Le jeune pianiste Kevin Chen débute son récital au Carnegie Hall par l’hymne israélien

Le jeune pianiste Kevin Chen débute son récital au Carnegie Hall par l’hymne israélien

Alors qu’il donnait un récital à New York, le jeune et prometteur pianiste canadien Kevin Chen a surpris le public en débutant sa prestation par l’interprétation de l’hymne israélien en hommage aux victimes de l’attaque terroriste du 7 octobre. La vidéo est devenue virale sur les réseaux sociaux.

Il était 19h, jeudi 19 octobre dans la salle du Carnegie Hall de New York. Kevin Chen, révélation piano de l’année, devait interpréter des morceaux de Félix Mendelssohn, Frédéric Chopin, Alexandre Scriabine et Franz Liszt. Mais le jeune pianiste (et compositeur) canadien de 19 ans a surpris les organisateurs et le public en débutant son récital par l’interprétation de l’hymne israélien.

Dès les premières mesures de Hatikvah (L’espoir en hébreu) une partie du public s’est levée pour chanter l’hymne national israélien. Hommage aux victimes de l’attaque terroriste du Hamas perpétrée près de Gaza le samedi 7 octobre. Depuis, la vidéo de cette interprétation improvisée a été vue et commentée des milliers de fois sur les réseaux sociaux.

 

Kevin Chen a remporté en 2023 le prestigieux Concours Arthur Rubinstein à tel Aviv

Originaire de Calgary (province d’Alberta – Canada), Kevin Chen est considéré comme un des pianistes les plus prometteurs de sa génération. Vainqueur en 2021 à 16 ans du Concours international Franz Liszt à Budapest (plus jeune lauréat de l’histoire de la compétition). En novembre 2022, il remporte le 1er prix du Concours de Genève et, 6 mois plus tard, à Tel Aviv il s’impose lors du prestigieux Concours de piano Arthur Rubinstein.

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Actuellement élève de Marilyn Engle à l’université de Calgary, Kevin Chen est également compositeur et a été reconnu comme l’un des « 30 musiciens classiques canadiens les plus en vue de moins de 30 ans » par la Canadian Broadcasting Corporation et comme l’un des « 100 Canadiens remarquables » par le magazine Maclean’s.

Philippe Gault

 

 

Georges Bensoussan : « Les Juifs de France se sont sentis trahis, et ils l’ont été »

Georges Bensoussan : « Les Juifs de France se sont sentis trahis, et ils l’ont été »

ENTRETIEN. L’auteur des « Territoires perdus de la République » fut l’un des premiers à s’inquiéter, dès 2002, de la montée d’un nouvel antisémitisme.

Propos recueillis par


Le Point : L’importation en France du conflit israélo-palestinien est souvent évoquée. N’a-t-elle pas eu lieu depuis longtemps ?

Georges Bensoussan : Il n’y a ici rien de nouveau. Le gouvernement semble découvrir tout à coup une réalité connue des Français depuis plus de vingt ans. Dire que le conflit est importé ne suffit pas à double titre : d’une part, parce qu’il manque à ce constat la désignation des responsables ; d’autre part, parce que ce qui est d’abord importé en France, bien avant le conflit, c’est l’islamisme. À certains égards, l’attaque d’Arras, le 13 octobre, a partie liée au conflit, parce que le Hamas avait décrété ce vendredi-là « jour de colère », incitant les musulmans à entrer en guerre contre leurs autorités de tutelle, en particulier dans le monde occidental. En ce sens, cet assassinat est lié, même lointainement, au conflit israélo-palestinien parce que ce conflit est islamisé depuis un bon siècle, en dépit de la parenthèse nationaliste des années 1950-1975. Or cette islamisation est la cause première de l’impasse dans laquelle cet affrontement est aujourd’hui enfermé. L’islamisation n’envisage en effet aucun compromis. Elle est dans le « eux ou nous ». Il suffit de lire les textes du Hamas, à commencer par sa charte. Ils sont disponibles en français sur Internet. Tout y est écrit noir sur blanc. L’État d’Israël est tout entier une « colonie ». Il est tout entier illégitime et tout entier il devra disparaître. C’est le noyau central du conflit. Tout le reste n’est que diversion. Ce refus initial qu’on craint de mettre en lumière, et qu’on se refuse à condamner clairement, est à l’origine de tout le malheur de la région.

C’est-à-dire ?

On devrait souligner cette dissymétrie étonnante : les Juifs de France, qui ont souvent un lien charnel avec l’État d’Israël, dans lequel réside parfois une partie de leur famille, se gardent d’« importer le conflit ». En revanche, une partie de la jeunesse française d’origine immigrée, d’origine maghrébine en particulier, surjoue ici par la violence antijuive un conflit avec lequel elle n’entretient pas de relation personnelle. L’antisémitisme culturel du Maghreb a été importé en France par l’immigration. Il a pu s’atténuer dans certains milieux, quand il s’est exacerbé dans d’autres, en particulier quand la réponse à la modernité dans les milieux masculins les moins bien intégrés fut le ressentiment et la réislamisation. Le conflit du Proche-Orient n’est pas à l’origine de cet antisémitisme, il le réactive, de même qu’il aggrave depuis plus de vingt ans déjà le divorce entre la gauche et les Juifs.

Cette rupture vous surprend-elle ?

Ce lien s’est rompu avec la soudaine progression des actes antisémites en France, qui passent d’une centaine par an dans les années 1970-1990 à 600, à 700, à 800, voire à 900 certaines années depuis l’an 2000. À cette époque, la majeure partie de la gauche française n’a pas su réagir. Les Juifs de France se sont sentis trahis, et ils l’ont été en effet, par ceux dans lesquels ils avaient toujours mis leur confiance. Depuis l’affaire Dreyfus, le lien avec la République était pour eux une évidence. Mais ce divorce traduit une rupture bien plus ample, celle de cette partie de la gauche avec les classes populaires. De même que cette gauche-là, dite aussi « de gouvernement », a abandonné le social, et par voie de conséquence les classes populaires, au profit du sociétal, elle a abandonné pour des raisons évoquées plus haut le combat contre l’antisémitisme d’aujourd’hui. Elle n’a cessé de commémorer les morts de la Shoah pour mieux détourner son regard des tragédies du présent, d’Ilan Halimi à Sarah Halimi. Avec parfois la complicité silencieuse d’une petite partie de l’establishment israélite français.

La France a-t-elle encore les ressources morales et une volonté politique pour résister à cette nouvelle terreur ?

Aucune situation n’est perdue si le courage est au rendez-vous. Ce qui suppose de mettre des mots sur la violence qui nous est infligée, et en particulier sur le terrorisme d’un gauchisme culturel qui nous empêche de décrire le réel en brandissant l’accusation censée réduire l’adversaire au silence : « extrême droite ». Il y a deux combats à mener : celui du courage politique des élus de tous bords. Et celui du gauchisme culturel, qui structure une partie importante des médias comme de l’université. Tant que le monde du journalisme et celui de l’éducation, jusqu’à l’université, sera formaté par cet ordre moral et ce conformisme manichéen, nous ne verrons pas le bout du tunnel. Il nous reste à comprendre le sens de cette idéologie médiocre – dans laquelle s’insèrent la cancel culture et le wokisme –, si prégnante parmi ceux que Pierre Bourdieu aurait nommés avec justesse les « fractions dominées de la classe dominante ». Au lieu d’une condamnation morale, il nous faut comprendre en termes sociaux ce que cette pensée signifie.

Les Juifs sont-ils condamnés à ne se sentir en sécurité nulle part ?

L’idée que les Juifs ne seraient en sécurité nulle part est une idée dangereuse non seulement parce qu’elle pousse au désespoir, mais aussi parce qu’elle est la transposition laïque de l’élection divine : les Juifs seraient « le peuple élu de la haine universelle », comme le disait Léon Pinsker, en 1882. Si la haine est bien là, elle n’est pas universelle et elle sera d’autant mieux circonscrite qu’on mettra sur elle, pour la désigner, les mots justes, sans fard ni lâcheté. En nommant les assassins pour ce qu’ils sont : des assassins. Cela n’interdit pas d’interroger à frais nouveaux le sens de la haine antijuive. Il y a là, en effet, quelque chose de fécond qui permettrait d’élargir la réflexion sur le fonctionnement des sociétés modernes, en particulier des sociétés occidentales. Qu’est-ce qui dans le signifiant « juif » insupporte ? Ce peuple qui se fonde sur l’obéissance à la loi enseigne l’acceptation de la limite et la frustration. Nos sociétés ne sont-elles pas caractérisées précisément par l’incapacité d’accepter la frustration ?

En France, LFI renvoie dos à dos Israël et le Hamas. Pur calcul électoraliste ou reflet de convictions profondes ?

Il s’agit des deux, en vérité. La conviction profonde, c’est que la cause palestinienne est entourée d’un halo de romantisme, elle a pris le relais des grands mythes mobilisateurs d’hier. Avec à la clé une autre dimension, celle de la déculpabilisation liée aux protagonistes juifs. Double bénéfice renforcé de surcroît par cette idée qui participe de la vulgate de l’époque et qui veut que les victimes aient forcément raison, ce qui permet de ne pas interroger la responsabilité historique de chacun dans les drames qui les accablent. Ici, en l’occurrence, la responsabilité palestinienne sur le long terme dans ces tueries d’essence génocidaire. Or l’histoire longue de ce conflit n’est, hélas, guère connue du public français, sauf dans sa version manichéenne : un oppresseur colonialiste écrasant de sa force mécanique et de son arrogance la misère d’un peuple spolié de ses terres en 1948. Le règne de l’émotion dans lequel nous vivons du matin au soir ne veut pas prendre le risque de la connaissance. Parce que toute connaissance est un risque de reconnaissance, et aussi plus simplement parce que la connaissance historique est synonyme de désenchantement. Or l’historien est celui qui empêche de mythifier le monde. Oui, en effet, il peut y avoir des raisons électoralistes puisque l’idée court dans une partie de la gauche qu’elle devrait s’appuyer sur l’électorat nouveau apporté par l’immigration. En particulier, l’immigration musulmane. Un calcul politiquement naïf parce qu’une grande partie de cet électorat est conservateur en matière sociétale. Mais aussi un calcul cynique qui enferme les populations musulmanes dans une vision méprisante.

La distinction entre antisionisme et antisémitisme a-t-elle un sens aujourd’hui ? La cohabitation entre Israéliens et Palestiniens est-elle encore possible ?

 

La distinction antisémitisme/antisionisme avait toute sa raison d’être avant 1948. On pouvait être antisioniste sans être antisémite dès lors qu’on considérait que le sionisme était une utopie, voire une erreur funeste, et ce tant dans le monde juif que dans le monde non juif. Mais, une fois proclamé l’Etat d’Israël, l’antisionisme n’a plus sa raison d’être. Il n’existait que par rapport à un projet. Quand ce projet est devenu réalité, cette opposition de principe est devenue caduque. C’est pourquoi défendre l’antisionisme aujourd’hui n’a guère de sens sinon celui dénoncé très tôt par Léon Poliakov et Vladimir Jankélévitch, celui de pouvoir être antisémite sans être raciste, et même d’être « antisémite démocratiquement », comme le disait ce dernier avec beaucoup d’humour. Les crimes commis à Kfar Aza, à Beeri, sur les lieux de la rave-party, et ailleurs encore sont de même nature que les massacres des Tutsis perpétrés à la machette à partir du 7 avril 1994. De même nature génocidaire que les tueries antijuives de Kaunas, en 1941. Pourtant, Israéliens et Palestiniens seront toujours là à se faire face et à devoir vivre ensemble, ou du moins les uns à côté des autres après des tueries qui ont été célébrées dans les rues arabes par la distribution de friandises et de gâteaux. Pour envisager à nouveau de vivre ensemble, il faudra forcément en passer par l’énoncé des crimes, le récit de leur déroulé et leur jugement. Sinon il n’y aura ni justice ni cohabitation. D’autres peuples qui avaient traversé des épreuves épouvantables après lesquelles toute passerelle paraissait rompue ont réussi à cohabiter. Le réel a repris ses droits, c’est-à-dire la nécessité de vivre à côté de voisins que l’on n’a pas choisis §

LFI : entre l’apologie du terrorisme, le fascisme et le séparatisme ?

CHRONIQUE

LFI : entre l’apologie du terrorisme, le fascisme et le séparatisme ?

CHRONIQUE. En refusant de qualifier l’attaque du Hamas sur Israël d’acte terroriste, le parti de Jean-Luc Mélenchon montre qu’il ne peut plus être considéré comme un parti républicain.

Par Éric Delbecque

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Notre démocratie est malade, de la faute principale d’un parti qui a rompu avec la République. Il conviendrait de n’en plus douter et d’arrêter de tergiverser. Les preuves s’accumulent dangereusement et l’on refuse de voir le fascisme où il se trouve : à l’ultragauche.

 

Il n’est plus possible dorénavant de feinter avec la réalité ou de maintenir une césure devenue complètement artificielle entre l’extrême gauche et l’ultragauche. Il y a encore quelques années, on pouvait distinguer – en tout cas c’était l’option que je retenais avec quelques autres – une extrême gauche globalement héritière du marxisme, teintée d’anarchisme, acceptant le jeu parlementaire et refusant la violence (tout en prônant la rupture révolutionnaire avec le capitalisme), d’une ultragauche encourageant l’insurrection permanente et rejetant les élections et l’ensemble de la mécanique démocratique.

Le camp des bêtes et des totalitaires

LFI a mis fin à cette option. Ses dirigeants encouragent – sans aucune ambiguïté – la sédition, enrayent le processus représentatif sans répit, fragilisent l’ordre public républicain au profit des délinquants et ne condamnent même plus la barbarie lorsqu’elle apparaît de la manière la plus écœurante contre des civils, des femmes, des enfants et même des nourrissons. Je vais être encore plus concret : quelle frontière peut-on encore franchir dans l’obscénité politicienne et idéologique lorsque l’on refuse de dénoncer des pogroms, que l’on devient l’allié objectif de l’antisémitisme et que l’on s’affirme prêt à toutes les bassesses pour flatter l’islamisme ? La réponse est claire : aucune ; on démontre seulement que l’on a choisi son camp, celui des bêtes et des totalitaires.

Que dire encore de plus après ça ? L’attitude de Jean-Luc Mélenchon, de Louis Boyard et de Mathilde Panot – sans oublier le lamentable Poutou du NPA – après cette explosion sauvage de terrorisme islamiste du Hamas, relève de l’impardonnable et achève la démonstration pour ceux qui en avaient encore – inexplicablement – besoin.

J’ai la conviction que l’on ne s’arrête pas suffisamment sur ce que la position de LFI signifie dans les plus terribles profondeurs. Alors, creusons. Des djihadistes tirent 5 000 roquettes sur Israël, c’est-à-dire sur la population, pas sur des chars Merkava et des soldats de Tsahal en priorité, mais sur des civils, consciemment et volontairement. Ils s’infiltrent massivement en véhicules, en bateaux, en ULM, à motos, en bulldozers, en exécutant de jeunes gens dans une rave party (on pense en effet inévitablement au Bataclan), prenant un plaisir sadique à terroriser des otages, à kidnapper des familles et à massacrer des femmes et des enfants, et ces gens de LFI osent – devant le logo de l’Assemblée nationale française, à l’ancêtre émancipatrice des Juifs depuis la Révolution, hélas trop lâche en juin 1940 – ne pas vouloir désigner du doigt les terroristes ?

Un parti faussement rebelle

Comment tolérer cela et ne pas s’interroger sur ce qu’ils ont dans le crâne, les tripes et le cœur. Bien sûr que c’est un double langage, le journaliste avait raison, et je vous réplique : « Bien sûr que oui, Mme Panot », chaque Français peut se permettre de ressentir un profond dégoût, une nausée indescriptible, en vous entendant réciter vos éléments de langage de bois, tout en s’inquiétant de la présence de tels élus au Parlement. Et le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, a eu mille fois raison de rappeler que vanter les actions du Hamas relève de l’apologie du terrorisme, y compris au sein des Chambres…

Mais nous avons assez gaspillé de temps en dissertations interminables concernant l’appartenance ou la non-appartenance de LFI à « l’arc républicain », à la manière des poussiéreux et antiques débats sur le sexe des anges. Les mélenchonistes n’en font pas partie, point barre. Ce qu’il importe néanmoins de rappeler fortement, c’est que leur position actuelle vis-à-vis du Hamas ne fait qu’entériner ce qui crève les yeux depuis plusieurs années maintenant : ils favorisent la sédition par doctrine et par opportunisme politicard, ils soutiennent les émeutiers par leur attitude de sape des institutions républicaines, d’abord par leur travail d’incitation au mépris des forces de l’ordre (et c’est un euphémisme), ils déstabilisent de façon générale et quotidienne l’ordre démocratique et l’État de droit, et ils soutiennent l’islamisme radical et le séparatisme par la contestation désormais organisée et permanente de la laïcité, particulièrement au sein de l’enceinte scolaire (persistant sans retenue, bien que l’on ait connu la décapitation de Samuel Paty et alors qu’un enseignant vient de rencontrer la mort une nouvelle fois).

C’est un parti faussement rebelle, d’apparatchiks Insoumis de foires, mais en revanche clairement mené par d’invincibles soumis aux atmosphères totalitaires et aux admirateurs du fascisme et de ses méthodes façon Hamas : cela relève désormais de l’évidence puisque leurs déclarations depuis plusieurs jours le prouvent. Les brigades Al-Qassam, la branche militaire du Hamas, ne sont pas des soldats, ce sont des salauds et des terroristes, lâches et sadiques. Il y a 80 ans, leurs pairs portaient des uniformes noirs avec des runes et des têtes de mort. Leur chef s’appelait Adolf Hitler et ils exterminaient les Juifs.

Une pensée pour Fabien Roussel

On se fait également ainsi une idée de ce que ces LFIstes pourraient faire une fois installés au pouvoir ; on frémit d’avance de ce qu’ils jugeraient légitime, au détriment de la légalité, des droits individuels, de l’État de droit et de la culture républicaine. Car ne nous trompons pas : ce sont toujours les autres qui sont à leurs yeux des tyrans, jamais eux, y compris lorsqu’ils se permettent de rejoindre le camp de la violence en refusant de la démasquer… La fin justifie les moyens, c’est bien cela ? Je me demande parfois si Jean-Luc et Mathilde seront un jour hantés par les images des cadavres dévastés des kibboutz – par exemple Kfar Aza –, par la pensée des sévices infligés à des familles innocentes, à des femmes et à des vieillards, et par le visage de la jeune Noa, traînée de force loin des siens par de sombres et malfaisants crétins tristement représentatifs de la barbarie islamiste que Daech illustra déjà antérieurement…

 

J’ai une pensée pour Fabien Roussel en pensant à Sophia Chikirou qui a osé l’assimiler au collaborationniste Jacques Doriot, ancien communiste avant de devenir nazi. Me souvenir qu’elle est députée me déprime… A-t-elle aujourd’hui quelque chose à dire sur les siens ? Les comparer à Marcel Déat peut-être ? J’étais déjà le rejeton d’une famille de Français libres, admirateur du général de Gaulle par tradition familiale puis par choix, je fus Charlie en m’engageant concrètement dans ce combat-là, et je précise que je ne suis pas très fan de ce type de « je suis ceci ou cela », mais c’est parfois, hélas, nécessaire d’employer des formules étranges. Alors je l’affirme, je suis aussi juif ces jours-ci, car je ne déteste rien plus fortement que les fascistes, les antisémites et les collabos, même rouges…

ASSASSINAT TERRORISTE DANS UN LYCEE A ARRAS

Attaque terroriste dans un lycée d’Arras : “Un moment d’union et de recueillement” sera organisé dans les écoles lundi, annonce Gabriel Attal

France Télévisions
 
Publié Mis à jour

Après une réunion avec les syndicats enseignants, le ministre de l’Education a annoncé “un renforcement des forces de sécurité” aux abords des établissements scolaires. Ce direct est désormais terminé.

Ce qu’il faut savoir

“L’école ne se laissera pas terroriser.” Après l’attaque au couteau qui a fait un mort et trois blessés, vendredi 13 octobre, dans un lycée d’Arras (Pas-de-Calais), le ministre de l’Education nationale a annoncé “un renforcement des forces de sécurité aux abords des établissements”scolaires. “Dès demain”, ils “feront l’objet d’une surveillance renforcée”. Egalement, ‘un moment d’union et de recueillement” sera organisé dans les écoles lundi. Ce direct est désormais terminé.

La France passe en alerte “urgence attentat”. Il s’agit du niveau le plus haut du dispositif Vigipirate, qui en compte trois. “Quand on passe à ce niveau de vigilance, c’est pour dire à tous les Français, à toutes les administrations de faire attention”, a précisé le ministre de l’Intérieur sur TF1. “D’après nos informations, il y a sans doute un lien entre ce qui s’est passé au Proche-Orient et le passage à l’acte”, a ajouté Gérald Darmanin. 

L’Assemblée nationale illuminée aux couleurs de la France ce soir. Il s’agit de rendre “hommage à l’enseignant tué et aux personnels blessés” et “pour rappeler que les valeurs de la République ne connaissent pas la nuit”.

 Emmanuel Macron s’est rendu sur place. Le chef de l’Etat est arrivé aux alentours de 15 heures à Arras. Il a dénoncé la “barbarie du terrorisme islamiste” et a affirmé qu’une autre “tentative d’attentat”, “dans une autre région”, a été déjouée. D’après une source policière à franceinfo, un homme, porteur d’un couteau, a été interpellé par la police à Limay (Yvelines), alors qu’il sortait d’une salle de prière située non loin d’un lycée.

Neuf personnes interpellées, dont le principal suspect. Originaire du Caucase et âgé de 20 ans, cet homme est un ancien élève de l’établissement. Huit autres personnes ont été arrêtées, dont la mère du principal suspect, ainsi que son frère âgé de 16 ans, sa sœur et son oncle, a appris franceinfo de source proche de l’enquête.

Le suspect était sous surveillance. L’homme suspecté de l’attaque était suivi de près par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source des services de renseignement à France Télévisions. Il avait été contrôlé jeudi, sans que rien puisse lui être reproché, poursuit la même source, qui souligne qu’aucun élément ne permettait d’annoncer un passage à l’acte. Par ailleurs, le frère du suspect, qui est écroué, avait été arrêté en 2019 dans le cadre d’un projet d’attentat déjoué.

Juifs de France : chronique d’une haine ordinaire

Dans la rue, les commerces, à l’école, à la fac… Ils sont victimes d’agressions et d’insultes antisémites. Face à ce harcèlement quotidien, ils s’adaptent. Témoignages.

Par Bartolomé Simon, avec Jérôme Cordelier, Clément Pétreault, Mathilde Siraud, Émilie TrevertPublié le 13/10/2023 à 06h35

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Yaël Braun-Pivet à son bureau de l’hôtel de Lassay, à Paris, le 27 septembre. Depuis son entrée en fonction, l’avocate – juive – reçoit pléthore de mails et courriers anonymes à connotation antisémite.
Yaël Braun-Pivet à son bureau de l’hôtel de Lassay, à Paris, le 27 septembre. Depuis son entrée en fonction, l’avocate – juive – reçoit pléthore de mails et courriers anonymes à connotation antisémite.© Elodie Gregoire

Temps de lecture : 9 min

D’une voix blanche, la présidente de l’Assemblée nationale raconte son étrange découverte : en même temps que la notoriété sont arrivés les premiers courriers antisémites, tous anonymes, évidemment. Des injures, des croix gammées, des étoiles de David, des petits cercueils dessinés portant le nom de ses enfants et, sur Internet, des avalanches de tweets, innombrables et enragés. Yaël Braun-Pivet montre la dernière missive reçue à sa permanence, rédigée d’une écriture compulsive et tremblotante. Des insultes, vulgaires et violentes.LE JOURNAL DU SOIR

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Un choc pour cette ancienne avocate qui a grandi dans un milieu juif très libéral, une famille dans laquelle l’antisémitisme n’était plus qu’un sujet de livre d’histoire. « Personne ne m’avait mise en garde. Je pensais que la République laïque qui avait accueilli mes grands-parents avait fait son œuvre. » À chaque courrier, elle repense à ses grands-parents justement. « Cette résurgence leur aurait fait terriblement mal. C’est triste à dire, mais je préfère qu’ils ne soient plus là pour voir ça. » Elle a été tentée de faire comme si rien de tout cela n’existait, comme si cela ne l’atteignait pas. « Ce serait mentir, parce que cela m’affecte. » Parfois, elle publie sur les réseaux sociaux des photos des lettres qu’elle reçoit, qu’importe si cela fait jubiler leurs auteurs. « Je ne veux pas baisser la tête. Rien ne sert de nier ce phénomène, il ne faut pas le minorer, il faut systématiquement le dénoncer. » Attaquée parce que femme, parce que puissante, parce que juive… « C’est le monde extérieur qui vous assigne, qui vous réduit à une identité que vous n’avez pas choisie. C’est assez étrange, car la religion n’est pas franchement un élément saillant de mon existence. Si je devais me définir, je crois que le mot juif viendrait peut-être en 30e ou en 40e position. » Ces attaques épistolaires ne l’empêchent pas de dormir, mais l’idée qu’elles puissent se traduire en actes alimente une « angoisse latente ». Une angoisse accentuée par l’attaque terroriste d’Israël par le Hamas le week-end dernier. La violente résurgence du conflit israélo-palestinien pourrait bien raviver sur le sol français un antisémitisme persistant.

Discrétion. Cet antisémitisme arrive toujours avec la notoriété. La boîte aux lettres de Rachel Khan, autre personnalité médiatique exposée, déborde elle aussi de courriers malveillants. La vague a déferlé après que le rappeur Médine a qualifié cette fille de déportée de « resKHANpée »« Comme la classe politique n’a pas unanimement condamné l’injure, cela a ouvert la porte à un torrent d’antisémitisme, déplore Rachel Khan, qui avait déjà été attaquée par Dieudonné. C’est comme lorsque Le Pen disait “Durafour crématoire”. Il y a toujours un ricanement autour de la Shoah. »

Certaines composantes de la Nupes ou du NPA sortent de l’arc du bon sens républicain et versent dans ce qu’on peut appeler l’apologie du terrorisme. Honte à eux !Haïm Korsia, le 10 octobre au « Point »

L’antisémitisme le plus violent se manifeste à chaque épouvantable meurtre sur fond de haine des Juifs : Ilan Halimi en 2006, l’attentat à l’école Ozar Hatorah de Toulouse en 2012 ou Sarah Halimi en 2017… Depuis le week-end dernier, les autorités françaises sont sur le qui-vive. Un télégramme du ministère de l’Intérieur a demandé aux préfets la plus grande vigilance autour des synagogues. L’état-major policier a également demandé à ses commissariats de faire remonter les signaux faibles. Ainsi, à Paris, deux hommes ont été interpellés : l’un criait « Allahu akbar » devant une école-synagogue du 19e arrondissement, quand l’autre insultait, devant une synagogue du 16e, des fidèles en les traitant de « sales juifs ». Plus de 700 signalements pour des propos antisémites en ligne ont été réalisés sur la plateforme Pharos. Et 10 personnes ont été interpellées pour des faits antisémites. Il a été demandé aux policiers de relever le moindre comportement suspect aux abords des lieux de culte. Des voitures qui tournent ou restent garées devant les synagogues, des regards insistants ou encore des hommes qui miment des tirs de pistolet face aux fidèles…

Cette petite musique nauséabonde provoque chez bien des Juifs l’angoisse « latente » décrite par Yaël Braun-Pivet et incite souvent à la discrétion, à l’adaptation, quand ce n’est pas au repli sur soi et sur les siens.

Les témoins que nous avons contactés ont pour la plupart requis l’anonymat. Ils s’accordent sur ce constat : en 2023, on ne crie pas sa judéité sur tous les toits. « Quand je porte ma kippa, je sens les regards désagréables, alors elle reste dans ma poche pendant shabbat, surtout quand je me balade avec mon fils », justifie David*, 49 ans, habitant historique du 19e arrondissement de Paris, un quartier populaire où vit une importante communauté juive. Parce qu’elle porte l’uniforme d’une école juive, sa fille de 13 ans s’est déjà fait insulter deux fois dans la rue cette année. « On ne se sent pas toujours en sécurité, déroule David, qui ne tarit pas d’anecdotes. L’une de mes amies a mis sa mezouza [objet de culte placé à l’entrée des maisons, NDLR] devant sa porte, elle s’est fait cambrioler. C’est la seule dans son immeuble. Et, à la sortie des synagogues, des types croient nous provoquer en agitant des drapeaux algériens… » 

Quid du délit d’apologie

Le code pénal ne définit pas l’apologie, punie de 5 ans de prison quand il s’agit de terrorisme. La jurisprudence s’en est chargée, l’assimilant à « un discours incitant à porter sur le crime un jugement favorable ». La Cour de cassation a considéré que l’apologie est constituée quand une personne manifeste « une égale considération » pour les victimes et les auteurs de l’acte. Ainsi, Dieudonné fut condamné pour avoir déclaré « Je me sens Charlie Coulibaly ».« La volonté de justification est l’élément central » de l’infraction, décrypte Christophe Bigot dans son Pratique du droit de la presse (Dalloz). N. B.

« Obsession identitaire ». Avant même les récentes mesures de protection, les Juifs de France se sont résolus à exercer leur culte escortés par des policiers. « Il y a quelque chose dans l’air ambiant, ressent Simon*, un consultant de 31 ans. On l’a intériorisé. Dans les manifestations, pour n’importe quelle cause, on s’habitue à tomber sur des pancartes ou des discours antisémites. Comme lorsque Finkielkraut avait été exfiltré d’une manifestation des Gilets jaunes en 2019 [où il avait été interpellé au cri de « sioniste » et de « sale race », NDLR]. On a appris à se désensibiliser. »

Pour faire passer leurs idées, les marchands de haine contournent la loi. Ainsi, ils utilisent le terme de « dragons célestes », issu du manga One Piece, pour désigner les Juifs. Sous couvert de critique de la finance internationale, ils égrènent les noms de banquiers juifs dans des textes de rap à succès, à l’image de Freeze Corleone. Les préjugés ont toujours la vie dure : le Juif est forcément riche, avare, escroc. « On entend les mêmes blagues douteuses : “Ah, les Juifs, vous aimez l’oseille, vous êtes dans les magouilles” », soupire David.

Ce mépris, certains le ressentent dès la cour de l’école. Le fils d’Anna*, âgé de 8 ans, joue dans un club de football à Paris. Un samedi, il ne se présente pas à son match car il fête Yom Kippour. De retour à l’entraînement le mercredi suivant, ses petits coéquipiers le questionnent sur son absence. Il se justifie. « Ici, on n’aime pas les Juifs », lui lâche un enfant.

Dans une école publique du nord de Paris, Salomé*, 9 ans, subit aussi les questions incessantes de ses camarades : « D’où tu viens ? C’est quoi ta religion ? »« Je ne sais pas », balaie-t-elle. Mais les enfants insistent. Pour la mère, non pratiquante et laïque avant tout, même les petits sont dans une « obsession identitaire »« Ma fille a compris qu’il valait mieux ne pas dire qu’elle était juive d’origine pour avoir la paix. »

L’antisémitisme sévit aussi sur les bancs de la fac. En questionnant les étudiants juifs sur le sujet, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a constaté qu’il avait souvent pour déclencheur la question brûlante d’Israël. « Parce qu’on est Juif, on doit rendre des comptes, faire le service après-vente du gouvernement israélien et se désolidariser tout de suite, confirme Lila*, 26 ans. Alors qu’on n’a absolument pas à s’en justifier… »

« Solitude violente ». « Derrière cette injonction à se justifier des actes d’Israël, il y a ce sous-entendu de la double allégeance : un Juif n’est jamais complètement français, il est à la solde de l’étranger », analyse Samuel Lejoyeux, président de l’UEJF. Les locaux de son association ont été tagués en mai, à l’université Paris-8, d’un : « Vive la Palestine. 39-45 le retour soyez preparer (sic). »

Pour la plupart des Juifs que nous avons interrogés, les paroles et crimes antisémites seraient trop pris à la légère. « En tant que juive de gauche, je constate que les politiques ne s’indignent pas toujours s’il s’agit d’actes antisémites », regrette Lila. « Ce qui choque les Juifs, c’est la négation des actes antisémites, reprend Samuel Lejoyeux. On se retrouve parfois seuls. Cette solitude est violente, on a l’impression de faire un caprice de privilégié. » 

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« Sale juif ». Extrait de la lettre d’un élève de CM2 sommé par la directrice de présenter ses excuses à un camarade qu’il avait traité de « sale juif » après un cours évoquant le judaïsme dans une école privée parisienne, en 2023.

Le président de l’UEJF cite le meurtre de Mireille Knoll, dont le caractère antisémite a été contesté, ou encore cette phrase, répétée dans les médias après la mort de Samuel Paty, en 2020 : « C’est la première fois que ça touche une école. » Oubliant, au passage, l’attentat perpétré par Mohammed Merah dans l’école juive Ozar Hatorah, à Toulouse, en 2012. Comme d’autres organisations juives, la boîte aux lettres virtuelle de l’UEJF déborde d’injures et de menaces. Le dernier e-mail hostile date d’il y a seulement quelques semaines. Un anonyme y dénonce la « vermine juive » et « l’holofraude »« On n’y prête presque pas attention », souffle, désabusé, Samuel Lejoyeux.

Fatalisme. Même au supermarché, sur la route ou en vacances, de nombreux Juifs ne sont pas à l’abri. Beaucoup d’entre eux s’adaptent, marchent sur des œufs et rasent les murs. « Quand on me demande ce que je fais dans la vie, si je ne le sens pas, je dis : documentaliste », confie Noémie*, qui travaille dans une association juive. « Il y a un côté “pas de vagues” », remarque Valérie Maupas, responsable de l’American Jewish Committee (AJC) en France.

Concrètement, c’est ce rabbin qui vit en HLM tout près de Paris et s’efforce de raccompagner systématiquement ses enfants à la maison ; ce sont ces pères de famille qui ont adopté la casquette à la place de la kippa ; ce sont ces femmes qui ne portent plus leur magen David (étoile de David) autour du cou dans l’autobus. « Si je pars en vacances en Israël, je préfère dire que je vais dans le Sud », admet une étudiante. Le vendredi soir, quand les fêtards sont de sortie, les juifs fêtent shabbat. Ils trouvent souvent une autre raison que la religion pour justifier leur absence.

« J’ai vécu à New York et c’est bien plus simple d’y dire qu’on est Juif », estime Sarah*, 30 ans. Simon, dont la femme est américaine, se trouve toujours « mal à l’aise » lorsqu’elle parle d’Israël dans un taxi ou lâche des mots en hébreu dans le métro. « Par précaution, je n’évoque jamais ces sujets dans des taxis, dit-il. J’ai déjà eu affaire à des chauffeurs Uber qui me disaient ne pas utiliser Waze parce que “c’est fait par des Israéliens”… »

Depuis plusieurs années se produit une « migration intérieure » de la Seine-Saint-Denis vers le 19e arrondissement de Paris, et désormais du 19e au 17arrondissement, où se trouve la plus grande communauté juive d’Europe selon l’AJC §

Les prénoms ont été modifiés.

COMMUNIQUE RASSEMBLEMENT

Solidarité avec Israël. Appel à la manifestation, lundi soir à Paris

L’ECUJE, le Crif, les institutions juives et tous les amis d’Israël, appellent à un rassemblement en solidarité avec Israël et les Israéliens, frappés par le terrorisme du Hamas.

RDV lundi à 18h30 Place d’Israël à Paris.

Ce 7 octobre 2023, les terroristes du Hamas ont engagé une guerre contre Israël, assassiné, égorgé, ou pris en otages des soldats et des civils de tous âges, y compris des personnes très âgées ou de très jeunes enfants. Tous les Etats civilisés, toutes les organisations dignes de ce nom ont condamné sans la moindre ambiguïté ces abominables crimes de guerre et déclaré leur soutien à l’État d’Israël.

L’ECUJE condamne avec force ces crimes de guerre barbares et l’idéologie mortifère qui glorifie la mort des Juifs.

Nous nous déclarons totalement solidaires de l’État d’Israël et de ses habitants. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux très nombreux blessés. Nous adressons nos vœux de consolation et notre profonde sympathie aux familles des victimes. Nous soutenons tous les efforts pour la libération des otages aux mains des terroristes.

Hélas, il nous faut aussi en venir à ce qu’il se passe en France où, en pleine célébration de Simhat Torah, les autorités de la République doivent, une fois de plus, augmenter la protection de nos lieux de culte à cause du risque d’attaques terroristes. Toujours dans notre pays, des forces politiques ignobles, au lieu de condamner les crimes, renvoient dos à dos les agresseurs et les victimes, quand ils ne jugent pas unilatéralement Israël responsable des crimes commis à son encontre.

Lieu de culture, nous les combattrons sans limite pour qu’ils cessent de souiller l’écharpe tricolore dont ils se sont rendus indignes.

TRIBUNE LIBRE : Suite au scandale de Kippour, le rabbin Shmuel Eliyahu dit envisager de déménager à Tel Aviv

Suite au scandale de Kippour, le rabbin Shmuel Eliyahu dit envisager de déménager à Tel Aviv

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Le rabbin de Safed Rabbi Shmuel Eliyahu fait ce matin jeudi référence à une annonce de la chaîne 7 selon laquelle il envisageait sérieusement la possibilité de quitter Safed et de déménager à Tel Aviv.

“J’ai envisagé de déménager à Tel Aviv. Je voulais être avec les gens là-bas. Pour l’instant, je reste à Safed”, a déclaré le rabbin Eliyahu dans une interview accordée à Galei Tsahal.

Il a toutefois noté que la situation spirituelle à Tel Aviv et les problèmes rencontrés par des organisations telles que ‘Rosh Yehudi’ l’empêchent de dormir et qu’hier soir, il a parlé “avec les personnes qui ont été expulsées de la prière à la veille de Yom Kippour.”

Rabbi Eliyahou a réagi vivement aux événements de Yom Kippour et a écrit à la fin du jeûne :

“Quiconque a vu tous ces ‘démocrates’ imposer violemment leurs valeurs à un public religieux et traditionnel, comprend qu’il s’agit de personnes violentes qui utilisent le nom de la démocratie pour imposer leurs valeurs à la majorité.

Ils nous forcent à prier selon leurs valeurs progressistes. Personne ne les a forcés à prier, ensemble ou séparément. Personne ne les a forcés à jeûner ou à manger casher. Mais ils ont le soutien du tribunal.

La prochaine fois qu’Ils diront que la cour protège la minorité de la tyrannie de la majorité, demande-leur qui elle a protégé dans ce jugement délirant : les habitants de Haïfa ont été empêchés de prier dans les synagogues construites dans des tentes. Selon eux, ces synagogues sont des espaces publics où il est interdit de prier séparément.

Ne dites pas que nous ne vous avons pas prévenu : demain, les progressistes et leurs juges progressistes nous interdiront également de prier dans les synagogues ordinaires”, a ajouté le rabbin.

“Tous les politiciens qui soutiennent aujourd’hui ces personnes violentes vous expliqueront demain que l’interdiction de la circoncision est légale et légitime. Je cherche une personne de centre-gauche qui osera élever la voix contre cette coercition laïque. Contre les manifestants violents. Quelqu’un qui comprendra que le tribunal nous entraîne dans une guerre de religion, et que nous n’abandonnerons jamais. Pendant deux mille ans, nous nous sommes battus pour notre liberté de religion. Nous ne l’abandonnerons pas à l’intérieur de l’État d’Israël”, conclut-il.

C’est pourtant précisément là qu’ils veulent non pas détruire la religion comme dit ce rabbin, mais faire interdire tout signe juif de la sphère publique. Ils veulent qu’Israël cesse d’être un Etat juif, et ils ne s’arrêteront jamais de militer pour cela, parce que c’est dans l’ADN de la gauche que de combattre jusqu’à dominer et imposer ses idées.

© Equipe de rédaction Israel247.org.
Source : https://israel247.org/2023/09/suite-au-scandale-de-kippour-le-rabbin-shmuel-eliyahu-dit-envisager-de-demenager-a-tel-aviv/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=voici-les-derniers-articles-publies-sur-israel-247_4


 

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