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La menace terroriste contre les synagogues est “très élevée”, selon le ministère de l’Intérieur – Valeurs actuelles

La menace terroriste contre les synagogues est “très élevée”, selon le ministère de l’Intérieur

 

De nombreuses fêtes religieuses juives ont lieu au mois de septembre, dans un contexte de forte menace terroriste, rapporte Le Figaro. Gérald Darmanin a demandé aux préfets de prendre des mesures.

Plusieurs fêtes juives vont avoir lieu au cours du mois de septembre dans un contexte de menace terroriste « très élevée », selon le ministère de l’Intérieur. Gérald Darmanin a demandé mercredi 1er septembre aux préfets de renforcer la sécurité devant les synagogues, relate Le Figaro. Dans un télégramme, le ministre demande de « renforcer la sécurité des lieux de rassemblements et de et de culte juifs ».

 

Plusieurs mises en garde cet été

Parmi les mesures de sécurité suggérées « assurer un maximum de présence policière physique » devant les synagogues ou procéder à des « contrôles visuels » des personnes se rassemblant. Gérald Darmanin appelle les préfets à organiser aussi bien une présence statique que des patrouilles dynamiques autour des « lieux et édifices les plus sensibles ou les plus emblématiques », avec le renfort possible des militaires de l’opération Sentinelle, précise Le Figaro.

Cet été, les autorités ont rappelé à plusieurs reprises que le risque d’un attentat restait important en France. Début juillet, le directeur de la DGSI évoquait une menace « élevée » et « complexe ». Quelques jours plus tard, Al-Qaïda diffusait une vidéo dans laquelle elle menaçait la France. Gérald Darmanin avait alors mis en garde les préfets contre le risque « endogène », c’est-à-dire d’une attaque perpétrée par une personne se trouvant déjà en France et répondant à cet appel. En septembre a lieu pour les Juifs le mois de « Tichri » au cours duquel seront célébrés Roch Hachana (le nouvel-an), Yom Kippour, Souccot et la Sim’hat Torah.

Source : https://www.valeursactuelles.com/societe/la-menace-terroriste-contre-les-synagogues-est-tres-elevee-selon-le-ministere-de-linterieur/

[Vidéo] “Je ne pensais pas voir ça un jour en France” : le policier qui a abattu l’assassin de Samuel Paty témoigne – Valeurs actuelles

Interrogé par le magazine de 20h de France 2, le policier qui avait abattu Abdoullakh Anzorov, le djihadiste responsable de la mort de Samuel Paty en octobre 2020, livre un témoignage glaçant.
Hommage national à Samuel Paty, 20 octobre 2020 © Lewis Joly/AP/SIPA

Il est à peu près 17h, vendredi 16 octobre, quand la patrouille de police à laquelle participe Kilian, 28 ans, reçoit un appel d’urgence. Un homme est à terre, un autre armé devant le collège de Conflans-Sainte-Honorine. Immédiatement, les policiers se rendent sur place, pensant intervenir sur les lieux d’une simple bagarre. A leur arrivée sur place, ils découvrent un corps. C’est celui de Samuel Paty, et il est décapité. « On reste choqués plusieurs secondes devant la scène », confie Kilian au magazine du 20h de France 2. Rapidement, pourtant, il faut reprendre ses esprits. Abdoullakh Anzorov, l’assassin d’origine tchétchène, est à quelques mètres. « Il faut qu’on l’interpelle le plus vite possible », se souvient Kilian, « un homme capable de tant de cruauté est capable de tout ». Comme on peut l’apercevoir sur une vidéo, Kilian et ses collègues hurlent sur le djihadiste, lui ordonnant de jeter son arme. Au contraire, Abdoullakh Anzorov se jette en direction des policiers. Kylian tire alors une première balle, et voit son adversaire s’écrouler au sol.

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De lourds traumatismes… et des menaces de mort

« Une fois qu’il est au sol, je vais sur lui pour essayer de lui enlever son arme et le couteau qu’il a dans l’autre main ». Déterminé, Abdoullakh Anzorov trouve cependant la force de se relever, et tente de poignarder le jeune policier. Celui-ci a heureusement le réflexe de reculer, et parvient à tirer une seconde balle en direction du terroriste. Cette fois, ce dernier ne se relèvera pas. L’affaire prend alors l’ampleur internationale qu’on lui connaît. Kilian, lui, est lourdement traumatisé. Pire encore, il reçoit des menaces de mort pour avoir abattu le djihadiste. Exfiltré dans la plus grande discrétion du commissariat de Conflans, il ne travaille pas pendant plusieurs mois. Avant de reprendre le terrain, ailleurs en France. « J’en avais besoin », explique-t-il à France 2, tout en confiant ne pas parvenir à oublier la scène. « Je ne suis pas encore remis à 100% de tout ça, il y a des moments difficiles. Parfois, ça peut être en intervention, quelqu’un parle d’un couteau, et j’ai tout de suite des rappels de la scène ». Choqué, Kilian partage sa sidération devant la violence de l’événement : « Je ne pensais pas voir ça un jour sur le territoire national, encore moins être un acteur aussi important », explique-t-il. « On ne devrait voir ce genre de scène si choquante que dans des endroits où il y a la guerre ».

 

 

 
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