous être tués ».

Selon cet arrêt, la loi permet que l’on tienne publiquement ces propos car ceux-ci, même tenus en public, n’inciteraient pas à la haine. Je sais, cela paraît incroyable. Mais c’est vrai[1].

La cour d’appel devait juger d’une agression contre une dame commise le 16 juillet 2015 par un certain S. G., haut fonctionnaire européen. S. G., ivre lors d’une soirée dans un bar, avait violemment frappé la victime et tenté de l’attraper par le cou, tout en la traitant de « sale Juive » et en lui disant « vous auriez (vous les Juifs) tous dû être tués ».

La cour d’appel reconnaît que l’agression a bien eu lieu, et condamne S.G. pour l’avoir commise. Elle reconnaît aussi que ces propos ont été tenus et décide en conséquence que l’un des mobiles de l’agression est la « prétendue conviction religieuse de la victime », à savoir, son appartenance supposée à la communauté juive.

En revanche, selon la cour, les propos tenus par S.G. « ne constituent pas un encouragement, une exhortation ou une instigation de quiconque et ne constituent dès lors pas une incitation » à la haine ou à la violence. Il est donc acquitté de ce fait.

L’arrêt a ainsi une portée de principe : on aurait le droit en Belgique de dire publiquement à quelqu’un « sale Juif » et de regretter que les Juifs n’aient pas « tous » été exterminés, sans que cela constitue une infraction à la loi pénale. Et cela au motif, tout à fait incompréhensible, qu’en regrettant que tous les Juifs n’aient pas tous été exterminés, on n’inciterait pas à la haine contre les Juifs.

A suivre une telle décision, la loi contre le racisme serait vidée de toute portée. Seule serait encore réprimée l’incitation directe et explicite à exterminer les Juifs (ou toute autre minorité) : « vous devez tuer les Juifs ». Toute autre formulation à peine moins explicite, telle que « les Juifs ne méritent pas de vivre », « Hitler aurait dû finir le travail », serait permise par la loi car elle ne comporterait pas d’incitation.

Chère justice de mon pays, tu permettras que le Juif que je suis te fasse part de sa profonde préoccupation.

En Belgique, et plus généralement en Europe, l’antisémitisme tue. Et le passage à l’acte est causé par l’incitation à la haine. Tout le monde sait cela, et toutes les études le montrent. La loi belge est censée nous protéger, nous les Juifs comme toutes les autres minorités, de l’incitation à la haine ou à la violence dont nous sommes régulièrement les victimes.

Hélas, de bonnes lois ne suffisent pas à la justice. Il y faut aussi des juges pleinement conscients de leur rôle dans ce combat. La protection donnée par la loi est-elle vraiment effective ? J’y croyais fermement, sans quoi je ne me serais pas lancé dans un combat, notamment judiciaire, contre l’antisémitisme. Voici quelques expériences qui m’ont amené à douter de mes convictions.

– Il y a quelques années, il fut décidé par la cour d’appel de Bruxelles que les Juifs ne disposent pas d’un intérêt personnel à se plaindre de l’incitation à la haine antisémite ; ils ne seraient donc pas plus concernés que les autres par l’antisémitisme[2].

– Lorsqu’un cafetier publie « Juifs interdits, chiens autorisés » sur la vitrine de son café, cela ne justifie pas de poursuites pénales. Une médiation est proposée par le parquet de Liège, comme si un moyen terme pouvait être trouvé entre les Juifs et les antisémites[3].

– Lorsque je dépose plainte parce qu’un individu me harcèle en me traitant de « yup », pour « youpin », et me dit aimer les fours, les nazis et le négationniste Faurisson, le parquet de Bruxelles classe sans suite[4].

– Aucune suite judiciaire non plus, jusqu’à présent, contre les manifestants islamistes qui, à Bruxelles, scandent régulièrement « Khaybar, khaybar, Ya ya’ud, jaysh Muhammad sawfa ya’ud », ce qui est, en Arabe, une incitation au meurtre des Juifs[5].

– Pas de suite judiciaire non plus lorsqu’un échevin est traité publiquement de « sale Juif » lors d’une manifestation à Verviers[6].

– Pas de poursuites judiciaires non plus suite à la plainte déposée contre Me Jean-Marie Dermagne, avocat, ancien bâtonnier, qui évoque sur internet les « sempiternelles organisations (qui dictent au monde entier le bien et le mal) de défense des adeptes de la religion juive », qui qualifie globalement les Israéliens, sans aucune autre précision, d’« assassins », de « nouveaux nazis », de « vrais maîtres du monde », qui écrit que « les médias [sont la] propriété à 75 % du lobby pro-israélien » et qui publie un montage conspirationniste à propos de la banque Rothschild[7].

Chère justice de mon pays, oui tu es chère à mon cœur car tu es la seule institution à désigner aussi une vertu. Celle-ci est au centre de l’éthique juive selon la tradition. Or je ne te reconnais plus. Es-tu encore juste ? Je voudrais continuer à croire en toi. Je voudrais que tu sois à mes côtés contre la haine. Cesse d’être indifférente. Ressaisis-toi. Vois la haine pour ce qu’elle est, poursuis-la, et condamne-la.

Joël Rubinfeld

Président de la Ligue belge contre l’antisémitisme

[1] Le texte complet de l’arrêt sera bientôt disponible sur le site de la Ligue belge contre l’antisémitisme.

[2] Bruxelles, 23 janvier 2009 ; pourvoi rejeté par Cass., 20 octobre 2010.

[3] https ://www.dhnet.be/actu/faits/chiens-autorises-juifs-interdits-l-explication-c…

[4] https ://www.dhnet.be/actu/faits/j-aime-les-fours-et-les-nazis-le-fossoyeur-d-ucc…

[5] https ://bx1.be/categories/news/des-chants-antisemites-urant-la-manifestation-de-samedi-au-centre-ville/ https ://odpnews.com/societe/2020-06-29-palestine-500-personnes-se-sont-rassemblees-pour-dire-non-a-une-annexion-jusquau-jourdain

[6] https ://www.rtbf.be/info/regions/liege/detail_verviers-freddy-breuwer-depose-pla…

[7] https ://www.dhnet.be/regions/namur/dinant-ciney/l-avocat-jean-marie-dermagne-dev…

Source : https://www.lesoir.be/413019/article/2021-12-17/lettre-ouverte-dun-juif-la-justice-de-son-pays

 

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]

L’OBSERVATOIRE JUIF DE FRANCE REAGIT AUX PROPOS TENUS D’ANNE HIDALGO

 Certains la croyaient maladroite, d’autres stupides mais finalement c’est « les deux mon capitaine ! »

Anne Hidalgo a tenu des propos aussi sales que les rues de Paris.

En comparant le quotidien des musulmans en France à celui des juifs de 1930, elle a démontré que la bêtise, quand elle se mettait au service de l’ambition, n’avait plus de limites.

Anne Hidalgo qui avait toujours su s’entourer au plus mal s’est cette fois-ci parée de ses plus beaux habits, ceux de la honte et de l’abjection.

Candidate à la magistrature suprême et conductrice sans permis dans cette course qui n’est pas de son niveau, elle nous donnera l’occasion de dire dans un avenir proche… « bon débarras ».

En attendant, honte à elle, honte à ses communicants, honte à son idéologie.

L’ignominie des propos d’Anne Hidalgo aurait dû provoquer l’indignation des juifs de Cour qui l’entourent mais ceux-là ont préféré, nous proposer un silence assourdissant afin de préserver leur fonction, leur mandat, leur situation professionnelle. C’est pathétique.

Il en va de même pour de nombreux intellectuels habituellement si prompts à réagir. 

René Levy

Président

 

Pourquoi la lutte contre le djihadisme islamiste doit être un enjeu de l’élection présidentielle.

Pourquoi la lutte contre le djihadisme islamiste doit être un enjeu de l’élection présidentielle.

Faut-il craindre des conséquences en France du retrait des États-Unis d’Afghanistan et de la prise du pouvoir par les talibans ? La France connaîtra-t-elle le même sort au Mali et au Sahel que les États-Unis à l’extrême-Levant ? Sommes-nous à l’abris de nouveaux attentats terroristes d’ici l’élection présidentielle ? De grandes métropoles françaises conquises en 2020 par l’alliance des écologistes et de l’extrême-gauche sont-elles infiltrées par les Frères musulmans, comme de sérieux soupçons pèsent sur la nouvelle municipalité strasbourgeoise dirigée par Jeanne Barseghian ?

Telles sont quelques-unes des questions qui étaient au cœur du 4ème quatrième volet du SERIMT, le « Sommet européen sur la radicalisation islamiste et la menace terroriste », organisé par le think tank Elnet avec la Fondation pour l’Innovation Politique et l’Institut Montaigne. Y ont participé des personnalités comme Marlène Schaippa, Ministre déléguée auprès du Ministre de l’Intérieur chargée de la Citoyenneté, l’ancien Premier ministre Manuel Valls, associé à cette initiative depuis ses débuts, Bernard Cazeneuve, ancien premier ministre, Jean-Louis Bourlanges Président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée Nationale, Chems-Eddine Hafiz, Recteur de la Grande Mosquée de Paris.

Côté renseignement, Patrick Calvar, ex-Directeur de la DGSI, Christophe Gomart, ex-Directeur des renseignements militaires, le magistrat-instructeur et actuel coordonnateur du pôle anti-terroriste, David de Pas, en charge avec d’autres juges anti-terroristes du procès du 13 novembre 2015, tous pourtant accoutumés à la discrétion, ont pris la parole. L’évènement a aussi réuni les plus éminents experts d’Europe, dont la très remarquée Fadila Maaroufi, directrice de l’Observatoire des fondamentalismes à Bruxelles, et du monde arabo-musulman, car le terrorisme islamiste est aujourd’hui leur ennemi commun. Notre ennemi commun.

Les conclusions – provisoires – de cette journée d’échanges peuvent se résumer ainsi :

Comme s’en est confié à Opinion internationale David Khalfa, Directeur des programmes du Sommet européen, ce sommet n’est pas un conciliabule d’experts. Leur savoir, leur expertise, n’a de sens que si elle est partagée avec l’ensemble de la société civile, les dirigeants politiques et religieux, les entreprises et le monde associatif, les médias et à travers eux, les citoyens. David Khalfa insiste sur l’importance d’aborder le djihadisme et l’idéologie islamiste de manière objective et lucide, comme un problème grave, à traiter concrètement, et non comme un prétexte à querelles et divisions. C’est qu’en France trop de décideurs, notamment dans la sphère politique, ont mis du temps, trop de temps, à comprendre ou admettre qu’il était vain de combattre le djihadisme sans éradiquer l’idéologie qui le nourrit. Ce serait comme si l’on avait réduit le IIIe Reich à la Wehrmacht, l’armée allemande, en s’accommodant de l’idéologie nazie au nom de la liberté d’expression et de pensée.

Aujourd’hui, même certains États qui ont joué avec le feu, comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, dont Emmanuel Macron revient d’un voyage express (sans oublier son crochet par Doha) ont compris que le monstre qu’ils ont sinon engendré, du moins laissé se développer, allait finir par les croquer. D’autres, comme les États-Unis qui avait financé Al-Qaïda pour lutter contre la présence soviétique en Afghanistan, ou Israël, dont certains dirigeants virent dans l’expansion du Hamas un moyen de déstabiliser le Fatah, dont est issue l’Autorité palestinienne, ont eu droit au retour de boomerang.

L’islamisme radical n’est pas une religion, mais une idéologie mortifère, totalitaire et moyenâgeuse. Elle est au XXIe siècle ce que le stalinisme et le nazisme furent au XXe. Sa double matrice idéologique, c’est à la fois la confrérie des Frères musulmans et les salafistes de toutes nuances. Les premiers sont plus politiques et pratiquent avec plus de génie mortifère la taqiya, stratégie de dissimulation et d’infiltration des institutions privées et publiques, et de victimisation des musulmans européens. Leur but : amener les musulmans européens à haïr « leur » pays, même lorsqu’ils en sont ressortissants et qu’ils y sont nés. Il n’existe aucun moyen de s’en accommoder, ni de raisonner des fanatiques. À cet égard, les initiatives de « déradicalisation » se sont presque toutes soldées par un échec cuisant.

On le sait, l’Europe, trop longtemps naïve, n’a pas été épargnée par le terrorisme islamiste, en particulier la France, avec une série d’attaques meurtrières, tantôt de masse, comme le 15 novembre 2015 à Paris, ou le 14 juillet 2016 à Nice, tantôt individuelles, comme les assassinats barbares perpétrés par Mohamed Merah ou la décapitation de l’enseignant Samuel Paty. Le massacre de la rédaction de Charlie Hebdo en 2014 avait créé un traumatisme particulier dans la population française, car au-delà du drame humain, c’était le mode de vie des Français, leurs valeurs, leur liberté, leur laïcité qui furent attaqués dans la plus grande horreur. Pendant que ce Sommet se tenait à l’Assemblée nationale, le procès des auteurs présumés des attentats sanglants du 13 novembre 2015, le plus grand procès de l’histoire judiciaire française, se poursuivait non loin de là au Palais de Justice.

Isoler les islamistes de la communauté musulmane

Si l’éducation reste un outil indispensable au sevrage des jeunes esprits sur le long terme, ce qui pose la question de l’enseignement de la laïcité ou, hors de France, de la sécularisation, force est de constater qu’aucun pays n’a obtenu le moindre résultat avec une politique « d’accommodements raisonnables », qui a toujours été interprétée par les islamistes comme une marque de faiblesse.

Pire, comme nous le confiait Arié Bensemhoun, Directeur exécutif d’ELNET France, l’Europe est devenue le nouveau sanctuaire de l’islamisme, parce qu’il sait exploiter le droit et la liberté d’expression qui n’existe que dans des pays démocratiques. Avec l’augmentation constante du nombre de musulmans en Europe (la plus grande communauté musulmane est en France), et le développement d’un islam fantasmé duquel tentent de s’affranchir les populations des pays arabo-musulmans, les islamistes voient en l’Europe une terre de conquête, dont la France est, comme l’avais dit l’écrivain algérien Boualem Sansal, le talon d’Achille.

Le Conseil de l’Europe et la Commission européenne n’ont pas hésité ces dernières années à accorder des subventions considérables à des associations clairement islamistes dans la mouvance des Frères musulmans. La caricature de ces connivences coupables, sous couvert de liberté, a été la campagne du Conseil de l’Europe pour la liberté de porter le hidjab que nous avons dénoncée et que Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue, dans Le Point, repris par Marianne, avait révélé le 3 novembre dernier.

Comme l’a révélé  Franc-tireur, Helena Dalli, Commissaire européenne à l’égalité de l’Union Européenne, a aussi reçu, la FEMYSO, branche jeunesse du lobby européen issu des frères musulmans

Pire, depuis 2007, la Commission européenne aurait mobilisé 34 millions d’euros pour l’Islamic relief worldwide, considérée comme partenaire humanitaire et pourtant déclarée terroriste par les Etats-Unis, les Emirats Arabes Unis et Israël.

La taqiya, les stratégies d’infiltration de la société européenne par les Frères musulmans sont clairement à l’œuvre.

Il faut aussi sérieusement se demander si les fondamentalistes, les fanatiques, les obscurantistes de toutes natures et de toutes époques n’ont jamais compris d’autre langage que celui de la fermeté, et si nécessaire de la force. La Russie en était consciente, lorsqu’elle fut confrontée au terrorisme tchétchène, tout comme les États-Unis après le 11 septembre 2001. Israël l’a compris et surtout subi en amont, ce qui n’empêche pas aujourd’hui un nombre croissant de pays du monde arabo-musulman de s’en rapprocher, confrontés qu’ils sont à l’islamisme radical et à l’impérialisme iranien.

Isoler les islamistes de la communauté musulmane, telle devrait être la priorité des autorités françaises et des responsables du culte musulman, comme nous y invite, dans une interview accordée à Opinion Internationale que nous publierons dans la semaine, Yoram Schweitzer, Directeur du programme « Terrorisme et Conflit de faible intensité » à l’Institute for National Security Studies (INSS) et qui est intervenu au SERIMT.

Affronter le terreau culturel

Cependant, si l’État, surtout de tradition laïque, ne peut empêcher chacun de penser ce qu’il veut, s’il se concentre forcément davantage sur le contrôle, l’anticipation, et la lutte contre des actes criminels, il n’en demeure pas moins que l’état de l’opinion publique dans la communauté musulmane pèse lourdement : c’est l’Institut Montaigne, co-organisateur de cette conférence de Paris qui publia il y a cinq ans déjà une étude montrant que 50% des jeunes musulmans en France considèrent la Charia comme supérieure aux lois de la République. Un terreau fertile pour la radicalisation ! On aimerait bien que le même Institut publie l’édition 2022 de cette étude.

Il n’est plus permis de proclamer que parce que l’islam n’est pas l’islamisme, il faut fermer les yeux sur la progression incessante, surtout depuis les attaques du 11 septembre 2001, de la haine de l’Occident et de son mode de vie, ou d’en attribuer la seule responsabilité aux difficultés sociales auxquelles sont ou seraient confrontées les personnes issues de l’immigration, ou à la discrimination dont la principale cause est le séparatisme, et non le racisme à l’égard des musulmans. Inversement, la confusion que font certains entre islam et islamisme relève du négationnisme historique, car avant que les Frères musulmans et autres salafistes ne tissent leur toile sur les sociétés égyptienne, iranienne, turque ou malienne, un processus de sécularisation, du moins d’émancipation, était à l’œuvre.

Bien entendu, les peuples attendent d’abord des États qu’ils leur garantissent la sécurité. D’où l’indispensable lutte contre le terrorisme islamiste, en tant que projet criminel. Cela demande une adaptation des outils, notamment numériques du fait de la cyberguerre, et de la stratégie, en particulier après la prise de contrôle de l’Afghanistan par les Talibans, pays qui pourrait redevenir une place forte et un terrain d’entrainement pour les djihadistes, avant qu’ils portent le feu dans le monde occidental tout comme dans le monde arabo-musulman.

Djihadisme 4.0, conséquences internationales du retour des Talibans à Kaboul, taqiya et moyen de la combattre, rôle trouble de l’islamo-gauchisme et de l’indigénisme… Les réflexions stratégiques, les connaissances universitaires ne suffisent plus. A quelques encablures de l’élection présidentielle, le temps de l’action est venu. La macronie a mis quatre ans pour en prendre la pleine mesure.

Dommage à ce titre que les nouveaux ténors des Républicains n’aient point accompagné la députée LR Sandra Boëlle présente à ce Forum : avec l’investiture de Valérie Pécresse pour la course à l’Élysée, avec le duo qu’elle forme avec l’intraitable Eric Ciotti, la droite républicaine pourrait bien être aux manettes de la lutte anti-djihadiste en mai prochain.

Le 27 mars prochain, à deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, tous les ténors de la politique française pourront donc se retrouver pour la 5ème édition de ce Sommet indispensable.

Michel Taube

Conclusions (provisoires) du 4ème sommet SMERIT

Au sommet, l’idée d’impliquer beaucoup plus les Africains dans les opérations du Sahel a fait consensus. L’exemple de la réussite en Mauritanie a été mis en lumière, tandis que les intervenants réitéraient leur volonté d’implication des pays africains dans la lutte contre le terrorisme. Pour les experts, la France ne quittera pas de sitôt le Tchad et le Burkina Faso, car cela ne sera pas dans l’intérêt national. La France est une alliée de poids dans la région, ce pourquoi elle doit s’y investir avec l’Europe.

La mutation du terrorisme a également été abordée au cours de la conférence, pour laquelle les avis ont été divergents. Le spécialiste du terrorisme Yoram Schweitzer a eu le dernier mot sur le sujet. Il a rappelé que les groupes terroristes ont en moyenne dix ans d’existence, et la chose à combattre avant les groupes et les individus est l’idéologie. Celle-ci survit aux groupes et continuera d’en produire tant qu’elle aura de l’influence, elle est la véritable menace.

Le Recteur de la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, s’est exprimé sur la problématique « islamisme, maladie de l’Islam ? » Il a clamé qu’il ne voulait plus qu’on instrumentalise les musulmans, que ce soit de la part des terroristes que des pouvoirs publics. Il a voulu appuyer sur la distinction entre islam et islamisme, et rappelé que le Coran devait être contextualisé. « Il faut arrêter de se référencer au texte coranique d’il y a 14 siècles », a-t-il proclamé. « Aujourd’hui, la place de la femme dans la société musulmane est égale à celle de l’homme », ce que seuls les extrémistes ne respectent pas. « Leur fonds de commerce, c’est de victimiser la communauté musulmane. Extraire la composante musulmane de la communauté nationale, c’est faire le jeu des islamistes. »

En fin de compte, le sommet s’est entendu pour affirmer que l’islamisme d’aujourd’hui est multiforme, s’est rajeuni et féminisé. Pour David De Pas, coordonnateur du pôle anti-terroriste du Tribunal judiciaire de Paris, le point commun entre les terroristes, c’est le nihilisme. On peut anticiper les passages à l’acte grâce à l’incrimination d’ « association de malfaiteurs en vue de », ce qui casse judiciairement ces groupes. Le juge l’assure, « notre meilleure arme, c’est notre appareil judiciaire. C’est aussi en luttant contre l’impunité que l’on viendra à bout des terroristes islamistes. »

Maud Baheng Daizey

 

Source :https://www.opinion-internationale.com/2021/12/06/pourquoi-la-lutte-contre-le-djihadisme-islamiste-doit-etre-un-enjeu-de-lelection-presidentielle_101604.html?utm_source=activetrail&utm_medium=email&utm_campaign=071121

Donner avec le bouton Paypal
Un Reçu Cerfa vous sera adressé

Ou faites un Chèque à l’ordre de l’ Observatoire Juif de France

Observatoire Juif de France : 22, avenue de Suffren 75015 Paris – 06 08 27 14 18

 http://www.ojfrance.org/- E-mail : [email protected]