Auteur/autrice : Observatoire Juif de France

CE QUE LA PRESSE EN FRANCE NE VOUS DIT PAS

Doha: comment Israël est perçu dans le monde arabe (reportage) – JForum

 
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En mon nom ainsi que l’ensemble des membres de L’Observatoire Juif de France nous présentons nos très sincères condoléances à monsieur Shimon Samuels ainsi qu’à leurs enfants. La famille Samuels est une des rares familles qui parcourent le monde entier pour traquer en tous lieux, les négationnistes fascistes et antisémites. Ils sont les défenseurs infatigables de l’état d’Israël. Que Graciela Vaserman-Samuels repose en paix.

Décès de Graciela Vaserman-Samuels, fondatrice de Hadassah Medical Relief Association.

Parcourant le monde pour établir des partenariats avec des hôpitaux, elle était l’épouse de Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal

Graciela Vaserman-Samuels avec David de Rothschild, Koichiro Matsuura, directeur général de l’Unesco, et Shimon Samuels. (Crédit : Centre Simon Wiesenthal)Graciela Vaserman-Samuels avec David de Rothschild, Koichiro Matsuura, directeur général de l’Unesco, et Shimon Samuels. (Crédit : Centre Simon Wiesenthal)

Le Centre Simon Wiesenthal-Europe a rapporté ce mardi avec « immense tristesse » le décès, dimanche dernier, de Graciela Vaserman-Samuels, fondatrice de la Hadassah Medical Relief Association et épouse de Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre.

Née en Argentine dans une famille de la communauté juive, Graciela a émigré en Israël, où elle a étudié les sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Titulaire d’un doctorat en littérature de l’université Temple de Philadelphie, elle a fondé son association médicale universitaire à l’hôpital Hadassah, à Jérusalem, et a parcouru le monde entier pour établir des partenariats avec des hôpitaux universitaires.

Par la suite, en tant que fonctionnaire de l’Unesco à Paris, « elle a affiché avec fierté et courage sa nationalité israélienne, œuvrant avec habileté diplomatique et une franchise désarmante pour favoriser le dialogue constructif, souvent avec les interlocuteurs les plus difficiles », écrit le Centre Simon Wiesenthal.

Elle est ainsi devenue conseillère spéciale des quatre derniers directeurs et directrices généraux de l’organisation.

« Graciela a lutté toute sa vie pour abattre ou contourner les barrières au développement humain – tels le handicap ou les préjugés raciaux, religieux ou de genre… Ainsi, elle a instauré des canaux de dialogue avec des femmes influentes dans les pays du Golfe pour faciliter la scolarisation et l’engagement des filles dans la vie culturelle et professionnelle de sociétés très traditionnelles. Elle a également soutenu activement la création et le développement d’institutions spécialisées dans la formation, la socialisation et la valorisation des personnes porteuses de handicap. Elle était toujours accueillante et à l’écoute, dispensant ses bons conseils avec humour, empathie et pragmatisme. Bien que son départ laisse un vide douloureux dans les cœurs de sa famille, ses amis et ses collègues, Graciela nous a laissé un trésor de souvenirs et d’encouragements », écrit le Centre Simon Wiesenthal.

Auteure de romans, elle a publié les ouvrages Decoding Colors et Facing Off. Elle a inspiré plusieurs projets culturels et éducatifs.

Graciela Vaserman-Samuels vivait entre Paris et Tel Aviv avec son mari. Ensemble, ils ont eu trois filles, Yardena, Michal et Davina, et avaient quatre petits-fils.

Source: https://fr.timesofisrael.com/deces-de-graciela-vaserman-samuels-fondatrice-de-hadassah-medical-relief-association/


 

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OBSERVATOIRE JUIF DE FRANCE REND UN HOMMAGE A TOUS CES « JUSTES » QUI ONT SAUVE DES MILLIERS DE JUIFS AU PERIL DE LEUR VIE

Imaginez un archipel de fermes, de hameaux, de villages jetés sur un vaste plateau, à 1000 mètres d’altitude. La commune principale, c’est le Chambon, 2400 habitants aujourd’hui. Pendant la guerre, on ne pouvait les compter. Après bien d’autres, de nombreux Juifs se sont réfugiés là-haut.

Quelques 2000 ont été nominalement identifiés mais il y en eut davantage auxquels il faut ajouter d’autres personnes menacées qui se sont repliées dans la montagne. Camus muni de faux papiers y séjourna plusieurs mois de 1943. Il logeait dans une maison au nom prédestiné, le Bon Accueil. Le Chambon était en effet une station touristique d’altitude dès l’avant-guerre : hôtels et pensions de famille s’ouvrirent aux différentes vagues de réfugiés qui, à partir de 1940 vinrent s’échouer là. Mais les paysans ou les commerçants pouvaient aussi bien donner l’asile. L’Institut Yad Vashem a jusqu’ici distingué 84 Justes au Chambon et aux environs mais là encore, il y en eut tant d’autres dont beaucoup auraient refusé le titre décerné à Jérusalem : “Nous devions le faire, nous l’avons fait, c’est tout”.

Cette soirée dont vous voulez parler a eu lieu à l’Arbre vagabond, une ancienne école isolée au bout d’un chemin et devenue aujourd’hui librairie et lieu de rencontres.

C’est la demeure maintenant ouverte à tous de Jean-François Manier qui y avait d’abord créé une maison d’édition de poésie, Cheyne. Dans sa bibliothèque personnelle, on trouve beaucoup de Francis Ponge qui habita non loin et parlait très bien de cette terre de passage devenue terre de pacage. La soirée eut lieu un dimanche à l’heure ou à peu près à laquelle les pasteurs rendaient visite à leurs paroissiens pour prier, échanger quelques informations et un morceau de gâteau. Car le plateau du Chambon, c’est une haute terre du protestantisme. Le pasteur Trocmé, l’un des animateurs de la résistance spirituelle pendant la guerre, raconte qu’il s’ennuyait souvent dans la routine des dimanches après-midis. Mais le protestantisme, ici, plus qu’ailleurs, est sans cesse traversé de réveils. Se sont levés ici des dissidents de toutes sortes : les darbystes et les Purs qui tiennent leurs assemblées propres, les pentecôtistes qi parlent en langues. Trocmé et son confrère Theis qui avaient été nommés au Chambon dans les années 30 faisaient eux-mêmes figure de minoritaires : calvinistes, ils étaient aussi pacifistes jusqu’à l’objection de conscience et la HSP – Haute Société protestante – des villas d’estivants les regarda toujours d’un drôle d’air. La guerre permit aux pasteurs de mettre en mouvement la société paysanne. Ce furent, dit Trocmé dans d’extraordinaires Mémoires, “nos plus belles années”. Son charisme qui le porta toujours de réveil en réveil put se déployer totalement sur un plateau dont il voulait faire un lieu d’ utopie fraternelle .

Quand Jean-François Manier et sa femme créèrent leur maison, au tournant des années 7O-80, la trace du refuge n’était guère sortie encore de la mémoire des familles.

Et on se disait que le vent, la burle, qui, l’hiver, vous faire perdre votre chemin, pourrait l’effacer. Pour réveiller le souvenir du réveil, il fallut des interventions extérieures.

Celle, depuis Jérusalem de Yad Vashem. Quand Trocmé en reçoit la médaille de Juste, sa femme Magda, aussi importante que lui et qui d’ailleurs n’était pas protestante, déclare : “Mais le mérite en revient à la foule des paysans du plateau”. Deuxième intervention essentielle : celles de réfugiés reconnaissants tel Pierre Sauvage qui signe un film en 1986. Au fil des décennies, des plaques sont posées, des cérémonies commémoratives organisées. Et des expositions, des publications. Un Lieu de mémoire est ouvert en 2013. En 2004, Jacques Chirac et Simone Veil se sont rendus sur le Plateau. Visite d’hommage du pouvoir, symétrique de celle, menaçante, qu’avait faite le commissaire à la Jeunesse de Pétain. C’était l’été 42, après la rafle du Vel d’hiv qu’avaient osé reprocher au représentant de Vichy les élèves du Collège Cévenol, le seul établissement d’enseignement secondaire des protestants en France, la tête de pont de la résistance spirituelle. Peu à peu ce qu’avaient vécu individuellement les familles de paysans comme celles des réfugiés s’est inséré dans une dimension plus collective. Du souvenir qui aurait pu devenir anecdote, le Chambon passa à l’histoire.

Avec la conscience d’une responsabilité pour le présent et l’avenir

Le livre d’or de L’arbre vagabond garde la trace de deux passages de SOS Méditerranée. Le dernier, c’était il y a peu de mois – époque Ocean Viking. Le premier, c’était encore au temps de l’Aquarius. Un des ses passagers avait raconté à l’assemblée du dimanche comment il avait tenu la main d’un ami qi se noyait sans pouvoir faire davantage pour lui. C’était un Africain qui était parvenu au Chambon grâce aux réseaux des protestants. Car ceux-ci sont persistant. Un autre pasteur dont il faut aussi citer le nom, Guillon allait ainsi, pendant la guerre, quérir en Suisse l’argent nécessaire au Chambon. Et il empruntait les mêmes chemins discrets que ses prédécesseurs du XVIe et du XVIIe siècles quand ils allaient chercher des secours dans la Genève de Calvin. ‘”Nous devions le faire, nous l’avons fait, c’est tout. Mais n’attendez pas de nous que nous vous livrions nos secrets. Ils pourraient encore servir dans les temps qui viennent.”

Source : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-vif-de-l-histoire/13h54-le-vif-de-l-histoire-du-mercredi-23-novembre-2022-2258153

 


 

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L’Observatoire Juif de France dépose plainte contre Chris Le Goy

Cet individu, sous le pseudonyme « Chris Le Goy » a diffusé sur le Réseau Social VK au mois d’octobre 2022 de nombreuses publications à caractère antisémites, négationnistes et faisant également l’apologie du nazisme : 

Nous pouvons lire sur son VK et Twitter des publications telles que : « Il n’y a pas que #Schindler qui fait des listes ! ».

Il a publié également une photo d’Instagram de Monsieur Jacques ATTALI attablé avec Monsieur Henry Kissinger et y met le commentaire ; « Jacques #Attali – Henry #Kissinger. Un dîner kasheriser plein d’espoir pour les Gogoy ».

Sa haine envers les juifs ne s’arrête pas là, le dénommé Chris Le Goy fait de l’humour sordide en publiant une photo provenant d’un livre ou d’une revue, dont le titre est :

« A AUSCHWITZ, ON A GAZÉ QUE LES POUX ».

Cet individu fait également la promotion du livre de l’antisémite :

Philippe Costa Di COSTANZO intitulé « Des Juifs », radicalement anti-juifs comprenant des chapitres ayant pour titres, entre autres, « Le juif, ce menteur pathologique, Une farce nommée Shoah, D’antiques malfrats et assassins, De la juiverie génocidaire, Des meurtres rituels juifs, Une race usuraire, Des asociaux expulsés de partout, Le plus souillé des peuples, Hélas Israël ! 

La plainte de l’Observatoire Juif de France vise plusieurs griefs, dont celui du délit d’incitation envers un ou des particulier(s) en raison de sa race, de sa religion ou de son origine, par parole, écrit, image ou moyen de communication.

L’Observatoire Juif de France, alerte les autorités afin d’exiger des modérateurs de toutes les plateformes Internet et des réseaux sociaux, d’améliorer leurs algorithmes pour ne pas laisser se publier des propos appelant à la haine en cherchant à diviser risquant à termes de voir germer de plus grandes tensions entre les différentes composantes de la France.

L’Observatoire Juif de France qui lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme sera toujours là pour s’opposer aux attaques auxquelles les Juifs de France se doivent de faire face.

 

 

Crif – Réflexions sur la dernière vague antijuive. Antisionisme radical et islamisme, par Pierre-André Taguieff | Crif – Conseil Représentatif des Institutions Juives de France

ACTU – RÉFLEXIONS SUR LA DERNIÈRE VAGUE ANTIJUIVE. ANTISIONISME RADICAL ET ISLAMISME, PAR PIERRE-ANDRÉ TAGUIEFF

Pierre-André Taguieff nous fait découvrir ce texte, destiné à paraître en décembre 2022, dans un ouvrage collectif publié en hommage à Sarah Halimi, sous la direction de Haïm Korsia et Michel Gad Wolkowicz : Celle qui murmurait à l’oreille des enfants.

Réflexions sur la dernière vague antijuive. Antisionisme radical et islamisme*, par Pierre-André Taguieff

(*Texte à paraître en décembre 2022 dans un ouvrage collectif publié en hommage à Sarah Halimi, sous la direction de Haïm Korsia et Michel Gad Wolkowicz : Celle qui murmurait à l’oreille des enfants).

 

     En France, depuis le début des années 2000, des Juifs sont assassinés en tant que juifs. Ces meurtres ne sont pas commis par des extrémistes de gauche ou de droite, mais par de jeunes musulmans, souvent des délinquants ou d’ex-délinquants, se réclamant de l’islam, qu’ils soient ou non des jihadistes en mission – comme Mohamed Merah ou Amedy Coulibaly. Rappelons le cas de Sébastien Sellam, DJ âgé de 23 ans, massacré le 20 novembre 2003 par Adel Amastaibou, qui déclare aussitôt après le meurtre : « J’ai tué un Juif ! J’irai au paradis », et précise ensuite aux policiers : « C’est Allah qui le voulait ». Rappelons le massacre commis le 19 mars 2012 dans l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse par Mohamed Merah qui, en assassinant des enfants juifs, a déclaré vouloir « venger les enfants palestiniens ». Rappelons les quatre victimes juives de la folie meurtrière d’Amedy Coulibaly dans l’épicerie « Hyper Cacher » à Paris, le 9 janvier 2015, le tueur ayant déclaré qu’il voulait « venger ses frères musulmans », et plus précisément les « musulmans opprimés », notamment « en Palestine ». Rappelons que Sarah Halimi (65 ans) fut torturée pendant plus d’une heure dans sa chambre, puis défenestrée par l’islamiste Kobili Traoré (27 ans), d’origine malienne, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Belleville. Pendant qu’il massacrait sa victime juive à coups de poing, Traoré hurlait « Allaou akbar », traitait sa victime juive de « Sheitan » (« démon », en arabe) et récitait des sourates du Coran. Rappelons enfin l’assassinat de Mireille Knoll, âgée de 85 ans, malade et handicapée, dont le corps a été découvert chez elle, à Paris, dans la soirée du 23 mars 2018, lardé de onze coups de couteau et en partie brûlé. Le meurtrier de cette rescapée de la Shoah est encore un jeune délinquant musulman, Yacine Mihoub (28 ans), qui, selon son comparse, aurait crié « Allahou akbar » en poignardant sa victime. Il faut y voir les indices les plus récents d’un grand phénomène idéologique observable depuis les années 1960 : l’islamisation progressive des représentations et des passions antijuives à travers l’islamisation de la « cause palestinienne », érigée en « cause universelle ».

      On observe parallèlement le rôle déterminant d’Internet et des réseaux sociaux dans l’intensification, l’accessibilité croissante et la globalisation des incitations à la haine et à la violence contre les Juifs. Les prédicateurs islamistes médiatiques, tel Hassan Inquioussen, sont au premier rang dans ces opérations d’endoctrinement et de propagande. Or, face à cette flambée antijuive multiforme et persistante, la mobilisation des citoyens français a pu paraître aussi faible que timide. Alors même que d’excellents travaux universitaires et des enquêtes sérieuses ont été consacrés au phénomène, les pouvoirs publics réagissent avec un temps de retard. Tout se passe comme si, confrontée à cette vague antijuive ponctuée par des attaques terroristes, la société française ne voulait rien voir ni savoir. L’indifférence à la propagande et à la violence antijuives se rencontre notamment à l’extrême gauche et dans les milieux antiracistes qui privilégient la lutte contre « l’islamophobie » en présupposant que l’antisémitisme est une chose du passé. De nombreuses études critiques ont montré comment, avec la banalisation d’Internet entre le milieu des années 1990 et la fin des années 2000, s’est produite une grande transformation des discours de propagande structurés par des thèmes d’accusation visant les Juifs.

      Désormais, en France comme dans la plupart des démocraties occidentales, les producteurs, les entrepreneurs et les propagateurs du discours antijuif globalisé forment trois groupes relativement distincts, mais nullement clos sur eux-mêmes : l’extrême droite plurielle, l’extrême gauche anticapitaliste et la nébuleuse islamiste (Frères musulmans, salafistes, jihadistes). Des ponts sont jetés entre certaines mouvances d’extrême droite et certains courants de l’islamisme, leur ennemi commun étant un « sionisme mondial » fantasmé. Le site de l’association Égalité et réconciliation d’Alain Soral en offre une frappante illustration. Des convergences ou des alliances sont également observables entre milieux d’extrême gauche et milieux islamistes, notamment sur la base d’un antisionisme radical, niant le droit à l’existence de l’État d’Israël. En témoignent par exemple les islamo-gauchistes du Parti des Indigènes de la République, ainsi que de nombreux réseaux qui se réclament de la « pensée décoloniale ». Si le mythe du « complot sioniste mondial » est l’objet de croyance le mieux partagé par les trois principales populations antijuives, le négationnisme joue parallèlement le rôle d’un drapeau et d’un signe de ralliement pour la plupart des courants judéophobes. Mais, encore une fois, seuls des musulmans endoctrinés par des prédicateurs islamistes passent à l’acte et deviennent des tueurs de Juifs. 

      Après la Seconde Guerre mondiale et le grand massacre nazi des Juifs d’Europe, nombreux sont ceux qui ont cru que la page de l’antisémitisme était tournée. Il n’en est rien. Les trois grands mythes antijuifs, celui du complot juif mondial, celui du Juif meurtrier rituel et celui du Juif riche, reformulés de diverses manières, hantent toujours l’imaginaire social et se traduisent par la circulation de stéréotypes criminalisants dans les nouveaux discours antijuifs prenant pour cibles privilégiées Israël, le « sionisme » et les « sionistes », ces derniers étant stigmatisés comme « racistes », comploteurs, manipulateurs et sanguinaires. La métamorphose des composantes de ces mythes est toujours en cours, faisant surgir un nouveau paysage antijuif international dont l’évolution est largement due à l’importance croissante des réseaux sociaux dans le processus de formation de l’opinion ainsi que dans la transmission des représentations et des croyances. La globalisation des accusations antijuives favorise autant la circulation à grande vitesse des rumeurs, des légendes et des « fake news » que leur adaptation à divers publics, selon les objectifs des propagandistes.

      L’hostilité moderne et contemporaine envers les Juifs présuppose que ces derniers sont puissants et solidaires, que leur puissance est liée à l’argent, qu’ils forment un groupe caractérisé par son ubiquité et qu’ils exercent une influence illégitime et maléfique sur la marche du monde. C’est en tant que tels qu’ils suscitent méfiance, haine ou peur, et non pas une simple agressivité. Il faut noter cependant que, depuis environ 140 ans, quelles que soient les passions dont elles dérivent, toutes les formes de l’hostilité ou de l’aversion envers les Juifs sont caractérisées comme « antisémites », alors qu’elles devraient être qualifiées, d’une façon plus claire, d’« antijuives » ou de « judéophobes ». Ce dernier qualificatif combine les références à la haine et à la peur, sur le modèle du néologisme « xénophobe » (1903), qui signifie « hostile aux étrangers, à ce qui vient de l’étranger ». Les peurs se colorent de haine : point de « phóbos » (peur) sans « mîsos » (haine), comme dans la xénophobie ou la misoxénie faisant de l’étranger un objet de peur et de haine mêlées. Les peurs se traduisent souvent par des haines qui les fixent sur des ennemis.

      L’hostilité envers les étrangers, dite xénophobie, se compose principalement de haine et de crainte : le sens étymologique du suffixe « phobie » ne doit pas empêcher d’y comprendre la haine. Il en va de même pour l’hostilité envers les Juifs, dite judéophobie, qui se traduit par un jeu de passions dans lequel prévalent la haine et la peur, indissociables. Pour désigner cette haine mêlée de crainte dont les Juifs sont la cible, j’ai forgé le néologisme « judéomisie ». Vus par leurs ennemis, les Juifs constituent une menace contre laquelle il convient de se défendre : « Le Juif », c’est l’ennemi. Il s’ensuit qu’il est légitime de haïr les Juifs, qui sont supposés « nous » haïr. Ce mode de légitimation récurrent de la haine des Juifs constitue le premier des grands récits antijuifs, fondé sur l’accusation de « haine du genre humain », dont dérive le stéréotype de la « cruauté juive ». C’est ainsi qu’au début du IIe siècle après J.-C., Tacite impute aux Juifs une haine hostile (hostile odium) à l’endroit des autres peuples (adversus omnes).  

      Depuis plus de deux siècles, la figure répulsive par excellence du Juif est celle d’une puissance internationale criminelle qui complote contre le genre humain. On la trouve au centre des Protocoles des Sages de Sion, ce célèbre faux antijuif qui, fabriqué au début du XXe siècle, fournit une sorte de résumé de la vision conspirationniste du Juif, laquelle s’était largement diffusée durant les trente dernières années du XIXe siècle en Europe. Encore faut-il ne pas négliger le fait que les Protocoles visent deux cibles : d’une part, les francs-maçons, supposés dirigés ou manipulés par les Juifs, et, d’autre part, les « sionistes », fantasmés comme les représentants de la puissance juive internationale dont l’objectif est de dominer le monde, pour instaurer un gouvernement juif mondial. On doit souligner le fait que la première publication des Protocoles, fin août 1903, par Krouchevan, l’organisateur du pogrom de Kichinev (21 avril 1903), suivait de peu l’ouverture, le 23 août de la même année, du 6e Congrès sioniste, tenu à Bâle. Publié dans une version courte dans le journal Znamia (« Le Drapeau ») sous le titre Programme de la conquête du monde par les Juifs, le document, structuré en 22 séances, est présenté par le « traducteur » comme étant les « Protocoles des séances de l’Union [ou de l’Alliance] mondiale des francs-maçons et des Sages de Sion ». Il s’agissait de laisser entendre que le document provenait de la direction du mouvement sioniste. Il s’ensuit que les Protocoles constituent un document censé révéler les secrets des « sionistes », ces derniers, créatures chimériques, n’ayant rien à voir avec les sionistes réels qui, comme on le sait, se définissent fondamentalement par leur engagement dans le mouvement de libération du peuple juif, impliquant la création d’un État pour les Juifs. Les Protocoles constituent un texte antisioniste majeur, tant par leurs visées originelles que par leurs usages politiques ultérieurs. 

      Parmi les formes dérivées de ces récits accusatoires, qui prolifèrent notamment dans des contextes de crise sanitaire, on trouve des énoncés selon lesquels « les Juifs » auraient créé le virus du SIDA, le virus H1N1 (responsable de la grippe A) ou le coronavirus Covid-19 pour réaliser tel ou tel objectif criminel. Il en va ainsi de l’accusation, lancée le 26 février 2020 au moment de l’épidémie de coronavirus, par un « analyste politique » irakien, Muhammad Sadeq al-Hashemi : « Le coronavirus est un complot juif américain financé par Rothschild pour réduire la population mondiale. » Il y a là une condensation de quatre stéréotypes antijuifs majeurs : les Juifs sont riches, puissants, conspirateurs et criminels. Ils sont capables de créer et de propager un « tueur de masse » tel qu’un virus.

      En France comme dans d’autres démocraties occidentales, nombreux sont ceux, parmi les élites intellectuelles et politiques, le regard fixé autant sur l’« islamophobie » que sur les nouvelles mobilisations nationalistes dites « d’extrême droite » ou « populistes », ont largement ignoré, négligé ou sous-estimé l’islamisme radical, en même temps qu’ils détournaient le regard de la dernière vague antijuive qui, commencée à l’automne 2000, est portée principalement par la propagande islamiste et ses relais politico-culturels. Ce qui fait écran, c’est l’idée fausse selon laquelle la haine des Juifs serait exclusivement fixée à « l’extrême droite » (néofasciste, néonazie, etc.) ou localisée dans les milieux « réactionnaires », par exemple chez les catholiques traditionalistes, ou encore dans les mouvances nationalistes.

      Depuis les années 1950, dans la période postnazie, on a donc assisté à la lente réinvention d’une vision antijuive du monde. La rediabolisation des Juifs s’est opérée principalement sur la base de la diabolisation d’Israël et du « sionisme », fantasmé comme « sionisme mondial », puissance occulte censée diriger la marche du monde. Cette diabolisation complotiste est diffusée par un grand récit qui se présente comme un savoir qui éclaire et qui sauve, c’est-à-dire une gnose. Chez les Modernes, cette gnose consiste à offrir une nouvelle clé de l’histoire. L’antisionisme gnostique est au cœur ce que j’ai appelé en 1989 la « nouvelle judéophobie », et qui est aussi bien une nouvelle « judéomisie ». Cette réinvention n’est pas réductible à un recyclage des traditionnels schèmes d’accusation visant les Juifs, empruntés au corpus antijuif européen, qu’ils relèvent de la judéophobie antique, de l’antijudaïsme chrétien médiéval, de la judéophobie moderne antichrétienne (Voltaire, d’Holbach), de la judéophobie anticapitaliste (socialiste et révolutionnaire), de l’antisémitisme d’État des milieux nationalistes ou de l’antisémitisme raciste et exterminateur de type hitlérien. Elle s’opère sur de nouvelles bases idéologiques, dont certaines sont étrangères à l’héritage antijuif occidental et puisent dans la culture musulmane.

      Mais il ne faut pas sous-estimer l’importance du négationnisme tel qu’il s’est développé à partir des écrits de Maurice Bardèche et de Paul Rassinier publiés entre 1948 et 1950, avant d’être largement diffusé par Robert Faurisson à partir du milieu des années 1970. Désormais, la thématique négationniste, fondée sur le dogme de l’inexistence des chambres à gaz homicides et la négation du génocide nazi des Juifs d’Europe, joue le rôle d’un drapeau et d’un signe de ralliement pour la plupart des courants antijuifs, qu’ils soient d’extrême droite, d’ultragauche ou d’obédience islamiste. Elle permet d’accuser mensongèrement les Juifs ou les « sionistes » de mensonge.  

      S’il est vrai que les passions antijuives se sont mondialisées, c’est avant tout parce qu’elles se sont islamisées. Avec cette transformation, impliquant une refonte doctrinale en même temps qu’un déplacement du principal foyer de l’hostilité antijuive, s’est opéré un « retour à la théologie comme justification, puis comme source de la haine des Juifs », comme l’a noté l’historienne Rivka Yadlin. Il s’agit désormais d’une théologie non plus chrétienne mais musulmane. Pour comprendre la récente vague judéophobe mondiale, il faut commencer par reconnaître cette matrice théologico-politique islamique. C’est principalement sur cette nouvelle base politico-culturelle que s’accomplit et se légitime désormais la démonisation des Juifs.

      À l’islamisation de la judéophobie s’ajoutent la criminalisation des « sionistes », voire leur nazification, et le retournement contre les Juifs de la rhétorique antiraciste. Dans et par la propagande « antisioniste », l’État d’Israël est diabolisé en tant qu’« État d’apartheid » ou « raciste » et l’amalgame polémique « sionisme = racisme » est devenu un lieu commun. L’antisionisme radical représente la plus récente forme historique prise par la haine des Juifs. Son objectif est de légitimer la destruction d’Israël C’est ainsi que la haine idéologisée envers les Juifs a été globalisée. Mais il faut souligner la spécificité de l’antisionisme radical : l’État d’Israël est critiqué et condamné non pas pour ce qu’il fait, mais pour ce qu’il est. C’est la définition même du racisme. Il faut donc combattre l’antisionisme radical comme une forme de racisme, d’autant plus redoutable qu’elle n’est pas reconnue d’une façon consensuelle.

       Contrairement à une idée reçue, la haine antijuive qui explose dans les réseaux sociaux – qu’il faudrait dire asociaux, voire antisociaux – ne dérive pas de la simple intolérance, attitude ethnocentrique universellement observable. Elle est inséparable d’une passion d’accuser, de dénigrer, de salir et de diaboliser qui confine au délire, et prend la figure d’un récit mythologique d’inspiration complotiste, qui constitue une nouvelle démonologie. Elle possède donc une dimension pathologique. La haine attire et attise la haine, elle est pour ainsi dire contagieuse. Encore faut-il ne pas oublier les représentations et les croyances associées, qui se propagent selon divers mécanismes mis en évidence par la psychologie sociale. D’abord les cascades informationnelles, fondées sur la propension des individus humains à prendre en compte ce que disent ou font les autres, ce qui favorise le ralliement à l’opinion majoritaire. Les initiateurs d’un message attractif sont suivis par une série indéfinie d’imitateurs qui le propagent. Ensuite, la polarisation de groupe, fondée sur la radicalisation ou l’extrémisation des opinions au sein d’un groupe de discussion. À ces mécanismes s’ajoutent divers biais cognitifs, à commencer par le biais de confirmation d’hypothèse et celui de disponibilité, le premier nous incitant à chercher ou retenir les informations confirmant nos convictions et à écarter les autres, le second consistant à privilégier et à surestimer les informations immédiatement disponibles à la mémoire, à s’en tenir aux faits qui nous viennent le plus facilement à l’esprit ou aux données qui circulent sur les réseaux sociaux que nous fréquentons habituellement.

      Derrière les dénonciations et les accusations qui se répandent par un effet « boule de neige », et qui se présentent souvent sous les couleurs de la critique des « vérités officielles » et de la démystification, on discerne une totale indifférence à la vérité des faits et une passion du faux, voire un goût du mensonge. Le relativisme cognitif autorise ce mélange du vrai et faux qui, selon le mot de Paul Valéry, est « pire le faux ». Au sein du cyberespace, on observe en même temps un auto-accroissement des passions négatives, faisant du village global un espace de guerre civile discursive sans frontières intérieures. En témoigne cette montée aux extrêmes qu’on rencontre dans les échanges sur Internet : sur Twitter notamment, les propos diffamatoires, les dénonciations calomnieuses, les injures et les menaces se reproduisent à l’infini, comme par l’effet d’une rivalité mimétique suscitant un mutuel renforcement. Cette synergie dans l’expression de la haine et de la volonté de nuire suscite quelque chose comme une incitation permanente à la violence.

      Depuis la fin du XXe siècle, les Juifs sont traités une nouvelle fois, sur des bases idéologiques et rhétoriques en partie inédites, comme des ennemis du genre humain auxquels on tend à imputer les événements jugés négatifs. Face à ces accusations mensongères diffusées par divers canaux de propagande, il importe de ne pas baisser la garde, en dénonçant l’indifférence et la fuite dans le confort idéologique offert par les « rassuristes » de toute obédience, qui ne cessent d’affirmer que les passions antijuives ne sont plus que des survivances vouées à une prochaine disparition. Comme l’a noté René Girard, « vouloir rassurer, c’est toujours contribuer au pire ». Certes, l’indignation morale ne suffit pas, mais elle doit accompagner le nécessaire travail d’analyse critique de la dernière vague antijuive alimentée autant par les divers courants de l’islamisme que par les mouvances d’extrême gauche professant un antisionisme démonologique et éradicateur. Sans une forte impulsion morale, la pensée critique peut convaincre une poignée d’intellectuels mais non pas mobiliser les esprits et les inciter à s’engager dans un combat aussi difficile qu’incertain. 

 

 

Dans son ouvrageL’Antisémitisme, collection Que sais-je ?, paru en octobre 2022, Pierre-André Taguieff, fait le tour de toutes les judéophobies pour montrer en quoi elles se fondent sur des rationalisations a posteriori destinées à légitimer des aversions, des peurs et des passions injustifiables.

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Pierre-André Taguieff, philosophe, politiste et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, est l’auteur de plus d’une cinquantaine d’ouvrages. Derniers livres publiés sur la question : L’islamisme et nous. Penser l’ennemi imprévu, Paris, CNRS Éditions, 2017 ; Judéophobie, la dernière vague, Paris, Fayard, 2018 ; Criminaliser les Juifs. Le mythe du « meurtre rituel » et ses avatars (antijudaïsme, antisémitisme, antisionisme), Paris, Hermann, 2020 ; Hitler, les Protocoles des Sages de Sion et Mein Kampf. Antisémitisme apocalyptique et conspirationnisme, Paris, PUF / Humensis, 2020 ; Liaisons dangereuses : islamo-nazisme, islamo-gauchisme, Paris, Hermann, 2021 ; Sortir de l’antisémitisme ? Le philosémitisme en question, Paris, Odile Jacob, 2022 ; L’Antisémitisme, 2e édition revue, Paris, Que sais-je ? / Humensis, 2022.
Source : http://www.crif.org/fr/content/actu-reflexions-sur-la-derniere-vague-antijuive-antisionisme-radical-et-islamisme-par-taguieff

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Le négationniste Vincent Reynouard arrêté en Écosse après deux ans de cavale

Depuis de nombreuses années nous avons déposé plainte à
maintes reprises contre Vincent Reynouard (comme d’autres associations) et espérons que celles-ci pourront maintenant aboutir.

 

Âgé de 53 ans, le négationniste Vincent Reynouard propageait, depuis la Grande-Bretagne, des thèses niant l’existence de l’Holocauste. Les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH) le traquaient activement depuis deux ans. Il a été arrêté jeudi 10 novembre dans la petite ville d’Anstruther, près d’Édimbourg, en Écosse.

 

Il niait le génocide des juifs et propageait, sur Internet, une redoutable parole haineuse. Selon des informations de Marianne, Vincent Reynouard, un idéologue d’extrême droite, a été interpellé jeudi 10 novembre en Écosse, après plus de deux ans de cavale. Collaborateur régulier de l’hebdomadaire antisémite Rivarol, ce militant négationniste fuyait outre-Manche plusieurs condamnations par la justice française.

Jeudi, les policiers écossais l’ont interpellé à l’heure du laitier « dans la région d’Anstruther », un village côtier situé au nord d’Édimbourg, « à la demande des autorités françaises », a déclaré à Marianne un porte-parole de la police écossaise. Il vivait sous une fausse identité. Présenté à un juge de la capitale écossaise, il a refusé d’être extradé vers la France. Placé en détention provisoire, il devrait être fixé sur son sort à une future audience judiciaire. Les gendarmes espèrent sa remise prochaine à la France, afin de le juger pour l’ensemble de ses actes.

Cet ancien professeur de mathématiques de 53 ans, révoqué de l’Éducation nationale, était traqué par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH). Voyant en lui un « négationniste professionnel de la Shoah » et un agent particulièrement influent de l’antisémitisme en France, l’Office avait fait de son arrestation une priorité, depuis la découverte de tags négationnistes sur le mémorial du village martyr d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), en août 2020, ce qui avait provoqué une indignation nationale. En dessous de ces graffitis à la bombe de peinture blanche figurait ce mot : « Reynouard a raison. »

 

À LIRE AUSSI : Comment les policiers et gendarmes de l’OCLCH traquent la haine en ligne

Vincent Reynouard, qui vivait depuis plusieurs années caché au Royaume-Uni, était recherché pour plusieurs condamnations en suspens dans l’Hexagone. À Paris, en 2021, il avait été condamné à six mois ferme pour contestation de crime contre l’humanité, pour une vidéo dans laquelle il niait la Shoah. Il devait également exécuter une peine d’un an d’emprisonnement après une condamnation par la cour d’appel de Caen, datant de 2015, pour la même infraction. C’est sur la base de cette dernière décision que les gendarmes ont pu obtenir l’exécution d’un mandat d’arrêt au Royaume-Uni, où le délit de « négationnisme » n’existe pas à l’identique.

TRAVAIL DE COOPÉRATION

Toujours extrêmement actif sur les réseaux sociaux Gab et VK, Vincent Reynouard avait une première fois été repéré par le SO15, les services antiterroristes britanniques, en 2021, dans le Kent, une banlieue de Londres. Mais il était parvenu à réchapper aux bobbies, les policiers londoniens. « Il leur a filé entre les doigts », selon une source proche de l’enquête. Après s’être créé une identité fictive, Reynouard mettra près d’un an à être de nouveau localisé près d’Édimbourg. « Il a pu être interpellé grâce à un énorme travail de coopération internationale, et en particulier grâce à nos homologues britanniques. Malgré les difficultés juridiques qui peuvent exister, l’Office ne lâchera pas les idéologues qui propagent la haine, où qu’ils se trouvent », affirme à Marianne le général Jean-Philippe Reiland, le patron de l’OCLCH. Un avertissement direct aux autres gourous qui ont trouvé refuge à l’étranger pour fuir la justice française.

Source :https://www.marianne.net/societe/police-et-justice/le-negationniste-vincent-reynouard-arrete-en-ecosse-apres-deux-ans-de-cavale

 

 

 

Opération Torch : Ces Juifs qui ont aidé à sauver l’Algérie française du régime nazi – The Times of Israël

Ce 8 novembre 2022 marque les 80 ans de l’Opération Torch, nom de code donné à l’arrivée des Alliés en Afrique du Nord

Des soldats américains débarquent près d'Alger. (Crédit : Wikimedia Commons, 8 novembre 1942, auteur inconnu, domaine public)
Des soldats américains débarquent près d’Alger. (Crédit : Wikimedia Commons, 8 novembre 1942, auteur inconnu, domaine public)

Largement méconnue, l’Opération Torch (Opération Flambeau en français), est pourtant décisive dans l’issue du conflit qui oppose les forces alliées à celles de l’Axe. Elle a en effet permis aux alliés, américains et anglais, de s’implanter durablement en Afrique du Nord et de préparer le fameux débarquement deux ans plus tard.

L’opération est un succès. À Oran et à Casablanca, les Alliés réussissent l’opération mais au prix de milliers de vies car les troupes vichystes ont reçu l’ordre de résister coûte que coûte. À Alger, l’histoire est différente. Grâce à une poignée d’hommes, de jeunes résistants dont

80 % sont juifs, tous les points stratégiques d’Alger sont immobilisés, permettant aux Américains de débarquer sans trop d’opposition de la part des troupes vichystes. En une nuit seulement et pratiquement sans armes, ces jeunes résistants préfigurent le premier acte de résistance d’envergure de la Seconde Guerre mondiale.

Les juifs d’Algérie sous Vichy

Magasin de textiles en gros d’Albert Obadia. (Crédit : archives familiales de la famille Obadia)

Au printemps 1940, en moins de six semaines, la France métropolitaine est aux mains des Allemands. Le régime fasciste de Vichy s’installe en France et dans ses colonies. Ainsi, les lois anti-juives sont également mises en vigueur en Algérie française. Les juifs perdent en octobre 1940 leur nationalité française obtenue par le décret Crémieux en 1870 et deviennent des « israélites indigènes ».

Des administrateurs sont nommés à la tête des entreprises dirigées par des juifs. Paul Obadia, né en 1931 à Oran dans une famille juive, se souvient de l’administrateur dans le magasin de textile de son père à Oran.

Paul Obadia et Georges Bennaïm, son ami d’enfance, en sortant de l’école. (Crédit : archives familiales de la famille Obadia, 1948)

“Il y a avait un administrateur. […] Il surveillait et il ne comprenait rien. Mon père était énervé. L’administrateur fumait dans le magasin et il ne faisait rien. Mon père n’avait rien à cacher,” confie-t-il.

Les enfants juifs sont renvoyés des écoles publiques et les fonctionnaires juifs de la fonction publique. En 1940, Paul a 9 ans quand il est renvoyé de l’école publique.

“Au moment de rentrer en sixième, on a été expulsé malgré que mon père fût un ancien combattant,” explique Paul Obadia.

Des camps de travail et d’internement sont créés comme ceux de Bossuet, Boghar et Berrouaghia. Dans la nuit du 11 au 12 septembre 1940, comparable à la Nuit de Cristal en Allemagne en 1938, de nombreux magasins juifs sont brûlés et vandalisés.

La salle de boxe Géo-Gras : le début de la résistance juive

C’est dans ce contexte que la résistance juive se met en place. En début 1941, à l’initiative d’André Temime, Émile Atlan, Jean Gozlan, Charles Bouchara et Paul Sebaoun, un groupe d’autodéfense juive se forme au sein du gymnase Géo-Gras. Le nom est une couverture pour ne pas éveiller les soupçons des autorités vichystes. Géo Gras est un ancien champion de boxe et un ancien de la légion étrangère catholique. Ne recevant pas de directives externes, le groupe se donne pour missions : la protection de la population juive, la propagande anti-vichyste, et la préparation à la reprise des combats.

Remise de la Croix de Guerre à Émile Atlan, Paul Sebaoun, Charles Bouchara. (Crédit : Wikimedia Commons, publié le 21 décembre 2016, par Bbbraudel )

Une figure s’impose rapidement comme le leader du groupe de résistance : José Aboulker. Issu d’une famille juive connue, José est un jeune Algérois, étudiant en médecine et socialiste idéaliste d’à peine 22 ans. Il est démobilisé de l’armée française parce que juif.

Portrait de José Aboulker jeune. (Crédit : Wikimedia Commons, publié en 2012, domaine public)

Chaque membre de la famille Aboulker verra son destin bouleversé par les lois antisémites vichystes.

Son père, Henri Aboulker, professeur émérite et reconnu en Algérie est déchu de ses fonctions. Sa sœur, Colette, enseignante dans la fonction publique, est également remerciée. Même sort tragique pour la mère de José, poétesse dont les publications s’arrêteront brutalement.

L’histoire de la famille Aboulker illustre le destin de nombreuses familles juives françaises sous le régime de Vichy. Ils envisagent toutes les options : fuir, se cacher ou résister. Ils choisiront la dernière option, seule vraiment valable à leurs yeux.

Ainsi, Henri commence à prendre des consultations à domicile, pourtant contraire aux lois émises. Colette met en place un système d’enseignement aux enfants juifs exclus de l’enseignement public. Quant à José, il mène le réseau de résistance à Alger, et son cousin Roger Carcassonne fait de même à Oran. José Aboulker sera aidé du côté français par le colonel Germain Jousse et par Robert Murphy, un diplomate américain.

Au fur à mesure, le réseau grandit, et compte à son actif environ 800 combattants clandestins prêts à se battre au nom de la France Libre. Le réseau met en place des actions de sabotages et soutient les victimes de la répression. Pendant deux ans, un seul but les anime : aider l’arrivée des alliés en Afrique du Nord.

L’arrivée des Alliés à Alger

Novembre 1942. Le moment d’agir est venu. Dans la nuit du 6 novembre 1942, José Aboulker convoque les chefs de réseaux au domicile du professeur Henri Aboulker, 26 rue Michelet, leur quartier général. L’arrivée des Alliés est prévue pour le lendemain.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre, l’opération Torch commence mais elle s’avère plus complexe que prévu. Les troupes américaines attendues sont bloquées. L’opération manque d’échouer. Mais, José ne désespère pas. Il modifie au dernier moment les plans de la mission, mobilise les dernières énergies, et soulève l’espoir de ses camarades.

En quelques heures seulement, la résistance neutralise tous les postes stratégiques de Vichy : la station de Radio-Alger, les bâtiments du gouvernement, les commissariats, les bases militaires.

Si l’opération semble être un succès, ils sont trop peu nombreux, et ne sont pas en mesure de garder le contrôle de la ville. Les troupes américaines tardent à arriver et ils doivent faire face au soulèvement d’une partie de la ville, loyale au régime collaborationniste de Vichy. Alors que tout espoir s’envole, les bateaux alliés percent les lignes nazies et débarquent à Alger. L’Opération Torch est un succès. 377 résistants ont participé à l’opération dont 312 sont juifs, selon l’historien Benjamin Stora.

Evelyne Obadia (nom de jeune fille Soustiel) née en 1933 à Oran. (Crédit : archives familiales de la famille Obadia, 1951)

Malgré cette surreprésentation dans l’effectif, il faudra attendre mars 1943 pour que les lois antisémites soient abrogées et quant au Décret Crémieux, il est rétabli seulement en octobre 1943.

Mais, l’arrivée des Alliés procure un sentiment de soulagement et d’euphorie dans la population et notamment dans la communauté juive.

Evelyne et Paul Obadia se remémorent ce moment dans la guerre.

“Et puis, il est arrivé une période où les Américains sont arrivés et là, c’était une période de détente pour tout le monde. La vie redevient normale. Mon père avait aussi un administrateur parce que c’était un gros comptoir, les gens venaient de toute l’Algérie pour se fournir,” déclare Evelyne Obadia.

“En 1942, on a une première libération avec le débarquement des Alliés. Dès que les Américains sont venus, c’était une libération totale, le magasin de mon père n’avait plus d’administrateur, tout le monde a accueilli les Américains et les collaborateurs se sont cachés,” affirme Paul Obadia.

Après l’arrivée des Américains, Paul et Evelyne sont retournés à l’école publique et à leur quotidien respectif. En mai 1945, ils ont célébré vivement la fin de la guerre et les choses ont repris leurs cours. D’après eux, il y a eu une sorte d’amnésie collective sur la période collaborationniste en Algérie. Et malheureusement, en 1961, comme le dit la fameuse chanson d’Enrico Macias, ils ont dû quitter leur pays lors de la guerre d’indépendance algérienne pour aller s’installer en France avant de faire leur alyah l’an dernier.

https://fr.timesofisrael.com/operation-torch-ces-juifs-qui-ont-aide-a-sauver-lalgerie-francaise-du-regime-nazi/

84 ans après la Nuit de Cristal, des survivants de la Shoah alertent contre la haine – The Times of Israël

DOSSIER - Un habitant, Juergen Schulz, dépose une fleur après avoir entretenu les « stolpersteines » ou « pavés commémoratifs  » installés en mémoire des personnes déportées et tuées par les nazis, devant sa maison à Berlin, en Allemagne, le 9 novembre 2021 (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber, dossier)
DOSSIER – Un habitant, Juergen Schulz, dépose une fleur après avoir entretenu les « stolpersteines » ou « pavés commémoratifs » installés en mémoire des personnes déportées et tuées par les nazis, devant sa maison à Berlin, en Allemagne, le 9 novembre 2021 (Crédit : AP Photo/Markus Schreiber, dossier)

BERLIN – Partout dans le monde, des survivants de la Shoah alertent contre la résurgence de l’antisémitisme en ce mercredi qui marque le 84e anniversaire de la Nuit de Cristal, durant laquelle les nazis ont persécuté des Juifs en Allemagne et en Autriche.

Dans le cadre de la campagne #ItStartedWithWords [NDLT : Tout a commencé par des mots], organisée par la Claims Conference, l’institution responsable du traitement des réclamations déposées par ou pour les Juifs qui ont souffert des exactions nazies, plusieurs survivants de la Shoah ont évoqué en vidéo comment le discours antisémite avait conduit à des actions qui ont failli entraîner l’extermination totale des Juifs d’Europe, au siècle dernier.

Et parmi eux, on trouve Eva Szepesi, 90 ans, survivante d’Auschwitz.

« Cela a commencé quand j’avais huit ans : je ne comprenais pas pourquoi mes meilleurs amis se sont mis à me dire des horreurs », explique-t-elle.

Profondément choquée d’être traitée de la sorte par ses meilleurs amis, la jeune fille juive tente d’échapper aux nazis, qui finissent par la capturer et la déportent à Auschwitz, à l’âge de 12 ans, où ses parents et son frère trouveront la mort.

Le 9 novembre 1938, les nazis, aidés de nombreux civils allemands, ont tué au moins 91 personnes et vandalisé 7 500 entreprises juives lors des pogroms de la Nuit de Cristal, en Allemagne et en Autriche. Ils ont également incendié plus de 1 400 synagogues, selon les données du mémorial de la Shoah Yad Vashem.

Eva Szepesi, survivante de la Shoah, s’entretient avec de jeunes joueurs du Bayern Munich à Nuremberg, en Allemagne, le 29 juillet 2022 (Crédit : AP Photo/Michael Probst)

Jusqu’à 30 000 Juifs sont arrêtés, la plupart conduits dans des camps de la mort comme ceux de Dachau ou Buchenwald. Des centaines d’entre eux préfèrent se suicider ou meurent des mauvais traitements infligés dans les camps, des années avant le début des grandes déportations connues de tous.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, les nazis et leurs complices ont assassiné six millions de Juifs européens.

La campagne #ItStartedWithWords, relancée par la Claims Conference, basée à New York, est un projet éducatif numérique dans lequel les survivants évoquent les moments qui ont conduit à la Shoah.

Avant la violence, rien ne laissait présager la facilité avec laquelle leurs voisins, enseignants, camarades de classe et collègues se retourneraient contre eux, passant des mots de haine aux actes de violence.

« La relance de cette campagne va au-delà de la commémoration de la Nuit de cristal », explique Greg Schneider, vice-président exécutif de la Claims Conference.

« Face à la montée des négationnismes, des distorsions et des discours de haine sur les réseaux sociaux, le message central de cette campagne #ItStartedWithWords devient plus urgent : la Shoah n’a pas commencé avec des camps, des ghettos et des déportations, mais avec des mots de haine. »

Une vitrine d’un magazin juif en Allemagne sur laquelle on peut lire « Jude », après la Nuit de Cristal (capture d’écran Euronews/Youtube)

En Allemagne, un groupe de suivi de l’antisémitisme indique avoir documenté plus de 2 700 incidents dans le pays l’an dernier, dont 63 attaques et six cas de violence extrême.

Dans un rapport publié en juin, le Département de recherche et d’information sur l’antisémitisme, ou RIAS, expliquait que la pandémie de coronavirus, avec sa cohorte de théories conspirationnistes anti-juives, et le conflit du Moyen-Orient, porteur de critiques antisémites d’Israël, étaient les principaux moteurs des 2 738 incidents documentés.

Les incidents et discours de haine ont également augmenté aux États-Unis, comme en témoignent les récents propos du rappeur Ye, précédemment connu sous le nom de Kanye West, ou le message sur les réseaux sociaux publié par la star de la NBA Kyrie Irving.

Source : https://fr.timesofisrael.com/84-ans-apres-la-nuit-de-cristal-des-survivants-de-la-shoah-alertent-contre-la-haine/

 

Procès contre Sami Hamadouche du 3 novembre 2022 à St Étienne : le verdict est tombé.

Dans l’affaire Observatoire Juif de France contre Sami Hamadouche et le Ministère Public, ce 03 novembre 2022, le parquet de St Etienne a requis une condamnation de 6 mois d’emprisonnement avec sursis et avec obligation d’accomplir un stage de citoyenneté dans un délai de 6 mois.

Cet individu avait été convoqué devant le Tribunal Correctionnel de St Etienne pour « PROVOCATION PUBLIQUE A LA HAINE OU À LA VIOLENCE EN RAISON DE L’ORIGINE, L’ETHNIE, LA NATION, LA RACE OU LA RELIGION. Et PROVOCATION PUBLIQUEA LA DISCRIMINATION EN RAISON DE L’ORIGINE, L’ETHNIE, LA NATION, LA RÂCE OU LA RELIGION.

L’Observatoire Juif de France avait déposé plainte à l’encontre de cet individu à la suite de son Tweet à caractère raciste et antisémite du mois d’août 2021. 

L’Observatoire continue son combat, et poursuivra en justice à chaque fois que nécessaire.

Nous encourageons notre cellule de veille sur le Net, de continuer leurs investigations pour débusquer ces délinquants même si les procédures sont longues.

Le Président

 

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L’Observatoire Juif de France est indigné par la tribune de cinq anciens ministres des Affaires étrangères alléguant une équivalence entre « les politiques et pratiques d’Israël à l’encontre des Palestiniens » et l’« apartheid »

Le 27 octobre 2022, Le Monde a publié « L’appel de cinq anciens ministres des affaires étrangères : « Il faut reconnaître que les politiques et pratiques d’Israël à l’encontre des Palestiniens équivalent au crime d’apartheid ».

Cette tribune partiale et choquante est signée par Mogens Lykketoft, ancien ministre des affaires étrangères et président de l’Assemblée générale des Nations unies, Danemark, Erkki Tuomioja, ancien ministre des affaires étrangères, Finlande, Ivo Vajgl, ancien ministre des affaires étrangères, Slovénie, Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères, France, et Baroness Sayeeda Warsi, ancienne ministre du cabinet et ministre du Foreign Office pour les Nations unies, les droits de l’homme et la CPI, Royaume-Uni.

Les signataires écrivent : « La sauvegarde de l’ordre juridique international implique l’application de principes de manière uniforme et cohérente… Il est essentiel que le consensus de la communauté internationale concernant l’illégalité et l’immoralité de plus de cinq décennies d’occupation constitue l’épine dorsale de la politique européenne qui régit nos relations avec Israël… Notre inaction pourrait avoir des conséquences importantes dans la région, ainsi que sur la validité et l’efficacité de la diplomatie européenne dans le monde ».

Et ils fustigent « un système juridique à deux vitesses, avec des droits inégaux entre les Palestiniens vivant sous le régime militaire et les Israéliens vivant sous le régime civil israélien. Les Palestiniens sont confrontés quotidiennement à la répression structurelle ».

Pour ces anciens ministres, « il est grand temps que les alliés d’Israël, y compris l’UE et ses Etats membres, réaffirment leur engagement en faveur de deux Etats en demandant à Israël de rendre des comptes pour ses violations continues des droits humains et des libertés des Palestiniens. »

Enfin, les signataires exhortent à « reconnaître que les politiques et pratiques d’Israël à l’encontre des Palestiniens vivant en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et à Gaza équivalent au crime d’apartheid », et leurs « collègues de la communauté politique européenne à exiger une action visant à mettre fin à ces politiques injustes et à faire apparaître les perspectives d’une solution à deux Etats au conflit ».

Alors que des Iraniens défilent contre la dictature des mollahs, ces anciens dirigeants multiplient les assertions non argumentées, diffament Israël en reprenant des allégations injustifiées d’ONG anti-israéliennes et une terminologie erronée – « territoires occupés » au lieu « territoires disputés » -, occultent le terrorisme palestinien et ses victimes israéliennes, le droit étatique à l’auto-défense ainsi que l’égalité entre Israéliens juifs et arabes.

Et c’est l’Etat Juif qui accueille les victimes, notamment chrétiennes, de persécutions ou de ségrégation dans des Etats du Proche-Orient.

L’OJF est scandalisé par le parallèle infondé avec l’« apartheid », un « thème fondamental de la propagande palestinienne depuis plus d’un demi-siècle. Il s’agit de « raciser » l’État juif, pour le priver de toute légitimité… L’apartheid dénoncé est imaginaire. L’État d’Israël n’a rien à voir avec le régime raciste qui fut celui de la République sud-africaine de 1948 à 1990… Cette accusation d’apartheid relève à la fois de l’ignorance, du mensonge et du délire. Elle est aussi venimeuse qu’irresponsable, car elle revient à mettre en danger les Israéliens et tous ceux, Juifs et non Juifs, qui défendent le droit à l’existence d’Israël », a analysé Pierre-André Taguieff, historien des idées (Le Figaro[1], 26/07/2022).

 

Le Président de l’Observatoire Juif de France

 

[1] https://www.lefigaro.fr/vox/politique/pierre-andre-taguieff-accuser-israel-d-apartheid-releve-de-la-propagande-islamo-gauchiste-20220726

 

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