Auteur/autrice : René Levy

Frères musulmans: la Belgique dans le déni

Ihsane Haouach, une Commissaire pour l’Égalité Hommes-Femmes douteuse

 

 
Frères musulmans: la Belgique dans le déni
En Belgique, Ihsane Haouach (photo) a démissionné le 9 juillet 2021. Le jour de sa démission, la presse a relayé des informations émanant de la Sûreté de l’État qui feraient état de liens potentiels entre elle et les Frères musulmans. Image: capture d’écran YouTube.

Alors que l’Autriche, par exemple, a interdit les slogans et la littérature des Frères musulmans, l’affaire Haouach souligne la mansuétude dont la confrérie islamiste bénéficie en Belgique. Chez nos voisins, on préfère plutôt se cacher la tête dans le sable qu’alimenter l’extrême-droite ! Récit.


L’écologisme – l’idéologie écologiste à relents sectaires qui est en train de s’étendre en Europe sous prétexte de protection de la Nature et de lutte contre le dérèglement climatique – qui sévit en Belgique a tout à voir avec celui qui règne en France. Il y subit le même type de dérives. En Belgique également, le parti ECOLO-GROEN pratique le clientélisme communautariste sans garde-fous, allant bien plus loin que les autres partis de gauche, notamment le Parti socialiste wallon que la tradition laïque et l’ancrage franc-maçon obligent tout de même à ne pas dépasser certaines limites.

Une femme musulmane voilée et diplômée est pour les écolos belges comme le chiffon rouge agité devant le taureau. Ils perdent tout repère et toute précaution, seul compte le combat contre les discriminations qui, dans ce cas, remplit au moins deux cases du néoprogressisme contemporain : la lutte contre l’islamophobie et contre le machisme. 

 

C’est ainsi que les écologistes belges,  qui détiennent notamment le portefeuille de secrétaire d’État à l’Égalité des genres, à l’Égalité des chances et à la Diversité dans le gouvernement d’Alexander De Croo, ont proposé récemment Ihsane Haouach au poste de Commissaire pour l’Égalité Hommes-Femmes. 

Talents issus de la diversité

La politique de la coalition actuellement au pouvoir en Belgique (socialistes-libéraux-écologistes) mise clairement (et légitimement) sur la mise en avant de « talents » issus de la diversité. Diplômée de la prestigieuse Solvay Brussels School – Economics & Management, Ihsane Haouach remplissait les critères. En apparence, du moins. Car, tout d’abord, il ne saute pas directement aux yeux qu’une femme voilée (on parle aujourd’hui de « foulard » pour atténuer le caractère clairement patriarcal du voile islamique) puisse incarner la lutte pour l’égalité homme-femme… Cette nomination provoque donc des remous assez rapidement, car le voile de la nouvelle Commissaire rompt avec la tradition de « neutralité » (version belge de la laïcité) à ce type de poste garant de l’équilibre des institutions.

Le premier à s’émouvoir de la situation est le Mouvement réformateur (plus ou moins l’équivalent des Républicains, et qui fait partie de la coalition au pouvoir) qui a pourtant plus ou moins entériné préalablement cette nomination avec ses partenaires du gouvernement. Le directeur scientifique du centre d’études de ce parti, soulignera, lors de la première réunion du conseil d’administration, que le voile de Mme Haouach pose problème en réunion… L’intéressée crie assez vite dans Le Soir à « des attaques sexistes et racistes ». Mais plusieurs médias ressortent des déclarations plus que borderline d’Ihsane Haouach selon lesquelles, la neutralité devrait « s’adapter à l’évolution démographique » (lisez : la lente islamisation de certaines villes de Belgique). Elle s’y plaignait également que l’Islam n’est, hélas, pas suffisamment organisé en lobby. Militantisme plus que gênant. D’autant que ressort dans la presse une photographie la montrant lors d’un dîner en compagnie de personnes proches des Frères musulmans… Le député de gauche qui a commencé sa carrière de médecin à Handicap International, Georges Dallemagne (Centre démocratique humaniste, ex-démocratie chrétienne) monte au créneau également. L’opposition N-VA (nationalistes flamands)-CDH demande une audition de Mme Haouach à la Chambre des députés pour explication. 

Miscasting

Sa situation devenant vite intenable, Ihsane Haouach démissionne. Les écolos s’aperçoivent un peu tard de l’extraordinaire erreur de casting qu’avait constitué sa nomination. Le Premier ministre De Croo tiendra plus tard ces propos curieux : « Je préfère une femme voilée diplômée qui travaille plutôt que rester à la maison. » Les mères au foyer Bac+5 apprécieront…

Cette saga qui a occupé la « une » des journaux belges pendants quelques semaines, a toutefois un mérite : elle a permis de déterrer une note de la Sureté de l’Etat, très peu médiatisée côté francophone à propos de l’entrisme des Frères musulmans. Une confrérie au fonctionnement opaque dont la propension est, justement – comme le gouvernement belge ! – de recruter des musulmans diplômés et hautement éduqués. Cette note n’exclut d’ailleurs pas totalement l’appartenance de Mme Haouach aux Frères musulmans, mais précise qu’aucune preuve n’existe… Comme par définition, il s’agit d’une société secrète, le mystère reste entier. 

A lire aussi, Gerald Darmanin: “Certains acceptent la différence, mais ne veulent pas être minoritaires dans leur pays”

Alors que le gouvernement conservateur… écologiste (!) autrichien a carrément interdit les slogans et la littérature de la Confrérie, en Belgique,  surtout francophone, les médias préfèrent généralement mettre ce type de problème sous le tapis, histoire de ne pas réveiller une extrême-droite pourtant politiquement exsangue en Wallonie. Une stratégie totalement contre-productive, puisque ce type d’incident réveille justement la méfiance envers l’islam, au détriment des musulmans laïques intégrés.

Comme souvent, la vérité sort de la bouche de ces musulmans-là qui ne savent que trop bien le danger que l’islamisme fait peser sur beaucoup de pays du Maghreb et du Moyen-Orient. C’est ainsi qu’un collectif, emmené par Malika Akhdim, militante féministe et laïque et l’humoriste Sam Touzani, a rappelé dans une tribune du Vif-l’Express la dangerosité de ce mouvement frériste encore trop peu documenté en Belgique, regrettant qu’il ne soit pas pris suffisamment au sérieux. Il faut dire que quiconque s’y intéresse de près doit vite se résoudre à vivre sous protection policière. Mohamed Sifaoui, qui dissèque l’entrisme des « Frères » en France dans son récent ouvrage Takiyya, peut en témoigner.

Gantz à Paris – consécration de la coopération militaire et la consultation stratégique

Posted by Freddy Eytan on 7/29/21 • Categorized as Editorial pour LE CAPE DE JERUSALEM

Freddy Eytan

Benny Gantz, ancien chef d’état-major de Tsahal, homme politique très affable et cherchant le compromis, a réussi de dissiper les malentendus avec la France dans l’affaire d’espionnage Pegasus. Selon une enquête menée par un consortium de 17 médias dont Le Monde, Radio France, et Haaretz,les services de renseignement marocains auraient utilisé Pegasus à des fins de piratage ou de tentative de piratage des téléphones du président Macron. NSO avait rejeté catégoriquement les accusations, et les autorités marocaines ont déposé des plaintes de diffamation contre ces médias.

Gantz a affirmé qu’il prenait les allégations très au sérieux mais qu’Israël accordait des autorisations en matière de cyber sécurité uniquement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité.  

En règle général, le logiciel Pegasus doit obtenir le feu vert de l’Agence de contrôle des exportations militaires (DECA), qui dépend du ministère israélien de la Défense, pour être vendu à des pays tiers, au même titre que la vente d’armement.

NS0 est une entreprise israélienne privée dont certains consultants sont étrangers. L’un d’eux était ambassadeur de la France à Tel-Aviv…Gantz à Paris

(Twitter officiel de Benny Gantz)

Bien entendu, un contrôle plus efficace devrait être appliqué sur ce genre de logiciel espion. Dans cette affaire où le mystère plane nous devrions également être vigilants et méfiants devant la manipulation politique de certains médias et ONG, ainsi que sur les intentions malveillantes de certains utilisateurs. Une enquête approfondie est nécessaire pour éviter de dangereux dérapages. Pour l’heure, des premières indications prouvent qu’il n’y pas eu d’infiltration cybernétiques dans les ordinateurs de l’Elysée ni des téléphones mobiles du président Macron et ses proches conseillers.

L’importance de la visite de Gantz à Paris s’inscrit dans un contexte historique. Depuis 1967 et durant de nombreuses années, la France refusait des visites officielles de ministres de la Défense et des chefs d’état-major à Paris comme à Jérusalem. La coopération stratégique était timide et très discrète. La France conditionnait l’amélioration de la relation par des concessions dans la solution du problème palestinien. Cette politique a bien échoué. Elle a créé inutilement des incompréhensions et parfois des disputes graves.Benny Gantz

(Twitter officiel de Benny Gantz)

Cependant, malgré l’embargo sur les armes, l’anathème gaullien, la politique arabe, et la méfiance des leaders politiques au pouvoir, une formidable « complicité » existait toujours entre les militaires des deux pays amis. On se souviendra que c’est grâce à l’armée française qu’Israël avait pu se moderniser et acquérir l’expérience nécessaire à l’organisation de Tsahal.

Nos relations sont aujourd’hui au beau fixe pour une raison simple : il existe une séparation nette entre le bilatéral et le multilatéral.

La puissance technologique de l’armée israélienne, ses divers services du renseignement, sa riche expérience dans les guerres conventionnelles et opérations militaires, sont un gage pour consolider les relations dans l’arène internationale. La forte présence israélienne dans les salons militaires et aéronautiques telle qu’au Bourget, attire toujours curiosité, intérêt, et soulève parfois l’admiration des armées concurrentes et des puissances émergentes.

Aujourd’hui, la France et Israël entretiennent de bonnes relations bilatérales de défense et la coopération militaire repose sur des consultations stratégiques sincères et un dialogue permanent entre les divers services sécuritaires.

Au-delà de cette sensible affaire, soulignons que la visite de Gantz à Paris a été programmée de longue date. Elle s’inscrit dans le cadre des ententes existantes entre les deux pays, face à la menace nucléaire iranienne, la déstabilisation des régimes arabes dont le Liban et la Tunisie, les intentions hégémoniques de la Turquie, et surtout le combat international contre le terrorisme islamiste. Gantz a demandé à la France d’intervenir énergiquement pour faire sortir le Liban de la crise actuelle. La faillite de l’Etat libanais risque en effet de voir le Hezbollah renforcer ses positions et de profiter de la situation explosive pour relancer des hostilités le long de la frontière Nord.

Sur la coopération bilatérale, soulignons que les armées de l’air française et israélienne ont procédé à des entraînements communs tels menés en Corse, en novembre 2016. Des manœuvres maritimes communes pourront également se produire dans le bassin méditerranéen et ailleurs notamment dans le cadre de l’OTAN.

Nous partageons avec la France des valeurs démocratiques et universelles et des intérêts stratégiques au moment où la planète affronte une guerre cybernétique dangereuse.

La visite de Gantz à Paris a donc renforcé les relations avec la France et le dialogue se poursuivra dans un climat amical avec une grande confiance à l’avenir.

NSO: Israel needs to change spy-tech regulations now

Damage to relations from Pegasus scandal likely temporary, but Defense Minister Gantz will face tough questions during Paris trip.

Defense Minister Benny Gantz. (photo credit: MARC ISRAEL SELLEM)
Defense Minister Benny Gantz.
(photo credit: MARC ISRAEL SELLEM)
 
Israel needs to reassure France it intends to review and reform its defense export policies if it wants to minimize the diplomatic fallout from the NSO Group spyware saga, foreign relations experts warn.

Israeli Defense Minister Benny Gantz is slated to meet with his French counterpart, Florence Parly, in Paris this week to discuss high-profile allegations linked to the Pegasus spyware scandal, as well as the crisis in Lebanon and nuclear talks with Iran.

The Pegasus spyware was developed by the Israeli firm NSO and was allegedly used by the Moroccan government to target French President Emmanuel Macron. The powerful software, which can covertly collect a phone’s data and turn on its camera or microphone, is at the heart of a massive scandal, allegedly used by authoritarian governments to target journalists, human rights activists, politicians and others around the globe. Some 50,000 phone numbers are purportedly linked to the malware.

The NSO Group has repeatedly denied the mass spying claims and stressed that Pegasus is intended for use solely against criminals and terrorists.

Ahead of Gantz’s trip, some have cautioned that the health of Israeli-French relations rests on how the Israeli government responds to the serious allegations. Though NSO is privately owned, its products require government approval to be sold abroad.

“Everything will depend on the response of the Israeli government,” Jean-Pierre Maulny, deputy director of the Paris-based French Institute for International and Strategic Affairs (IRIS), told The Media Line.

Maulny, who also heads the Armament Industry European Group (ARES Group) − a network of European security and defense specialists − believes Gantz will be asked some tough questions in Paris.

“Israel will have to cooperate in an investigation to identify the flaws in its export [laws] in relation to the use of this software,” Maulny said. “If they don’t, their public image will suffer and a lack of trust will set in.”

Macron reportedly spoke with Israeli Prime Minister Naftali Bennett last week to express concern over the hacking software. A Presidency official also revealed that Macron changed his mobile phone number, although it has not been proven that he was actually a target of the malware.

Though it is difficult at present to determine the extent of the damage the scandal has caused to France-Israel ties, Gantz will likely be asked to clarify the precise nature of the Israeli government’s connection to NSO.
 
“Israel is not an ally of France, nor is it a member of NATO; however, it is not an enemy state either,” Maulny explained. “They will therefore be asked to put more safeguards in place. … It’s possible that there will be a strong response [from Paris] but it will likely be symbolic in nature and then things will return to normal.”

Because charges of negligence will be difficult to prove, Maulny believes Israeli officials will attempt to shirk responsibility and point the blame at either NSO or the Moroccan government. Rabat has denied using the software to eavesdrop on French officials.

“The problem first and foremost is one of regulating cybersecurity software products,” Maulny related. “Everyone is spying on everyone; the American government spied on [German Chancellor] Angela Merkel. These types of software need to be better regulated and monitored.”

Daniel Shek, a former Israeli ambassador to France, told The Media Line that while diplomatic ties have not been permanently damaged as a result of the Pegasus affair, France will certainly expect Israel to make assurances about future exports of cyber-weapon technologies.

“Israel should take a close look at the process and the procedure for approving such sales, be pickier about the end-users and be more diligent about safeguards,” Shek said.

“There are question marks but I haven’t seen anybody in France actually point the finger at Israel as a state,” he continued. “Having said that, they understand that there is a level of control and regulation that the Israeli authorities have or should have over the export and use of such technology.”

Overall, Shek does not believe that this affair will permanently damage relations between the two countries, which he says have historically had “outstanding ties” in a number of arenas, especially with regard to defense.

“I don’t think, for the moment, there is real damage to be feared,” he said.

Other foreign relations experts also argued that the affair underlines the pressing need to reexamine the issue of spyware technology exports.

“We just saw in this case how it has a huge potential to create a diplomatic crisis, and I think Israel has to be very cautious and treat this as a defense issue,” Dr. Emmanuel Navon, an international relations expert who teaches at Tel Aviv University, told The Media Line.

Navon further noted that Israel finds itself at a critical juncture with regard to a nuclear Iran, and as such ties with France are more critical than ever.

“Israel is seeking to have some kind of guarantees from France in case of a confrontation between Israel and Iran,” Navon said. “It’s critical to really rebuild this relationship.” 
 
 
 
TRADUCTION EN FRANCAIS
 

ONS : Israël doit modifier dès maintenant la réglementation sur les technologies d’espionnage
Les dommages causés aux relations par le scandale Pegasus seront probablement temporaires, mais le ministre de la Défense Gantz devra faire face à des questions difficiles lors de son voyage à Paris.
Gantz devra faire face à des questions difficiles lors de son voyage à Paris.

Israël doit rassurer la France sur son intention de revoir et de réformer ses politiques d’exportation de défense s’il veut minimiser les retombées diplomatiques de la saga du logiciel espion du groupe NSO, préviennent les experts en relations extérieures.

Le ministre israélien de la défense Benny Gantz doit rencontrer son homologue française, Florence Parly, à Paris cette semaine pour discuter des allégations très médiatisées liées au scandale du logiciel espion Pegasus, ainsi que de la crise au Liban et des négociations nucléaires avec l’Iran.

Le logiciel espion Pegasus a été développé par la société israélienne NSO et aurait été utilisé par le gouvernement marocain pour cibler le président français Emmanuel Macron. Le puissant logiciel, qui peut collecter secrètement les données d’un téléphone et activer sa caméra ou son microphone, est au cœur d’un scandale massif, qui serait utilisé par des gouvernements autoritaires pour cibler des journalistes, des militants des droits de l’homme, des politiciens et d’autres personnes dans le monde entier. Quelque 50 000 numéros de téléphone seraient liés à ce logiciel malveillant.

Le groupe NSO a démenti à plusieurs reprises les allégations d’espionnage massif et a souligné que Pegasus est destiné à être utilisé uniquement contre les criminels et les terroristes.

Avant le voyage de Gantz, certains ont averti que la santé des relations israélo-françaises dépend de la façon dont le gouvernement israélien répondra à ces graves allégations. Bien que NSO soit une entreprise privée, ses produits doivent être approuvés par le gouvernement pour être vendus à l’étranger.

“Tout dépendra de la réponse du gouvernement israélien”, a déclaré à The Media Line Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’Institut français des affaires internationales et stratégiques (IRIS), basé à Paris.

Maulny, qui dirige également l’Armament Industry European Group (ARES Group) – un réseau de spécialistes européens de la sécurité et de la défense – pense que Gantz se verra poser des questions difficiles à Paris.

“Israël devra coopérer à une enquête visant à identifier les failles de ses [lois] d’exportation en relation avec l’utilisation de ce logiciel”, a déclaré Maulny. “S’ils ne le font pas, leur image publique en souffrira et un manque de confiance s’installera.”

Macron se serait entretenu avec le Premier ministre israélien Naftali Bennett la semaine dernière pour lui faire part de ses préoccupations concernant le logiciel de piratage. Un responsable de la présidence a également révélé que Macron a changé son numéro de téléphone portable, bien qu’il n’ait pas été prouvé qu’il était effectivement la cible du logiciel malveillant.

Bien qu’il soit difficile à l’heure actuelle de déterminer l’ampleur des dommages que le scandale a causés aux liens France-Israël, Gantz sera probablement invité à clarifier la nature précise du lien entre le gouvernement israélien et NSO.
“Israël n’est pas un allié de la France, ni un membre de l’OTAN, mais ce n’est pas non plus un État ennemi”, explique M. Maulny. “Il leur sera donc demandé de mettre en place davantage de garanties. … Il est possible qu’il y ait une réponse forte [de Paris], mais elle sera probablement de nature symbolique et les choses reviendront ensuite à la normale.”

Étant donné que les accusations de négligence seront difficiles à prouver, M. Maulny pense que les responsables israéliens tenteront de fuir leurs responsabilités et de rejeter la faute sur l’ONS ou le gouvernement marocain. Rabat a nié avoir utilisé le logiciel pour espionner les fonctionnaires français.

“Le problème est avant tout celui de la réglementation des produits logiciels de cybersécurité”, a relaté M. Maulny. “Tout le monde espionne tout le monde ; le gouvernement américain a espionné la [chancelière allemande] Angela Merkel. Ces types de logiciels doivent être mieux réglementés et surveillés.”

Daniel Shek, ancien ambassadeur d’Israël en France, a déclaré à The Media Line que si les liens diplomatiques n’ont pas été définitivement endommagés à la suite de l’affaire Pegasus, la France attendra certainement d’Israël qu’il donne des assurances quant aux futures exportations de technologies de cyber-armes.

“Israël devrait examiner de près le processus et la procédure d’approbation de ces ventes, être plus pointilleux sur les utilisateurs finaux et être plus diligent sur les garanties”, a déclaré Shek.

 

Emmanuel Navon, expert en relations internationales qui enseigne à l’Université de Tel Aviv, a déclaré à The Media Line : ” Nous venons de voir dans cette affaire que le potentiel de création d’une crise diplomatique est énorme, et je pense qu’Israël doit être très prudent et traiter cette question comme une question de défense “.

Navon a également noté qu’Israël se trouve à un moment critique par rapport à un Iran nucléaire, et que les liens avec la France sont donc plus importants que jamais.

“Israël cherche à avoir une sorte de garantie de la part de la France en cas de confrontation entre Israël et l’Iran”, a déclaré Navon. “Il est essentiel de vraiment reconstruire cette relation”.


Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

 
 

Dordogne : un greffier placé en garde à vue pour incitation à la haine raciale

 

Info RTL INFO RTL – Un greffier exerçant à Périgueux a été interpellé, soupçonné d’avoir publié des séries de tweets incitant à la haine raciale.

Un brassard de police (illustration)
Un brassard de police (illustration)
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Guillaume Chieze

Sous pseudonyme, il appelle entre autres, à prendre les armes en pointant l’incapacité de l’État à défendre la race blanche. Il incite également à matraquer l’ultra gauche, à les “fracasser”. “Derrière chaque Français il y a un antisémite qui s’ignore”, écrit-il encore, utilisant régulièrement l’expression “Synagogue de Satan”. Les faits qui lui sont reprochés sont a priori, sans lien avec ses fonctions de greffier

“Nous sommes condamnés à la violence politique pour rétablir l’État de droit. Mourir debout plutôt que vivre à genoux !”, peut-on encore lire sur son compte Twitter. Le parquet de Périgueux a demandé d’être dessaisi de cette affaire au profit du parquet de Brive qui reprendra l’enquête.

 

Apartheid, Shmapartheid

 

Un mur pour protéger, un nom pour agresser

À la suite de la seconde intifada, qui avait causé la mort de plus de 1000 civils israéliens dans des attaques terroristes[1], l’État juif avait pris la décision d’édifier un obstacle pour empêcher les incursions et protéger sa population. Le tracé de cette construction était controversé, car elle empiétait par endroits sur les territoires palestiniens, mais il avait été prévu, dès l’origine, de le modifier en fonction des frontières à être définies par le futur traité de paix. À l’époque, on espérait encore une paix israélo-palestinienne…

Les lecteurs du Figaro qui avaient lu, le 2 janvier 2008, l’article titré « En 2007, une seule bombe humaine est parvenue à frapper l’État hébreu[2] » n’ont certainement pas deviné que la « parade anti-kamikaze » grâce à laquelle le nombre des attentats avait connu « une chute spectaculaire » était en réalité le fameux mur-de-l’apartheid dont les palestinolâtres français faisaient leurs choux gras depuis le début de sa construction, en 2003. Également connu sous le sobriquet de mur-de-la-honte, l’ouvrage était d’autant moins identifiable que le Figaro se livrait, à son sujet, à un exercice inédit dans les médias français : du journalisme. En effet, le quotidien se contentait de décrire la « clôture électronique de plus de 500 kilomètres de long, qui prend dans certains secteurs la forme d’un mur de béton », et d’observer qu’elle avait « rendu les infiltrations de Cisjordanie en Israël plus difficiles ».

Cette barrière de protection (en version originale) a repris, depuis, son appellation médiatique de « Mur de l’apartheid. »  C’est mérité, mais l’apartheid n’est pas du côté où le situe la propagande : du côté israélien, il y a 20% de citoyens arabes, alors que de l’autre, l’Autorité palestinienne se veut 100% Judenrein, c’est-à-dire « sans juif. »

 

De quoi ça parle, le film « l’Occupation de la Palestine » ?

« Il est temps d’en finir avec le mensonge palestinien de l’occupation israélienne ou de l’apartheid israélien », déclarait, en mars 2016, Tzipi Hotovely, vice-ministre israélienne des Affaires étrangères, qui accusait la France de jeter de l’huile sur le feu moyen-oriental[3]. Et d’administrer les preuves : « Israël n’occupe pas la Palestine. En 1967, il n’y avait pas d’État palestinien. Il n’y a jamais eu un tel État. Lors de la Guerre des six jours, une guerre défensive, nous avons repris la Judée-Samarie et Jérusalem aux Jordaniens, qui s’en étaient emparés illégalement. Le terme de Judée-Samarie était utilisé par la communauté internationale jusqu’à son occupation par la Jordanie en 1946. L’ONU elle-même l’a employé dans le texte de la résolution 181 de novembre 1947, pour désigner précisément les frontières des deux États, arabe et juif, à créer par le partage de la Palestine mandataire. »

En effet, au commencement était le Royaume d’Israël, vers 1050 avant J-C, puis les Royaumes d’Israël et de Juda, de la fin du Xᵉ au VIIIᵉ siècle av. J.-C. Ils ont été détruits et le territoire a été occupé par l’Empire Babylonien  (626 à 539 av. J-C), puis par l’Empire Perse (environ 550 à 330 av. J-C), par l’Empire Macédonien d’Alexandre le Grand (-336 À -322), puis par l’Empire Séleucide (-312 à -168). L’État juif hasmonéen a été une courte parenthèse de retour aux sources (-168 à -37). Le colonisateur suivant fut l’Empire Romain (-27 à 330), suivi de l’Empire Byzantin (330-1453), remplacé par l’Empire Ottoman turc et musulman, qui des siècles, jusqu’en 1922. À la fin de la première guerre mondiale, les Alliés se partagèrent les colonies de cet empire et la « Palestine » se retrouva sous le Mandat de la Grande-Bretagne, chargée d’y favoriser la création d’un Foyer national juif.

Ben… Et l’État de Palestine ? Il n’a jamais existé que dans l’imagination des antisémites de la fin du XXe siècle.

 

Arabes en Israël : le contraire des Noirs en Afrique du sud

Le grand rabbin d’Afrique du sud, qui a vécu l’apartheid, le vrai, estime que « décrire Israël comme un État d’apartheid est absurde. … Je me souviens de Noirs arrêtés pour avoir marché dans des zones blanches. J’ai vu des toilettes publiques et des bancs marqués séparément pour les Noirs et les Blancs. Je vivais dans une société dans laquelle le racisme était institutionnalisé de manière répugnante par le parlement, pratiqué par les tribunaux, appliqué par la police et vécu dans toute la société.[4] »

Bon, mais le rabbin qui raconte l’Afrique du sud, il n’est pas crédible aux yeux fermés et aux oreilles bouchées des antisionistes professionnels : il prêche pour sa chapelle ! Un autre témoin est nécessaire. Par exemple, le Dr Avraham Neguise, député israélien d’origine éthiopienne, donc noir.

Il a écrit une lettre ouverte pour clouer le bec du petit-fils de Nelson Mandela, qui cherchait à se faire un prénom en tapant sur le bouc émissaire universel : « Israël est en fait le contraire de l’apartheid, c’est une histoire de libération, d’émancipation et d’anti-colonisation. … Parler d’apartheid par Israël, une nation qui a accueilli plus de réfugiés par habitant que n’importe quelle autre dans l’histoire, et où des personnes de toute religion, ethnie et origine peuvent atteindre les plus hautes fonctions, déshonore l’héritage de votre grand-père. Votre grand-père s’est battu contre un système brutal qui a créé un appareil juridique pour empêcher les gens de couleur de se mélanger et de s’associer aux classes dirigeantes blanches. Il y avait des éviers, des salles de bain et des trottoirs séparés pour les Noirs et les Blancs. Il était interdit à la majorité noire de voter ou d’occuper des fonctions publiques. Elle avait peu de droits.[5] » Lui, il doit savoir qu’il n’est pas interdit, en Israël, à qui que ce soit, « d’occuper des fonctions publiques », puisqu’il est président de la commission de la Knesset pour l’immigration, l’absorption et les affaires de la diaspora, et président du Caucus de la Knesset pour les relations entre Israël et les pays africains.

 

Ce n’est pas politiquement correct, mais parlons des faits

En 1948, 156 000 Arabes sur les 750 000 qui habitaient la Palestine mandataire, sont restés dans le pays, à l’indépendance d’Israël. Ils ont immédiatement eu les mêmes droits civiques que les Juifs. Ils votent donc depuis cette date, y compris les femmes. Cela fait d’elles les premières femmes arabes du Moyen-Orient à avoir obtenu le droit de vote. Le premier parlement israélien, en 1948, comptait trois députés arabes.

En 2020, les Arabes israéliens étaient 1,96 million, soit 21% de la population.

Ils ont toujours les mêmes droits, ils votent toujours et ils ont 16 députés à la Knesset, le parlement israélien. Depuis cette année (2021) un parti arabe, Ma’ar, fait partie du gouvernement israélien.

La première femme druze siégeant à la Knesset est une ancienne présentatrice du JT israélien. Elle s’appelle Gadeer Mreeh, elle a 34 ans et est originaire de Daliyat al-Karmel, un village druze (une religion musulmane hétérodoxe). Elle a été élue en avril 2019, sur la liste de Benny Gantz. « J’ai été la première femme non juive à présenter un journal télévisé en hébreu. Arriver au top des médias israéliens n’a pas été facile[6] », a-t-elle expliqué. Non pas parce qu’Israël pratiquerait un quelconque apartheid, mais parce que la plupart de ses coreligionnaires considère que le journalisme n’est pas un travail pour les femmes.

Et il serait dommage d’oublier que deux juges arabes siègent à la Cour suprême israélienne. Ou que, par ailleurs, c’est un juge arabe chrétien, Georges Karra, qui a condamné l’ancien président d’Israël, le juif Moshe Katsav, à 7 ans de prison pour viol.

 

Qu’est-ce qui N’EST PAS un APARTHEID ?

La réponse tient en un mot : Israël. C’est une démocratie multiraciale et multiethnique. Pour le dire autrement, toutes les minorités, qu’elles soient arabes, druze, chrétienne, sataniste, bahaï, rasta ou n’importe quoi d’autre, disposent de droits égaux : liberté d’opinion, droit de vote, liberté de presse, de réunion…  En revanche, les discriminations raciales sont interdites par la loi.

Euh, l’apartheid, n’est-ce pas l’institutionnalisation de la discrimination raciale ? Si. Preuve, en effet, qu’Israël est exactement le contraire de l’apartheid.

Les universités sont mixtes. D’ailleurs, beaucoup de villes et de villages le sont également, mixtes, c’est-à-dire, pour les nuls en maths, avec une répartition entre Juifs et Arabes de l’ordre de 50/50. Par définition, toutes les villes israéliennes sont habitées par des juifs et des Arabes, par des chrétiens et des ‘autres’… Mais en général, il y a une majorité et une minorité. Nazareth est majoritairement arabe. Tel Aviv est majoritairement juive. 50/50, c’est le cas d’Acre, de Haïfa, de Jaffa, de Lod, de Ramla (liste non exhaustive), où Juifs et Arabes vivent côte à côte en nombres équivalents.

Les citoyens arabes d’Israël bénéficient collectivement de certains droits : l’arabe est la deuxième langue en Israël, où la culture, la littérature et la presse arabes prospèrent.

Les tribunaux israéliens luttent efficacement contre toute forme de discrimination. Le moins qu’on puisse dire de la minorité arabe, c’est qu’elle participe pleinement au processus politique, puisqu’elle est maintenant au gouvernement. « Maman, les p’tits Zoulous, qui vivaient là-bas, avaient-ils des gens au gouvernement ? Mais non, mon gros bêta, si y en avait eu ç’aurait été une démocratie ! »

Le gouvernement israélien œuvre en faveur de la réduction des écarts entre la minorité et la majorité ethnique. Plus particulièrement depuis la Commission Or en 2000, Israël comble activement les écarts économiques, ouvre l’accès au service civil, égalise les droits sociaux, introduit l’arabe dans les écoles juives et améliore l’accès à l’éducation supérieure.

D’ailleurs, en 2017, 73% des Arabes israéliens disaient ressentir un sentiment d’appartenance à l’État hébreu et 60% d’entre eux se disaient fiers d’être Israéliens[7]. De plus, lorsqu’en mars 2020, le plan de paix Trump d’échange de territoires impliquait que les Arabes israéliens seraient rattachés à l’État palestinien, les habitants d’Umm al-Fahm ont déclaré vouloir rester israéliens[8].

 

Qu’est-ce qui fait qu’une démocratie est le contraire de l’apartheid ?

Fastoche ! C’est le système de gouvernement et la protection des droits des minorités. La déclaration d’indépendance d’Israël, en 1948, a promis aux habitants arabes de l’État d’Israël « une citoyenneté pleine et égalitaire et une juste représentation dans tous les organismes et institutions –  provisoires et permanents – de l’État. » Et la Knesset (le Parlement) a tenu parole, puisque c’est grâce à un parti arabe que le dernier gouvernement en date a pu se constituer.

On peut aussi citer le premier consul général de confession musulmane d’Israël, qui a occupé ce poste à Atlanta de 1987 à 1990, le premier ambassadeur musulman d’Israël, nommé en Finlande en 1995 et le premier ambassadeur druze au Vietnam, en 1990. Ils ont été suivis d’autres : en 2018, un ambassadeur arabe chrétien a été nommé en Azerbaïdjan.

Selon le ministère israélien du Travail et le Bureau central des statistiques, en 2018, il y avait environ 4 000 ingénieurs arabes travaillant dans la haute technologie israélienne. Cela ne représentait qu’un tout petit pourcentage des 280 000 personnes que comptait le secteur, mais pour les geeks arabes, qui sont passés de 350 à 4 000, c’est une augmentation de 1000% en dix ans.

30% des médecins israéliens sont arabes, comme 35% des pharmaciens.

Avec ses 400 médecins, Arraba, une ville arabe de Galilée de 26 000 habitants, est l’une des mieux nanties du Moyen-Orient en nombre de médecins au prorata des habitants. Le chirurgien plasticien Yusef Nassar, qui y habite, en est fier : « Une chose étrange a lieu dans notre ville. Dans chaque maison, vous trouverez trois ou quatre médecins. J’ai plusieurs cliniques dans tout le pays. Qui vient dans mes cliniques ? Des juifs comme des arabes. »

Saeed Yassin, médecin généraliste retraité d’Arraba, a cinq enfants : trois médecins (deux garçons et une fille) et deux fils pharmaciens. Le Dr Yassin et ses dix frères et sœurs exercent également comme médecins. « Tous les six mois, des feux d’artifice célèbrent la remise des diplômes de 15 ou 20 autres médecins. Il n’est pas rare qu’une famille se compose de médecins, d’avocats et d’ingénieurs. C’est très banal chez nous.[9] »

 

Tant  qu’on a la santé…

En termes d’espérance de vie et de taux de mortalité infantile, la population arabe israélienne est mieux lotie que les 21 pays musulmans et arabes qui l’entourent. En 2016, l’espérance de vie en Israël atteignait une moyenne générale de 82,5 ans : 80,7 ans pour les hommes et 84,2 ans pour les femmes. Parmi les hommes arabes, la moyenne vit, chez les Druzes 79,4 ans, chez les Arabes chrétiens 78,9 ans et chez les musulmans, 76,5 ans. Chez les femmes arabes, l’espérance de vie la plus élevée a été trouvée parmi les chrétiennes, 83,5 ans, suivies par les Druzes, 82,4 ans, puis les musulmanes, 80,9 ans[10].

En 2015, le taux moyen de mortalité parmi les Arabes israéliens était de 79, plus élevé que celui des pays riches comme le Qatar, les Émirats Arabes Unis (EAU) et Bahreïn, mais égal à la moyenne de la population américaine. Concernant la mortalité infantile, il existait encore de grandes disparités entre les pays. Bahreïn a la plus faible avec 5,3 décès pour 1000 naissances vivantes. À l’autre extrême se trouve le Pakistan, avec un taux de de 65,8 pour 1000 naissances vivantes. Les Israéliens arabes se classent au quatrième rang après Bahreïn, les EAU et la Malaisie[11].

Youssef Haddad, un de ces chrétiens arabes israéliens, originaire de Nazareth, s’était engagé dans l’armée israélienne, où il a servi dans la brigade d’élite Golani. Pendant son service, il a été blessé et, à sa sortie de l’hôpital, en 2018, il a trouvé un autre moyen de servir son pays : lutter contre BDS, la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions et améliorer les liens entre les Arabes israéliens et l’État[12].

Un des critères qui distinguent les démocraties est la liberté d’association, en particulier pour les syndicats. En Israël, le syndicat national, la Histadrout, recrute aussi des membres palestiniens qui vivent dans les zones de Judée et de Samarie contrôlées par l’Autorité palestinienne. En 2019, plus de 7000 Palestiniens travaillant en Israël y ont adhéré.[13]

Le 2 août 2019, le maire de Jérusalem, Moshé Leon, a reçu son homologue du village arabe d’Abou Gosh, Salim Jaber, qui a assisté à une séance du conseil municipal et a évoqué les bonnes relations régnant depuis longtemps entre les deux villes : « Je suis là en tant que représentant de la municipalité d’Abou Gosh, un village qui n’a jamais combattu l’État d’Israël et a même collaboré à sa création[14] ».

 

Qu’est-ce qui fait que les citoyens sont égaux, et certains plus égaux que d’autres ?

En Israël, c’est le talent. Ainsi, en 1992, Emile Habibi, auteur et ex-député, a reçu le Prix d’Israël de littérature arabe. En 1999, Miss Israël était jeune fille arabe de 21 ans, Rana Raslan. En 2004, une équipe de football arabe, les « Bnei Sakhnin », a remporté la Coupe nationale d’Israël et en 2020, le capitaine de l’équipe nationale de foot était un Arabe israélien. Dans un tout autre registre, en 2008, pour ses 96 ans, le Sheikh Abu Muamar, chef de file de la communauté bédouine du pays, surnommé « Sheikh de tous les Sheikh », a reçu un prix national pour son engagement envers les membres de sa communauté.

Et puis, si 30% des médecins israéliens sont arabes, il n’y a qu’un seul Ahmed Eid, chirurgien, Professeur et chef de service à Jérusalem, qui a réussi la première greffe de foie du pays. En 2017, il a eu l’honneur d’allumer une des bougies d’anniversaire de l’État d’Israël[15].

Il n’y a aussi qu’un seul professeur Hossam Haick : c’est celui qui a remporté le prix européen de l’innovation pour avoir inventé, en 2018, le Sniffphone, un nez électronique capable de diagnostiquer les patients en analysant leur respiration[16].

La Dr Shaden Salameh, est aussi remarquable : directrice du service des urgences de l’hôpital Hadassah Mount Scopus, elle a été, en 2019, la première femme médecin arabe à diriger le service des urgences d’un hôpital en Israël[17].

Le Docteur Atamna-Ismaeel, elle, est une exception dans une autre spécialité que la médecine : elle est microbiologiste. Elle était, plutôt, car elle a aussi remporté le Top Chef et se consacre, désormais, à développer les métissages arabes pour la cuisine israélienne[18].

 

Israël est une mère juive pour tous ses citoyens

Le vice-président d’Apple Israël s’appelle Srouji, Johny Srouji. Installé dans le building flambant neuf d’Apple, à Herzlia Pitouach, où le moindre pavillon coûte deux millions de dollars, il se revendique Arabe israélien et il sait ce qu’il doit à l’État juif, où il a obtenu ses diplômes au Technion, le premier institut de haute technologie[19]. On ne peut s’empêcher de penser qu’en France, son destin aurait été tout autre : comme un grand nombre de ses coreligionnaires, il aurait été travaillé au corps par islamo-gauchistes, qui n’auraient eu de cesse que de le convaincre que, né ‘racisé’, il ne pouvait avoir d’autre horizon que le chômage ou le djihad…

En 2020, il y avait plus d’Israéliens arabes chrétiens diplômés de l’université que de Juifs. D’ailleurs, en 2016, le Professeur  Michael (Mousa) Karayanni, Arabe issu d’une famille chrétienne grecque orthodoxe de  Kafr Yasif en Galilée, a  été élu à l’unanimité au poste de doyen de l’Université hébraïque. Auparavant, il avait été Président de la faculté de droit international Bruce W. Wayne pendant six ans[20].

Même parmi les prisonniers, ceux qui font des études sont majoritaires : en août 2019, ils étaient plus de mille à suivre études supérieures. Le président de la Commission des affaires pénitentiaires de l’Autorité palestinienne, Qadri Abu Bakr, n’en fait pas mystère : « Le nombre total des prisonniers à l’heure actuelle est d’environ 5 700. 1026 d’entre eux sont actuellement inscrits dans des universités palestiniennes, notamment à celle d’Al-Qods », a-t-il déclaré lors de la cérémonie de remise des prix à 93 lauréats emprisonnés pour terrorisme. Bien entendu la presse française n’en parle pas : le politiquement correct s’arrête où finit le misérabilisme.

 

Dans la troupe de Tsahal, y a pas d’jambe de bois…

Y a des Arabes, mais ça n’se sait pas. Enfin, ça ne se sait pas en France, où l’on a décidé une fois pour toutes que les soldats israéliens sont des nazis assoiffés de sang, définition incompatible avec la bonté ontologique des Arabes. En Israël, ce genre de préjugé n’a pas cours. En revanche, la seule inégalité de traitement entre citoyens juifs et non juifs se situe là : le service militaire est obligatoire pour les juifs, alors que les autres doivent se porter volontaires.

Il y a plus de 1000 Arabes volontaires dans Tsahal et plus de 5000 Arabes israéliens qui font un service civil. En 2012, le musulman le plus haut gradé de Tsahal était Ala Wahib. Il a commandé des troupes en Judée-Samarie (il appelle cette région de son nom d’origine, il n’utilise pas « Cisjordanie », en français dans le texte), où sa connaissance de la mentalité de ses coreligionnaires l’a aidé à comprendre des situations qui eussent laissé pantois les palestinolâtres hexagonaux : « Un jour j’ai été appelé en urgence à un ckeckpoint parce qu’une femme arabe avait tenté de poignarder un soldat. A mon arrivée, elle a fondu en larmes. Son corps était couvert de marques noires et bleues. J’ai tout de suite compris qu’elle avait été battue et qu’elle préférait commettre un crime et être enfermée dans une prison israélienne plutôt que de rester dans sa famille.[21] » Depuis 2009, il commande le centre de formation au combat en milieu urbain de l’armée israélienne où toutes les unités, régulières, de réserve et d’élite sont entraînées.

Un autre héros ordinaire de Tsahal est le lieutenant-colonel Ayoub Kyuff, un Druze qui commandait la légendaire brigade Golani et qui a été nommé, en septembre 2019, à la tête de l’unité Shaldag. Il s’agit d’une unité d’élite de l’armée de l’air, spécialisée dans les opérations de reconnaissance et de commando, célèbre pour son programme d’entraînement rigoureux, qui est le plus long de l’armée israélienne.

Le 24 décembre 2020, Awad Suleiman a reçu un beau cadeau de Noël, bien qu’il ne fête habituellement pas la naissance de Issa, le prophète musulman : il a été promu au rang de colonel, ce qui a fait de lui le premier Druze à atteindre ce rang dans l’Armée de l’air. Son commandant a trouvé qu’il méritait une double casquette, aussi l’a-t-il aussi nommé à la tête de l’unité en charge des drones[22].

Parité oblige, le commandant de l’Armée de l’air a aussi choisi la première femme au poste de chef de bureau du commandant de l’IAF : la major arabe israélienne en question était, auparavant, navigatrice sur des avions de chasse F-16 depuis 2016. Non seulement il y a plus de femmes qui pilotent des F16 en Israël que de saoudiennes qui conduisent des voitures, mais parmi elles, il y a des Arabes !

 

Et l’apartheid sexuel ?

Tel Aviv est considérée comme une des villes les plus gay friendly par les médias LGBT, enfin, ceux qui n’intersectionnalisent pas avec les antisionistes[23].

Le 10 janvier 2014 le premier mémorial d’Israël dédié aux victimes homosexuelles du nazisme, a été inauguré à Tel Aviv, sous la forme d’une sculpture en forme de triangle rose, « À la mémoire des persécutés par le régime nazi pour leur orientation et leur identité sexuelle.[24] »

Wikipedia liste les droits des homosexuels dans le monde entier. En Israël, voici ce que ça donne :

 

La situation israélienne, comme dans pratiquement tous les domaines, est à l’opposé de ce qui se passe dans les deux Palestine. Wikipedia n’a pas fait, pour elles, de tableau comme celui ci-dessus, car le constat est réduit à sa plus simple expression : « Malgré la légalité de l’homosexualité en Cisjordanie, il n’y a aucune reconnaissance des droits LGBT et ceux-ci sont victimes de violences.[25] » Voilà pour l’une. Pour l’autre, « après le retrait britannique, la section 152(2) du Code criminel no 74 de 1936 est toujours restée en application, rendant les homosexuels  de ce territoire toujours susceptibles d’être poursuivis pour homosexualité. » Wikipedia se réfère à l’annuaire 2012 des États institutionnalisant l’homophobie : ceux régis par la sharia. Mais, en 2020, cet annuaire fait l’impasse sur les Palestine[26].

Ceux qui s’intéressent de plus près à ce sujet ne manquent pas d’autres sources d’information.

« Dans la société palestinienne et arabe, l’homosexualité n’a aucune place ; elle est dénoncée et stigmatisée. Pour éviter les persécutions et le harcèlement, des dizaines de Gazaouis ont fui en Israël peu après que le Hamas ait proscrit l’homosexualité à Gaza. En Cisjordanie, aucune des lois de l’Autorité palestinienne ne protège les gays palestiniens. Au cours des dernières décennies, plusieurs Palestiniens homosexuels ont été tués en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.[27] »

À Gaza, les homosexuels, quand ils ne sont pas jetés du haut des toits, sont passibles de peines de prison à la tête (!) du client, dans des conditions que la Croix-Rouge ne cherche pas à connaître. Même un haut-gradé du Hamas, Mahmoud Ishtiwi, n’y a pas échappé : il a été abattu de trois balles[28]. D’autres sont piégés sur Internet et torturés pour dénoncer leurs complices. Cela a été le cas d’un jeune Gazaoui, Tayzee, qui a réussi ensuite à s’enfuir en Cisjordanie, où il a été repris et soumis aux mêmes exactions[29].

 

Si on ne parle pas de Covid, on n’a rien dit

La pandémie a été pain bénit pour les antisionistes de tout poil : les Juifs/Israël/le Mossad avaient créé le virus. PressTV en a averti les téléspectateurs iraniens : « des groupes sionistes ont développé une souche mortelle de coronavirus contre l’Iran[30]». Pour un public plus international, les Juifs avaient utilisé « le coronavirus pour manipuler le marché boursier à leur avantage ». On les soupçonnait aussi d’avoir « breveté un vaccin contre le coronavirus il y a des années et d’avoir l’intention de tirer profit de sa vente.[31]» En Turquie, Fatih Erbakan, chef du parti Refah, fils de l’ancien premier ministre Necmettin Erbakan et mentor d’Erdogan, est allé plus loin : le virus était une ruse permettant de stériliser en masse les musulmans : « Le sionisme est une bactérie vieille de 5000 ans, qui a causé la souffrance des peuples.[32]» Aux États-Unis, une actrice en mal de pub twittait qu’Israël « travaillait sur le vaccin depuis un an, dans une entreprise dont KUSHNER OSCAR était le principal investisseur. Des vies en danger pour de l’argent.[33]»

Avec l’arrivée du vaccin (qu’Israël n’avait pas mis au point), les médias français antisionistes (oups, pléonasme) trouvèrent aussi leur miel dans les accusations plus ciblées d’apartheid : les Israéliens ne vaccinaient que les Juifs, refusant le vaccin à leurs concitoyens arabes …

À la tribune de l’ONU, un de ces citoyens « de seconde zone » est venu apporter un démenti : Youssef Haddad, fondateur de l’association « Ensemble – Garants les uns des autres[34] », lui-même Arabe de Nazareth et vacciné, a été précis : « Des accusations ont été portées contre Israël dont le programme de vaccination serait raciste. Ce n’est pas vrai. Comme moi, ma famille, mes amis et des centaines de milliers d’autres Arabes israéliens ont été vaccinés. L’État d’Israël fait campagne en arabe pour nous encourager, nous les Arabes israéliens, à nous faire vacciner et le Magen David Adom (la Croix-Rouge israélienne), qui est composée de Juifs et d’Arabes, travaille directement avec les communautés arabes pour vacciner leurs habitants[35] ».

 

Médisez, médisez, vous qui, en mai, disiez du mal d’Israël

Qu’importe la vérité, la marée de médisances était trop belle : si ce n’est les Arabes israéliens, c’est donc leurs frères. Les Israéliens empêchaient les Palestiniens de se procurer le vaccin, ils propageaient le virus… Une association française de bienfaisance, dans son enthousiasme à stigmatiser le virus de l’occupation, a même expliqué comment ils s’y prenaient : « pour les Israéliens, le crachat est une arme de guerre.[36]

L’Autorité palestinienne a pourtant clamé haut et fort son indépendance : « Nous ne sommes pas un département du ministère israélien de la Défense. Nous avons notre propre gouvernement et notre ministère de la Santé, et ils font d’énormes efforts pour obtenir le vaccin[37]». Cela n’a pas ralenti le matraquage : l’antisionisme n’allait pas se priver d’une si belle accusation, au seul motif que cela contredisait la réalité ! Pourtant, les faits sont têtus. Et il suffisait de regarder le texte des Accords d’Oslo (Article VI), pour constater que la santé des Palestiniens relevait de leur propre administration : « À partir d’avril 1994, la santé, l’éducation, les affaires sociales, la taxation, le tourisme et la culture seront transférés aux Palestiniens.[38]» Oui, mais non. Quand on hait, on ne compte pas avec les faits et les traités.

Le Premier ministre palestinien, Mohammed Shtayyeh, a accusé les soldats de Tsahal de propager délibérément le virus « sur les poignées de voiture.[39]» Rien qu’en comptant toutes les Mercedes neuves des territoires palestiniens, ça faisait du boulot !

Un professeur de l’université Stanislaus, en Californie, Asad Abukhalil, a été très premier degré. Il a twitté : « Israël aura – j’en suis sûr – des procédures médicales différentes pour les juifs et pour les non-juifs. Les non Juifs iront dans des prisons de masse.[40]» Venant d’un prof de fac, on aurait attendu plus subtil…

France 24, la vitrine du Quai d’Orsay à l’international, a trouvé une personnalité pour diffuser son tropisme anti-israélien. Son édition en anglais du 19 mai 2021 était ainsi introduite : « Le président sud-africain Cyril Ramaphosa déclare à FRANCE 24 que la situation à Gaza lui rappelle l’époque de l’apartheid dans son propre pays, les actions israéliennes contre les Palestiniens étant évocatrices d’un État d’apartheid.[41] »

France Info, (également financé par nos impôts et donc soumis à la même théorique déontologie), a choisi ses témoins dans le même cluster. Exemple, le 27 avril 2021, « Human Rights Watch qualifie d’ »apartheid » la politique d’Israël à l’égard des Palestiniens. L’ONG estime que l’État hébreu exerce une « oppression systématique » et des « actes inhumains » contre les Arabes vivant sur son sol et les Palestiniens dans les Territoires occupés.[42]»

Tous les ans, tous les mois, tous les jours, le « marronnier » du Monde s’appelle « apartheid israélien. » Quand son allié objectif, le ministre français des Affaires étrangères, a enfourché le même cheval de bataille, le 30 mai 2021, ce fut l’orgasme : « La mise en garde de Jean-Yves Le Drian sur « le risque fort d’apartheid«  en Israël fait suite à la dénonciation de « crimes d’apartheid«  par des organisations de défense des droits humains, relançant un débat houleux[43]. »

 

Une mauvaise foi au carré

Les médias français ne peuvent pas prétendre avoir agi à l’insu de leur plein gré, car dès le mois de mars, toute la population israélienne à risque, de quelque ethnie/religion/ opinion qu’elle soit, prisonniers inclus, était vaccinée. « Le Service correctionnel israélien a terminé, cette semaine, la vaccination de ses détenus les plus à risque relativement à la COVID-19. Les détenus ont été logés à la même enseigne que tous les concitoyens et ils ont été vaccinés dans les mêmes conditions[44]», pouvait-on lire le 15 mars 2021. Par simple charité chrétienne, on ne demandera pas combien de détenus français ont, dans les prisons françaises, reçu les deux injections, voire une seule…

Entre le 15 et le 21 mars 2020, 2547 camions de marchandises israéliens étaient entrés à Gaza, dans la « prison à ciel ouvert qui meurt du blocus inhumain », par le poste frontière de Keren Shalom. 116 camions citernes de carburant, 206 tonnes de fournitures médicales, 393 tonnes de produits agricoles, 11 457 tonnes de nourriture et 48 667 tonnes de matériaux de construction. Le 10 mars 2020, le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, le COGAT, avait coordonné le transfert de 20 tonnes de désinfectants et de centaines de kits de test de coronavirus. Le 20 mars 2020, à lui seul, Israël avait livré des centaines d’autres kits de test et 1000 kits d’équipement médical de protection à Gaza. Le COGAT a aussi coordonné la livraison de milliers de masques et de kits de test donnés par l’OMS pour la Cisjordanie et Gaza. Le 25 mars, par exemple, plus de 3000 kits de test et 50 000 masques avaient été livrés aux Palestiniens[45].

Un an plus tard, le 14 mars 2021, « Israël a vacciné plus de 50 000 personnes au cours de la première semaine de son opération visant à inoculer les travailleurs de l’Autorité palestinienne (AP) qui travaillent en Israël contre le coronavirus (COVID-19). L’opération est menée par le Commandement central de Tsahal, le COGAT, le ministère de la Santé et l’Autorité des points de passage. Elle comprend la mise en place de complexes de vaccination dédiés à plusieurs points de passage et dans des zones industrielles en Judée et Samarie (nom donné par Israël à la Cisjordanie occupée. NDLR.[46]»

On a du mal à croire que la note de la rédaction de La Presse canadienne tient à ce qu’elle ignore que Judée et Samarie sont les noms de cette région depuis plus de 3000 ans. « Cisjordanie » n’existe qu’en français et ce, depuis 1967. En anglais, on parle de la Rive ouest : the West Bank.

Mais l’antisionisme n’est pas une opinion politique, c’est une religion, donc imperméable aux faits. Si Descartes revenait, il dirait probablement que c’est celle au monde la mieux partagée… On peut aussi penser que c’est la pire.

En juin 2021, on apprenait qu’Israël allait « fournir à l’Autorité palestinienne un million de doses de vaccins contre le coronavirus sur le point de se périmer, d’après un accord entre les deux parties annoncé ce vendredi par l’État hébreu. L’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie occupée, a confirmé la livraison « dans les jours à venir » d’un million de doses, sans faire mention d’un accord avec l’État hébreu.[47] »

 

L’apartheid israélien, c’est le Père Noël des antisémites : ils savent qu’il n’existe pas, mais ils ne peuvent pas s’empêcher de lui écrire une lettre chaque année. Sauf que dans le cas des journalistes, c’est 365 fois par an.

 

 

[1] https://mfa.gov.il/MFA/AboutIsrael/Maps/Pages/Situation-on-the-eve-of-the-Second-Intifada.aspx

[2] https://www.lefigaro.fr/international/2008/01/03/01003-20080103ARTFIG00020-israel-a-l-abri-des-attaques-kamikazes-.php

[3] http://www.lemondejuif.info/2016/03/israel-hotovely-accuse-la-france-dinstrumentaliser-le-conflit-israelo-palestinien/

[4] https://www.jpost.com/opinion/free-debate-must-continue-but-apartheid-causes-confusion-opinion-672591

[5] https://blogs.timesofisrael.com/an-open-letter-to-mandla-mandela/

[6] https://www.algemeiner.com/2019/03/07/former-tv-news-anchor-set-to-become-first-druze-woman-in-israels-parliament/

[7] https://www.i24news.tv/fr/actu/israel/societe/160927-171122-60-des-arabes-israeliens-se-disent-fiers-d-etre-israeliens-sondage

[8] https://www.lefigaro.fr/international/a-umm-al-fahm-les-arabes-du-triangle-veulent-rester-israeliens-20200301

[9] https://www.gatestoneinstitute.org/15602/fortunate-arabs

[10] http://www.israelvalley.com/2017/12/13/israel-ramat-gan-ville-lesperance-de-vie-plus-elevee-beersheba-plus-faible/

[11]  https://infos-israel.news/arabes-israeliens-ont-lesperance-de-vie-plus-elevee-rapport-aux-populations-de-21-pays-musulmans-arabes/

[12] https://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-5237042,00.html

[13] https://unitedwithisrael.org/over-7000-palestinians-join-israels-top-trade-union/?utm_source

[14] https://lphinfo.com/un-invite-insolite-a-la-mairie-de-jerusalem/

[15] https://www.israelhayom.co.il/article/471857

[16] https://unitedwithisrael.org/watch-israeli-arab-wins-eu-award-for-revolutionary-sniff-diagnosis-method/

 

Pour que 2021 soit l’année de la fin de l’apartheid en Israël HONTE A VOUS

TRIBUNE
 
Israël-Palestine, conflit sans fin?dossier

Plus de 1 000 artistes, intellectuels et universitaires de plus de 45 pays appellent à la reconnaissance internationale et au démantèlement du régime d’apartheid mis en place par Israël sur le territoire de la Palestine.

par Un collectif de 1000 personnalités internationalement reconnues

Gageons que, dans quelques années, quand les historiens voudront caractériser les événements marquants de l’année 2021 en ce qui concerne l’Etat d’Israël, ce qui l’emportera ne sera ni la vaccination éclair contre le Covid ni le départ du Premier ministre Benjamin Nétanyahou, mais bel et bien la reconnaissance mondiale de l’état d’apartheid dans tout l’espace de la «Palestine historique». Cela a commencé le 12 janvier par la publication du rapport de B’Tselem (Centre israélien d’information pour les droits de l’homme dans les territoires occupés) intitulé : «Un régime de suprématie juive s’étendant du Jourdain à la Méditerranée, c’est de l’apartheid». Trois mois plus tard, le 27 avril, le rapport de Human Rights Watch, ONG internationale de défense des droits humains mondialement respectée, enfonçait le clou sous le titre : «Un seuil franchi : les autorités israéliennes et les crimes d’apartheid et de persécution». Enfin, le 6 juillet, 600 universitaires, artistes et intellectuels venant de 45 pays rendaient publique une déclaration qui appelle au démantèlement du régime d’apartheid dans la Palestine historique.

L’apartheid est un crime, internationalement reconnu comme tel depuis que, le 30 novembre 1973, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la Convention internationale sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid. Dans le statut de Rome de 2002 instituant la Cour pénale internationale, l’apartheid est caractérisé comme un crime contre l’humanité «commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime».

 

La coïncidence avec la législation israélienne et les politiques de discrimination envers les Palestiniens est manifeste. Pourtant, pendant des décennies, il fut pratiquement impossible d’en faire état publiquement. Lorsque l’ancien président Carter, dans un livre sur Israël de 2006, osa faire figurer le mot dans son titre (Palestine : la paix, pas l’apartheid), il souleva des clameurs d’indignation. Dix ans après, quand une étude des Nations unies parvint aux mêmes conclusions («Le traitement par Israël du peuple palestinien et la question de l’apartheid», commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie occidentale [ESCWA], 2017), la réaction ne fut pas moins violente. Face à la colère des groupes de pression et des Etats pro-israéliens devant cette utilisation à leurs yeux inacceptable du «mot en A», le secrétaire général dut demander le retrait du rapport. La directrice exécutive de l’ESCWA, Rima Khalaf, préféra alors démissionner plutôt que de s’incliner.

 
 

Mais en cette année 2021, le verrou vient de sauter. Les sociétés civiles du monde entier ne le supportent plus. D’un continent à l’autre, d’une génération à l’autre, d’une nationalité à l’autre, les manifestations, les prises de position, les tribunes, les motions adoptées à de larges majorités convergent en un même flot de protestation. La reconnaissance du fait qu’Israël a bel et bien instauré un régime d’apartheid dans l’ensemble des territoires qu’il a soumis à sa juridiction, s’ajoutant à d’autres violations du droit international, mène à exiger que la communauté internationale sorte de la complaisance et engage les mesures concrètes qui découlent de ce constat.

Dans cet esprit, la déclaration du 6 juillet sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid dans la Palestine historique, après avoir résumé l’histoire des pratiques israéliennes de discrimination systématique envers les Palestiniens, continues depuis la Nakba, en insistant sur la signification de l’adoption par la Knesset de la loi fondamentale de 2018 qui réserve aux seuls habitants juifs la pleine citoyenneté de l’Etat et le «droit à l’autodétermination», ainsi que sur la responsabilité des puissances occidentales qui protègent et subventionnent ce régime, et rappelé les obligations découlant de la Convention internationale de 1973, énonce quatre grands principes d’action :

 

– nécessité de condamner en tant que crime au sens du droit international le régime d’apartheid imposé au peuple palestinien résidant en Israël-Palestine ou contraint à l’exil ;

– nécessité du démantèlement de ce régime et de l’établissement d’un ordre constitutionnel respectant le droit international et les conventions de défense des droits humains, qui garantirait l’égalité des droits et devoirs pour les habitants de cette terre indépendamment de toute différence raciale et ethnique, comme de toute appartenance religieuse ou identité sexuelle, et reconnaîtrait le droit au retour de tous les exilés depuis la création de l’Etat d’Israël ;

 

– nécessité pour les gouvernements complices de mettre fin à leur connivence avec le régime d’apartheid en poussant à son démantèlement et en soutenant une transition sensible au droit à l’autodétermination des deux peuples habitant actuellement la Palestine historique ;

– nécessité enfin d’une commission de paix, de réconciliation et de responsabilité chargée d’accompagner la transition vers une gouvernance respectueuse des droits humains et de la démocratie. En attendant qu’un tel processus soit enclenché, les signataires appellent la Cour pénale internationale à lancer une enquête sur les dirigeants et le personnel de sécurité à qui la perpétuation du crime d’apartheid peut être imputée.

 
La déclaration (lisible sur le site https://www.aurdip.org/declaration-sur-l-elimination-et.html) est signée à ce jour par plus de 1 000 personnalités internationalement reconnues, en particulier Rima Khalaf (ancienne directrice exécutive de l’ESCWA), les professeurs Richard Falk et Virginia Tilley (auteurs du rapport de l’ESCWA en 2017), les Prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel et Mairead Maguire, le Prix Nobel de chimie George Smith, Nurit Peled-Elhanan (Prix Sakharov 2001 et co-fondatrice du Tribunal Russell pour la Palestine), les juristes Monique Chemillier-Gendreau et John Dugard, les enseignants et chercheurs Bertrand Badie, Hagit Borer, Ivar Ekeland, Souad Joseph, Edgar Morin, Jacques Rancière, Roshdi Rashed et Gayatri Spivak, le biologiste Sir Iain Chalmers, le compositeur Brian Eno, le musicien Roger Waters, l’écrivaine Ahdaf Soueif, l’économiste Sir Richard Jolly (ex-assistant du secrétaire général des Nations-unies), l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini, le vétéran sud-africain de la lutte anti-apartheid Ronnie Kasrils et la militante pacifiste et ancienne dirigeante des Verts canadiens Joan Russow. Cette liste ne cesse de s’accroître. Espérons qu’elle contribue à faire enfin bouger les choses dans le sens de la justice.

La version originale anglaise de ce texte a été élaborée par Robert Falk et Jonathan Rosenhead. Adaptation française par Etienne Balibar et Jean-Marc Lévy-Leblond.

Un réfugié iranien remercie Israël après sa médaille d’argent Jeux Olympiques Tokyo 2020

 

“Merci à Israël pour toute cette bonne énergie – cette médaille vous est dédiée aussi et j’espère que les Israéliens sont heureux de cette victoire, todah”, a-t-il dit.
Traduit du JERUSALEM POST STAFF 

Le judoka d’origine iranienne Saeid Mollaei a remporté une médaille d’argent au tournoi de judo de Tokyo 2020 en tant que représentant de l’équipe de Mongolie.
Mollaei s’est vu accorder le statut de réfugié par l’Allemagne en 2019 après avoir fui l’Iran pour avoir refusé de déclarer forfait pour son match contre le judoka israélien Sagi Muki.
Notant son amitié étroite avec Muki, la chaîne israélienne Sports 5 l’a cité comme remerciant Israël : “Cette médaille vous est également dédiée et j’espère que les Israéliens sont heureux de cette victoire, todah.
Il a reçu la citoyenneté mongole peu après, et a été choisi pour concourir sous leur drapeau aux Jeux olympiques de Tokyo 2020.



Bordeaux : étoiles jaunes et références au nazisme s’invitent à la manifestation contre le pass sanitaire

Par ACTU BORDEAUX

Références au nazisme et à la Shoah se glissent ponctuellement dans les manifestations bordelaises contre l’extension du pass sanitaire. Pourquoi de tels parallèles ?

Une manifestante portant l'étoile jaune, lors de la manifestation du mercredi 14 juillet à Bordeaux.
Une manifestante portant l’étoile jaune, lors de la manifestation du mercredi 14 juillet à Bordeaux. (©G.R / Actu Bordeaux)
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Ce samedi 24 juillet 2021, plusieurs milliers de manifestants se sont de nouveau réunis à 14h, Place de la Bourse à Bordeaux (Gironde), pour protester contre l’extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants.

Dans la foule hétéroclite qui entoure la fontaine des Trois-Grâces, se distinguent des costumes, des pancartes, des banderoles. Sous un soleil tapant, les cris retentissent, repris à l’unisson : « Liberté ! », « Macron Démission ! » ou encore « À bas la dictature sanitaire ! ».

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Rien de surprenant, jusque-là : la contestation dans l’espace public passe bien souvent par l’usage d’hyperboles, de métaphores et de formules polémiques, frappantes, scandées ou écrites.

Une pancarte détournant le slogan
Une pancarte détournant le slogan « Le travail rend libre », inscrit au fronton du camp de concentration d’Auschwitz, ici remplacé par « Le pass rend libre ». (©G.R / Actu Bordeaux)

Toutefois, et même s’ils semblent rester rares dans les récents rassemblements bordelais, certains slogans et symboles peuvent choquer. Références à l’Apartheid ou au nazisme, étoile jauneépinglée sur la poitrine… De quoi interpeller, indigner, mais aussi questionner : pourquoi ces parallèles assumés à la Shoah et l’idéologie nazie ? Tentative d’éclaircissement avec deux manifestants.

 

« Il faut répondre à la violence par la violence ! »

La pancarte de David, brandie lors de la manifestation de ce samedi 24 juillet, à Bordeaux
La pancarte de David, brandie lors de la manifestation de ce samedi 24 juillet, à Bordeaux (©G.R / Actu Bordeaux)

David est un grand gaillard souriant d’une quarantaine d’années. L’une de ses petites filles est sur ses épaules. Son métier : voix-off pour diverses productions. Aujourd’hui, il est venu manifester en famille, avec sa femme, ses quatre enfants, et son neveu. Sur sa pancarte : « Non au pass san’Hitler », avec le symbole du dollar à la place de la lettre « S ». Et surtout, ce jeu de mots intégrant le nom du tristement célèbre dictateur allemand, fondateur du nazisme.

Mon message peut sembler violent mais ça l’est tout autant de vouloir piquer les gens de force ! Pour moi, à la violence, il faut répondre par la violence. La référence à Hitler, c’est parce que c’est un nom qui fait peur. Tout de suite, on pense aux camps de concentration, à la répression. C’est exactement ce qu’il se passe en ce moment ! Interdire l’accès à certains lieux aux personnes non vaccinées, c’est de la ségrégation. Bientôt, il y aura des toilettes séparées pour les vaccinés et les non-vaccinés, comme à l’époque avec les personnes blanches et noires ? Et qui nous dit qu’on ne déportera pas un jour les non-vaccinés ?

David, manifestant

Si les propos de David peuvent glacer le sang et qu’il s’exprime avec véhémence, nulle trace de fureur exubérante chez lui. Il discute volontiers, la voix posée, tandis que ses enfants galopent autour du couple, galvanisés par l’ambiance de la manifestation. Il n’est pas anti-vax, tient-il à préciser.

Il évoque sans détour les lobbies pharmaceutiques, l’hydroxychloroquine, l’avenir de ses enfants dans ce qu’il nomme « le merdier actuel » ou encore « l’éventualité que le virus ait été crée pour éliminer une partie de la population et se débarrasser des plus faibles. »

 

Il rit : « On va me traiter de complotiste après ça ! »

En tout cas, David est en colère, inquiet. Et il assume parfaitement son évocation du dictateur nazi, de la ségrégation et de l’eugénisme. S’il reconnaît « la connotation violente du nom Hitler », il maintient : « Notre liberté n’a pas à être injectée ! »

« Nous vivons dans le monde rêvé d’Adolf Hitler ! »

Dédé, en tête de cortège, porte une étoile jaune épinglé sur son gilet de la même couleur.
Dédé, en tête de cortège, porte une étoile jaune épinglé sur son gilet de la même couleur. (©G.R / Actu Bordeaux)

En tête de cortège, Dédé, armé d’un mégaphone, a épinglé une étoile jaune à son gilet de la même couleur. Âgé d’une cinquantaine d’années, il est commerçant, à son compte. « Enfin pour le moment ! », souligne-t-il. « Parce que je n’ai pas l’intention de me faire vacciner ! »

Porter cette étoile, il l’assume totalement. À ses yeux, c’est même un symbole fort à propos : 

« Nous sommes face à une oligarchie tentaculaire qui prend le pouvoir progressivement. Il ne reste que les démocraties à détruire. Le pass sanitaire, ce n’est rien d’autre que la porte d’entrée de la carte d’identité numérique. Partout en France et dans le monder entier, le modèle chinois va s’imposer. », assène-t-il, évoquant sans détour le fichage biométrique et le contrôle des populations.

Macron a dit que nous n’étions pas dans une dictature. Mais moi, si je n’ai pas bientôt mon étoile jaune 2.0 sur mon téléphone, comme les juifs allemands dans les années 30, je serai interdit de rentrer dans les magasins !

Dédé, manifestant

L’homme, passionné d’histoire, de politique et grand lecteur, poursuit : « Les juifs allemands, ils ne savaient pas ce qui les attendait. Moi non plus je ne connais pas la suite du pass sanitaire ! Je sais juste que l’on va dans un monde ou l’humain n’a plus aucune valeur. Identité numérique, euro numérique… Nous allons droit dans une dictature. L’apartheid sanitaire s’installe déjà en France. »

Plaquée sur le dos de Dédé, cette affichette.
Plaquée sur le dos de Dédé, cette affichette. (©G.R / Actu Bordeaux)

« Mein Kampf était écrit et on n’a rien fait. 1984 de Georges Orwell est écrit aussi, on sait ce qui nous attend. Il est interdit de ne rien faire ! Tout est déjà écrit depuis fort longtemps ! »

À aucun moment, au cours de l’échange, la question de la pandémie n’est abordée. Les doléances de Dédé semblent s’inscrire dans un contexte dépassant le Covid-19. En revanche, il évoque volontiers le régionalisme durant la Seconde Guerre Mondiale et le régime de Vichy :

« Diviser pour mieux régner ! Prenez les régions, créées par Pétain sous ordre d’Adolphe Hitler ! Prenez Walter Hallstein qui a signé le Traité de Rome pour la délégation allemande, avant d’être envoyé aux États-Unis par les services secrets américains pour éplucher son projet de Nouvelle Europe, comme on disait sous Vichy ! C’est simple : nous vivons maintenant dans le monde rêvé d’Adolf Hitler ! »

 

GUERRE DE COMMUNICATION

Par Tahar Ben Jelloun 

 

Tahar Benjelloun - Le360

© Copyright : Famille Ben Jelloun

Le Maroc est attaqué de tous côtés. Il faut prendre cela au sérieux et savoir qu’une guerre froide (ou pas) a été déclenchée ces dernières semaines. A la guerre, il faut répondre par une guerre encore plus intelligente, plus subtile, plus cruelle en même temps.

Même si j’ai été choqué et intrigué par les affirmations des médias, en particulier français, je ne parlerai pas de cette affaire qui a pris des proportions énormes et très inquiétantes. Je laisse cela entre les mains de la justice. Le temps venu, on saura la vérité. Pour le moment, constatons que notre pays est visé par une campagne orchestrée avec assez de brio, et que derrière ce flot d’infos et d’intox, il y a, tapi dans un coin de sa misère, l’adversaire de toujours, le voisin dont la haine qui l’anime n’a d’égale que son incompétence à donner le pain et la liberté à son peuple qui manifeste dans la dignité et avec une belle persévérance depuis plus de deux ans.

 

Oui, je vois ce voisin, dépensant des milliards pour essayer de détruire le Maroc. C’est son obsession, sa passion inutile et malgré tout néfaste.

 

Il existe aux Etats-Unis et probablement aussi en Europe des organismes privés appelés «Conseils» ou «Consulting» dont le travail consiste à exécuter des tâches sales au profit d’un Etat ou d’une société. La facture de ce genre d’activité se situe à un niveau très élevé. En fait tout dépend de l’ampleur de ce qu’il y a à faire et du résultat.

 

Un exemple concret: 2011, Bachar al-Assad tire sur les manifestants et entame une liquidation de son peuple de manière méthodique et efficace, aidé, il faut le dire, par le monstre froid russe (entre autres, car l’Iran et son Hezbollah installé au Liban, vont lui porter secours). Août 2013: Bachar utilise des produits chimiques et tue dans leur sommeil des milliers de familles. Barack Obama est mécontent, mais refuse d’intervenir; il en sera de même en Europe.

 

Cependant, l’image du régime de Bachar n’est pas bonne, c’est le moins qu’on puisse dire. Il fallait la restaurer. Pas de problème. Un organisme privé, une société américaine, est là pour cela. Quelle est la tâche? Simple: diffuser partout et à travers les journaux les plus sérieux et crédibles, genre The Washington Post, The New York Times, Le Figaro, Le Monde, El Pais, La Repubblica, etc.la thèse suivante: Bachar se bat contre les terroristes de Daech; si vous le combattez, vous porterez Daech au pouvoir et là, pour déloger «l’Etat islamique» de la Syrie, ce sera impossible, car de là, Daech va attaquer l’Europe par ses kamikazes, et caetera.

 

Ce fut exactement le discours qui a été tenu et publié dans la plupart des journaux internationaux. Vous pouvez vérifier. Des responsables politiques de plusieurs pays ont tenu ce même discours pour justifier leur non-intervention en Syrie.

 

Montant de la facture: 250 millions de dollars. Un des chercheurs de Human Rights Watch a révélé l’affaire courant 2013. Depuis, plus personne ne conteste le pouvoir dictatorial de Bachar ni les 500.000 morts qu’il a provoqués, ni les 5 millions de déplacés et réfugiés dans le monde.

 

Ceci fut une petite affaire. Combien pour déstabiliser un Etat fort, stable, uni et en pleine progression? Là, il faudra envisager des milliards. Ça coûtera moins qu’une guerre dite «fratricide» et puis le commanditaire n’apparaîtra jamais dans ce processus diabolique.

 

La preuve, à aucun moment, ce pays n’a été nommé. Seul le Maroc est apparu comme le monstre ravageur, le traître, le mauvais compagnon, bref, l’Etat à abattre. Et là, ses adversaires, seront servis.

 

Il faut dire que le processus de déstabilisation a commencé avec l’Allemagne, suivi par l’Espagne, puis à présent la France ainsi que certains pays européens qui n’ont jamais eu une passion pour notre pays.

 

Pour redresser tout cela, il faudrait plus que des tribunaux, il faudrait une prise de conscience sévère, sans se plaindre, ni geindre: le Maroc est attaqué de tous côtés. Il faut prendre cela au sérieux et savoir qu’une guerre froide (ou pas) a été déclenchée ces dernières semaines. A la guerre, il faut répondre par une guerre encore plus intelligente, plus subtile, plus cruelle en même temps. Et ce n’est pas en allant se solidariser avec des tribus qui prônent la division qu’on réussira. N’oublions pas que le Maroc se bat pour son unité, pour son intégrité territoriale. La stratégie à mettre en place doit être implacable, sans pitié. Ce sera une guerre de la communication et un bouleversement des données. Cette guerre a des règles scientifiques. Il faudra la mener de manière objective, sans verser une seule goutte de sang. 

Par Tahar Ben Jelloun

 

400 familles ont quitté LOD à cause des émeutes “, déclare le maire.

Des émeutiers arabes ont mis le feu à des dizaines de voitures ; des biens juifs, y compris des synagogues, ont été vandalisés et incendiés, et des pierres ont été lancées sur des résidents juifs.

Par JEREMY SHARON  pour le JERUSALEM POST

Le maire de Lod, Yair Revivo, a déclaré lundi que quelque 400 familles ont quitté la ville depuis que les émeutes arabes ont éclaté en mai.
Au cours de ces émeutes, qui ont commencé le jour où le Hamas a déclenché le plus récent conflit entre Israël et Gaza, les émeutiers arabes ont incendié des dizaines de voitures ; des biens juifs, y compris des synagogues, ont été vandalisés et incendiés, et des pierres ont été lancées sur des résidents juifs.
Des groupes d’autodéfense juifs d’extrême droite sont entrés dans Lod en réponse aux émeutes et ont attaqué des résidents et des biens arabes, suite au fort mécontentement des résidents juifs de la ville quant à la réponse de la police aux émeutes.
Lors d’un incident, un résident juif a tué par balle un Arabe qui aurait fait partie d’une foule en émeute s’approchant d’un quartier juif.
La violence intercommunautaire s’est étendue à d’autres grandes villes mixtes juives-arabes, dont Haïfa, Acre, Ramle, et au-delà.

 

Billet : Une justice panpan cucul

Par Alain Kaminski pour Les Amis Israélites de France, depuis 1929

Dans la nuit du 11 au 12 avril 2021, un certain Esteban R. avait couvert de tags antisémites la prestigieuse Grande Ecole Science Po à Paris. On découvrait des « Mort à Israël » des étoiles de David barrées, des « Ecole de kouffar » qui signifie mécréants en arabe.
L’auteur des faits était jugé en mai dernier devant la 17ème chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour dégradation et « injure publique envers un groupe de personnes en raison de son appartenance à une religion ».
Comme on pouvait s’y attendre, le prévenu ne s’est pas présenté à l’audience, à quoi bon après tout. De toute façon, aux enquêteurs il avait dit que son geste était fait pour « troller un peu » c’est-à-dire pour générer des polémiques.
Ce 7 juillet, la sentence est tombée. Le Ministère public avait requis une peine de 5 mois de prison avec sursis mais c’était sans compter sur une nouvelle justice, celle du panpan cucul pour les actes antisémites.
Finalement, l’auteur des faits a été condamné à une amende de 135 euros, c’est le montant qui vous eut été infligé si vous aviez roulé en ville à 51 km/heure ou 131 km/heure sur le périphérique parisien.
Mais ce n’est pas tout car la justice panpan culcul a assorti tout cela d’un stage de citoyenneté de deux jours et… à ses frais, c’est-à-dire 200 euros. J’imagine qu’il ne paiera rien ni peut-être ne se rendra à ce stage destiné à lui apprendre la vie en Société. Pour cela, on lui propose des rencontres avec différents représentants institutionnels, des élus, des responsables d’associations. On lui propose également de travailler sur des idées reçues afin de favoriser l’émergence d’un engagement. Enfin, au cours de ce stage sont prévues des visites guidées dans les grandes institutions républicaines, l’Hôtel de Ville, l’Assemblée nationale, le Musée du Louvre. Magnifique ! Si vous n’arrivez pas à visiter le Louvre, si vous n’avez pas de coupe-file, si l’entrée vous semble trop onéreuse, une justice panpan cucul a des solutions.
Au titre de l’action civile, la condamnation est bien plus lourde, cette fois-ci il faudra payer. Les parties civiles obtiendront réparation puisque le prévenu a été condamné à verser 1 euro symbolique à l’UEJF, au Mrap, à la Licra, à l’OJF. SOS Racisme n’avait curieusement demandé aucune indemnisation.
Quant à la Fondation nationale des Sciences politiques qui a la responsabilité de la gestion de Science Po, sa requête a été déclarée irrecevable sans que la presse puisse donner une quelconque explication, bizarre quand même.
On serait tenté de dire à Esteban R. qu’il évite de faire la même chose sur les murs d’une grande école à Moscou ou à Shangaï car il n’aura certainement pas la possibilité d’être absent à l’audience et il pourrait se voir condamner plus lourdement.
En France il a eu le droit à une justice panpan cucul mais la peine de mort a été abolie, fort heureusement.
Enfin, pas complètement puisque ce jeune homme a quand même été condamné à… mourir de rire, une peine dont il s’acquittera très certainement seul ou entre amis.

NE JAMAIS OUBLIE. Il y a 79 ans, la rafle du Vél’ d’Hiv par la police française

LE MONDE D’AVANT. Par Frédéric LEWINO – LE POINT

Les 16 et 17 juillet 1942, 8 160 Juifs sont entassés dans le vélodrome d’hiver à Paris, avant déportation à Auschwitz.

https://www.lepoint.fr/culture/il-y-a-79-ans-la-rafle-du-vel-d-hiv-par-la-police-francaise-16-07-2021-2435761_3.php?M_BT=1811027073127#xtor=EPR-6-[Newsletter-du-soir]-20210716

C’est un monde d’avant qu’on aimerait ne plus jamais revoir. Celui des rafles opérées avec la complicité des autorités françaises. En 1942, dans le cadre de sa stratégie d’élimination de la population juive d’Europe, l’Allemagne de Hitler décide d’organiser une rafle massive simultanément dans plusieurs pays d’Europe de l’Ouest, dont la France, sous prétexte de se procurer de la main-d’œuvre. Les nazis donnent à l’opération le nom de Vent printanier. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, se plie au désir des nazis tout en obtenant, dans un premier temps, que les Juifs français ne soient pas concernés. Seuls les étrangers, apatrides ou déchus de leur nationalité française pourront être embarqués de force pour l’Allemagne.

L’Office central de la sûreté du Reich fixe à la France un quota de 110 000 Juifs. Après négociation, le gouvernement de Pétain accepte de livrer 40 000 juifs étrangers vivant en zone occupée, dont 22 000 adultes localisés en région parisienne. De son côté, le directeur de la police René Bousquet promet aux Allemands 10 000 Juifs apatrides de la zone libre.PUBLICITÉ

La date de la rafle est fixée au 13 juillet

Sont visés les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes, de 16 à 55 ans pour les femmes, ainsi que leurs enfants. Une dizaine d’exceptions sont prévues, comme les femmes enceintes dont l’accouchement serait proche, les mères d’enfants de moins de 2 ans, les femmes nourrissant au sein, les femmes de prisonniers de guerre, les Juifs mariés à des non-juifs… Il est prévu d’effectuer le tri dans les centres de rassemblement primaire et pas au domicile. De même pour les enfants de moins de 16 ans.

13 152 Juifs arrêtés

Finalement, la rafle débute le 16 juillet à 4 heures du matin. Les 6 000 policiers mobilisés sont en possession d’une liste des Juifs à arrêter avec l’adresse et même l’étage. Ils trouvent de nombreux logements vides ou alors avec le père de famille manquant. En effet, certains policiers et d’autres fonctionnaires, horrifiés par la rafle, avaient fait fuiter l’information dès le 10 juillet. Beaucoup d’hommes ont laissé leur famille dans leur appartement car, jusque-là, les Allemands n’avaient jamais raflé les femmes et les enfants.

Pourtant, cette fois, adultes, vieillards et enfants sont embarqués, même ceux nés en France. D’après les témoignages, la plupart des policiers effectuent leur tâche sans faire de zèle. Les clés et les animaux sont confiés aux concierges. Néanmoins, de nombreuses portes restent closes, obligeant à faire venir un serrurier, ce qui retarde l’opération. Les familles sont embarquées à bord de bus. Les célibataires, les adolescents et les couples sans enfants sont déposés directement au camp de Drancy, tandis que les familles avec enfants sont emmenées au vélodrome d’hiver, situé dans le 15e arrondissement. Au cours des deux jours que dure la rafle, 13 152 Juifs sont arrêtés, dont 3 118 hommes, 5 919 femmes et 4 115 enfants. Soit 9 000 de moins que prévu.

Des conditions d’hygiène infernales

Durant cinq jours, ce sont 8 160 malheureux qui se retrouvent au Vél’ d’Hiv, sans nourriture, avec un seul point d’eau alors qu’il règne une chaleur étouffante. Rien n’a été prévu pour les accueillir. Sinon une trentaine d’urinoirs et de toilettes dont la moitié sont inaccessibles. Les conditions d’hygiène deviennent vite infernales. Ceux qui n’y résistent pas se suicident (ils sont une centaine). D’autres tentent de s’évader, mais sont descendus par les gardiens.PUBLICITÉ

Le deuxième jour, les pompiers installent une lance délivrant l’eau de la Seine. Quelques infirmières de la Croix-Rouge et du Secours national finissent par distribuer de la soupe et procurer des soins. Trois médecins sont autorisés à pénétrer dans le Vél’ d’Hiv. Seuls quelques très rares malades et femmes sur le point d’accoucher ont la chance d’être transportés à l’hôpital Rothschild, dont une partie est réquisitionnée à cet effet. Les enfants qui souffrent de maladies infantiles sont portés dans les loges du vélodrome, où ils sont allongés à même le sol.

Pour autant, point de révolte parmi les internés. Ils font confiance à leurs gardiens qui laissent entendre que les familles seront bientôt installées en Europe de l’Est. Quelques parents incitent toutefois leurs enfants à s’enfuir pendant la relève des gardiens. Certains, plus émus que les autres, ferment les yeux sur ces fuites.

Les enfants se vomissent dessus

Progressivement, les familles sont transférées dans les deux camps de transit, déjà bondés, de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, surveillés par des gendarmes et douaniers français. Le 22 juillet à 8 h 30 du matin, le Vél’ d’Hiv est enfin vide. Lettre d’un interné du Loiret : « Nous sommes 2 400 dans un hangar avec des femmes et beaucoup d’enfants, nous couchons par terre sur un peu de paille […], des enfants se pissent et se vomissent dessus. Si nous devons rester 15 jours là-dedans, la plupart seront crevés, surtout les enfants. »

Comme on pouvait le prévoir, les Allemands ne relâchent aucun enfant ni aucun vieillard car le quota d’arrestations fixé à 22 000 est loin d’être atteint. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, n’y voit aucun inconvénient : au contraire, il fait valoir que les orphelinats français sont déjà surpeuplés.

Une centaine d’adultes reviendront en France

Fin juillet, les mères sont les premières à partir pour Auschwitz-Birkenau, réparties dans quatre convois. Les séparations des mères et de leurs enfants sont à l’origine de scènes atroces. Ceux-ci restent livrés à eux-mêmes dans un état de dénuement extrême. Du 15 au 25 août, 3 081 enfants sont expédiés à leur tour vers Drancy, qu’ils quitteront pour le camp d’extermination, où ils seront immédiatement gazés.

Seuls une centaine d’adultes reviendront en France. Mais aucun vieillard ni enfant.

La date de la rafle est fixée au 13 juillet

Sont visés les Juifs allemands, autrichiens, polonais, tchécoslovaques, russes et apatrides, âgés de 16 à 60 ans pour les hommes, de 16 à 55 ans pour les femmes, ainsi que leurs enfants. Une dizaine d’exceptions sont prévues, comme les femmes enceintes dont l’accouchement serait proche, les mères d’enfants de moins de 2 ans, les femmes nourrissant au sein, les femmes de prisonniers de guerre, les Juifs mariés à des non-juifs… Il est prévu d’effectuer le tri dans les centres de rassemblement primaire et pas au domicile. De même pour les enfants de moins de 16 ans.

13 152 Juifs arrêtés

Finalement, la rafle débute le 16 juillet à 4 heures du matin. Les 6 000 policiers mobilisés sont en possession d’une liste des Juifs à arrêter avec l’adresse et même l’étage. Ils trouvent de nombreux logements vides ou alors avec le père de famille manquant. En effet, certains policiers et d’autres fonctionnaires, horrifiés par la rafle, avaient fait fuiter l’information dès le 10 juillet. Beaucoup d’hommes ont laissé leur famille dans leur appartement car, jusque-là, les Allemands n’avaient jamais raflé les femmes et les enfants.

Pourtant, cette fois, adultes, vieillards et enfants sont embarqués, même ceux nés en France. D’après les témoignages, la plupart des policiers effectuent leur tâche sans faire de zèle. Les clés et les animaux sont confiés aux concierges. Néanmoins, de nombreuses portes restent closes, obligeant à faire venir un serrurier, ce qui retarde l’opération. Les familles sont embarquées à bord de bus. Les célibataires, les adolescents et les couples sans enfants sont déposés directement au camp de Drancy, tandis que les familles avec enfants sont emmenées au vélodrome d’hiver, situé dans le 15e arrondissement. Au cours des deux jours que dure la rafle, 13 152 Juifs sont arrêtés, dont 3 118 hommes, 5 919 femmes et 4 115 enfants. Soit 9 000 de moins que prévu.

Des conditions d’hygiène infernales

Durant cinq jours, ce sont 8 160 malheureux qui se retrouvent au Vél’ d’Hiv, sans nourriture, avec un seul point d’eau alors qu’il règne une chaleur étouffante. Rien n’a été prévu pour les accueillir. Sinon une trentaine d’urinoirs et de toilettes dont la moitié sont inaccessibles. Les conditions d’hygiène deviennent vite infernales. Ceux qui n’y résistent pas se suicident (ils sont une centaine). D’autres tentent de s’évader, mais sont descendus par les gardiens.

Le deuxième jour, les pompiers installent une lance délivrant l’eau de la Seine. Quelques infirmières de la Croix-Rouge et du Secours national finissent par distribuer de la soupe et procurer des soins. Trois médecins sont autorisés à pénétrer dans le Vél’ d’Hiv. Seuls quelques très rares malades et femmes sur le point d’accoucher ont la chance d’être transportés à l’hôpital Rothschild, dont une partie est réquisitionnée à cet effet. Les enfants qui souffrent de maladies infantiles sont portés dans les loges du vélodrome, où ils sont allongés à même le sol.

Pour autant, point de révolte parmi les internés. Ils font confiance à leurs gardiens qui laissent entendre que les familles seront bientôt installées en Europe de l’Est. Quelques parents incitent toutefois leurs enfants à s’enfuir pendant la relève des gardiens. Certains, plus émus que les autres, ferment les yeux sur ces fuites.

Les enfants se vomissent dessus

Progressivement, les familles sont transférées dans les deux camps de transit, déjà bondés, de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret, surveillés par des gendarmes et douaniers français. Le 22 juillet à 8 h 30 du matin, le Vél’ d’Hiv est enfin vide. Lettre d’un interné du Loiret : « Nous sommes 2 400 dans un hangar avec des femmes et beaucoup d’enfants, nous couchons par terre sur un peu de paille […], des enfants se pissent et se vomissent dessus. Si nous devons rester 15 jours là-dedans, la plupart seront crevés, surtout les enfants. »

Comme on pouvait le prévoir, les Allemands ne relâchent aucun enfant ni aucun vieillard car le quota d’arrestations fixé à 22 000 est loin d’être atteint. Le vice-président du Conseil, Pierre Laval, n’y voit aucun inconvénient : au contraire, il fait valoir que les orphelinats français sont déjà surpeuplés.

Une centaine d’adultes reviendront en France

Fin juillet, les mères sont les premières à partir pour Auschwitz-Birkenau, réparties dans quatre convois. Les séparations des mères et de leurs enfants sont à l’origine de scènes atroces. Ceux-ci restent livrés à eux-mêmes dans un état de dénuement extrême. Du 15 au 25 août, 3 081 enfants sont expédiés à leur tour vers Drancy, qu’ils quitteront pour le camp d’extermination, où ils seront immédiatement gazés.

Seuls une centaine d’adultes reviendront en France. Mais aucun vieillard ni enfant.

Rabbi Druckman : choqué que le Grand Rabbin déconseille l’alya.


Le principal rabbin sioniste religieux répond à l’appel du rabbin Yitzhak Yosef à ne pas faire l’alya vers des communautés laïques.
Par Arutz Sheva
Le rabbin Chaim Druckman, l’un des leaders du sionisme religieux en Israël, a critiqué le fait que le grand rabbin séfarade Yitzhak Yosef ait conseillé à la communauté tunisienne de ne pas immigrer en Israël si elle voulait vivre dans une communauté laïque.

“Je suis choqué que quelqu’un puisse dire aux Juifs de ne pas faire leur alya”, dit-il.

“Chaque immigrant qui émigre en Israël, même si dans sa vie privée il ne respecte pas la Torah et les commandements, rapproche le jour où toute la Torah pourra être accomplie. Car l’accomplissement de toute la Torah dépend du peuple d’Israël tout entier vivant en Israël”, explique le rabbin Druckman.

Il ajoute : “Je parle pour l’alya et je suis choqué par quiconque qui peut venir dire aux Juifs de l’étranger, aujourd’hui de ne pas immigrer en terre d’Israël. C’est contraire à ce qui est écrit dans la Guemara et le Rambam.”

 

 

Le ministre de la Défense a réitéré l’importance du retour des prisonniers, affirmant qu’Israël n’hésitera pas à utiliser la force militaire.


Par JERUSALEM POST

Traduction OJF


Le ministre de la Défense Benny Gantz et le vice-ministre Alon Schuster ont participé mardi à la conférence “Renforcer les résidents de l’Enveloppe de Gaza” pour les employés retraités de la Histadrut au Conseil régional d’Eshkol.
Au cours de la conférence, Gantz a déclaré dans un discours que “Nous sommes dans un endroit qui permet à Tsahal d’avoir un front intérieur fort. Parallèlement aux actions sécuritaires, nous nous engageons à renforcer la résilience civile dans les localités de la région et dans tout le sud.”
“Nous avons construit la barrière, nous promouvons un plan avancé de protection des maisons, et nous ancrons le plan de ‘répit’ qui permettra une option intermédiaire d’évacuation pour les résidents qui veulent quitter temporairement la zone pendant une opération militaire”, a-t-il ajouté.

“Dans le même temps, nous fournissons également une aide humanitaire à la population de Gaza”, a poursuivi Gantz, affirmant que “nous continuerons à le faire, en coopération avec nos partenaires égyptiens, les Nations unies et d’autres organismes internationaux.”

“Cependant, nous exigeons la paix et nous ne permettrons le développement de la bande de Gaza qu’après le retour des garçons”, a-t-il dit, faisant référence aux deux citoyens israéliens retenus en captivité par le Hamas depuis sept ans, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, ainsi qu’aux restes de deux soldats de Tsahal enlevés, Oron Shaul et Hadar Goldin.
Il a réitéré l’importance du retour des prisonniers, en déclarant que “s’il y a besoin d’une action militaire et d’une campagne à l’avenir, nous n’hésiterons pas.”
Gantz a ajouté que “Le gouvernement actuel, grâce à sa cohésion et à la coopération entre ses membres, n’est pas moins fort que son prédécesseur, et a la capacité de développer des liens avec nos voisins. Des liens qui étaient parfois bloqués dans le gouvernement précédent, comme le partenariat qu’il faut promouvoir avec la Jordanie et l’Égypte.”
“Il y a des défis de sécurité, en particulier de la région de l’Iran, mais je promets que l’État d’Israël est entre de bonnes mains et nous ferons en sorte que l’Iran n’ait pas de menace existentielle pour l’État d’Israël”, a conclu Gantz.
Le vice-ministre de la Défense MK Alon Schuster a également pris la parole lors de la conférence, déclarant que ” les seniors méritent non seulement d’être appréciés, mais aussi de recevoir des soins appropriés “, et que le nouveau gouvernement est ” moralement engagé à prendre soin de la population âgée et nous ferons tout notre possible pour faire avancer et maintenir leurs besoins comme ils le méritent. “

” L’état de résilience civile des résidents de l’enveloppe de Gaza est à notre ordre du jour et nous continuerons à nous battre pour que les résidents qui vivent sous une menace sécuritaire constante reçoivent tout le soutien nécessaire “, a-t-il ajouté.

DECISION DE JUSTICE SUITE AUX TAGS A SCIENCES PO.

                                                   

Rivero Esteban Diego Junior, auteur de tags antisémites sur le fronton de la prestigieuse École IEP

(ex-Sciences Po) a été reconnu coupable par la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris pour avoir dans la nuit du 11 avril au 12 avril 2021, tracé des inscriptions :

« école koof » « kouffar » « école de kouffar » « Mort à Israël » à trois reprises et en dessinant une étoile de David barrée, sur la façade de l’IEP.

La 17ème Chambre l’a condamné à exécuter un stage de citoyenneté de deux jours,

« À ses frais », et à une amende de 135 €.

Il a prétendu lors de son audition par les Services de Police qui l’ont identifié, qu’il aurait agi pour « faire réfléchir les gens ». Il a tenté de s’exonérer en déclarant qu’il aurait commis« un acte irresponsable ».

Ses dénégations n’ont pas convaincu les magistrats de la 17ème Chambre qui ont constaté qu’il était absent à l’audience.

Le Conseil de l’Observatoire Juif de France a regretté l’absence du prévenu, plus courageux pour se dissimuler pour inscrire des tags racistes à caractère fasciste que de les assumer publiquement.

Le Conseil de l’Observatoire Juif de France a souligné le lien existant entre ces inscriptions et le lieu de leur inscription,

L’Observatoire Juif de France ne cessera de poursuivre en Justice ces agissements qui sèment la haine et le désordre au sein de la République, sans cesse attaquée dans ses fondements et dont les citoyens de confession juive sont les premières victimes.

L’Observatoire Juif de France est satisfait que ces faits aient été très rapidement élucidés par les Services de Police,« que nous tenons à féliciter », leur auteur identifié et condamné.

Il lui apparait que la sanction prononcée n’est pas à la hauteur du délit, et souligne que le Ministère Public avait réclamé une peine d’emprisonnement de cinq mois, assortie du sursis

Le Bureau 06 08 27 14 18

 

Phébé – L’antisémitisme, angle mort de l’antiracisme

Sciences politiques Parce que les juifs sont une minorité invisible, le racisme dont ils sont victimes est bien souvent ignoré par la gauche antiraciste.

Manifestation entre opposants et partisans du Parti travailliste, accuse d'antisemitisme, a Londres, le 26 mars 2018.
Manifestation entre opposants et partisans du Parti travailliste, accusé d’antisémitisme, à Londres, le 26 mars 2018. © ALEX CAVENDISH / NurPhoto / NurPhoto via AFP

Par Rafaël Amselem* pour Le Point

La communauté juive doit réévaluer ses relations avec le gouvernement polonais”. Le président du WJC, Ronald Lauder, qualifie la législation polonaise de “gifle” pour ce qui reste de la communauté juive polonaise.

Le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, a appelé la communauté juive du monde entier à repenser sa relation avec le gouvernement polonais au cours du week-end, après que la chambre basse du parlement du pays a adopté un projet de loi qui limiterait sévèrement toute capacité des victimes juives polonaises de l’Holocauste à récupérer leurs biens volés.

“Cette loi est une gifle pour ce qui reste de la communauté juive polonaise et pour les survivants de la brutalité nazie partout dans le monde. Elle crée également un terrible précédent dans toute l’Europe, alors que les survivants et les descendants continuent à demander justice”, a déclaré Lauder, dont le WJC représente des communautés juives dans 100 pays.

“Cela me fait mal de dire cela, mais je pense que le temps est venu pour la communauté juive internationale de réévaluer notre relation avec un gouvernement qui se comporte avec une insensibilité inimaginable et qui imite les pires traditions de l’histoire polonaise plutôt que les meilleures et les plus édifiantes.”

Alors que la plupart des pays post-communistes ont cherché à redresser les torts historiques et à régler la question des biens juifs volés pendant l’Holocauste, la Pologne est restée à la traîne. La nouvelle législation du Sejm rendra impossible pour les requérants juifs ou leurs descendants de récupérer ou d’être indemnisés pour ce qui leur a été volé en Pologne.

Avant l’Holocauste, la Pologne comptait plus de 3 millions de Juifs et était l’une des plus grandes communautés juives du monde. Cependant, la majorité des Polonais juifs ont été assassinés dans des ghettos, des camps de la mort et des camps de concentration gérés par la Pologne occupée par les Allemands – y compris Auschwitz-Birkenau, le plus grand des camps de concentration et centres d’extermination nazis allemands.

“J’ai été un défenseur inébranlable de la Pologne à Washington et ailleurs depuis que ce pays a rejeté le système communiste en faveur de la démocratie. J’ai été inspiré par la lutte de la Pologne pour la liberté et sa renaissance nationale, même lorsque je n’étais pas d’accord avec certaines des politiques de Varsovie. Mais cet acte flagrant et tout à fait gratuit du Parlement polonais me fait douter de mon propre engagement et de l’avenir des relations américano-polonaises”, a poursuivi M. Lauder.

“Puisque la persuasion morale n’a manifestement pas été efficace, le temps est peut-être venu de traiter la Pologne avec la même considération qu’elle accorde aux Juifs polonais et à leurs descendants en quête de justice.”

Par World Jewish Congress

Poutine présente Israël comme modèle d’unité pour les Ukrainiens et les Russes

Le dirigeant russe utilise à nouveau son affinité avec les Juifs pour suggérer que des personnes d’origines différentes peuvent vivre ensemble comme une seule nation

Le président russe Vladimir Poutine au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. (Crédit by Abir SULTAN / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine au 5e Forum de la Shoah, à Jérusalem, le 23 janvier 2020. 
Vladimir Poutine aime manifestement parler des Juifs et d’Israël.

Cette fois, il a suggéré qu’Israël offrait un bon modèle pour ses desseins sur l’Ukraine.

Si l’on regarde en arrière, lors d’un panel sur l’énergie en 2017, le président russe avait blagué pendant 90 secondes sur un soldat israélien malin qui a été interrogé par son commandant sur la façon de faire face à plusieurs ennemis. Le conseil du soldat : envoyez plus de troupes.

En 2019, en entendant parler des difficultés financières d’un rabbin en Crimée, Poutine a plaisanté : « Les Juifs ont donc des problèmes de finances ! » Puis il a dit au rabbin « Todah rabah », ce qui signifie « merci beaucoup » en hébreu.

Mais la dernière prise de position de Poutine, formulée mardi à la télévision, est allée un peu plus loin, donnant un aperçu rare de ce qu’il pense du peuple juif. Il a essentiellement suggéré que les peuples slaves s’inspirent des Israéliens et s’unissent pour former un seul peuple malgré leurs différences ethniques, historiques et linguistiques.

Lors de sa session annuelle de questions-réponses en direct pendant une conférence de presse, Poutine a été interrogé sur les raisons pour lesquelles la Russie n’avait pas officiellement classé l’Ukraine comme un pays hostile malgré la guerre de basse intensité qui oppose les deux pays depuis 2014.

« Parce que je ne pense pas que le peuple ukrainien soit un peuple hostile pour nous », a répondu le dirigeant russe, ajoutant que les Ukrainiens et les Russes « sont généralement un seul peuple ».

Poutine a poursuivi en proposant Israël comme modèle.

« Regardez, les Juifs viennent en Israël d’Afrique, d’Europe, d’autres pays du monde. Les Africains sont noirs, n’est-ce pas ? Les gens viennent d’Europe – ils parlent yiddish, pas hébreu. Ils semblent être différents les uns des autres, mais malgré tout, le peuple juif tient à son unité », a-t-il déclaré.

Poutine a entretenu des liens affectifs forts avec les Juifs russes, qui se sont traduits par une série de politiques favorables. Sous la direction de Poutine, les autorités ont réprimé les crimes haineux antisémites et les communautés juives ont reçu des millions de dollars en compensation des biens confisqués par les communistes, ce qui a contribué à alimenter un renouveau culturel et religieux.

Le premier de ces contacts a été établi avec une famille juive qui vivait dans l’immeuble de sa famille à Leningrad, aujourd’hui Saint-Pétersbourg. Ils se sont occupés de Poutine alors qu’il était enfant et que ses parents travaillaient pendant de longues journées.

« C’étaient des Juifs pratiquants qui ne travaillaient pas le samedi et l’homme étudiait la Bible et le Talmud toute la journée », a écrit Poutine dans l’une de ses biographies. « Une fois, je lui ai même demandé ce qu’il marmonnait. Il m’a expliqué ce qu’était ce livre et j’ai été immédiatement intéressé. »

Une autre figure juive influente pour Poutine était son entraîneur de lutte, Anatoly Rakhlin, qui a suscité l’intérêt du jeune Poutine pour le sport et l’a sorti des rues difficiles de Leningrad, où Poutine se battait pendant que ses parents travaillaient. Lors des funérailles de Rakhlin en 2013, Poutine aurait été submergé par l’émotion et aurait abandonné sa garde rapprochée pour faire une courte promenade solitaire.

En 2014, lors d’une visite en Israël, il a rencontré son ancienne professeure d’allemand, Mina Yuditskaya Berliner, une autre figure influente dans sa vie car elle lui a donné les compétences linguistiques qui l’ont aidé plus tard à gravir les échelons du KGB. Ils ont eu une discussion de deux heures dans l’appartement qu’elle louait ; il a ensuite acheté l’appartement pour elle.

Mme Berliner a laissé l’appartement à M. Poutine dans son testament, et il lui a été rendu après sa mort en 2018.

Les deux principales organisations communautaires juives de Russie voient Poutine comme une force amicale pour les Juifs russes. Dans le même temps, des dizaines de milliers de Juifs russes ont commencé à partir ces dernières années alors que Poutine resserrait son emprise sur les médias, sur les tribunaux, sur les droits des personnes LGBT, sur les autres minorités et le peu qui reste de la liberté d’expression en Russie.

Quant à la comparaison avec Israël, les Ukrainiens ont tendance à ne pas être d’accord sur le fait que « les Ukrainiens et les Russes constituent un seul peuple », comme l’a déclaré Poutine mardi. Un site d’information pro-démocratique de Kiev a rapporté que Poutine était comme un « disque rayé » sur ce sujet.

L’Observatoire Juif de France, apporte son soutien à la courageuse Madame Abir Moussi et attend avec curiosité la réaction des associations féministes, du CDEH, du Gouvernement français, ainsi que de toutes les organisations qui se disent défendre le droit des femmes.

Tunisie : Abir Moussi, la leader de l’opposition frappée à coups de poing au parlement
Abir Moussi
NurPhoto via AFP

Tunisie : Abir Moussi, la leader de l’opposition frappée à coups de poing au parlement

Islamisme

Par

Une scène d’une violence inouïe s’est déroulée le 30 juin au cœur de l’Assemblée tunisienne. Deux députés islamistes ont frappé, à quelques heures d’intervalle, Abir Moussi, chef de l’opposition, présidente du Parti destourien libre.

Tunis vit des heures à haute tension. Alors que le pays est frappé de plein fouet par une nouvelle vague du Covid, avec une mortalité élevée et la pire situation au Maghreb, la violence islamiste s’est donné libre cours, le mercredi 30 juin, au cœur de l’Assemblée du Bardo. La principale opposante, Abir Moussi, 46 ans, présidente du Parti destourien libre, a été agressée par un député proche de la coalition islamiste Al Karama.

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L’homme, Sahbi Smara, s’est jeté sur elle et l’a bourrée de coups de poing. Des cris de peur et de colère se sont élevés mais la ministre de la Femme, selon plusieurs témoins, n’aurait pas bronché. Abir Moussi a chancelé mais elle n’a pas quitté sa place. Quelques heures plus tard, elle recevait à nouveau un coup de pied dans le ventre, envoyé par le député et avocat Seifeddine Makhlouf, chef d’Al Karama. Cette fois, Abir Moussi s’est effondrée. Prise en charge par le médecin de l’Assemblée, elle est pourtant restée jusqu’à minuit dans l’enceinte du Parlement.

UN DÉBAT SUR UNE LOI PRO-QATAR

De quoi était-il donc question ce 30 juin au Bardo ? Il s’agissait de voter pour ou contre une loi permettant à un fonds Qatari de gérer les intérêts financiers entre la Tunisie et le Qatar. Abir Moussi s’élevait contre ce traité qui allait permettre au Qatar d’intervenir directement dans l’économie tunisienne. Frappée par deux fois, cette femme politique a tenu à rester jusqu’au bout du processus du vote. La loi pro-Qatar a finalement obtenu la majorité.

Les deux agressions ont été condamnées par la plupart des partis. Les députés seront-ils poursuivis ? Leur violence, devant les caméras, annule leur immunité, estiment la majorité des commentateurs dont beaucoup souhaitent leur incarcération.

GILET PARE-BALLES

Ces scènes en disent long sur leur victime, la situation des femmes, de plus en plus préoccupante, et sur l’atmosphère de haine qui prévaut dans un pays sous emprise islamiste.

La victime, Abir Moussi, est sans conteste la personnalité la plus populaire de l’opposition. On a moqué le gilet pare-balles et le casque de motard qu’elle arbore à l’Assemblée pour se protéger. On a eu tort car Abir Moussi est réellement en danger. Dans les cœurs tunisiens, c’est la seule à pouvoir faire entendre la voix d’un sursaut de masse. Le rassemblement qu’elle a organisé voici quelques semaines, devant le Bardo, a drainé des milliers de sympathisants. Les critiques qu’elle suscite – des accusations de populisme – sont loin de la faire chuter dans les sondages.

Face à Ennahdha, à son leader Rached Ghannouchi devenu président du Parlement, et au gouvernement du Premier ministre Hichem Mechichi (également ministre de l’Intérieur), soutien de Ghannouchi, les partis font figure de groupuscules rivaux acharnés à s’entredéchirer. Un « Front pour le référendum » sur une nouvelle Constitution vient de se constituer à l’initiative d’un autre opposant à Ennahdha, Mohsen Marzouk, ancien conseiller du défunt président Béji Caïd Essebsi, mais l’idée ne semble pas mobiliser grand monde. Sur cette toile de fond disparate, seule se détache la figure d’Abir Moussi. D’où les dangers qui la cernent, dans l’ombre des rues de Tunis comme dans la lumière du Bardo.

Les racines du complotisme – entretien avec Rudy Reichstadt, fondateur et directeur de Conspiracy Watch

DIMANCHE 4 JUILLET 2021 HOMMAGE A LA MEMOIRE DE NOTRE AMI ET REGRETTE CLAUDE BAROUCH

L’Observatoire Juif de France appelle tous nos amis à être présents à l’occasion de l’hommage qui sera donné à la mémoire de notre regretté Claude BAROUCH Président de l’UPJF, qui nous a quitté tragiquement l’année dernière.

Cet hommage aura lieu à la synagogue Don Isaac Abravanel 84 rue de la Roquette 75011 Paris à 16h30 en présence de Monsieur Haim KORSIA Grand Rabbin de France et de Monsieur Joel MERGUI Présidnet des Consistoires.

Venez nombreux.

Le shtetl disparu de Montparnasse : un livre comme un musée pour les artistes juifs oubliés.

L’Observatoire Juif de France S’INSURGE

L’Observatoire Juif de France,  dont la vocation est de s’opposer et de combattre tous les racismes et l’antisémitisme, se range aux cotés de Monsieur Philippe Val, qui a témoigné dans le procès que Madame OBONO a intenté à Valeurs actuelles qui l’a caricaturée.

Monsieur Philippe Val est très clair, son témoignage ne se pose pas en défenseur de du magazine “Valeur Actuelles” mais en défenseur des libertés publiques qui sont un droit constitutionnel intégré dans la loi sur la presse de Juillet 1881, qui affirme le droit à la liberté d’expression, notamment celle des journalistes, de la Presse écrite et audiovisuelle.

Il déclare  « Je suis venu parce que précisément je défends un principe. Les lois contre le racisme et les lois qui protègent les libertés de la presse sont précieuses et elles sont précises. Je suis venu alors qu’on ne peut guère me soupçonner d’être un aficionado de Valeurs Actuelles, pour défendre un principe qui menace tous les journaux, c’est-à-dire mêler le droit et une morale publique qui se prétend être la meilleure (…) Le droit doit être dit, sinon demain c’est Libération, c’est L’Humanité. Demain c’est n’importe qui, qui peut être attaqué au nom de l’opinion »,  « la démocratie française, elle a commencé vraiment le jour où ont été votées les lois de 1881 ».

On peut critiquer Valeurs Actuelles pour cette caricature qui s’inscrit dans le débat démocratique, mais on ne peut pas justifier une demande de condamnation pénale, sauf à vouloir museler la presse et interdire toute expression déviante de la pensée unique.

C’es la position de l’O J F qui n’admet pas que l’on prête des positions politiques destinées à le déconsidérer ou quiconque en déformant ses propos par un procès en sorcellerie inadmissible.

L’OJF combat avec vigueur toutes les déformations de la réalité, au nom d’idéologies pernicieuses qui sapent l’unité de la République.

L’OJF suit ce procès avec attention et espère que les Magistrats diront le Droit, nécessaire à la qualité et à l’intégrité du débat politique, en ignorant les pressions de tous bords.

“Exhumer la missionnaire chrétienne de la parcelle juive”, dit le grand rabbin.


Amanda Elk était une missionnaire chrétienne clandestine et est enterrée dans un cimetière juif. Son mari refuse de la réenterrer dans un cimetière non juif.
Par JEREMY SHARON du JERUSALEM POST

Le Grand Rabbin David Lau a déclaré que “tous les efforts” devraient être faits pour exhumer et enterrer à nouveau une femme chrétienne et missionnaire clandestine qui a récemment été enterrée dans un cimetière juif à Jérusalem.

La femme en question a été enterrée dans une chambre funéraire à plusieurs étages, au-dessus d’une femme juive, car on pensait à l’époque qu’elle était juive.

La loi juive interdit toutefois aux Juifs d’être enterrés à côté de non-Juifs, et comme le mari de la femme refuse qu’elle soit exhumée et ré-enterrée, des questions se posent quant à la manière de gérer la situation.

Amanda Elk était l’épouse du missionnaire clandestin et chrétien messianique Michael Elk, qui se sont fait passer pour des Juifs ultra-orthodoxes dans le quartier de French Hill à Jérusalem pendant au moins cinq ans.

Michael Elk a obtenu une ordination rabbinique en ligne et s’est fait passer pour un rabbin tout en faisant office de scribe et de mohel, et en fournissant ces services religieux aux membres de sa communauté.

Sa femme Amanda est décédée en février de cette année, et un incident avec sa fille, qui fréquentait une école ultra-orthodoxe, a permis à Michael Elk de se faire connaître comme missionnaire et non-juif, et de découvrir qu’Amanda n’était pas non plus juive.

Comme Elk, au moment de la mort d’Amanda, feignait encore d’être juif, il a fait enterrer sa femme dans un cimetière juif de Jérusalem.

Elle a été enterrée dans une concession funéraire à plusieurs étages dans laquelle plusieurs rangées de chambres funéraires sont construites les unes sur les autres.
Dans l’une des rangées situées sous Amanda Elk est enterrée une femme juive.

Or, la loi juive interdit d’enterrer des non-juifs dans la même parcelle que des juifs, ce qui a suscité des interrogations quant à la manière de gérer la situation actuelle.

Dans une lettre publiée à l’intention du responsable de la société d’inhumation qui opère dans le cimetière, M. Lau a déclaré que la solution idéale serait de retirer le corps d’Amanda Elk du cimetière et de l’enterrer à nouveau dans un cimetière non juif.

“Il s’agit d’une femme non juive qui a prétendu être une femme ultra-orthodoxe, et qui était missionnaire, et qui a même essayé de convertir des gens loin du judaïsme”, a écrit Lau.

“Par respect pour les Juifs qui ont acheté une concession funéraire afin d’être enterrés dans une concession juive et qui ont été enterrés conformément à leurs souhaits, tous les efforts doivent être faits pour la déplacer [Elk] vers une concession non juive”, a déclaré le grand rabbin.

Lau a déclaré que si cela n’était pas possible, une clôture devrait être érigée entre la sépulture d’Elk et celles des Juifs enterrés au même endroit.

Cependant, on ne voit pas comment cela pourrait être possible, étant donné que les deux femmes ont été enterrées dans une concession à plusieurs étages.

Dans une situation similaire, il y a plusieurs années à Rishon Lezion, la Haute Cour de justice a refusé d’autoriser l’exhumation d’un chrétien de sa tombe.
d’exhumer un chrétien de sa tombe.

Les commentaires de Lau font suite à un jugement exhaustif publié début juin par le rabbin Shlomo Shraga, directeur de la yeshiva Baruch She’amar et fils du célèbre juge rabbinique Rabbi Baruch Shraga, qui a également jugé qu’il serait préférable d’exhumer Elk et de la déplacer vers une parcelle non juive.

Le rabbin Shraga a décidé que, puisque la Haute Cour a clairement indiqué qu’il n’était pas possible, dans de tels cas, d’exhumer le non-juif, la personne juive enterrée dans la même parcelle devait être exhumée et ré-enterrée à la place.

Le Grand Rabbin Yitzhak Yosef a approuvé la décision de Shraga.

 

L’Observatoire Juif de France a déposé plainte contre Jean Luc Mélenchon qui s’est permis évoquer l’existence d’une  organisation secrète qui organiserait des attentats et des crimes juste avant les élections présidentielles.

                                                     

L’Observatoire des juifs de France a déposé plainte contre Jean Luc Mélenchon qui s’est permis évoquer l’existence d’une  organisation secrète qui organiserait des attentats et des crimes juste avant les élections présidentielles:

” De même que vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012. Cela a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Elysées”   “… Avant, on avait eu Papy Voise dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau…”  “… Nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus, permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile. Voilà, c’est bateau, tout ça.” 

Les propos de cet homme chef d’un parti qui se veut républicain, assimile les attentats commis par des barbares sans pitié comme Mérah, à un complot ourdi par des forces occultes, destiné « à montrer du doigt les musulmans »

L’Observatoire   Juif de France s’oppose à toute tentative de relancer les rumeurs de complot contre la république ou contre quiconque qui verrait des forces malfaisantes à l’œuvre, alors que les attentats sont clairement  établis et revendiqués par un islam radical qui veut prendre la société française en otage et lui imposer une loi totalitaire venue de temps révolus.

L’Observatoire Juif de France demande que des poursuites soient lancées contre cette personne qui, de plus, vise l’élection à la Présidence de la République.

 

 

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L’Observatoire Juif de France apporte tout son soutien à « Mamé » traitée de « Sale négresse » « Sale Noire » : une cliente s’en prend violemment à une caissière à Annemasse en Haute-Savoie, dans un magasin Carrefour. Propos pour lesquels nous demanderons la plus stricte condamnation.

                                    

VIDEO. "Sale négresse !" : une cliente s'en prend violemment à une caissière, proférant des insultes racistes
  • VIDEO. “Sale négresse !” : une cliente s’en prend violemment à une caissière, proférant des insultes racistes Capture d’écran Twitter

    

Sur les images, on peut voir une jeune femme, accompagnée de deux enfants, sortir d’un magasin Carrefour, visiblement très énervée. Elle s’en prend à une caissière, et n’hésite à proférer à son encontre des insultes racistes. “Sale négresse ! Sale Noire !”, lance la cliente. “Il n’y a que les Noirs pour faire ça. Tu vois les Africains comme toi, ça donne envie de les tuer”, poursuit-elle. Et profère en Arabe des propos insultants.

Des propos qui ont évidemment choqué les internautes. “Les négrophobes ne se cachent même plus ces derniers temps dans ce pays”, déplore l’un d’eux. “Il faut retrouver cette personne et qu’elle réponde de ses actes”, affirme un autre. “Devant son enfant en plus”, remarque un troisième.

Face à la polémique, Carrefour France a réagi. “Solidarité avec notre collègue injuriée. Ces propos racistes sont inacceptables. Nous les condamnons très fermement et portons plainte. Les équipes du magasin sont aux côtés de notre collaboratrice”, a déclaré l’enseigne sur Twitter.

Rami Baitieh, le patron de Carrefour France, a également pris la parole sur le réseau social. “Je viens d’appeler Mamé notre collègue pour lui témoigner mon soutien et celui du @GroupeCarrefour. Je ne tolèrerai jamais que de tels propos soient tenus dans nos magasins”, va-t-il affirmé.

L’Observatoire Juif de France se réserve la possibilité de se constituer partie civile aux cotés de « Carrefour » et de « Mamé », au cas où ils décideraient de poursuivre l’auteure de ces agissements et de ces propos condamnables sévèrement.

 

 

L’Observatoire Juif de France  qui dénonce la montée du racisme et notamment de l’antisémitisme, condamne avec force ces actes inqualifiables qui creusent encore plus les fractures dans la société française. Nous apportons tout notre soutien à nos concitoyens de confession Catholique.

L’Observatoire juif de France apporte au diocèse de Paris qui le 29 mai 2021, a organisé une procession catholique en hommage aux ecclésiastiques tués pendant la Commune, il y a 150 ans  a été agressée par des individus qui ont lancé des insultes : « à bas les Versaillais » et qui ont proféré des menaces de mort puis ont lancé des projectiles, blessant deux personnes.

L’Observatoire Juif de France  qui dénonce la montée du racisme et notamment l’antisémitisme, condamne avec force ces actes inqualifiables qui creusent encore plus les fractures dans la société française

Une enquête pour violences volontaires a été ouverte par le parquet de Paris.

L’Observatoire  Juif de France se réserve la possibilité de se constituer partie civile aux cotés des autorités ecclésiastiques au cas ou celles-ci décidaient de poursuivre les auteurs de ces agissements.

Le Président

René Lévy

 

 

Lors d’une interview télévisée, 72 heures seulement après le récent cessez-le-feu, une question simple a été posée à Mahmoud al-Zahar, cofondateur du Hamas :

“L’État d’Israël a-t-il le droit d’exister ?”

Réponse : “Non.”

Lors d’une interview télévisée, 72 heures seulement après le récent cessez-le-feu, une question simple a été posée à Mahmoud al-Zahar, cofondateur du Hamas :

“L’État d’Israël a-t-il le droit d’exister ?”

Réponse : “Non.”
Interview du Hamas
Au cours de l’interview, Mahmoud al-Zahar a admis que la stratégie du groupe terroriste au cours de ses 11 jours d’attaque à la roquette était de viser les centres de population israéliens, “d’attaquer les cibles israéliennes à des endroits très importants, y compris la plupart des zones surpeuplées de la société civile”.

Naturellement, les remarques d’al-Zahar n’ont suscité aucune indignation de la part des Nations unies ou de la communauté internationale.

Il n’y a eu qu’une condamnation d’Israël, et des raisons pour lesquelles il a agi pour arrêter le groupe terroriste qui lançait plus de 4 400 roquettes sur ses citoyens.

Alors que les nations du monde entier ferment les yeux sur les attaques menées contre Israël par le Hamas et d’autres groupes terroristes à Gaza, l’État juif a peu d’alliés vers lesquels se tourner.

Heureusement, Israël peut compter sur les États-Unis… et sur vous.

En travaillant avec l’AIPAC, vous contribuez à faire en sorte que les dirigeants américains – des deux côtés de l’allée – se tiennent aux côtés d’Israël pour assurer sa sûreté et sa sécurité.

 

Le président du Congrès juif mondial, l’ambassadeur Ronald S. Lauder, a réagi à l’adoption de deux récentes résolutions anti-israéliennes par l’Assemblée de l’Organisation mondiale de la santé et le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, les qualifiant de ” honteuses ” et déclarant qu’elles entachent la réputation des Nations unies et des organes qui opèrent sous leurs auspices.

 

Dans une déclaration faisant suite aux votes consécutifs à Genève la semaine dernière, l’Amb. Lauder a déclaré :

“Certains États membres de l’ONU semblent croire qu’en disculpant le Hamas et en déformant les faits, ils gagneront des points politiques faciles contre Israël. Les vrais perdants, bien sûr, sont les Palestiniens de Gaza, cyniquement pris en otage par une organisation terroriste qui prétend parler en leur nom. Une fois de plus, la vérité est victime d’une mascarade éhontée.

“Pour les pays qui défendent cet agenda, le mensonge n’est évidemment pas un péché – quelles qu’en soient les conséquences, et même si la réputation de l’ONU est une fois de plus salie. Nous sommes tous passés par là auparavant.”

Ce vote à Genève, lors d’une session spéciale du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, portait sur une résolution unilatérale appelant à la création d’une commission d’enquête sur le conflit, dont la durée de vie est illimitée, et ne mentionnait pas une seule fois le Hamas dans le document. La résolution a été adoptée par un vote de 24 oui, 9 non et 14 abstentions. La session extraordinaire est la neuvième session ciblant Israël – un nombre disproportionné si l’on considère que le CDH n’a tenu que 30 sessions de ce type depuis sa création en 2006.

Dans une déclaration faite au nom du Congrès juif mondial avant l’adoption de la résolution, le Dr Amichai Magen, maître de conférences à la Lauder School of Government, Diplomacy and Strategy en Israël et membre du conseil d’administration du Israel Council on Foreign Relations, a exhorté le Conseil à condamner le Hamas et le Jihad islamique palestinien. “Toute autre position de ce Conseil est inadmissible et affaiblira la crédibilité de cet organe”, a déclaré M. Magen.

 

World Jewish Congress President Ambassador Ronald S. Lauder reacted to the passage of two recent anti-Israel resolutions by the World Health Organization’s Assembly and United Nations Human Rights Council, labeling them as “shameless” and declaring that they sully the reputation of the United Nations and the bodies that operate under its auspices.

In a statement following the back-to-back votes in Geneva last week, Amb. Lauder declared:

“Some UN member-states seem to believe that by exculpating Hamas and distorting the facts, they will gain cheap political points against Israel. The real losers, of course, are the Palestinians in Gaza, cynically held hostage by a terrorist organization that purports to speak in their name. Once again, truth has fallen victim to a shameless charade.

“For the countries advancing this agenda, lying is obviously no sin — no matter the consequences, and even if the reputation of the UN is once again sullied. We’ve all been down this road before.”

This vote in Geneva during a Special Session of the UN’s Human Rights Council centered on a one-sided resolution calling for the creation of a never-expiring Commission of Inquiry into the conflict and failed to mention Hamas even once throughout the document. The resolution was adopted by a vote of 24 yes, 9 no, with 14 abstentions. The Special Session is the ninth session targeting Israel — a disproportionately high number considering that the UNHRC has only held 30 such sessions since it was founded in 2006.

In a statement delivered on behalf of the World Jewish Congress prior to the adoption of the resolution, Dr. Amichai Magen, Senior Lecturer at the Lauder School of Government, Diplomacy and Strategy in Israel and a Board Member of the Israel Council on Foreign Relations, urged the Council to condemn Hamas and the Palestinian Islamic Jihad. “Any other position of this Council is unconscionable and will weaken the credibility of this body,” Magen stated.

 

SUITE AUX PLAINTES DEPOSEES L’AUTEUR DES TAGS SUR LES MURS DE SCIENCE PO A TRES RAPIDEMENT ETE IDENTIFIE.

Suite aux tags à caractère antisémite l’Observatoire Juif de France a immédiatement déposé plainte au lendemain de la découverte de ces odieuses inscriptions et a été présent à cette audience en qualité de Partie civile.

Nous félicitons les enquêteurs qui ont très rapidement pu identifier l’auteur cet acte criminel,

En la personne du dénommé Rivero Esteban Diego Junior était convoqué le 26 mai2021, devant la 17ème Chambre Correctionnelle de Paris pour avoir dans la nuit du 11 avril au 12 avril 2021 tracé des inscriptions : « école koof » « kouffar » « école de kouffar » « Mort à Israël » a trois reprises et en dessinant une étoile de David barrée, sur la façade de l’Institut d’études politiques de Paris. (Pour information Kouffar en arabe signifie mécréants).

Le mis en cause ne s’est pas présenté devant ses Juges, alors que ces faits sont d’une exceptionnelle gravité.

Le Conseil de l’Observatoire Juif de France a regretté l’absence du prévenu, plus courageux pour se dissimuler pour inscrire des tags racistes à caractère fasciste que de les assumer publiquement

La Partie civile a souligné le lien existant entre ces inscriptions et le lieu de leur apparition, soit L’institut de d’Etudes politiques de Paris, et la haine que l’auteur de ces graffitis tente de diffuser dans la société française déjà fracturée par un antisémitisme de plus en plus violent.

En effet, le mensonge d’un complot juif est inscrit en filigrane, et dans les termes et sur un lieu de haute culture.

Ce type de mensonge a fait sombrer l’Europe dans les ténèbres de la deuxième guerre mondiale.

Notre avocat a demandé qu’une peine exemplaire soit infligée à cet individu.

Le délibéré sera rendu le 7 juillet 2021. L’O J F se dressera toujours avec vigueur, contre toutes attaques, agressions et insultes antisémites qui polluent la société.

Pour votre complete information le terme qui est arabe “kouffar” signifie “mécréants” en français.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé du délibéré. 

 

 

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MONSIEUR BIGARD VOUS AUREZ A REPONDRE DE VOS PROPOS ODIEUX

 

L’Observatoire Juif de France, vient de déposer plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal Judiciaire de Paris à l’encontre de l’artiste Jean-Marie Bigard.

Ce dernier s’est autorisé une ignoble comparaison entre la mise en place prochaine d’un pass sanitaire en France et l’étoile jaune imposée par le régime hitlérien aux juifs, enfants comme vieillards, durant la seconde guerre mondiale.

L’obligation pour les juifs en France de porter une étoile jaune permettant ainsi à chacun de les identifier dans l’espace public, a permis au régime vichyste de déporter des dizaines de milliers de juifs de France vers les camps d’extermination nazis. Parmi eux, des enfants, des vieillards, tous happés sans distinction et conduits vers une mort rapide et impitoyable, pour le seul fait d’êtres juifs. 

L’étoile jaune a activement participé au génocide industriel le plus sanglant, meurtrier et inhumain de l’histoire. L’invoquer si légèrement est un acte doublement atroce consistant à banaliser la politique antisémite vichyste et à insulter la mémoire des millions de victimes du nazisme assassinées, asphyxiées, exterminées et consumées dans les fours crématoires du fait du port de cette étoile. 

Alors Monsieur Bigard, la prochaine fois que vous invoquerez l’étoile jaune, songez à ces millions de morts, de destins brisés, à ces corps entrelacés, agonisants sous les gaz mortels, s’effaçant à mesure que les flammes les dévoraient, songez à ces nourrissons jetés vivants dans des fosses devenues leur tombeau, songez à ces enfants étranglés par leurs bourreaux dans les camps.

La prochaine fois que vous l’invoquerez monsieur Bigard, ne perdez pas de vue le sujet dont vous parlez et respectez les morts.

Selon Samuel Thomas 90% des profanations antisémites ont lieu en Alsace.

 

 

 
Entretien avec Samuel Thomas, ardent défenseur des droits des minorités, inquiet par la persistance d’un climat d’antisémitisme latent en Alsace.

Samuel Thomas est le président de La Maison des Potes. L’association anti-raciste s’est constituée partie civile dans le procès des 5 jeunes condamnés en 2017 pour avoir profané 250 tombes juives au cimetière de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin, en février 2015. La Maison des Potes a fait appel du jugement et réclame que le préjudice moral soit retenu.

Rue89 Strasbourg : L’audience du procès en appel des 5 profanateurs du cimetière de Sarre-Union s’est tenu le 18 mai, à la Cour d’appel de Colmar. Pourquoi avez-vous fait appel en tant que partie civile, et qu’avez-vous pensé de l’audience ?

Samuel Thomas, président de la Maison des Potes : L’audience s’est bien passée et j’ai trouvé les juges très attentifs. Je suis plutôt confiant mais on ne peut jamais être sûr. Quand ils ont prononcé les peines en septembre 2017, et que le tribunal de Saverne a ensuite annoncé en septembre 2018 les réparations pour les parties civiles, les juges ont décidé que les jeunes répareraient le préjudice matériel, c’est à dire les 250 tombes profanées, mais ils ont aussi déclaré qu’il n’y aurait pas de réparation du préjudice moral versée aux associations de lutte contre le racisme, pour le caractère antisémite des délits commis. C’est extrêmement grave. On peut donc faire peur aux juifs de France et du monde, on peut crier « Heil Hitler » et « mort aux juifs », mais il n’y a pas de préjudice moral.

Pour la première fois depuis 1972 et la loi Pleven (qui a donné le droit aux associations anti-racistes d’être partie civile dans le cas d’injures racistes ou d’incitations à la haine raciale, ndlr), dans un cas où le caractère raciste d’un délit a été établi par le tribunal, les associations sont déboutées. C’est du jamais vu. D’autant plus que c’est la plus importante affaire de profanation à caractère antisémite en France, depuis l’affaire du cimetière juif de Carpentras en 1990.

Rue89 Strasbourg : Pourquoi est-ce « extrêmement grave » qu’il n’y ait pas de préjudice moral dans ce cas précis selon vous ?

S. T. : C’est une question de fond. Est-ce que lorsqu’on commet un acte antisémite, on le « répare » comme quand on casse une vitrine de supermarché ? Les Gilets jaunes qui ont cassé des vitrines sur les Champs-Elysées ont écopé de peines de prison ferme. Mais quand on détruit 250 tombes d’un cimetière juif, la peine est moins lourde (les jeunes ont été condamnés de 8 à 18 mois de prison avec sursis en septembre 2017, ndlr) ?

Les réparations matérielles, au final, ce seront les assurances des parents de ces jeunes qui vont les payer (847 000 euros avaient été réclamés par le Consistoire israélite du Bas-Rhin, gestionnaire et propriétaire du cimetière, ndlr). D’ailleurs c’est pour cette raison que ça traîne depuis plusieurs années : les différents experts des assurances bataillent pour chiffrer les réparations. Donc au final, ces 5 jeunes n’auront rien sorti de leurs poches ! Pas 1 euro !

Mais, cela me semble important que les jeunes eux-mêmes réparent le mal qu’ils ont fait, au moins symboliquement. Depuis 1986, c’est en Alsace que se concentrent 90% des profanations de cimetières juifs, selon une enquête de Nicolas Lebourg (historien spécialiste de l’extrême droite, ndlr). Il y en a encore eu beaucoup ces trois dernières années, pour lesquelles personne n’est arrêté. Pour une fois qu’on a arrêté les auteurs, ils pourraient ne pas payer pas de dommages et intérêts ?! Cela envoie un terrible message d’impunité !

Rue89 Strasbourg : Pourquoi y a-t-il autant de profanations et d’actes antisémites en Alsace ?

S. T. : Peut être parce qu’il y a une proximité avec les néonazis allemands. Ils traversent la frontière, pour former des gens en France. C’est une terre de mission pour eux. Notamment parce qu’ici, c’est beaucoup plus permissif. En Allemagne, si un policier assiste à un concert où il y a un salut nazi, le concert est arrêté. En France, on prend la photo de l’auteur et la fête continue. Cet hiver, il y a eu une grande réunion de skinheads allemands, qui ont réussi à se retrouver pendant tout un week-end, dans un hôtel-restaurant en Alsace. Les propriétaires ont fermé les yeux sans problème. J’en déduis que la police française et les autorités n’ont pas la sévérité des polices allemandes.

Ce sont des choix politiques. L’antisémitisme et la lutte contre le racisme ne sont pas une priorité en France, contrairement à la lutte contre le djihadisme. La justice ne mobilise pas de brigade spécialisée, avec des policiers formés pour enquêter dans ces réseaux. Résultat : ce sont soit les chercheurs, soit les associations, soit les journalistes qui enquêtent là-dessus.

Nous on souhaite alarmer sur une chose : on ne peut pas avoir 90% de ces délits antisémites concentrés en Alsace depuis 1986, et n’attraper à chaque fois que des gamins racistes de 17 ans qui se revendiquent du national socialisme. Il y a forcément des chefs, des adultes, derrière, qui endoctrinent ces gamins. Et ils envoient des mineurs commettre ces actes, car la peine sera plus faible. On le sait, il s’agit pour eux d’un rite d’initiation pour entrer dans des groupes néo-nazis. Donc il faut d’une part condamner lourdement ces jeunes pour que le message passe, mais il faut surtout un vrai travail d’investigation, et de démantèlement de ces groupes qui fabriquent de dangereux néo-nazis.

Le jugement du procès en appel sera rendu le 6 juillet à Colmar. Le montant des réparations financières devrait être quant à lui annoncé en septembre 2021 par le tribunal de Saverne, soit près de 4 ans après le jugement.

Source rue89srasbourg

La maire de Chicago refuse d’être interviewée par des journalistes blancs: «Les États-Unis, victimes d’une névrose ségrégationniste»

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Lori Lightfoot, édile de la troisième ville des États-Unis, n’autorise que les journalistes noirs et métis à l’interroger. Sous prétexte de lutter contre les discriminations, la maire de Chicago oppose les «races» et les communautés, déplore l’écrivain Rachel Khan.

Rachel Khan.
Rachel Khan. Léa Crespi pour le Figaro Magazine

Rachel Khan est juriste, scénariste, actrice et écrivain. Dans son dernier essai, Racée (L’Observatoire), elle se moque des nouvelles idéologies «décoloniales» et «intersectionnelles» qui, sous prétexte d’antiracisme, ne font, selon elle, qu’alimenter les ressentiments.

 

FIGAROVOX. – La maire de Chicago, Lori Lightfoot, a annoncé qu’elle n’accordera des interviews qu’aux journalistes noirs ou métis. Que vous inspire cette déclaration ?

 

Rachel KHAN. – Cette déclaration de la maire de Chicago n’advient pas comme ça d’un coup comme un cheveu sur la soupe. C’est la logique du dogme racialiste poussé à l’extrême, par certaines associations comme celle de Fara Khan. Depuis plus d’une trentaine d’années et c’est ce que j’évoque dans mon livre Racée, certaines personnalités afro-américaines ont pris ce genre de positions radicales.

Le caractère inédit cette fois c’est que cette déclaration vient d’une élue, d’une ville très symbolique qu’est Chicago. Cela signifie aussi que les États-Unis, sont tellement imbibés par les wokes et le communautarisme qu’ils sont désormais prêts à recevoir ce genre de propos qui divisent encore un peu plus leur société. À partir du moment où la «race» est un critère de sélection quel que soit le sujet, il n’y a pas d’autre mot que de qualifier de raciste cette parole. Cette dernière rejoue clairement une névrose ségrégationniste.

Quel est le but de refuser les interviews aux Blancs ? En sous texte cela veut dire qu’il n’y aurait que les «minorités » qui pourraient comprendre la maire ou lui poser les bonnes questions. C’est terrifiant dans ce que cela raconte. Cela veut dire que le Blanc offense, de fait et que seuls «les concernés» seraient réellement capables. La compétence première pour ce métier reviendrait ainsi à la couleur de peau.

La repentance, la culpabilisation, la bien pensance mal placée a produit des « idiots utiles » extrêmement dangereux.

Rachel Khan

Les journalistes blancs, qui ont soutenu le mouvement Black Lives Matter, vont-ils accepter cette censure ?

Il est probable qu’ils l’acceptent.

La repentance, la culpabilisation, la bien pensance mal placée a produit des «idiots utiles» extrêmement dangereux.

Nous en sommes loin en Europe mais j’ai quand même reçu, suite à la sortie de Racée, des injonctions de ce type de journalistes (hommes blancs) qui m’ont expliqué que j’étais traître à la cause. Ce qui est totalement incohérent par rapport à ce qu’ils défendent, quand il s’agit de la liberté d’expression des Noirs.

Alors, oui je pense que certains seront capables de se dire «c’est de bonne guerre, vous avez raison de vous venger, après tout ce que l’on a fait». Mais des questions demeurent : Où se trouve la réparation de l’histoire dans cela ? ; quel est le but ? ; comment en sortir de cette «race» qui déchire depuis des siècles ?

Selon vous, assiste-t-on à l’émergence d’un nouveau totalitarisme ?

C’est vrai que cela ressemble aux pires périodes de l’histoire.

Ce que l’on voit émerger surtout c’est une fissure de plus en plus grande, non pas entre les classes mais entre les races. Dire que l’on refuse un journaliste parce qu’il est Blanc c’est ouvrir une nouvelle page de l’histoire où la lutte contre les discriminations, validée par une élue, se résume au rejet de l’autre, à la vengeance et à l’humiliation. C’est extrêmement violent.

C’est parce que nous sommes libres et égaux que nous sommes tous concernés contre toutes les discriminations, toutes les injustices et c’est par ce combat en commun que nous déployons nos humanités.

Rachel Khan

Par ailleurs, dans ce monde ultra-médiatisé qu’est-ce que cela signifie ? Que nous allons avoir des médias de Noirs et des médias de Blancs, chacun parlera de sujets qui sont censés intéresser la communauté pour laquelle ils sont mis sur le marché. Il s’agit très précisément d’une logique séparatiste totalement contraire à nos principes fondamentaux et à l’universalisme. C’est l’universalisme qui est attaqué par ces courants intolérants et totalitaires. En effet, c’est parce que nous sommes libres et égaux que nous sommes tous concernés contre toutes les discriminations, toutes les injustices et c’est par ce combat en commun que nous déployons nos humanités.

Qu’un pays aussi développé puisse produire ce genre de pensée arriérée est irréel.

La crainte qui traverse tous les esprits c’est lorsque les white supremacyvont faire de même et ainsi de suite… Je ne comprends pas l’histoire qu’est en train de s’écrire les États-Unis après tout ce qu’ils ont vécu d’horreurs, j’espère juste que nous ne serons pas colonisés par cet impérialisme raciste.

Les chiffres et les faits parlent d’eux mêmes Aucun commentaire de notre part.

Vingt-huit mosquées ont été exposées comme caches d’armes. De même, 22 maisons de prière musulmanes ont été documentées comme étant utilisées pour inciter à des émeutes contre les Juifs.

Par TPS

Au moins 10 synagogues ont été attaquées et incendiées au cours de la semaine dernière d’émeutes musulmanes à travers le pays, tandis que 28 mosquées ont été exposées en tant que sites de stockage d’armes, selon les données.

Les données du district central d’incendie et de sauvetage montrent que depuis mardi dernier, 10 synagogues et institutions gouvernementales de la ville de Lod, dans le centre du pays, ont été incendiées. Aucune mosquée n’a été attaquée ou incendiée.

Les données montrent également que 28 mosquées ont été exposées en tant que caches d’armes, où des roches et des cocktails Molotov ont été préparés et stockés.

De même, 22 maisons de prière musulmanes ont été documentées comme étant utilisées pour inciter à des émeutes contre les Juifs.

Jusqu’à présent, 112 maisons juives ont été incendiées lors d’émeutes musulmanes, contre une maison d’une famille arabe à Jaffa, qui s’est avérée avoir été incendiée par des Arabes.

Aucune maison arabe pillée n’a été signalée à ce jour, tandis que 386 maisons juives pillées ont été documentées.

Au total, 673 maisons juives ont été vandalisées et 12 maisons arabes ont été endommagées.

849 voitures appartenant à des Juifs ont été incendiées, contre 13 voitures appartenant à des Arabes.

À l’inverse, des Juifs qui ont utilisé des armes pour se défendre ont été arrêtés par la police, alors qu’à ce jour, aucun arabe n’a été arrêté pour usage d’armes à feu, malgré les blessures de plusieurs Juifs lors d’incidents de fusillade.

Plus de 5 000 incidents de jets de pierres sur des Juifs ont été enregistrés, contre 41 attaques de ce type contre des Arabes.

Les Israéliens sont attaqués. Soutenez Israël aujourd’hui!

“C’est une guerre”! Israël fait l’objet d’attaques massives. Les roquettes tombent. Émeutes arabes. Des milliers d’explosions. Israéliens tués et blessés. Les sirènes retentissent, seulement quelques secondes pour se mettre à couvert.

Pour lutter contre le terrorisme et protéger les citoyens israéliens, UWI fournit des abris anti-bombes, du matériel antiterroriste et de sécurité, une assistance médicale d’urgence, des secours aux familles des victimes et bien plus encore. Aidez Israël à combattre et à gagner la guerre contre le terrorisme. Il est temps d’agir!

Muslim Rioters in Israel Burn 10 Synagogues, 112 Jewish Homes

 
La Yeshivá de Preparación Militar de Maoz en la ciudad de Lod fue incendiada por alborotadores musulmanes en solidaridad con Hamas, el 11 de mayo de 2021 (Eitan Elhadez-Barak / TPS).
Lod Yeshiva vandalized

Twenty-eight mosques were exposed as weapons caches. Similarly, 22 Muslim prayer houses were documented as being used to incite riots against Jews.

By TPS

At least 10 synagogues were attacked and burned in the past week of Muslim riots across the country while 28 mosques were exposed as weapons storage sites, the data show.

Data from the Central District of Fire and Rescue show that from last Tuesday, 10 synagogues and government institutions in the city of Lod in the center of the country have been set on fire. No mosques were attacked or burned.

The data also show that 28 mosques were exposed as weapons caches, where rocks and Molotov cocktails were prepared and stored.

Similarly, 22 Muslim prayer houses were documented as being used to incite riots against Jews.

112 Jewish homes have so far been burned in Muslim riots, compared to one house of an Arab family in Jaffa, which turned out to have been set on fire by Arabs.

No looted Arab homes have been reported so far, while 386 looted Jewish homes were documented.

A total of 673 Jewish homes were vandalized and 12 Arab homes were damaged.

849 Jewish-owned cars were set on fire, as opposed to 13 Arab-owned cars.

Conversely, Jews who used weapons in self-defense were arrested by the police, while so far, no Arabs were arrested for the use of firearms, despite the injuries of several Jews in shooting incidents.

Over 5,000 incidents of rock-throwing at Jews were recorded, as opposed to 41 such attacks on Arabs.

 

Israelis are Under Attack. Support Israel Today!

 

“It’s a war”! Israel is under massive attack. Rockets falling. Arabs rioting. Thousands of explosions. Israelis being killed and injured. Sirens blare, only seconds to run for cover.

To fight terror and protect Israeli citizens, UWI provides bomb shelters, anti-terror and security equipment, emergency medical assistance, relief to victims’ families and much more. Help Israel to fight and win the war against terror. The time to act is now!

 

 

Gernelle – Sous l’« antisionisme », la haine et le cynisme

PAR ÉTIENNE GERNELLE

L’Observatoire Juif de France, vient de déposer plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal Judiciaire de Paris à l’encontre d’une dénommée Elisa Naibed.

L’Observatoire Juif de France a pour vocation de combattre tous les individus qui se livrent à des actes racistes, antisémites ou faisant l’apologie du terrorisme et du nazisme.

Notre équipe de bénévoles analyse et décrypte sur le net, afin d’identifier les auteurs de telles publications.

L’Observatoire Juif de France, vient de déposer plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal Judiciaire de Paris à l’encontre d’une dénommée Elisa Naibed.

Cette dernière, dans plusieurs publications sur les réseaux sociaux laisse éclater sa haine des juifs, en les assimilant notamment au virus de la covid-19 (celui-ci aurait été créé par un juif), en les accusant de saturer les réanimations, en les qualifiant de « parasites », « criminels », « monstres », « assassins du christ et de l’humanité » ou « racaille d’en haut », en regrettant les « délateurs de Vichy », et en leur promettant « qu’ils vont payer cela très cher ».

L’Observatoire Juif de France attend avec confiance la réponse qui sera donnée à cette dangereuse individu, et fait entièrement confiance à la Justice de notre pays afin de sanctionner l’autrice de ces publications.

COPIE DU COURRIEL ENVOYE CE JOUR A MONSIEUR GERALD DARMANIN MINISTRE DE L’INTERIEUR.

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

  • J’interviens auprès de vous en ma qualité de Conseil de l’association  l’Observatoire des juifs de France – sise, 154 ter, avenue Victor Hugo 75116.

Il apparaît que des manifestations pro-palestiniennes se dérouleront, samedi 15 mai 2021 dans de nombreuses villes de France au soutien du Hamas, qui livre une guerre génocidaire contre la population israélienne, depuis la Bande de Gaza et ce depuis plusieurs jours.

Ces rassemblements sont de nature à échauffer les esprits  de militants violents qui se livreront, comme toujours à des violences contre les juifs ou supposés juifs, ainsi que contre leurs biens.

Nous vous invitons à interdire ces manifestations  qui seront à n’en pas douter, animée par une haine antisémite avec tous les dérapages que nous connaissons.

En tout état de cause, nous tiendrons l’Etat pour responsable  de toute atteinte qui pourraient nuire à des citoyens supposés et ou réellement juifs, durant ces rassemblements qui troubleront durablement l’Ordre public.

Je vous prie de croire, Monsieur le Ministre de l’Intérieur, en mes sentiments de haute et dévouée considération.

 

TRIBUNE. Affaire Sarah Halimi : « L’absence de jugement tend à entretenir la maladie mentale »

Psychiatre, psychanalyste formateur à la Société psychanalytique de Paris et président de son comité d’éthique (2015-2021), ex-médecin chef dans un hôpital de jour, Robert Asséo revient sur l’affaire Sarah Halimi, après l’arrêt de la Cour de Cassation. La haute juridiction, tout en entérinant le caractère antisémite du crime, a confirmé le 14 avril l’irresponsabilité pénale du meurtrier de la sexagénaire juive, tuée en 2017 à Paris.

Manifestation contre l’arrêt de la Cour de Cassation dans l’affaire Sarah Halimi, à Lyon, le 25 avril 2021. (ANTOINE MERLET / Hans Lucas via AFP)
Manifestation contre l’arrêt de la Cour de Cassation dans l’affaire Sarah Halimi, à Lyon, le 25 avril 2021. (ANTOINE MERLET / Hans Lucas via AFP)

 

 

L’affaire Sarah Halimi et ses développements actuels posent ou reposent des questions restées jusqu’alors sans réponse satisfaisante. Quelques points : l’antisémitisme, l’expertise, la loi, le cas Traoré lui-même.

Tout au long de cette affaire, on ne peut qu’être frappé de la convergence des délais : délai dans la qualification d’acte antisémite, délai dans l’intervention de la police, délai dans la décision finalement négative concernant la reconstitution.

Se sont conjuguées, superposées d’emblée la question de la dimension antisémite, celle de l’acte terroriste, celle du degré de responsabilité, les unes résonnant avec les autres. L’intervention de la police (la BAC) a tout d’abord été engagée comme une action antiterroriste (Kobili Traoré a crié « Allahou Akbar », puis « J’ai tué le Sheitan [diable] » après avoir précipité sa victime du haut du balcon). Le retard lié aux craintes (légitimes !) de la présence d’explosifs et autres a laissé le champ libre au déchaînement de violence du meurtrier. De fait, lhypothèse terroriste a rapidement été écartée. Si l’acte meurtrier est à l’évidence dans la continuité et sur le modèle de diverses attaques à visée terroriste revendiquée, la proximité et l’ancienneté des relations de la victime avec son bourreau ont conduit les enquêteurs à rejeter la dimension terroriste à proprement parler.

La question du caractère antisémite du meurtre s’est alors posée, prenant le relais de celle du terrorisme, comme une sorte d’alternative : l’enquête a rapidement montré le climat de haine antisémite dans lequel vivait Kobili Traoré, antisémitisme avéré : pendant qu’il infligeait ses violences à sa victime, il récitait les sourates antisémites du Coran ; Mme Halimi était régulièrement l’objet d’insultes antisémites et de tentatives d’intimidation de la part de divers membres de la famille Traoré. La question du délai à la qualification d’antisémitisme vient alors résonner avec celle de la responsabilité. Tout se passe comme si l’importance conférée à la question de la responsabilité primait sur celle de l’antisémitisme et celle de la reconstitution. En définitive, on aboutit à une sorte de neutralisation de l’antisémitisme, en dépit de l’effectivité de sa qualification. Si c’est « l’acte d’un déséquilibré », le reste deviendrait-il secondaire ?

Failles de la loi

On s’interroge également sur le refus de reconstitution. La raison invoquée serait le risque d’un suicide. Pourtant, toutes les parties, y compris l’auteur lui-même (qui entre-temps avait suffisamment recouvré sa lucidité pour se dire horrifié de son crime), y compris les psychiatres (sous réserve de la présence d’infirmiers pour assurer la sécurité du prévenu) : tous étaient d’accord pour cette reconstitution, à l’exception de la juge, seule dotée d’un pouvoir décisionnaire.

Toujours dans ce premier temps de l’exercice judiciaire, la question du degré de responsabilité de l’auteur de l’acte met en jeu le rôle des experts et la fonction de l’expertise. On a pu avoir le sentiment que le nombre (sept experts en faveur de l’abolition de la conscience au moment des faits contre un seul en faveur de l’altération de conscience) faisait prévaloir une situation de « jury d’experts ».

Or la question de l’expertise mérite d’être elle-même interrogée. Tout d’abord, l’idée d’un collège de trois experts pose la question d’un consensus alors qu’on attend une position personnelle étayée de la part de chaque expert. Le consensus, lui, suppose une relative abrasion de l’argumentation de chacun. Par ailleurs, et quelle que soit la qualification de chacun des experts, le nombre ne fait pas la contre-expertise. En revanche, on peut supposer qu’un procès aurait permis de mieux interroger et mettre en valeur les différences entre expertises.

De plus, les failles de la loi sont ici particulièrement marquées. La question posée par la justice circonscrit ce que doit être la réponse juridique. L’accusé était-il, au moment des faits, en possession de ses moyens psychiques et de sa conscience, ou bien cette conscience était-elle abolie ou altérée ? Pourtant, l’évaluation de la personnalité n’est pas absente de l’expertise et le tribunal en tient généralement compte. On ne peut en effet juger quelqu’un dont la conscience était abolie ou altérée au moment des faits sans appréhender le fait qu’un sujet, une personne, ne se résume pas à un moment. Il est d’ailleurs public que M. Traoré reconnaissait les faits et était disposé à être jugé, sa conscience lui étant clairement revenue.

La question du diagnostic de « bouffée délirante aiguë » interroge également. Ce terme, retenu par tous les experts, souligne certes le caractère soudain de l’épisode délirant, mais n’explore pas suffisamment le contexte de survenue. Le plus souvent, la bouffée délirante n’est pas isolée, mais survient dans un contexte d’altération plus ou moins sévère et ancien de la personnalité. Or les experts n’ont pas relevé dans le passé de Kobili Traoré de manifestation pouvant expliquer cette bouffée aiguë. Comme le dit ma consœur Francesca Biagi-Chai, n’aurait-il pas convenu de faire plus cas, dans l’appréhension du délire, de l’exploration de la période précédente et des facteurs personnels susceptibles de participer de cette décompensation : facteurs familiaux (y avait-il des conflits ?) ou sociaux (quelle mosquée, quel imam fréquentait-il dans les semaines précédentes ?).

La prise de toxiques n’explique pas tout, loin de là. Rappelons que, lors des attentats, en France comme ailleurs, l’Etat islamique, outre l’hypnotisme idéologique, était distributeur et fabriquant de stimulants et de toxiques destinés à faciliter les passages à l’acte meurtriers de ses membres, à leur ôter tout sentiment de culpabilité et à libérer leur violence et leur cruauté. La prise de toxiques ne peut donc pas, à elle seule, constituer une disculpation des auteurs de crime, au contraire.

En défaut d’équité

Je disais que la loi était défaillante, et pas seulement la justice. Il est commode de répéter à l’envi, comme un slogan, qu’« on ne juge pas les fous », mais les conséquences méritent d’être interrogées. En effet, à mon sens, l’absence de jugement, s’il profite, sur le plan judiciaire, à l’accusé, le met psychiquement dans une situation bien délicate et complexe lorsqu’il s’agit d’un malade mental. De l’avis de nombre de confrères, il est nettement plus difficile de travailler en psychothérapie avec un malade meurtrier qui n’a pas été jugé parce qu’« irresponsable » que s’il l’avait été. Le déni de réalité du crime (« Ça n’est pas moi qui l’ai commis, c’est quelqu’un d’autre ») est puissamment renforcé par l’absence de jugement du socius. A l’opposé du déni, la conscience du crime, sans jugement, sans sanction sociale (adaptée bien entendu), favorise une mélancolisation ou son accentuation. Le cas de Louis Althusser le rappelle cruellement. Cette mélancolisation peut parfois déboucher sur un suicide. Incidemment et paradoxalement, rappelons que c’est l’argument (au dire des avocats de la partie civile) qu’aurait utilisé le magistrat instructeur pour refuser la reconstitution ! L’absence de jugement tend à entretenir la maladie mentale, voire à l’aggraver.

On peut donc se demander si la question de l’aptitude à être jugé ne devrait, sinon se substituer, pour le moins compléter celle de l’abolition ou de l’altération de la conscience au moment des faits. La prise en compte d’une dynamique psychique reste indispensable et complète ce que nous avons souligné précédemment : restituer la temporalité du sujet et son ajustement singulier aux facteurs contextuels (milieu et circonstances). Cet éclairage ne peut pas être le rôle des seuls avocats. Il ne s’agit donc pas de condamner la folie, mais d’être au plus près possible de la vérité et de l’équité pour la victime, ses proches, pour l’accusé et pour la société elle-même.

Dans cette affaire, l’enchaînement des procédures s’est déroulé selon la même logique. Si bien qu’on peut se demander si l’intervention du politique dans le débat juridique n’a pas encore plus compliqué la donne. Le souci jaloux de son indépendance (à juste titre) manifesté régulièrement par la magistrature n’aurait-il pas amené un raidissement sur le droit, dans un sens contraire aux tentatives d’intervention, d’incitation, voire de pression exercées par le pouvoir politique sur le pouvoir décisionnaire des juges ?

Dans le cas présent, la réticence judiciaire à qualifier l’antisémitisme, le refus d’ordonner une reconstitution, puis de juger constitue un ensemble troublant. Chaque étape de la procédure aurait pu montrer son équité, cela n’aurait pas été contre la loi, mais ça n’a pas été le cas. On ne peut que constater qu’en appliquant la loi, la justice s’est montrée en défaut d’équité.

Au total, cette « affaire » ne rend justice à personne, ni à la victime, ni à ses proches, ni même à l’auteur des faits, et pas non plus à la société. Voilà donc une justice dont la justice manque à l’équité. Quel étrange paradoxe et quel aval donné aux antisémites de tout bord !

 

 

 

MISE EN GARDE A L’ADRESSE DE MONSIEUR LE MINISTRE DE L’INTERIEUR ET AU PREFET DE POLICE DE PARIS

Nous mettons en garde Monsieur le Ministre de l’Intérieur ainsi que monsieur le Préfet de Police de Paris, vu que de nombreux citoyens de confession juive, s’inquiètent des manifestations qui sont organisées par des militants agissant en soutien du Hamas et contre Israël, organisation qui dirige la Bande de Gaza et a déclenché une offensive de grande envergure contre les villes et les civils israéliens depuis plusieurs jours

Selon des sources sures ces rassemblements seront dirigés contre Israël et seront déviés vers les citoyens et les institutions juives dans de nombreuses villes de France.

Nous vous invitons à prendre des strictes mesures pour à minima éviter les agressions contre les personnes juives ou supposées telles et les dégradations contre les biens de ces dernières et le cas échéant à interdire ces manifestations qui introduisent un conflit étranger à notre pays

Ces manifestations en plus, attisent les haines antijuives en France au sein de populations sensibles, heurtent de plein fouet, l’ordre public en cette période si dangereuse pour la paix publique.

Nous sollicitons en conséquence de votre haute bienveillance, qu’il vous plaise de veiller à la sécurité de tous par tous les moyens nécessaires au maintien de la paix publique.

Ayez en mémoire une certaine manifestation s’était déroulée aux cris de “MORT AUX JUIFS” sans qu’aucune suite judiciaire n’a été ordonnée.

NOUS TENONS A PORTER A VOTRE CONNAISSANCE QUE LE MAROC PAYS A MAJORITE MUSULMANE ET AFIN DE MAINTENIR UN CLIMAT DE PAIX ET DE CONCORDE A INTERDIT TOUTE MANIFESTATION SUR LE TERRITOIRE NATIONAL MAROCAIN.

Le Président René Lévy

 

Dépôt de plainte à l’encontre de Claire Langoulant pour ses propos racistes et antisémites.

Faisant suite à des informations qui nous ont été communiquées par BTA et après vérification

L’Observatoire Juif de France, qui lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme a donné instructions à nos Avocats afin de déposer plainte à l’encontre de la dénommée, Claire Langoulant qui dans des post se livre, à de violentes diatribes antisémites racistes et complotistes, comme en  témoignent certaines des publications ci –dessous :

Ses propos antisémites et racistes et complotistes remontent à 2019 mais sévissent et continuent à sévir sur le NET:

« L’antisémitisme est quelque chose de naturel »

« La juive mulâtre Meghan Markle est enceinte d’un pseudo anglican enjuivé, Harry, fils de l’anglicane Lady Diana, princesse des coeurs, qui était enceinte d’un musulman blanc, Dodi Al Fayed, avant un tragique “accident” sous le pont de l’Alma … »

« Le complot juif mondial vous passe le bonjour. En Chinois cette fois. »

Ces invectives et ces appels à la haine tombent sous le coup de la loi pénale en publiant de tels propos à la vue du grand public.

Nous, Observatoire Juif de France, avons pour but de traquer sans relâche les racistes, les antisémites et les xénophobes.

Le Président

René Lévy

L’article que vous ne lirez pas dans la presse française à propos des émeutes à Sheikh Jarrah. Nous demandons à l’AFP de faire son travail en toute objectivité et de reprendre cet article à son compte.


“Les opposants à Israël ont raison: Sheikh Jarrah personnifie le conflit israélo-arabe, et la haine arabe des Juifs”.

La semaine dernière, les forces anti-israéliennes sont entrées en ébullition concernant la décision du tribunal de district de Jérusalem autorisant l’expulsion de certaines familles arabes de maisons du quartier «Sheikh Jarrah» de Jérusalem. Ces critiques ont agressivement dénoncé Israël sur les réseaux sociaux et ont même lancé un hashtag tendance, « SaveSheikhJarrah », tout en affirmant que ce qui se passe dans ce quartier de Jérusalem illustre tout le conflit israélo-arabe.

Et ils ont raison. Le différend sur «Sheikh Jarrah» illustre bien les principales caractéristiques de tout le conflit israélo-arabe .
Mais d’abord, un peu d’histoire de ce quartier est nécessaire. «Sheikh Jarrah» est un quartier arabe qui a été créé en 1865. Et avant 1949, il y avait un quartier juif séparé en son sein. Pendant environ 2 000 ans auparavant, cette région était connue sous le nom de «Shimon HaTzadik » (Simon le Juste), du nom du célèbre sage rabbinique dont la tombe se trouve là.

Pendant des siècles, la présence juive dans la région s’articulait autour de la tombe de Shimon HaTzadik , qui était l’un des derniers membres de la Grande Assemblée ( HaKnesset HaGedolah ), l’organe directeur du peuple juif pendant la deuxième confédération juive (après l’Exil Babylonien). Shimon HaTzadik , dont le nom complet était Shimon ben Yohanan, a eu un tel impact que pratiquement tous les enfants juifs depuis 2000 ans ont appris son verset le plus célèbre de Pirkei Avot («Paroles des pères»), qui a été incorporé il y a des millénaires dans les prières juives du matin. : «Le monde repose sur trois choses: la Torah, le service de Dieu (Avodah Hashem) et les actes de bonté. (Gmilout Hassadim)»

En raison de la tombe et de son importance pour le peuple juif, le Comité de la communauté séfarade et l’Assemblée ashkénaze d’Israël ont acheté la tombe et ses terres environnantes (environ 4,5 acres) en 1875. Peu de temps après, avec le quartier de Kfar Hashiloah dans la région de Silwan à Jérusalem, Shimon HaTzadik est devenue le foyer de nombreux Juifs, pour la plupart yéménites, qui avaient émigré à Jérusalem (Sion) en 1881. Il faut noter qu’en 1844, les Juifs constituaient le plus grand groupe ethnique de Jérusalem.

Entre 1936 et 1938, puis à nouveau en 1948, l’Empire britannique a aidé les Arabes, incités par la haine primaire envers les Juifs, à arracher les Juifs à leurs foyers à Shimon HaTzadik (et à Kfar Hashiloah ). La communauté juive yéménite fut également expulsée de Silwan , pour «sa propre sécurité», par le British Office of Social Welfare. Essentiellement, les Britanniques ont préféré forcer les Juifs à quitter leurs maisons plutôt que de dépenser les ressources nécessaires pour protéger les familles juives et leurs droits de propriété à Jérusalem.

Puis, en 1949, après que la Trans-Jordanie (aujourd’hui la Jordanie) ait envahi Israël dans le cadre d’une tentative expresse de toute la Ligue arabe de détruire Israël et de « pousser les Juifs à la mer», la Légion Arabe Transjordanienne créée et dirigée par les Britanniques, conquit la Judée et la Samarie, toute la vieille ville de Jérusalem et de nombreux quartiers environnants, y compris le quartier de Shimon HaTzadik . Ensuite, la Légion arabe tua ou nettoya ethniquement chaque dernier Juif. Personne ne fut autorisé à rester. Pas un. Même ceux dont les familles avaient vécu dans la région pendant des siècles avant l’invasion arabe au septième siècle.

Après qu’Israël ait pris le contrôle de tout Jérusalem depuis la Jordanie pendant la guerre des Six jours de 1967, Israël adopta une loi qui permettait aux Juifs, dont les familles avaient été forcées de quitter leurs maisons par les Jordaniens ou les Britanniques, de reprendre possession de leurs maisons familiales s’ils pouvaient fournir une preuve de propriété et si les résidents actuels ne pouvaient pas fournir la preuve d’une acquisition ou d’un transfert de propriété valide. Toutes les maisons qui font l’objet de cette procédure d’expulsion de 2021, en plus d’être sur des terres achetées en 1875 par la communauté juive, appartenaient à des familles juives qui avaient acheté ces maisons, et avaient des actes enregistrés d’abord auprès de l’Empire ottoman (qui a gouverné la région de 1517 à 1917) puis auprès des autorités britanniques (qui contrôlaient la région de 1917 à 1948).

Ces quatre maisons, soumises à l’avis d’expulsion en instance, ont déjà fait l’objet de nombreux litiges en Israël, avec des appels allant jusqu’à la très libérale Cour suprême d’Israël, toutes les parties bénéficiant d’une représentation et d’une procédure régulière. Le tribunal a décidé la semaine dernière que ces maisons devaient être restituées à leurs propriétaires légitimes et que quatre autres maisons devaient être rendues à leurs propriétaires légitimes d’ici la fin de l’été. Le tribunal a en outre déterminé que les personnes vivant actuellement dans ces maisons ont squatté illégalement ces maisons pendant des décennies sans payer de loyer ni détenir une preuve de propriété.

C’est en cela que la controverse et le conflit actuels entourant le quartier de Shimon HaTzadik sont emblématiques de tout le conflit israélo-arabe.

Shimon HaTzadik est une région qui a une profonde signification historique et religieuse pour le peuple juif. C’est un endroit où le peuple juif a développé – comme Ben Gourion l’a dit dans la Déclaration d’Indépendance d’Israël – son « identité spirituelle, religieuse et politique ». C’est un endroit où le peuple juif « a obtenu son indépendance pour la première fois et a créé une culture d’importance nationale et universelle ». C’est une terre qui faisait partie du seul État indépendant qui ait jamais existé à l’ouest du Jourdain au cours des 2000 dernières années (qui ne faisait pas partie d’un empire étranger de colonisation). Tout cela, bien sûr, s’applique également à chaque centimètre carré de la terre d’Israël.
Shimon HaTzadik est également l’endroit où les organisations juives ont acheté des terres et construit des maisons pendant l’Empire ottoman et le contrôle de la région par l’Empire britannique. Les Juifs yéménites qui ont déménagé dans le quartier de Shimon HaTzadik dans les années 1880 sont venus avec le rêve de vivre à Sion et de rétablir la patrie juive. Cela s’applique à toutes les communautés juives établies en terre d’Israël entre 1870 et 1947.

Shimon HaTzadik est un quartier où Juifs et Arabes auraient pu vivre côte à côte pacifiquement si les Arabes – incités avec une ferveur antisémite par l’allié et collaborateur des Nazis, Haj Amin al-Husseini, puis par cinq des armées les plus puissantes de toute la Ligue arabe – n’avaient pas essayé de nettoyer ethniquement tous les Juifs qui y vivaient. Cela s’applique également à toutes les communautés juives établies en terre d’Israël avant 1947.

À Shimon HaTzadik , les Juifs tentent de retourner dans leurs maisons qui ont été achetées pacifiquement et légalement par leurs ancêtres sur une terre qui fait partie de la patrie autochtone, historique et religieuse du peuple juif. Ils essaient de retourner dans leurs maisons sur une terre qui a été conquise par une armée arabe étrangère et renommée pour effacer le lien historique et le caractère juif de la région. Cela s’applique également à chaque centimètre carré de la terre d’Israël avant 1948.

Shimon HaTzadik et Sheikh Jarrah: le conflit israélo-arabe en un mot.”

Micha Danzig

Micha Danzig a servi dans l’armée israélienne et est un ancien officier de police de New York. Il est actuellement avocat et est très actif dans de nombreuses organisations juives et pro-israéliennes, notamment Stand With Us, TEAM et la FIDF.
Cet article a été publié initialement par le Jewish Journal.

René Lévy

INQUALIFIABLE !!!!!!


Comment oser créer un Comité de soutien à Kobili Traoré, assassin tortionnaire de Madame Sarah Halimi ?
L’Observatoire Juif de France dépose plainte. 
 
Ce Comité de soutien prétend que cet assassin barbare, actuellement interné, serait menacé par un “groupe” (…) comme nous pouvons le relever sur leur compte Facebook.
 
Nous avons déjà contacté l’hébergeur Facebook pour demander la suppression dudit compte. 
 

Dépôt de plainte ce jour à l’encontre des dénommés Christian Salesse et Joss Calahan.

L’Observatoire Juif de France, qui lutte contre le racisme, l’antisémitisme, le négationnisme, l’apologie du terrorisme et du nazisme dépose plainte à l’encontre d’un certain Joss Calahan et Christian Salesse, qui dans des post se livrent, à de violentes diatribes antisémites et racistes, comme en  témoignent certaines des publications    ci –dessous :

Post de Joss Calahan 
Publications de Christian Salesse
« grosse pute suceuse de blanc a kippa argenté je suis plus noir que toi socialement sal pute de négresse »

« pendant que les putes gauchiste et leur maitre juif cosmopolite et sorros veulent des clando dégénéré bougnoule pour l europe . la stabilité chrétiene arabe la sédentarisation »

«  la synagogue le juif et c est grosse putes »

Ces invectives et ces appels à la haine tombent sous le coup de la loi pénale avec la circonstance aggravante qu’il livre des noms de personnalités juives ou supposées telles à la vindicte du grand public.

Nous, Observatoire Juif de France, avons pour but de traquer sans relâche les racistes, les antisémites et les xénophobes.

Le Président

René Lévy

Hitler est blond et porte une robe : c’est ainsi que le décrit Clémentine Autain…

 

ON NOUS L’A CHANGÉ !

Elle est insoumise. Pourquoi se soumettrait-elle à l’intelligence ?

D’après toutes les images dont on dispose le chancelier du III ème Reich était un petit brun chétif et portant moustache. Rien d’un Aryen. Ce qui a permis à Charlie Chaplin, petit brun, chétif et moustachu de l’incarner au cinéma. 

Mais Clémentine Autain le voit autrement. Et elle se le représente sous les traits d’une Aryenne incontestable, blonde et vêtue une robe. Il se trouve que la vaillante militante insoumise a été bouleversée par une déclaration de Valérie Pécresse. 

La Présidente de la région Île-de-France avait fait remarquer que chez elle « la véritable menace ce n’était pas le Rassemblement National mais la collusion entre les islamo-gauchistes et les islamistes ». Les résultats obtenus, et annoncés, de la formation de Marine Le Pen dans cette région sont en effet particulièrement misérables. 

La réaction de Clémentine Autain a été immédiate : « on connaît malheureusement le refrain : plutôt Hitler que le Front Populaire ! ». Notons en passant que de Front Populaire en Île-de-France il n’y en aura pas : Insoumis, Communistes, Socialistes et Écologistes sont incapables de s’entendre. 

Ce qui leur promet un triste résultat aux Régionales et ce qui explique certainement l’énervement de Clémentine Autain. Car parler d’Hitler à tout bout de champ ne constitue pas un signe de bonne santé mentale. 

On pourrait trouver simplement grotesque et ridicule la sortie de Clémentine Autain. Elle est plus que ça. Elle vient confirmer qu’à l’extrême-gauche on n’a ni idées, ni colonne vertébrale idéologique. On n’argumente plus, on vocifère. 

Le chef, Jean-Luc Mélenchon, donne l’exemple. Il crie, il insulte et fait des moulinets avec ses bras. À le regarder on peut trouver une certaine ressemblance dans sa gestuelle et ses paroles avec celles d’Adolf Hitler. 

Normalement on devrait s’interdire ce genre de comparaison. Mais les émois de Clémentine Autain nous y autorisent. Pour rester dans la trame de cette tragédie bouffonne nous conclurons par « plutôt Hitler que Clémentine Autain ». Comme je ne vote pas en Île-de-France merci de ne pas y voir un choix électoral.

Publication intégrale de la réponse du Groupe JCDecaux

Nous avons reçu la réponse du Groupe JCDecaux suite à notre indignation et à notre demande de clarification concernant l’usage des panneaux publicitaires du Groupe à des fins d’apologie à la haine raciale et à l’antisémitisme.

Cette réponse, très rapide avec arguments clairs à l’appui, notamment la proposition des services juridiques du groupe à collaborer avec l’Observatoire Juif de France dans le combat contre l’affichage sauvage à caractère antisémite sur ses supports, nous donne pleinement satisfaction.

La publication intégrale de la réponse du Groupe JCDecaux ne peut qu’en témoigner.

Le président
René Levy

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Monsieur le Président,

J’ai bien pris connaissance de votre message.

Je souhaite vous informer avant toute chose que JCDecaux n’est aucunement responsable des agissements scandaleux que vous dénoncez légitimement et que nous sommes nous-mêmes victimes puisque nos dispositifs publicitaires ont été frauduleusement ouverts pour y installer des affiches antisémites.

Les affiches concernées ont été, dès dimanche dernier, retirées et nous avons comme nous le faisons systématiquement  porté plainte. Dans ce cas précis, nous avons complété la plainte que nous avions déposée au début du mois de mars à la suite des premiers piratages similaires survenus à Lyon et sa banlieue dans le contexte du procès “Zemor”. En revanche et nous le déplorons comme vous, nous ne pouvons empêcher la circulation de photos de ces affiches sur les réseaux sociaux.

Ces derniers mois, nous avons subi un certain nombre de piratages de même nature dans d’autres villes et nous avons, comme indiqué précédemment,  systématiquement porté ces délits intolérables devant les tribunaux. A cet égard et comme nous y avons invité d’autres organisations similaires à la vôtre, nous vous encourageons vivement à joindre vos efforts aux nôtres et à déposer plainte également de façon à obtenir une entière mobilisation des forces de police et de justice pour faire cesser ces agissements. Le cas échéant, vous ou votre conseil pouvez contacter M. Bertrand Allain, Directeur Juridique Groupe en charge de piloter ces actions, aux fins d’une bonne coordination.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués

 

L’Observatoire Juif de France a été alerté par la présence d’une Affiche hostile à Israël sur un panneau publicitaire JCDecaux se trouvant place Massé à Lyon.

L’Observatoire Juif de France a saisi la Direction de JCDECAUX, spécialisée dans la publicité urbaine, pour avoir laissé que soit affiché sur ses espaces publicitaires, par une organisation hostile à Israël, dont l’affiche représente un enfant pleurant  à côté d’un soldat, avec comme texte:                                     

“STOP À LA TORTURE ET LA DÉTENTION DES ENFANTS PALESTINIENS ! NON A LA COLLABORATION AVEC LE TERRORISME D’ETAT ISRAELIEN.” 

Cette image circule de plus sur les réseaux sociaux.

L’Observatoire Juif de France  rappelle que le boycott est un délit prévu et réprimé par la loi française.
 
Ce délit étant illégal en France, nous considérons que la société française JCDECAUX a l’obligation de déposer plainte.
C’est pourquoi l’Observatoire Juif de France met en demeure par courriel à effectuer cette démarche et en leur rappelant qu’ils ont eu à subir ce genre ce type dans différentes villes.
 
Nous rappellerons que l’incitation à la haine d’Israël est la cause princiaple du passage à l’acte anti-juif, que l’appel au boycott d’Israel, que l’anti-sionisme est la nouvelle arme des antisémites. 

L’Observatoire Juif de France apprend avec stupeur la découverte d’inscriptions à caractère antisémite sur les murs du Collège Gérard Philippe de Chauvigny en Nouvelle Aquitaine ainsi que les menaces de mort visant le principal de ce collège.


Les avocats de l’Observatoire Juif de France déposent plainte à l’encontre des individus qui se seraient rendus coupable de ces actes délictueux.

L’Observatoire Juif de France, dont la mission est de poursuivre toutes celles et tous ceux qui se livreraient à des actes antisémites, apporte son soutien au principal du Collège de Chauvigny, à tout le corps enseignant et administratif de l’établissement, et partage la vive émotion des chauvinois.

 

Tags antisémites et menaces de mort sur les murs du collège de Chauvigny.

 
La cellule d'investigation criminelle de la gendarmerie a été dépêchée sur place dès samedi matin.

La cellule d’investigation criminelle de la gendarmerie a été dépêchée sur place dès samedi matin.
© (Photo Robert Benoist)

Vive émotion, dans la Vienne, après la découverte, ce samedi 1er Mai 2021, de tags antisémites et de menaces de mort visant le principal du collège de Chauvigny.

Stupeur et consternation ce samedi matin après la découverte  de tags racistes, antisémites, de croix gammées et de menaces de mort à l’encontre du principal, à l’intérieur du collège Gérard-Philipe de Chauvigny, dans la Vienne. Selon nos informations, c’est une voisine employée du collège qui aurait aperçu ces tags et qui aurait alerté le principal. Et ce dernier aurait ensuite averti la gendarmerie. 

Ces tags suscitent une vive émotion et une cascade de réactions dans les milieux politiques locaux et  départementaux.

“C’est dramatique ! Écrire de tels propos racistes, antisémites sur les murs à l’intérieur du collège c’est complètement fou. Mais le pire, ce sont ces menaces de mort envers le principal et c’est complètement inadmissible“, lance le maire Gérard Herbert qui s’est rendu sur place après avoir été alerté par le directeur d’académie. Ajoutant :  “J’ai averti le sous-préfet de Montmorillon et le président du département et je sais que cette affaire est remontée jusqu’au ministère de l’Éducation.”

Des prélèvements par la Cellule d’investigation criminelle

Même réaction du côté du conseiller départemental Alain Fouché qui s’est lui aussi rendu sur place : “C’est ignoble et lâche de rappeler un régime responsable de millions de morts. Et menacer de mort le responsable de ce collège, qui est une personne remarquable, c’est encore plus dégueulasse !” Le président du conseil départemental, Alain Pichon a également été l’un des premiers à condamner “avec la plus grande fermeté” ces inscriptions antisémites et menaces de mort. 

Les militaires de la communauté de brigades de Chauvigny et Saint-Julien-l’Ars, avec à leur tête le chef d’escadron Benjamin Duval, commandant la compagnie de gendarmerie de Montmorillon, ont procédé aux premières constatations. Ils ont été rejoints vers 11 h 15 par la Cellule d’investigation criminelle de la gendarmerie de Poitiers, pour effectuer des prélèvements sur les lieux.

la Nouvelle République.fr

L’Observatoire Juif de France, dont l’objet est de combattre l’antisémitisme et ses formes négationnistes, apologétiques du nazisme et du terrorisme, dépose plainte entre les mains de Monsieur le Procureur de la République, à l’encontre d’un individu se disant Manu Desgranges.

Nos Avocats  ont déposé plainte entre les mains du Procureur de la République à l’encontre d’un individu se disant Manu Desgranges qui a créé et anime une chaine sur YouTube dite « Manu Le réveil des moutons » qui se révèle fondée sur un antisémitisme morbide car nommant par leurs noms des personnalités aux noms laissant entendre qu’ils sont juifs, même si ce n’est pas le cas, tous accusés de comploter contre la République.

Les Médias le décrivent en ces termes :

« Manu Desgranges est un vidéaste et militant politique français.

Il a effectué sa toute première interview à Istanbul avec le pianiste Stéphane Blet[1]. Parmi les autres personnalités invitées de l’émission, on compte le porte-parole des Nationalistes Yvan Benedetti[2], l’avocat Damien Viguier[3], le cadre du Rassemblement National Bruno Gollnisch[4], ou le journaliste Alimuddin Usmani.[5]

Dans son rendez-vous hebdomadaire avec Stéphane Blet, L’Actu au diapason, il en profite pour déclarer son soutien à Dieudonné[7] dont le bus a été perquisitionné par la police.

Ces invectives et ces appels à la haine tombent sous le coup de la loi pénale avec la circonstance aggravante qu’il livre des noms de personnalités juives ou supposées telles à la vindicte du grand public.

Nous, Observatoire Juif de France, avons pour but de traquer sans relâche les racistes, les antisémites et les xénophobes.

Le Président

René Lévy

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Affaire Sarah Halimi: «Pour protester contre le jugement de Kobili Traoré, j’ai rendu ma robe de juge !» L’Observatoire Juif de France, tient à saluer et rendre hommage de Monsieur Jack Broda par son geste honorable.

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN – Jack Broda, juge du Pôle Social du Tribunal de Grande Instance de Nancy, a démissionné de ses fonctions pour protester contre la décision de justice rendant Kobili Traoré, le meurtrier de Sarah Halimi, pénalement irresponsable. Il espère une transformation de la loi et un nouveau jugement.

Par Aziliz Le Corre
Dimanche 25 avril, plusieurs manifestations ont eu lieu en France pour demander justice pour Sarah Halimi.

Jack Broda est pharmacien de formation, devenu juge au Tribunal de Commerce de Nancy, puis juge du Pôle Social du Tribunal de Grande Instance de Nancy jusqu’à sa démission pour protester contre le jugement de Kobili Traoré, le meurtrier de Sarah Halimi.
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FIGAROVOX. – Dans un article publié par nos confrères de L’Est Républicain , vous expliquez avoir rendu votre robe de juge, après le jugement de Kobili Traoré, le meurtrier de Sarah Halimi. Pouvez-vous nous expliquer votre acte ?


Jack BRODA. – Quand le jugement a été rendu et que la cour de cassation a confirmé que Kobili Traoré, le meurtrier de Sarah Halimi, était rendu inaccessible à toute sanction pénale, ma première réaction en tant que juge a été de me dire «Je rêve !». Pour protester, j’ai décidé de démissionner de mes fonctions. Ma démission a été acceptée et… regrettée.

Sur le fond de l’affaire, je dirai qu’il y a la loi et l’esprit de la loi. Il n’y a pas de réponse automatique sur un problème judiciaire par le biais d’une expertise, car l’expert exprime un avis, qui doit être corroboré par toutes les pièces du dossier.

Dans une autre vie, pharmacien, j’ai eu la chance de passer un diplôme d’éthique médicale, c’est une discipline précise dans la laquelle tous les éléments constitutifs des difficultés liées à la profession sont évoqués : médecins, patients, droits et devoirs de chacun. Il ne serait pas inutile d’instituer un nouveau diplôme universitaire d’éthique judiciaire comparable à celui de la médecine.

Quand on fait appel à un expert, le but n’est pas d’opiner du chef sur son rapport, il est nécessaire d’écouter, d’analyser tous les avis à charge et à décharge et ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un procès et in fine le tribunal rendra son verdict en son âme et conscience.
Le manque de réflexion peut conduire à un manque de compréhension et d’analyse. Quand on fait appel à un expert, le but n’est pas d’opiner du chef sur son rapport, il est nécessaire d’écouter, d’analyser tous les avis à charge et à décharge et ceci ne peut se faire que dans le cadre d’un procès et in fine le tribunal rendra son verdict en son âme et conscience.

La justice ne doit pas être rendue par les experts.C’est pourquoi, je souhaite vivement un nouveau procès.

Il ne serait pas inutile d’instituer un nouveau diplôme universitaire d’éthique judiciaire comparable à celui de la médecine.

En tant que juif, évidemment cela m’a troublé : qu’est-ce que cette justice qui prend fait et cause pour ce qui semble être un assassinat antisémite ?

Je veux pourtant continuer à croire en l’institution que j’ai servie pendant plus de 25 ans.

À la suite des manifestations dans plusieurs grandes villes de France pour réclamer justice, le garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, a annoncé que le gouvernement présentera fin mai en conseil des ministres un projet de loi pour combler le vide juridique apparu dans l’affaire Sarah Halimi. Est-ce une victoire ?

Enfin ! C’est une nécessité ! La loi ne doit pas être transformée de fond en comble.

Si la personne a tenu à se mettre dans cette position de délire : si elle boit, prend des drogues, elle recherche donc un état qui doit lui permettre d’outrepasser la loi.
L’article 122-1 du code pénal dispose :

« N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ces actes. »

Il suffit d’ajouter :

« Sauf si ce trouble résulte de la consommation de produit stupéfiant, de drogue ou d’alcool. »

Si la personne a tenu à se mettre dans cette position de délire : si elle boit, prend des drogues, elle recherche donc un état qui doit lui permettre d’outrepasser la loi. Dans ce cas manifestement Kobili Traoré est pénalement responsable car selon l’axiome latin : Nemo auditur propriam turpitudinem allegans (« Nul n’est recevable à invoquer sa propre turpitude »).

Comprenez-vous qu’il faille attendre l’émoi du pays tout entier pour que le gouvernement réagisse ?

Les gouvernements se succèdent et malheureusement sur des sujets lourds et graves, ils n’osent pas toujours aller à l’encontre des corporations.

Il est encore temps de soutenir la proposition de loi de Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, qui associée à des initiatives parlementaires de Roger Karoutchi et de Jean Sol, évoque le principe de l’irresponsabilité pénale qui doit se décider à l’audience et non en chambre d’instruction.
Si le gouvernement a mis du temps à réagir respectant la séparation des pouvoirs, Emmanuel Macron a bien compris les enjeux de ce jugement me semble-t-il.

Il est encore temps de soutenir la proposition de loi de Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne, qui associée à des initiatives parlementaires de Roger Karoutchi et de Jean Sol, évoque le principe de l’irresponsabilité pénale qui doit se décider à l’audience et non en chambre d’instruction.

 

Une odeur de Vichy.

PAR FRANZ-OLIVIER GIESBERT

Que les Vichyssois, les habitants de la cité thermale, veuillent bien nous pardonner. Ce n’est pas après leur merveille de ville que nous en avons, mais après le climat de lâcheté qui flotte sur le pays et rappelle, à certains égards, celui de l’Occupation nazie.

Le Maréchal est revenu. Toujours aussi pleutre qu’en 1940, il est partout, dans la justice ou la politique, et il a ses entrées dans les médias. Le pétainisme, cette idéologie de l’armistice et de l’apaisement, infecte d’abord l’ultragauche, mais aussi la gauche douloureuse et la droite mollasse.

Le pétainisme trouble la vue quand il n’aveugle pas. Après qu’une policière a été égorgée à Rambouillet, vendredi dernier, au cri d’« Allahou akbar », Jean-Luc Mélenchon se garde bien de qualifier ce crime : c’est « un meurtre », point barre, il n’est pas question de qualifier d’islamiste le forfait ni son auteur, qui était par ailleurs « dépressif » (encore une « victime » !). Et il appelle au « sang-froid », sans doute pour pouvoir continuer à manifester tranquillement contre l’islamophobie et… les violences policières. 

Le pétainisme est une nouvelle forme de bigoterie qui prétend tirer à sa façon les leçons de la tuerie de Charlie Hebdo, que l’équipe du journal aurait finalement bien « cherchée ». L’un des gourous en vogue, François Héran, sociologue et professeur au Collège de France, excusez du peu, ose prétendre, toute honte bue, qu’en France la liberté d’expression « tend à étouffer ou absorber » la liberté de croyance. En somme, instituons vite le délit de blasphème réclamé à tue-tête par les islamistes, et qu’on n’en parle plus ! 

Le pétainisme, ontologiquement hostile à la laïcité, accepte que la vérité puisse devenir sacrilège et que soient instituées dans notre droit, comme dans la plupart des pays musulmans, des peines pour « quiconque offense le Prophète ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’Islam ». Telle est la loi en Algérie, où vous pouvez croupir des mois en cellule après qu’on a trouvé chez vous un coran avec une page déchirée, ou écoper de trois ans de prison, comme Saïd Djabelkhir, chercheur de renom, pour avoir écrit, entre autres, que le sacrifice du mouton, tradition musulmane, existait avant l’avènement de l’islam, ce qui n’est pourtant pas discutable. 

Le pétainisme ne souffre pas que soient remises en question les décisions de justice, y compris quand elles sont abjectes, aujourd’hui comme dans les années 1940. Un arrêt historique de la Cour de cassation a ainsi décidé que l’assassin islamiste d’une juive, Sarah Halimi, ne serait pas jugé parce que l’absorption d’une dose (modérée) de cannabis avait provoqué chez ce « malheureux » une « bouffée délirante aiguë ». Aussitôt, les Trissotin officiels ont ginginé des hanches pour nous expliquer que la haute juridiction n’avait fait qu’appliquer le droit et l’article 122-1 du Code pénal, lequel conclut à l’irresponsabilité pénale en cas d’abolition du discernement du criminel. Les jobards !

Le pétainisme et sa camarilla veulent nous tromper, comme au temps de Radio-Paris, la voix de Vichy : « Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand »,disaient les résistants. Pourquoi l’instruction a-t-elle été bâclée ? Pourquoi l’abus de stupéfiants, considéré jusqu’à présent par la justice comme une circonstance aggravante, est-il devenu, soudain, une circonstance atténuante ? Risibles et pathétiques sont, de surcroît, les déclarations du procureur général François Molins, qui ne voit pas de contradiction en droit dans le fait qu’ait été reconnu par les hauts magistrats le caractère antisémite du crime alors qu’il aurait été soi-disant commis en l’absence de discernement ! 

Le même Molins qui, dans une tribune signée avec Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, s’était cru autorisé, il n’y a pas si longtemps, à demander quasiment la tête du garde des Sceaux, Éric Dupond-Moretti, coupable d’avoir fait diligenter une enquête administrative sur les turpitudes du Parquet national financier, qui serait donc au-dessus des lois ! Pour qui ces gens-là se prennent-ils ? Où sont passés le régalien et le devoir de réserve ? Mais ne déprimons pas. Nous ne sommes pas à Fort Apache : cette fois, la cavalerie arrive, elle est même là… 

Le pétainisme est « français de souche »comme on dit à l’extrême droite. Les épigones islamo-gauchistes de La France soumise (Mélenchon, Hamon, Bayou, Piolle, Plenel, Autain…) ont d’ordinaire des noms qui fleurent le vieux terroir bien de chez nous. Face à eux, les résistants de la France libre s’appellent Amine El Khatmi, Sonia Mabrouk, Rachel Khan, Fatiha Agag-Boudjahlat, Linda Kebbab, Lydia Guirous, Mohamed Sifaoui, etc. Souvent venus de ce qu’on appelait jadis la gauche, ils connaissent presque tous les islamistes et savent de quoi ils parlent. Ce sont eux qui incarnent le mieux l’avenir du pays et son « âme spirituelle », qu’ils célèbrent contre les néocollabos, sans démagogie, avec les mots de Bernanos ou de Péguy. Il faudrait les remercier chaque semaine !

Quelques réactions suite au lâche assassinat de Madame Sarah Halimi et au digne rassemblement pour protester contre ce non-procès. “Des mots encore des mots”.

Affaires Halimi et Viry-Chatillon : le Conseil de la magistrature s’insurge contre la “mise en cause” de la justice

“L’institution judiciaire doit pouvoir continuer de juger, à l’abri des pressions, en toute indépendance et en toute impartialité”, écrit le CSM dans un communiqué. 

 Anne Hidalgo annonce qu’une rue de Paris “portera le nom de Sarah Halimi”

A la suite de la décision de la Cour de cassation concernant l’irresponsabilité pénale du meurtrier de la sexagénaire juive, la maire socialiste dit souhaiter qu’il y ait “une nouvelle loi”.

“Ce sera aussi une façon de lui rendre justice.” Anne Hidalgo l’a annoncé, dimanche 25 avril, lors du rassemblement organisé place du Trocadéro pour contester l’absence de procès après le meurtre de cette sexagénaire juive en 2017 : “Une rue portera le nom de Sarah Halimi à Paris.” “C’est un projet sur lequel nous allons travailler avec la famille”, a expliqué la maire de Paris.

 Affaire Sarah Halimi : le gouvernement annonce un projet de loi sur l’irresponsabilité pénale

Répondant à la demande d’Emmanuel Macron, le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a indiqué que le projet de loi serait présenté “fin mai” en Conseil des ministres.

 

 

USA: quatre synagogues vandalisées dans le Bronx à New York

 

i24NEWS26 avril 2021 à 08:54dernière modification 26 avril 2021 à 13:24clock 2 min

Des policiers devant le Riverdale Jewish Center dans le quartier du Bronx à New York
AP Photo/David GoldmanDes policiers devant le Riverdale Jewish Center dans le quartier du Bronx à New York.

“Nous nous opposerons fermement à la haine”

Quatre synagogues du quartier Riverdale dans le Bronx à New York ont ​​été vandalisées dans la nuit de samedi à dimanche, rapporte le Jewish Telegraphic Agency.

Les fenêtres du Riverdale Jewish Center, de la synagogue conservatrice Adath Israel, du Young Israel et du Chabad ont été brisées par des jets de pierres.

Aucun suspect n’a pour l’heure été arrêté.

La présence policière sera désormais renforcée autour des synagogues, selon le gouverneur de New York, Andrew Cuomo.

“Une attaque contre une synagogue est une attaque contre toutes les synagogues, toutes les institutions juives et tous les lieux de culte”, lit-on dans un e-mail envoyé par le Riverdale Jewish Community Partnership, un groupe communautaire juif.

“Nous nous opposerons fermement à la haine et continuerons d’être fiers d’être juifs, de nous engager dans nos activités personnelles, institutionnelles et communautaires et de nous soutenir les uns les autres”.

Selon des images des caméras de surveillance examinées par le Service de sécurité qui protège les synagogues, on aperçoit un suspect qui a également vandalisé deux des synagogues plus tôt dans la semaine.”Nous sommes préoccupés par le fait que les institutions juives soient prises pour cibles pour la troisième fois consécutive en une semaine”, a écrit le directeur national du Service de sécurité Evan Bernstein dans un communiqué.

“Les récits de témoins oculaires rapportés par nos équipes, associés aux images des caméras de surveillance montrent que le suspect avait une volonté claire de nuire à la communauté juive”, a-t-il ajouté.



L’Observatoire Juif de France, dépose plainte entre vos mains contre Boris LE LAY multirécidiviste, condamné de nombreuses fois pour ses propos antisémites diffusés sur la toile.

Suite à des informations qui nous été communiquées par BTA et vérifiées par nos soins, l’Observatoire Juif de France, dont l’objet est de combattre l’antisémitisme et ses formes négationnistes, apologétiques du nazisme et du terrorisme, dépose plainte entre vos mains contre Boris LE LAY multirécidiviste, condamné de nombreuses fois pour ses propos antisémites diffusés sur la toile.

Cette fois il réitère sans vergogne ses déclarations sur son lien «  Démocratie participative ».

Il s’attaque notamment au «  juif perfide Manigold, restaurateur » J’observe le rat juif Manigold depuis quelques temps maintenant.

J’ai pour habitude de suivre le moindre membre du peuple élu qui fait inexplicablement irruption dans la synagogue médiatique car je sais d’expérience que lorsqu’un colporteur circoncis surgit miraculeusement de la sorte dans chaque foyer de France, Jéhovah se prépare à poignarder dans le dos sa victime.

Et j’ai enfin ma réponse.

Présenté comme une « voix critique » des mesures de terreur sanitaire gouvernementales par BFMTV, le « restaurateur » Manigold « supplie » les commerçants d’obéir au doigt et à l’œil aux autorités alors que la rumeur d’une ouverture sauvage des restaurants court.

Ces invectives et ces appels à la haine tombent sous le coup de la loi pénale avec la circonstance aggravante qu’il livre des noms de personnalités juives ou supposées telles à la vindicte du grand public.

Face à ces propos que la Justice a déjà condamné, nous attendons qu’elle se montre intraitable et condamne sévèrement ce récidiviste.

Nous, Observatoire Juif de France, avons pour but de traquer sans relâche les racistes, les antisémites et les xénophobes.

Le Président

René Lévy

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L’Observatoire Juif de France a donc décidé de déposer plainte à l’encontre de Monsieur Pascal Boniface

L’Observatoire Juif de France  reprend ses actions juridiques et judiciaires à l’encontre des propos et des actes antisémites, négationnistes et l’apologie du nazisme et du terrorisme.

L’Observatoire Juif de France a donc décidé de déposer plainte à l’encontre de Monsieur Pascal Boniface, à propos de la vidéo YouTube du 02 avril 2021 qu’il diffuse sur les réseaux sociaux en suivant le lien suivant : https://youtu.be/dHKQMEFWLU4.

Cette Personne, instruite et éduquée dans les meilleures écoles de la République, qui connai donc la valeur des mots, et éventuellement leur conséquence, a cru devoir publier une vidéo dans laquelle, dans un premier temps il étale son ego surdimensionné dans laquelle il se vante avec complaisance, des livres qu’il a écrit et des Instituts qu’il a créé. Dans une deuxième séquence il se plaint d’être écarté par les grands Médias audiovisuels et de la Presse écrite. Il se dit « Blacklisté par France Inter, France Culture et le Monde ».

A notre avis très probablement seule la qualité de ses analyses sur le monde politique et géopolitique ont été retenues.

A plusieurs reprises il se prétend inscrit sur une « liste noire » qui lui interdirait de s’exprimer alors qu’il se dit être un géopoliticien d’envergure internationale.

Il serait interdit en raison de sa critique permanente de l’État d’Israël, de son gouvernement, voire de ses positions antisionistes.

Par des propos lénifiants, il distille la théorie d’un complot ourdi en faveur de l’État d’Israël, par ces grands médias « qui ne sont pas la propriété de leurs dirigeants ».

il laisse entendre que ces Médias sont, soit dirigés par des juifs « Madame Bloch de France Inter », soit par des journalistes couards, craignant de perdre leurs postes.

L’Observatoire Juif de France a demandé des poursuites à son encontre et son renvoi devant la Juridiction répressive qui, nous l’espérons prononcera une sanction sévère.

Ils trouveront à chaque fois, l’Observatoire Juif de France-O J F, sur leur chemin, pour les renvoyer devant leurs juges.

René Lévy – 06 08 27 14 18

SELON NOS SOURCES LE LACHE ASSASSIN A CRIE “ALLAH OUAKBAR” AVANT DE PORTER DES COUPS DE COUTEAUX MORTELS.

DIRECT. Fonctionnaire de police tuée à Rambouillet : Jean Castex et Gérald Darmanin se rendent sur place

Une fonctionnaire de police a été mortellement attaquée à l’arme blanche vendredi à Rambouillet, dans les Yvelines. L’assaillant est mort.

CE QU’IL FAUT SAVOIR

Le Premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sont attendus sur les lieux du drame, à Rambouillet (Yvelines), où une fonctionnaire de police a été mortellement attaquée au couteau par un homme, vendredi 23 avril. Suivez notre direct.

Une fonctionnaire de police tuée au couteau. La victime de l’attaque de Rambouillet est une agente administrative au commissariat de Rambouillet, a appris franceinfo de source policière. Elle se trouvait dans le sas d’entrée du bâtiment lorsqu’elle a été attaquée.

 L’assaillant est mort. Le suspect, qui avait été interpellé plus tôt dans l’après-midi, a succombé à ses blessures après avoir été touché par balles, affirment des sources policières à franceinfo et France Télévisions. L’assaillant, de nationalité tunisienne, était âgé de 36 ans. Inconnu des services de renseignement, il était arrivé en France en 2009.

 Le parquet national antiterroriste pas saisi “à ce stade”. “Une évaluation est en cours par la Sdat [Sous-direction antiterroriste]“, a expliqué à l’AFP le parquet national antiterroriste.

LE LIVE

Suivez le live et réagissez en direct
#RAMBOUILLET
JeanCASTEX
JeanCASTEX

#RAMBOUILLET La République vient de perdre l’une de ses héroïnes du quotidien, dans un geste barbare et d’une infinie lâcheté. À ses proches, je veux faire part du soutien de la Nation tout entière. À nos forces de sécurité, je veux dire que je partage leur émotion et leur indignation.

franceinfo

#RAMBOUILLET Le Premier ministre réagit sur Twitter, rendant hommage à cette fonctionnaire de police.

franceinfo

#RAMBOUILLET Le Premier ministre, Jean Castex, et le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, sont arrivés sur place. Vous pouvez suivre l’édition spéciale de notre chaîne, dont les caméras sont sur place, dans ce direct.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE NOUVELLE PLAINTE DEPOSEE

L’Observatoire Juif de France a pour objet la lutte contre l’antisémitisme, le négationnisme, l’antisionisme, le racisme et toute forme d’intolérance.

Nous continuons d’assister  à un déferlement de haine et de violence de plus en plus virulent sur les réseaux sociaux.

Des informations communiquées par BTA et vérifiées par nos soins ont amené nos avocats à déposer plainte auprès de Monsieur le Procureur de la République, contre le dénommé Patrick LAINE déjà condamné en 2019 pour des faits de cette nature.

Cet individu a tenu des propos antisémites et négationnistes, faisant l’éloge, du IIIème Reich, du Protocole des Sages de Sion, et d’appeler à boycotter les produits israéliens au mépris de la loi interdisant le boycott, et de proférer d’autres insanités. Il a même déclaré : « les cafards de BTA seront bientôt éradiqués ».

Face à ses propos que la Justice a déjà condamné, nous attendons qu’elle se montre intraitable et condamne sévèrement ce récidiviste.

Nous, Observatoire Juif de France, avons pour but de traquer sans relâche les racistes, les antisémites et les xénophobes. Aussi, nous œuvrerons à travailler la main dans la main avec les organisations et associations qui souhaiteraient être à nos côtés.

Aussi, nous remettrons à toutes les associations qui le souhaitent nos dossiers complets et DVD liés à nos dépôts de plainte.

Le Président

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DECIDEMMENT ILS N’ONT RIEN COMPRIS Affaire Sarah Halimi : la prise de drogues entraîne-t-elle une irresponsabilité pénale ?

Factuel
Factuel

INTERVIEW CRIF – “JUDAÏSME EN MOUVEMENT VEUT FAIRE VIVRE UN JUDAÏSME OUVERT, ÉGALITAIRE ET MODERNE”, JEAN-FRANÇOIS BENSAHEL & GAD WEIL

 

L’association Judaïsme En Mouvement (JEM) est née le 23 septembre 2019, suite au vote des deux plus grandes communautés juives libérales françaises : le Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) et l’Union Libérale Israélite de France (ULIF). Quel est son objectif ? Quelles sont ses valeurs ? Entretien avec Jean-François Bensahel et Gad Weil, Co-présidents de Judaïsme En Mouvement.

Judaïsme En Mouvement (JEM) est né en septembre 2019, de la fusion du rapprochement du Mouvement Juif Libéral de France (MJLF) et de l’Union Libérale Israélite de France (ULIF Copernic). Quel est son objectif?

Jean-François Bensahel et Gad Weil : JEM veut faire vivre un judaïsme ouvert, égalitaire et moderne. Dans la tradition de Hillel et de son école qui avait disparu dans notre pays. Chacun y vient à la rencontre de sa judéité comme il l’entend, sans que personne ne juge personne. Le judaïsme est pluriel par essence ; c’est tout le contraire du monolithisme. Chacun a quelque chose à apporter, quelque chose à apprendre, et quelque chose à enseigner, quelque chose à donner.

C’est le judaïsme de la majorité des Français juifs qui ne savaient pas à quelle porte frapper pour se faire entendre. Et nous leur proposons de ne pas renier les acquis de la modernité à laquelle ils sont tant attachés ainsi que leur attachement à la France. Il est en effet vital de renouer les liens distendus entre la France et sa composante juive. Comme d’entretenir l’ahavat Israël.

 

Quels messages et quelles valeurs souhaitez-vous véhiculer ?

Jean-François Bensahel et Gad Weil : JEM défend un judaïsme qui se tient aux avant-postes de la modernité, de l’égalité des sexes, du combat pour les droits de l’homme et pour les valeurs de la République. Nous croyons fermement que le judaïsme n’est pas figé et ne l’a jamais été, c’est pourquoi nous nous attachons sans cesse à confronter les sagesses du passé aux réalités du temps présent, en cherchant toujours leur point d’harmonie.

En hébreu il est question de nos textes comme d’une Torat Hayim : un enseignement de vie. Dans ce sens, fidèles à l’enseignement de nos Sages, nous nous efforçons de toujours trouver en eux un enseignement nouveau et de nous demander comment des textes millénaires continuent de nous parler. Cette obstination parfois paradoxale à se renouveler autant qu’à se transmettre est au cœur de l’essence de JEM.

 

Quels sont les projets en cours et à venir de JEM ?

Jean-François Bensahel et Gad Weil : Malgré le contexte difficile lié à la situation sanitaire, JEM fourmille de projets pour 2021. Nous souhaitons poursuivre notre croissance. Des communautés qui se reconnaissent dans nos valeurs vont nous rejoindre, à Paris et en province.

Nous voulons également toucher des familles éloignées géographiquement de Paris à travers tout le contenu que nous offrons en ligne. Depuis le premier confinement, nous proposons une grande partie de nos activités à distance. Nous allons continuer dans cette direction, avec l’objectif de construire une véritable synagogue digitale, proposant des offices, mais aussi des cours et des activités culturelles en streaming. Nous voulons permettre à chacun, où qu’il se trouve, de rester connecté à sa judéité. Et d’agir en juif.

Nous n’oublions pas le « présentiel » pour autant : nous sommes impatients de pouvoir rouvrir à 100% nos lieux de culte, que nous concevons comme des lieux de vie à part entière, où l’on vient pour prier mais aussi pour se rencontrer, apprendre, échanger.

 

Que proposez-vous pour la jeunesse ?

Jean-François Bensahel et Gad Weil : Nous nous attachons tout particulièrement à proposer une programmation ambitieuse pour la nouvelle génération, car c’est sur elle que repose notre avenir, et parce que ce sont nos jeunes qui pâtissent peut-être le plus terriblement de la période actuelle. Pour les aider à trouver leur place dans ce monde de plus en plus complexe, JEM a mis en place le LAB : un programme qui les accompagne dans la construction de leur projet professionnel.

Nous leur proposons aussi un peu de légèreté, avec le Catskills Comedy by JEM, un tremplin pour permettre aux talents humoristiques de s’exprimer. Parce que le judaïsme, c’est aussi l’humour juif !

Enfin, nous voulons faire de JEM un lieu d’engagement pour les jeunes, à travers « l’école de la solidarité », un programme qui leur permettra de s’impliquer auprès des plus fragiles.

 

Comment concevez-vous vos relations avec le Crif ?

Jean-François Bensahel et Gad Weil : Le Crif est un acteur essentiel et incontournable du judaïsme de France et que nous aimons beaucoup. Nous partageons avec le Crif de nombreux combats, notamment la lutte contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, et l’engagement pour la transmission de la mémoire de la Shoah. Nous partageons également un attachement profond à la République française et à ses valeurs.

JEM et le Crif ont travaillé main dans la main à plusieurs reprises, (en particulier) et très récemment à l’occasion de la commémoration des 40 ans de l’attentat de la rue Copernic, à l’automne dernier. Nous sommes très attachés à cette coopération, et avons la ferme volonté de continuer sans relâche à développer notre travail en commun.

 

Manifeste Judaïsme en Mouvement

 

FOG – L’honneur perdu de la justice française

 

ÉDITO. La Cour de cassation a confirmé l’irresponsabilité du meurtrier de Sarah Halimi, qui ne sera donc pas jugé. Un arrêt honteux pour notre éditorialiste.

FOG - L'honneur perdu de la justice francaise
FOG – L’honneur perdu de la justice française

Islamo-gauchisme et judéo-bolchevisme: le faux parallèle

ANALYSE – L’ancien ministre Benoît Hamon a comparé, sur France Inter, la situation présente avec les années 1930 et la montée d’un fascisme aux conséquences que l’on sait.

Benoît Hamon a fait un parallèle, sur France Inter samedi 17 avril, entre islamo-gauchisme et judéo-bolchevisme. PHILIPPE DESMAZES/AFP

Interrogé sur France Inter samedi 17 avril sur l’ «islamo-gauchisme», l’ancien ministre Benoît Hamon a déclaré: «J’observe qu’on a parlé des ‘‘judéo-bolcheviques’’ avant la Seconde Guerre mondiale, les mêmes, le même courant, maintenant ce sont les islamo-gauchistes. On ne se rend pas compte de là où on va aujourd’hui.» En faisant ce parallèle historique, Benoît Hamon mettait en garde sur le retour du même, tropisme intellectuel omniprésent à gauche qui consiste à comparer la situation présente avec les années 1930 et la montée d’un fascisme aux conséquences que l’on sait. Il n’est pas le seul à s’engouffrer dans cette brèche. L’historien Shlomo Sand, qui a lui-même «cessé d’être juif» par empathie pour la cause palestinienne, avait fait cette analogie lui aussi. Rebondissant sur l’usage de plus en plus répandu du terme«islamo-gauchisme» il avait évoqué son père communiste polonais qualifié jadis de «judéo-bolchevique».

 

Aujourd’hui le terme «islamo-gauchiste» ne désigne pas un intellectuel musulman converti au socialisme mais un compagnon de route parfaitement athée de la religion supposément des faibles. Cette expression, certes devenue galvaudée, désigne la convergence entre des intellectuels de gauche et des mouvements islamistes, par exemple le soutien à la révolution iranienne de la part de Sartre et Foucault, les défilés communs entre extrême gauche occidentale et Hamas au début des années 2000, l’aveuglement d’une partie de la gauche au péril islamiste après les attentats. Et ce pour plusieurs raisons: tiers-mondisme, recherche d’un prolétariat de substitution, ou culpabilité historique.

Née après la révolution de 1917, l’expression «judéo-bolchevisme»visait, elle, à dénoncer un complot juif derrière la prise de pouvoir en Russie. «Il n’y a plus moyen de contester que les 95% des grands chefs soviétistes soient juifs (…) Dans toute l’Europe, il est le voyageur de la révolution.» écrivait par exemple Charles Maurras dans l’Action française en 1920. On insiste aussi sur les origines juives de Karl Marx. On voit derrière l’internationalisme révolutionnaire la trace du«cosmopolitisme» juif. «Lorsqu’elle s’est diffusée, au début des années 1920, dans certains milieux anticommunistes et antisémites, l’expression ‘‘judéo-bolchevisme’’ signifiait que le bolchevisme était un phénomène juif et que les bolcheviques étaient en fait des Juifs (ou des ‘‘enjuivés’’)»rappelait récemment Pierre-André Taguieff dans Libération. Aussi, le«judéo bolchevisme» s’inscrit dans une histoire plurimillénaire de l’antisémitisme indissociable du complotisme qui conduit à supposer le pouvoir exorbitant d’une minorité juive dans les événements historiques (guerre, révolution, épidémie).

Vouloir calquer sur une haine supposée des musulmans le modèle de la haine des juifs, c’est faire fi de l’histoire spécifique de l’antisémitisme

Si l’antisémitisme s’appuie sur une rhétorique du complot, la dénonciation de l’islamo-gauchisme s’appuie sur une accusation de compromission bien différente. Cette comparaison fallacieuse entre islamo-gauchisme et judéo-bolchevisme n’est que la réplique d’une analogie tendancieuse entre une prétendue islamophobie de la France d’aujourd’hui et l’antisémitisme tel qu’il a pu se déployer en Europe dans l’entre-deux-guerres. On cherchera en vain les pogroms et les«nuits de cristal» visant les musulmans dans notre pays aujourd’hui. Vouloir calquer sur une haine supposée des musulmans le modèle de la haine des juifs, c’est faire fi de l’histoire spécifique de l’antisémitisme dont le judéo-bolchévisme n’était qu’un des manifestations.

Dans Les Origines du totalitarisme, Hannah Arendt montre bien les deux écueils à éviter lorsqu’on pense l’antisémitisme: l’idée d’un antisémitisme anhistorique, sorte de «malédiction» sur le peuple juif, et l’idée du «bouc émissaire» des Juifs comme victimes contingentes de l’histoire. Elle écrit: «Cette théorie qui présente les Juifs comme d’éternels boucs émissaires implique que le bouc émissaire aurait pu être tout aussi bien n’importe qui d’autre». Dire que les Juifs furent des boucs émissaires, c’est finalement éluder la profondeur et la spécificité de l’antisémitisme en affirmant que n’importe quels«parias» auraient pu subir ce déchaînement de violence.

C’est bien cette théorie que reprennent ceux qui voient dans les musulmans d’aujourd’hui les nouvelles victimes expiatoires de la crise de nos démocraties. C’est nier délibérément la montée de l’islamisme, et que celui-ci produit lui-même aujourd’hui dans certains milieux musulmans une nouvelle forme d’antisémitisme. Une réalité dont Benoît Hamon devrait tenir compte plutôt que de se lancer dans des rapprochements terminologiques hasardeux.

Affaire Sarah Halimi: “échec du système judiciaire français”, juge le Congrès juif européen

 

Une photo prise le 11 décembre 2019 montre une vue de la salle d'appel du palais de justice de Paris.
STEPHANE DE SAKUTIN / AFPUne photo prise le 11 décembre 2019 montre une vue de la salle d’appel du palais de justice de Paris.

“La Cour a fait preuve d’un manque de courage et de perspicacité stupéfiants”

Le Congrès juif européen (CJE) a vivement critiqué lundi la décision de la Cour de cassation de ne pas traduire en justice le meurtrier de Sarah Halimi, la sexagénaire juive tuée à Paris en 2017, demandant des mesures “pour que ce déni de justice ne se reproduise” pas.

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Mercredi, la Cour de cassation, tout en entérinant le caractère antisémite du crime, a confirmé l’irresponsabilité pénale du meurtrier, fort consommateur de cannabis depuis l’adolescence, pris d’une “bouffée délirante” lors des faits, selon les conclusions unanimes de sept experts qui l’avaient examiné successivement.

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“Il s’agit d’un échec considérable du système judiciaire français et d’un dangereux précédent pour l’Etat de droit et pour l’ensemble de la société, avec des conséquences potentielles pour toute l’Europe”, a déclaré le président du CJE, Moshe Kantor, dans un communiqué publié à Bruxelles.

“Si la Cour a finalement établi que la motivation antisémite de l’auteur était indiscutable, elle a fait preuve d’un manque de courage et de perspicacité stupéfiants en ne la considérant pas comme l’élément essentiel de cette affaire, contrairement à sa consommation de cannabis”, ajoute-t-il

Le CJE dit se joindre “à la communauté juive de France et au président Emmanuel Macron pour demander à l’Assemblée nationale de modifier les dispositions légales pertinentes concernant la responsabilité pénale et d’empêcher que ce déni de justice ne se reproduise”.

Dans un communiqué distinct, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, à Paris, a exprimé “son incompréhension” suite à cette décision, regrettant qu’elle “empêche la tenue d’un procès”. 

“Dans un contexte général où l’antisémitisme ne montre aucun signe de faiblesse, dans l’espace public comme sur les réseaux sociaux, la Fondation regrette le mauvais signal envoyé par cette décision”, a-t-elle écrit.

 

LES VERTS VIRENT AU GRIS

Affaire Sarah Halimi : Julien Bayou crée la polémique en évoquant «l’émoi de la communauté juive»

Le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts a évoqué la peine «de la communauté juive». Des mots que ses détracteurs, qui préfèrent parler de «communauté nationale», lui reprochent.


Affaire Sarah Halimi: Julien Bayou crée la polémique

«Je comprends l’émoi de la communauté juive, mais on doit conserver ce principe : ‘On ne juge pas les fous’ (…) La justice, ce n’est pas la vengeance.» Ces paroles, prononcées dimanche 18 avril par le secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts, Julien Bayou, dans le «Grand Jury» RTL-Le Figaro-LCI, en ont fait bondir plus d’un. Ils font référence à la décision de la Cour de cassation en fin de semaine dernière de confirmer l’irresponsabilité du meurtrier de la sexagénaire juive Sarah Halimi, assassinée en 2017 à Paris, et de rejeter ainsi la tenue d’un procès, que souhaitait la famille de la victime. 

Après sa déclaration, l’élu écologiste s’est rapidement retrouvé au cœur d’une polémique. Sur Twitter, de nombreux internautes ont vivement dénoncé ses propos. Les réactions politiques ont également été nombreuses. «C’est la communauté… nationale qui s’est émue de l’absence de jugement du meurtrier de Sarah Halimi ! Défendons notre nation une et indivisible. C’est ça la France, une France que certains ne cessent de diviser et de fracturer», a notamment réagi Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France.

«Ce n’est pas la communauté juive qui est en émoi mais la communauté nationale, tout simplement. Une fois de plus, les dirigeants de la gauche rétrécissent la nation par leur communautarisme. Pourquoi tournent-ils ainsi le dos à nos principes républicains ?», a quant à elle répondu Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national.

«Il y a une émotion très forte chez tous les Français», a également insisté le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur Europe 1 ce lundi matin. Dans son interview fleuve au Figaro, Emmanuel Macron, le président de la République a pourtant sensiblement tenu les mêmes propos que l’élu écologiste, en exprimant «aux proches de la victime» et à tous les «concitoyens de confession juive qui attendaient un procès» son «chaleureux soutien» et sa «détermination (…) à les protéger».

«Toute la France est attaquée»

Après cette controverse, Julien Bayou a tenu à «préciser sa pensée». Au micro d’Europe 1, dimanche soir, le secrétaire national d’Europe Écologie Les Verts, a expliqué qu’il avait réagi «en homme de droit» en développant «sur les raisons juridiques» ayant conduit la Cour de cassation à prendre cette décision. «Mais clairement, ce verdict nous a tous choqués, évidemment», a clarifié l’avocat

«Quand un juif est attaqué, c’est toute la France qui est attaquée. J’ai parlé de la communauté juive en particulier parce que les juifs en France sont particulièrement touchés par ces actes de plus en plus barbares et de plus en plus nombreux», a-t-il expliqué au micro d’Europe 1.

Malgré ces précisions, les nombreux messages d’internautes évoquant la première déclaration de l’élu continuent d’affluer sur les réseaux sociaux ce matin.

Les confidences de Richard Odier

Ecrit par Propos recueillis par Karen Allali

Richard Odier, quels ont été vos modèles, ceux qui ont influencé votre parcours professionnel et votre engagement communautaire ?  

Mes modèles ont sûrement été mon père et mon oncle, deux jeunes enfants arrêtés pendant la guerre avec une partie de leur famille. Beaucoup ont fini à Sobibor, eux ont eu la chance de s’échapper et de se construire avec cette envie de vie et de s’élever par le travail, la joie et l’imagination. Ils ont gardé cet amour de la famille, des fêtes et surtout de la générosité. Ils ont su faire circuler une parole d’espoir, d’altruisme et de rigueur au travail. 

Les autres modèles, il suffit de venir au siège du FSJU, et vous trouverez leur visage sur les murs de la maison. Ils ont construit la solidarité juive française : Moïse Topiol, Nicole Goldmann, Nicole Weinberg, les familles Benhamou, Goldstein, Weill, Kraemer, Rothschild… Ils ont été des Juifs militants et des entrepreneurs. « Si je ne suis que pour moi, que suis-je ? Et si ce n’est pas maintenant, quand ? » (Maximes des Pères). 

Dans l’histoire ancienne ou moderne du judaïsme, quelles figures vous semblent inspirantes ?

Nous avons eu les bâtisseurs d’Israël, les héros de la Résistance, les refuzniks, Herzl et Bernard Lazare, Hannah Szenes ou Ruth Bader Ginsburg. Les héros de nos textes nous ont donné des valeurs. Des écrivains – de Kafka à Proust, d’Appelfeld à Albert Cohen, ou de Roth à Singer – nous inspirent tous les jours. Les traits de Chagall, la perfection de Modigliani ou les couleurs de Rothko nous fascinent. Mais peut-être que ce fameux monothéisme, cet Éternel qui s’est voulu unique, nous empêche d’avoir un héros unique. C’est cela notre histoire, l’Homme est faillible et on se doit de le savoir ; à nous de chercher à travers ces héros des traces, des messages pour se trouver soi-même et être soi. Trois valeurs m’ont en tout cas permis à la fois d’être un entrepreneur puis de prendre en 2018 la direction du FSJU : révolte permanente contre l’injustice, incapacité de rester immobile en allant vers l’avant, et conscience de la chance de vivre à notre époque par rapport à celle de ma famille et de nos ancêtres. Une vie professionnelle réussie, c’est la capacité d’essayer et de recommencer.

Il nous semble que les jeunes d’aujourd’hui – et la jeunesse juive ne fait pas exception – se choisissent surtout des modèles de réussite économique et de notoriété qui ne reflètent pas nécessairement les valeurs juives.  Partagez-vous ce constat ?

Non, pas du tout, la jeunesse est engagée, et nous le voyons dans le regroupement pluriel du département Noé du FSJU, où est présent l’ensemble des structures de la jeunesse. Ils sont attaqués et blessés par la crise économique, la crise sanitaire, mais la recherche de sens et l’engagement sont là. Ils sont au contraire plus intègres et ouverts que la génération précédente, la mienne. Ils savent se rendre disponibles pour le collectif, avant leur propre ego. Ils sont transparents et militants. La grande difficulté pour eux est de se construire avec des « Éclaireurs » qui n’ont pas toujours été à la hauteur des enjeux de la crise actuelle. Ils marchent vers l’avenir et nous devons les aider et leur donner les moyens de le construire.

Publié le 19/04/2021

Emballement identitaire : après l’affaire Évian, l’affaire Banania ?

 

La militante décoloniale Rokhaya Diallo accuse la militante universaliste Rachel Khan de trahir la cause antiraciste… L’antagonisme entre décoloniaux et universalistes résumé en un tweet.

Rachel Khan et Rokhaya Diallo.
Rachel Khan et Rokhaya Diallo.© Alberto PIZZOLI (AFP) / Hannah ASSOULINE (Opale via Leemage)
Par

Jean Alex Buchinger, premier avocat de la famille de Sarah Halimi : les véritables raisons de ce fiasco judiciaire

Opinion Internationale a demandé au premier avocat de la famille Halimi comment expliquer d’un point de vue l’incroyable arrêt de la Cour de cassation, permettant à Kolibi Traoré d’échapper à la justice. Son parcours meurtrier ne correspondait en rien à une « bouffée délirante aigue » mais à un meurtre avec préméditation, donc un assassinat. Alors pourquoi ? Selon Maître Jean Alex Buchinger, la réponse n’est pas à chercher du côté des magistrats de la Cour d’appel et encore moins de ceux de la Cour de cassation mais dans les errements initiaux du juge d’instruction.

 

Le 4 avril 2017, à Paris 75011, Sarah Halimi, 65 ans, médecin retraitée de confession juive, était surprise au petit matin dans son sommeil par l’un de ses voisins, Kolibi Traoré, 27 ans, qui a commencé par la torturer avec une rare sauvagerie au cri de ALLAH AKBAR accompagnant ses coups d’insultes grossières.

Réveillés par les hurlements de la malheureuse victime, les voisins ont assisté, impuissants depuis leur fenêtre, à cette scène de torture et à ces actes de barbarie insoutenable, sans pouvoir réagir.

Le criminel a eu la présence d’esprit de lancer à l’intention des témoins du drame massés à leurs fenêtres «il y a une femme qui va se suicider », ce qui démontre que son discernement était loin d’être aboli comme il n’a cessé de vouloir le faire croire.

Après quoi, il a défenestré Sarah Halimi, dont les pompiers, appelés sur les lieux, ont constaté le décès.

Pour commettre cet assassinat, car c’est bien d’un meurtre avec préméditation dont il s’agit, Kobili Traoré, s’est rendu vers 04h00 du matin dans l’immeuble de la famille Diarra, des amis de sa famille originaire du même village au Mali.

La veille dans l’après-midi, il était venu déposer des vêtements de rechange, dans ce même appartement.

Paraissant excité, sans jamais avoir été violent avec les membres de cette famille, les Diarra se sont réfugiés dans une pièce de leur appartement et ont appelé police secours.

Des fonctionnaires de la BAC sont arrivés dans les 3 minutes devant leur immeuble et l’une des filles de Mr Thiéman Diarra, leur a jeté par la fenêtre le badge permettant de pénétrer dans l’immeuble.

Les premiers policiers arrivés sur les lieux se sont postés derrière la porte de l’appartement des Diarra, entendant un homme réciter des sourates du Coran, mais n’ont procédé à aucune interpellation, attendant des consignes de leur chef, ainsi que le renfort d’autres policiers.

Cette inertie de la police a permis à Kobili Traoré d’enjamber le balcon de l’appartement des Diarra pour atteindre le balcon voisin, celui de l’appartement de Sarah Halimi.

Après avoir commis cet assassinat par défenestration, il est revenu dans l’appartement des Diarra, récitant à nouveau des sourates du Coran, avant que les policiers ne finissent par forcer la porte du logement de ses amis pour l’appréhender.

Kobili Traoré qui n’avait jamais connu par le passé de troubles psychiatriques, a rapidement été transféré à l’infirmerie psychiatrique de la Préfecture de Police de Paris.

Interné depuis 4 ans à l’hôpital, il ne souffre d’aucune pathologie psychiatrique et ne reçoit de ce fait aucun traitement médicamenteux.

Selon les experts psychiatres, Kobili Traoré aurait été pris au moment des faits d’une bouffée délirante, dont la cause serait la consommation massive de cannabis.

Le 14 avril 2021, la Cour de Cassation concluait à :

(…) 28. En l’état de ces énonciations, déduites de son appréciation souveraine des faits et des preuves, la chambre de l’instruction a, sans insuffisance ni contradiction, et en répondant aux chefs péremptoires des conclusions dont elle était saisie, exposé les motifs pour lesquels elle a déclaré, d’une part, qu’il existait à l’encontre de M. Traoré des charges d’avoir commis les faits reprochés, d’autre part, qu’il était irresponsable pénalement en raison d’un trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes au moment des faits ».

Cette décision a bouleversé la famille de Sarah Halimi et toutes les personnes qui l’ont soutenu tout au long de ces 4 années.

Ils considèrent qu’il s’agit d’un véritable déni de Justice.

L’arrêt de la Cour de Cassation n’a rien de surprenant, la haute juridiction n’a fait que constater le respect des règles de droit, tant par les deux juges d’instructions que par la Chambre de l’instruction de la Cour d’appel de PARIS.

La véritable cause de ce qu’il convient de qualifier de dysfonctionnement judiciaire est à rechercher dans le cadre de l’instruction de l’affaire, qui a été menée de façon pour le moins singulière.

Il n’a été tenu aucun compte du fait que Kobili Traoré a prémédité le meurtre de Sarah Halimi qui était depuis une dizaine d’années sa voisine et qu’il croisait régulièrement dans l’escalier et l’ascenseur du 30 rue Vaucouleurs – 75011 Paris.

Il savait que sa voisine était une juive pratiquante et c’est précisément pour cette raison qu’il a décidé de s’en prendre à elle, en préparant soigneusement son crime, à la façon des terroristes islamistes.

Selon les juges d’instruction, le fait que le meurtrier s’en prenne à Sarah Halimi n’aurait été que le fruit du hasard.

Sa fureur antisémite n’aurait été provoquée que par la présence dans l’appartement de Sarah Halimi d’un livre en hébreu et d’une paire de chandeliers.

Kobili Traoré a été mis en examen du chef d’homicide volontaire sur la personne de Sarah Halimi mais également du chef de séquestration de la famille Diarra.

Pour les juges d’instruction, les Diarra ont immédiatement été qualifiés de victimes, alors que leur rôle est des plus troubles.

Tout au long de ce drame, ils étaient en relations téléphoniques avec les policiers qui se trouvaient derrière la porte d’entrée de leur appartement, sans intervenir.

Les membres de la famille Diarra, qui ont été les plus proches témoins du drame, se sont bien gardés d’informer les policiers par téléphone de ce que Kobili Traoré avait quitté leur appartement et de ce qu’il était en train de torturer leur voisine.

Contrairement aux usages en matière criminelle, les juges d’instruction se sont énergiquement opposés à toute reconstitution, qui aurait permis de mettre à jour le dysfonctionnement policier et de prouver que non seulement les Diarra n’étaient pas les victimes de Traoré, mais qu’ils s’étaient rendus coupable à minima du délit de « non-assistance à personne en péril » pour n’avoir pas informé les policiers du drame qui était en train de se dérouler dans l’appartement à côté du leur.

S’ils avaient ouvert la porte aux policiers après que Traoré soit passé sur le balcon voisin, le pire aurait pu être évité.

Si Traoré a pu souffrir au moment des faits d’une bouffée délirante provoquée par la consommation massive de cannabis, il était en pleine possession de ses moyens lorsqu’il a prémédité cet assassinat, dans les heures qui ont précédé et suivi le drame.

Alors que j’étais encore en charge de la défense des intérêts des enfants de Sarah Halimi, j’ai fait appel de ce refus de reconstitution.

J’ai été suivi en cela par le Procureur de la République de Paris, qui lui aussi a fait appel de ce refus de reconstitution.

Devant la juridiction d’appel des juges d’instruction, toutes les parties ont manifesté leur souhait de voir procéder à cette reconstitution, aussi bien toutes les parties civiles que le Procureur Général de la République et aussi le mis en examen, Kobili Traoré, qui a accepté d’y participer.

Or, de façon forte étonnante, la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris a refusé cette reconstitution, confirmant en cela l’ordonnance des juges d’instruction.

Le grand principe du Code de Procédure Pénale, qui consiste à favoriser autant que faire se peut la manifestation de la vérité, a été totalement occulté.

De toute évidence, la recherche de la vérité n’a jamais été le souci premier dans cette terrible affaire, car si tel avait été un tant soit peu le cas, la préméditation n’aurait pu échapper au magistrat et par voie de conséquence, il n’aurait pas été possible de conclure à l’abolition du discernement de l’assassin.

Le premier Expert psychiatre, Daniel Zagury, avait estimé que le discernement de Traoré n’était qu’atténué, et par voie de conséquence, qu’il était en état d’être renvoyé devant une cour d’assises.

Les juges d’instruction ont cru devoir désigner deux collèges d’experts, qui invoquant la bouffée délirante de Traoré, ont conclu à son absence de discernement.

Ce fiasco judiciaire laisse un goût amer à toutes celles et ceux qui se sont battus durant ces quatre années pour la recherche de la vérité.

Je n’ai plus été en charge de cette affaire à compter de juillet 2018.

Je n’ai donc pu aller au bout de ma démarche qui aurait consisté à déposer plainte contre les membres de la famille Diarra du chef de «non-assistance à personne en péril », dans le but de démontrer qu’ils étaient loin d’être des victimes dans cette affaire.

Une telle action aurait peut-être obligé les juges à procéder à cette reconstitution.

 

 Me Jean Alex Buchinger

Attentat de la rue des Rosiers: 38 ans après, l’espoir d’un procès

 

ENQUÊTE – Un des tueurs présumés, Walid Abdulrahman Abou Zayed, 62 ans, a été extradé de Norvège vers la France où il a été mis en examen pour «assassinats» et «tentatives d’assassinats» et placé en détention provisoire en l’attente d’être jugé. Saisie de deux potentielles irrégularités, la cour d’appel de Paris a finalement validé la procédure.

Les secours interviennent le 9 août 1982 après l’attaque à la grenade et à l’arme automatique au restaurant de Jo Goldenberg, à Paris. On déplorera six morts. JACQUES DEMARTHON/AFP

Plus de trente-huit ans après l’attentat antisémite du 9 août 1982, qui fit 6 morts et 22 blessés, l’affaire de la rue des Rosiers vient de connaître un coup de théâtre et un énième retard. Le 4 décembre, un des tueurs présumés, Walid Abdulrahman Abou Zayed, 62 ans, était extradé vers la France par la Norvège où il vivait depuis 1991. Attendu par la justice française depuis 2015, il a été mis en examen pour «assassinats» et «tentatives d’assassinats» et placé en détention provisoire. Mais le juge chargé de l’enquête a aussitôt saisi la cour d’appel de Paris d’une possible erreur de procédure: l’interprète en langue arabe n’a pas signé le document notifiant ses droits au suspect.

 

Plusieurs mois plus tard, la cour d’appel de Paris a finalement rejeté mercredi 14 avril cette source potentielle de nullité de la procédure. La chambre de l’instruction de la cour d’appel était également saisie d’une deuxième irrégularité: les avocats d’Abou Zayed avaient, en effet, demandé la nullité de la mise en examen de leur client pour «défaut d’indices graves ou concordants». Une demande rejetée, là aussi, mais qui aura retardé l’ouverture potentielle d’un procès.

L’affaire n’en est malheureusement plus à quelques semaines près. La mort et le temps ont fait leur œuvre. Le restaurant de Jo Goldenberg a fermé en 2006 et son propriétaire est décédé en 2014, à 91 ans. Une plaque rappelle aux passants le carnage d’un jour d’été. Ce 9 août 1982, vers 13 h 15, plusieurs hommes surgissent, lancent une grenade et tirent à l’arme automatique contre clients et employés, traqués jusque dans les cuisines. Une seconde grenade est jetée et les tueurs s’enfuient à pied en mitraillant la foule. On déplore six morts: Mohamed Benemmou, salarié du restaurant, un cousin de Jo Goldenberg, André Hezkia Niego, deux Américaines, Grace Cutler et Ann Van Zanten, mère d’une fillette de 3 ans, ainsi que Denise Guerche Rossignol et un pasteur évangélique de la communauté tsigane, Georges Demeter. 22 personnes sont blessées, dont des employés du restaurant, le mari d’Ann Van Zanten et une autre citoyenne américaine.

L’œuvre du groupe Abou Nidal

Le 17 août, François Mitterrand affirme: «Ce qui compte, c’est la volonté de faire reculer le terrorisme partout où il se terre, de le traquer jusqu’à la racine.» Et il lance la cellule antiterroriste de l’Élysée, qui amène au fiasco des Irlandais de Vincennes, faussement accusés. Quant à l’enquête, la vraie, elle démarre dans une France sans magistrats ni parquet antiterroristes. Le juge Jean-Louis Bruguière est chargé du dossier. Il ne va pas tarder à faire parler de lui avec l’aide de la brigade criminelle et de la DST. Comme pour la rue Copernic en 1980, les terroristes sont venus du Proche-Orient. Des douilles et deux chargeurs sont retrouvés ainsi que des éléments de grenade de fabrication soviétique. Les armes sont des pistolets-mitrailleurs polonais WZ 63, dont un exemplaire est retrouvé abandonné.

Des rapprochements sont faits avec d’autres attentats (comme ceux contre une synagogue à Bruxelles en septembre 1982 et à Rome en octobre). Bruguière et les enquêteurs en sont convaincus: le massacre est l’œuvre du Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR), groupe dissident et ennemi de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). Plus connu sous le nom de groupe Abou Nidal (du nom de guerre de son fondateur, Sabri al-Banna) et soutenu par l’Irak, la Syrie ou encore la Libye, il commet une centaine d’attentats dans les années 1970 et 1980 et tue plus de 300 personnes. Au passage, le juge Bruguière n’hésite pas à faire pression, très diplomatiquement mais en pleine guerre froide, sur l’ambassadeur de Pologne en France et obtient, en 1983, l’aveu que les WZ 63 provenaient des arsenaux militaires polonais et ont été officiellement «perdus»…

POINT DE VUE

La décision de la Cour de Cassation vient d’être rendue et ce que nous redoutions est arrivé. Le procès de l’assassin de Madame Sarah Halimi n’aura pas lieu, le coupable ayant été jugé irresponsable de cet acte de barbarie.

Devant ce gâchis je ne pouvais resté silencieux. Ayant été témoin du déroulement de cette tragique affaire et ce dès le premier jour, je me dois d’apporter un éclairage sans toutefois prétendre « juger » un problème de droit. Cette analyse, qui n’engage que moi, me paraît bien utile pour mieux comprendre.

Ma démarche n’est pas de critiquer mais de soulever des questions qui à ma connaissance n’ont pas été posées.

1 – Je relève que ce qu’il m’est venu de constater d’emblée est le fait de la non intervention de la police malgré une présence effective sur place pendant plus de vingt minutes. Comment se fait-il qu’à aucun moment elle n’ait reçue ordre  d’intervenir ?

2 – Selon les détails du déroulement de ce meurtre qui ont été portés à notre connaissance, l’assassin pour accomplir son acte abominable a dû passé par un appartement voisin de celui de Madame Sarah Halimi afin de pouvoir accéder à celui de sa victime. Comment se fait-il qu’aucune plainte à l’encontre de ce locataire n’ait été déposée pour « non-assistance à personne en danger ?. Il lui suffisait d’ouvrir la porte aux policiers présents devant sa porte.

3 – Au moment de l’odieux massacre je dirigeais le bureau du BNVCA à Paris et de ce fait je me trouvais aux faits. J’avais reçu en septembre 2017 un appel d’une personne qui connaissait l’assassin vu que celui-ci avait tenté de le racketter et qu’il était prêt à témoigner contre lui.

Ce témoin ayant un passé judiciaire n’a pas l’objet d’une écoute attentive et fut éconduit.

Malgré leur pleine volonté et un dévouement indéfectible d’assister, le plus souvent bénévolement, les diverses associations et les victimes, les avocats successifs trop nombreux ont à mon sens contribué inconsciemment à la prise de position du juge d’instruction, lui-même étant conforté par les rapports concordants des différents experts, que la Cour d’Appel et la Cour de Cassation ne pouvaient que confirmer.

Comme souvent, nos avocats et nos associations au lieu de se concerter pour se montrer unis face à cet acte odieux sont allés devant le juge d’instruction en ordre dispersé.

Nous risquons malheureusement d’être à nouveau confrontés à des drames et mon souhait absolu est de voir  toutes les associations et les avocats au préalable se concerter.

C’est au nom de l’Observatoire Juif de France que j’en appelle de tous mes vœux.

RENE LEVY

A propos de l’anti-sionisme, par Martin Luther King

From M.L. King Jr., “Letter to an Anti-Zionist Friend,”
Saturday Review_XLVII (Aug. 1967), p. 76.
Reprinted in M.L. King Jr., This I Believe : Selections from the Writings of Dr. Martin Luther King Jr.
Traduction par N. Lipszyc.

“… Tu déclares, mon ami, que tu ne hais pas les Juifs, que tu es seulement antisioniste. A cela je dis, que la vérité sonne du sommet de la haute montagne, que ses échos résonnent dans les vallées vertes de la terre de Dieu : Quand des gens critiquent le sionisme, ils pensent Juifs, et ceci est la vérité même de Dieu.

L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi.

Pourquoi en est-il ainsi ? Tu sais que le Sionisme n’est rien moins que le rêve et l’idéal du peuple juif de retourner vivre sur sa propre terre. Le peuple juif, nous disent les Ecritures, vécut en union florissante sur la Terre Sainte, sa patrie. Ils en furent expulsés par le tyran de Rome, les mêmes Romains qui assassinèrent si cruellement Jésus (Notre Seigneur). Chassé de sa patrie, sa nation en cendres, le peuple juif fut forcé d’errer sur le globe. Encore et encore, le peuple juif souffrit aux mains de chaque tyran qui vint régner sur lui.

Le peuple noir, sait, mon ami, ce que signifie souffrir les tourments de la tyrannie, sous un joug que l’on n’a pas choisi. Nos frères en Afrique ont supplié, plaidé, demandé, EXIGE la reconnaissance et la réalisation de leur droit naturel de vivre en paix sous leur propre souveraineté, dans leur propre pays.

Pour quiconque chérit ce droit inaliénable de toute l’humanité, il devrait être si facile de comprendre, de soutenir le droit du Peuple Juif de vivre sur l’antique Terre d’Israël. Tous les hommes de bonne volonté se réjouiront de la réalisation de la promesse de Dieu, que son Peuple retourne dans la joie sur la terre qui lui a été volée. C’est cela le Sionisme, rien de plus, rien de moins.

Et qu’est l’antisionisme ? C’est le déni au peuple juif d’un droit fondamental que nous réclamons à juste titre pour le peuple d’Afrique et accordons librement à toutes les nations de la terre. C’est de la discrimination envers les Juifs, mon ami, parce qu’ils sont Juifs. En un mot, c’est de l’antisémitisme.

L’antisémite se réjouit de chaque occasion qui lui est donnée d’exprimer sa malveillance. L’époque a rendu impopulaire, à l’Ouest, de proclamer ouvertement sa haine des Juifs. Ceci étant le cas, l’antisémite doit à chaque fois inventer de nouvelles formes et de nouveaux forums pour son poison. Combien il doit se réjouir de la nouvelle mascarade ! Il ne hait pas les Juifs, il est seulement antisioniste.

Mon ami, je ne t’accuse pas d’antisémitisme délibéré. Je sais que tu ressens, comme je le fais, un profond amour pour la vérité et la justice, et une révulsion envers le racisme, les préjugés, la discrimination. Mais je sais que tu as été trompé, comme d’autres l’ont été, en te faisant croire que tu pouvais être antisioniste tout en restant fidèle aux principes que nous partageons toi et moi du fond du coeur. Que mes paroles sonnent dans les profondeurs de ton âme : quand les gens critiquent le sionisme, ne te trompe pas, ils pensent les Juifs.”

Martin Luther King

EDITORIAL LE RETOUR DES HEBREUX

Nations, ouvrez les yeux, peuples tendez l’oreille, vous êtes concernés:

Les Hébreux sont de retour.

 Après 2000 ans d’absence, ils arpentent à nouveau la terre de leurs ancêtres, alors que leur disparition a été programmée et a été mise en œuvre tout au long de l’Histoire.

Pourtant, ils sont là, sur cette Terre, l’unique, ils n’en n’ont pas d’autre, celle que le Tout Puissant a juré aux Patriarches, de leur donner à jamais, il a réitéré ce don à Moïse et Aaron, puis l’a rappelé aux Prophètes et l’a maintenu même lorsqu’il cachait sa face aux temps ténébreux ou le juif était seul et désarmé face à ses impitoyables ennemis.

Jamais il n’a été question de promesse, cette Terre ne fut promise à personne, elle a été donnée une fois pour toute,  aux hébreux et à leurs descendants. Les 2000 ans d’exil n’y ont rien changé, car ce qui vient du Ciel est indénouable. Les contestations des hommes souvent truffées d’arrières pensées, ne peuvent se mesurer aux décrets du Très Haut.

Ils surgissent du fond du temps, intacts et lumineux, longeant les plaines et les monts d’Israël, reprenant possession de leur pays avec leurs pieds, de l’Aarava au doigt de la Galilée, ils se reconnaissent les enfants du pays vers lequel D… a conduit Abraham, le pays qu’Isaac n’a jamais quitté, et que Jacob a rejoint après 20 ans d’exil, en obtenant de haute lutte le nom d’Israël, du Dieu droit et fort.

La portée de l’évènement va au-delà de la stupeur du Monde, qui observe incrédule et déçu la résurrection de la Nation juive, avec ses hommes et ses femmes parlant l’antique langue des hébreux, peuplant des villes riantes ou austères, à l’image de la diversité chatoyante de ce peuple, il faut voir ces enfants devenus de rudes et tendres soldats, surveillant les frontières, déjouant les plans de ses innombrables ennemis, il faut voir ces savants qui portent haut les progrès  de la science, ses savants donnant d’Israël l’image d’une Nation avancée et inventrice dans tous les domaines, agricole, médical, scientifique, technologiques, biologique etc.….

Mais là ne s’arrête pas la surprise des peuples de la Terre, qui pressentent en la niant, une Présence infinie planant sur leurs têtes. C’est pourquoi ils devront le jour qu’on nomme benoitement le jour du Jugement, mais qui est celui de la prise de conscience des peuples de l’importance pour eux même de la pérennité d’Israël, ils devront alors, s’éveiller à la révélation inimaginable de l’Histoire.

Revenant dans leurs pays, les juifs non seulement réapprennent leur identité, mais surtout annoncent de grandes choses, comme par exemple la fin de gesticulations religieuses auxquelles plus personne ne croit, ou qui sont devenues l’apanage de fanatiques assoiffés de puissance plutôt que de piété. Par leur retour, Ils démontrent, au Monde que le Très haut ne s’enferme pas dans des catégories religieuses ou philosophiques, mais que sa présence s’enracine dans la terre retrouvée de son Peuple.

Les juifs n’étaient plus qu’une petite communauté dispersés dans le vaste Monde, à cause de la volonté implacable de les détruire, qui a ravagé le cœur des Hommes pendant plus de 2000 ans.

On les a déguisés en juifs courbés et soumis, en gueux sans espoir et sans autre avenir que celui des flammes des pogromes, des expulsions, des chambres à gaz et des fours crématoires.

ls ont été accusés par l’Occident, d’avoir tué Dieu lui-même au nom d’un amour qui, au cours des siècles, s’exprima par des guerres fratricides et des massacres imbéciles.

Ils ont été honnis en Orient, pour avoir refusé la voie de la soumission au prophète Mohamed qui s’est dit le dernier et le vrai, ils auraient trahi selon son enseignement, les engagements d’Abraham à l’égard du Dieu unique.

Enfin, au cœur de leur exil au 20ème siècle, ce siècle de fer, de feu et de fureur, la persécution a atteint son paroxysme dans une Europe devenue folle, sous les coups de boutoirs d’un médiocre caporal allemand, qui a instauré l’assassinat organisé et industriel des juifs par balles, par le gaz, par les exécutions gratuites, par les déportations, par l’extermination des innocents le massacre des enfants dans les camps de la mort nazie,

Ils visaient les massacreurs se disant « ariens », à anéantir le peuple juif pour la plus grande gloire de leur folie barbare niant l’Homme et la Morale, au moyen des techniques modernes. Les descendants d’Amalec ont poursuivi leur entreprise meurtrière dans les camps de la mort allemands.

L’Occident à affublé le juif des tares et des vices rédhibitoires qui sont en fait, des alibis destinés à masquer ses propres turpitudes et son mal-être, il a reporté ses fureurs meurtrières sur les innocents sans défense, exilés de leur patrie depuis deux milles ans, chassés par Rome de leur terre que jamais ils n’oublièrent.

L’Occident a tenté dans les buchers d’Espagne, les pogromes slaves, de la Russie impériale, de l’URSS communiste à la Pologne, des pays baltes au Bosphore, d’éradiquer les juifs, gens pourtant pacifiques, pauvres, mais terribles, car portant la Loi morale depuis le lumineux Sinaï jusqu’aux fins fonds de la Terre.

L’Islam pas mieux intentionné, a réduit les vieilles communautés juives chassées de leur pays d’antan; à des mendiants, des dhimmis méprisés, opprimés, humiliés, pressurés par la Ouma musulmane triomphante.

Voleurs déicides, vicieux, rusés et pleutres, rebelles et traitres à leur propre Loi, les juifs méritaient bien leur destin répugnant, leur Dieu les avait chassés du pays de la promesse, en raison de leur entêtement à trahir et à violer la Loi du Ciel.

Manitou le grand, le Maitre du 20eme siècle, a répercuté cet aphorisme saisissant: «  les chrétiens nous refusent le ciel, les musulmans nous refusent la Terre, il ne nous reste que l’horizon »

Mais cet horizon même, resta de fer tant l’espérance, ultime recours, leur était interdite et leur survie condamnée. Accablés d’injures et de coups, les juifs courbaient le dos, taiseux et impassibles, ils étaient encore plus juifs que nature aux yeux des Gentils (c’est donc, qu’ils étaient foncièrement méchants),

Les belles âmes étaient obligées de reconnaitre que la persistance de ce peuple sans avenir et étriqué, prouvait définitivement son éternelle malédiction.

La preuve de leur déchéance ressortait de la vindicte des peuples qui les poursuivaient sous tous les cieux  comme des apostats sans foi ni loi, comme des rebuts de la Terre qui les vomissait, il y avait là manifestement une punition, qui échappait aux Lois de l’Histoire,   harcelant un peuple insoumis, voué à une éternelle damnation.

Depuis quelques décennies, une poignée de révoltés, défrichaient la Palestine, convaincus qu’ils étaient que le salut des juifs, passait par l’enracinement national dans le seul endroit du Monde qui revenait sans cesse dans leurs prières, sous le nom de Shivat Sion  retour à Sion et à Jérusalem, leur eternel amour.

Les sionistes, socialistes agnostiques, se moquant du jeu des Puissances qui se déchiraient l’agonisant Empire ottoman construisaient en Palestine mandataire et même avant, sous la férule du grand Turc, les structures de l’Etat juif en Palestine passant sous le contrôle de la Grande Bretagne avec le grand moyen Orient alors que la France étendait son mandat sur le Liban et la Syrie.

Dans cette région désolée, les pionniers juifs ensemençaient les terres stériles, sous le regard goguenard et haineux des nomades arabes, qui eux savaient qu’il n’y avait rien à tirer de ces sols sauvages. (Romantisme du Bédouin fier et pauvre)

Cette folle entreprise ne pouvait apparemment pas, entraver la marche du Monde et de la guerre terrible qui s’annonçait au rythme de la dévastation que les légions d’Hitler et ses complices s’apprêtaient à infliger au Monde et  leur volonté d’éradiquer le peuple juif de la surface de la Terre.

Mettant toutes les forces vives de la nation la plus puissante, la plus industrialisée, la plus cultivée, la plus brutale aussi, tapie au cœur de l’Europe, l’Allemagne s’est ruée sur l’Europe et a massacré les anciennes Communautés juives de Pologne de Russie et d’Ukraine, de tout les territoires conquis par son armée.

Amalec l’emportait sur tous les fronts, des millions de juifs désarmés, furent exterminés, l’Europe centrale et orientale se réveilla orpheline des grandes communautés juives qui en formaient le cœur vibrant.

L’Europe toute entière mourut de la mort juive.

Mais du fond de leurs tombeaux, c’est-à-dire du fond de leur mémoire et en mémoire des martyrs, les restes de Jacob, les surgeons d’Israël réveillèrent l’antique Espérance.

Les Nations, toutes ces Nations qui avaient abandonné les juifs à la barbarie allemande, s’aperçurent qu’au fond de la méditerranée, entre la mer et le Jourdain, une grande voix murmurante (Kol dmama daka) annonçait le retour des hébreux au pays de leurs pères.

Cette voix de plus en plus audible disait que le malheur juif peut être surmonté, que le Dieu d’Israël les attendait là-bas, pour que leurs mains et leurs âmes rallient leurs frères et avec eux, assèchent les marais du Houlé, fassent lever le blé de la Galilée, plantent des arbres sur les monts de Judée, cueillent les fruits des vergers du Sharon, et fassent refleurir le Néguev,

Tout cela et en combattant et en repoussant  les ravageurs et pilleurs arabes, les impérieux Anglais et pour célébrer ensemble, la renaissance d’Israël.

Cependant, des Etats arabes prirent la relève et surtout ceux  nés de la magie britannique, du golfe persique aux cotes du Liban, sourds à cette grande aventure, décidèrent de l’étouffer dans son berceau et lancèrent une guerre  de destruction totale du tout jeune et fragile Etat à peine proclamé qui serait une insulte à la fierté arabe disaient ils

(Pourquoi la fierté arabe aurait-elle été atteinte? Personne ne le sait)

C’est alors que le monde stupéfait et incrédule vit à la place de dos courbés en guenilles, des soldats juifs en uniformes, armés (hamouchim) comme les hébreux sortant d’Egypte, en ordre de bataille, alliant la force et la ruse et battant toutes ces Nations coalisées, puis encore une fois, puis encore et encore.

Tout en combattant, ils régénèrent leur Terre ancestrale eux les fils revenus des enfers de l’exil et par delà les siècles, fidèles à leur Histoire et à la vielle alliance (la Brit) qui leur a donné-pas promis- cette Terre tant que les Cieux seront tendus sur le Monde, pour l’Eternité « Lanetsar»

Ils n’ont en réalité, jamais été totalement absents du pays les juifs puisque que le vieux yshouv perpétuait silencieusement, la présence de Jacob dans son pays oublié de tous.

Cependant un évènement massif s’est produit à l’orée de la modernité, et se perpétue en Orient : En masse ou individuellement, parfois de gré et parfois de force, au long des années, les juifs reviennent et se transforment en Hébreux.

Nous ne percevons pas encore nettement que l’Histoire dite dans la Bible  répercute ses échos de nos jours, la sortie de l’Exil est une sortie d’Egypte moderne, avec ses mêmes dangers et ses mêmes aléas que lors de la conquête de Canaan.

Regardez comme ils sont calmes et puissants dans leurs habits de guerre, les soldats d’Israël, Judas revient et la royauté d’Israël revient avec lui.

Il règne à nouveau, le quatrième fils de Jacob sur le pays que l’Eternel a donné à sa descendance pour l’Eternité des hommes.

Animé de forces nouvelles, Judas à nouveau, ressort le sceptre royal comme aux temps anciens, mieux que dans les temps anciens, sur les monts de Judée, dans la plaine du Sharon, sur les vallons de Galilée, dans l’Aarava, au Néguev sur les Terres de Dan et d’Ephraïm.

De Métoula à Eilath, Israël est de retour.

Jacob laisse son ombre aux frontières de l’exil, il a retrouvé son nom Israël, gagné de haute lutte dans son combat avec l’ange, il reprend le pays ou coulent le lait et le miel.

L’évènement est tellement massif qu’il suscite à la fois, stupéfaction et dénégation.

Il n’est censément pas possible qu’un tout petit peuple massacré, humilié, haï, méprisé balloté d’un pays à l’autre au gré des Princes, pendant deux mille ans, que ce peuple opprimé, haï, accusé de toutes les turpitudes et des péchés des hommes, moqué pour ses apparences chétives et ses pauvres vêtements, que ce peuple tout petit, rétablisse sa souveraineté sur des terres abandonnées et subitement proclamées saintes par des Etats et des religions jusqu’alors indifférentes, pour le priver de ses droits immémoriaux.

Pourtant, elles ne savent pas encore, mais elles commencent à l’apprendre, les Nations, que les Hébreux, ceux qui passent, (c’est le sens hébraïque de leur nom) foulent la terre d’Israël et que devant eux, marche le Maitre du Monde, son Rocher, le Saint d’Israël, le Tout Puissant, qui sanctionne sous un Nom et récompense sous son autre Nom.

Devant Israël s’avance la colonne de feu la nuit et la colonne de nuées le jour, le Tout Puissant se souvient de son alliance et lui sert de guide, qui pourrait le contrarier ?

Qui peut résister à la puissance de «  Sa main forte et de son bras tendu » ?

Rappelons cet engagement divin, cette parole du Très Haut à Jérémie qui, du fond de sa détresse, rapportait la Parole divine à Israël:

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, lorsque tu me suivais amoureuse dans le désert, une terre non ensemencée.

 

Charles BACCOUCHE

                                  

 

                                                           Charles BACCOUCHE

Transférez Fabien Azoulay incarcéré en Turquie, harcelé, torturé car français, Juif et gay

 

Le Midnight Express de Fabien Azoulay, incarcéré en Turquie 

  • Depuis trois ans, Fabien Azoulay, Français juif et gay de 43 ans, subit des sévices dans les prisons turques. Il a été condamné à 16 ans et 8 mois de prison pour avoir acheté du GBL sur un site Internet depuis Istanbul. 

Dans une lettre au président de la République, les avocats de la famille de Fabien alertent les autorités sur la situation dramatique de ce français de 43 ans, condamné à une peine de 16 ans et 8 mois par la Cour d’assises d’Istanbul.
Ils y dénoncent « une audience expéditive et une condamnation anormalement lourde. Fabien est désespéré et ses jours sont en danger ». 

La famille considère que le risque que Fabien attente à ses jours est réel. Elle compte sur l’implication du Président Macron, désormais personnellement informé de la situation, pour mettre un terme à cette situation. 

Les faits à l’origine de la condamnation :
Lors d’un court voyage à Istanbul pour réaliser des implants capillaires, Fabien avait fait en 2017, en toute bonne foi l’acquisition, avec sa carte bancaire sur internet d’un produit dont il ignorait qu’il venait d’être interdit, étant encore en vente libre en Turquie six mois avant les faits. Il a été condamné le 27 février 2018. Il a depuis été transféré à la prison de Giresun à huit cents kilomètres d’Istanbul ce qui rend les visites de ses proches impossibles. Son isolement est total. 

Torture et harcèlement en détention :
Fabien, incarcéré depuis le 16 septembre 2017, a été victime de violences aggravées commises par un codétenu, qui lui a infligé des brulures en raison de son homosexualité et de son appartenance à la religion juive. Il est constamment l’objet d’intimidations et de harcèlement en vue de sa conversion à l’Islam. 

Victime collatérale d’une impasse diplomatique :
La demande de transfèrement de Fabien n’a connu aucune évolution depuis bientôt Novembre 2019.
Selon ses avocats, Maîtres Montenot et Zimeray: « nous ne méconnaissons pas ce qui fait que les relations sont distendues entre la France et la Turquie mais il n’est pas admissible que Fabien AZOULAY en fasse les frais. Nous appelons au sens des responsabilités de part et d’autre pour qu’une solution humanitaire soit trouvée et qu’il soit transféré en France. » 

Merci de signer cette pétition pour influer sur les instances au pouvoir, le gouvernement français et la Turquie afin de permettre à Fabien de retrouver une vie normale, auprès des siens, dans des conditions humaines.

COMITÉ DE SOUTIENT A FABIEN AZOULAY

SILENCE GENERAL ?????

Le journal ou plutôt le torchon Siné-Mensuel vient encore de se distinguer par une couverture antisémite représentant le Président de la République sous la forme d’un homme caricaturé qui était déjà à l’affiche de la grande exposition                “Le juif et la France” à Paris au Palais Berlitz en septembre 1941 et pour cinq mois.

Sans rappeler le détail de cette caricature bien connue – elle ne mérite pas une nouvelle description – ce mensuel qui poursuit l’œuvre de Maurice Sinet dit Siné, disparu il y a cinq ans, ne cache pas son antisémitisme, malheureusement récurrent.

Il est regrettable que Siné, pourtant maintes fois condamné, conserve au-delà de sa mort, des amis pour perpétuer son œuvre au travers de ce magazine et à la faveur de soutiens, Dieudonné, Soral et autres consorts de ces listes                Euro-Palestine qu’il soutenait jadis.
La haine des juifs rassemble toujours.

Tout cela est honteux, boueux, et la putridité d’un tel mensuel, une fois encore, n’honore pas le monde de la presse qu’on aurait bien voulu voir peu ou prou s’émouvoir.

LE BUREAU

 

Jusqu’au dernier Juif : Il y a 80 ans, débutait l’extermination de masse

Thème central de la Journée du souvenir de la Shoah et de l’héroïsme 2021

« Le 22 juin 1941 a été comme un tremblement de terre, comme un énorme volcan en éruption. »

Zakhar Trubakov, dans ses mémoires 1

Zakhar Trubakov, l’un des rares Juifs témoins du massacre des Juifs de Kiev à Babi Yar, a raconté le sentiment qui s’est emparé de lui lors de l’invasion allemande de l’Union soviétique. En juin 1941, après avoir vaincu la Yougoslavie et la Grèce, l’Allemagne nazie lance une attaque surprise contre l’URSS, une incursion de quelque quatre millions de soldats en territoire soviétique. Son nom de code : « Opération Barbarossa ». Les armées roumaine et finlandaise combattent aux côtés de l’armée allemande, tout comme les détachements militaires dépêchés par les Alliés de l’Allemagne – l’Italie, la Slovaquie, la Hongrie et la Croatie. Objectif : précipiter l’effondrement de la « forteresse bolchévique » avant le début de l’hiver. L’armée d’invasion prend le contrôle de milliers de kilomètres de territoire. En peu de temps, l’Allemagne nazie assiège Leningrad au nord, puis, ses troupes atteignent les rives de la Volga au sud, non loin de la capitale Moscou.

L’opération Barbarossa constitue une étape importante de la Seconde Guerre mondiale et un tournant pour le sort des Juifs. Cette campagne en URSS et dans les territoires soviétiques annexés va donner lieu à une guerre à mort, raciste et idéologique, caractérisée au-delà des combats sur le terrain par la mise en œuvre de la politique meurtrière de l’Allemagne nazie. S’en suit un lourd préjudice sur la population civile, en particulier sur les Juifs, associés au communisme (alors appelée « bolchévisme ») et donc soumis à une forte politique antijuive.

Déjà, l’Allemagne nazie avait mis en place une politique d’expulsion, d’isolement et de persécution des Juifs dans son pays, ainsi qu’en Pologne et en Europe occidentale – politique qui avait débouché sur la faim, la souffrance et la mort. Mais avec l’invasion de l’URSS, elle entreprend pour la première fois une large politique officielle de meurtre de masse, qui deviendra rapidement systématique.

Pendant la guerre en URSS, à l’arrière de l’armée allemande, se trouvent les Einsatzgruppen : quatre unités de meurtres mobiles SS, chargées de combattre les « menaces idéologiques » que constituent les communistes, les partisans ou les Juifs. A leurs côtés, des unités militaires, policières et d’autres forces, assassinent. En premier lieu des hommes, abattus au cours des semaines qui suivent l’invasion. Puis, dès le début d’août 1941, le cercle meurtrier s’élargit progressivement pour englober de larges pans du territoire et tous les Juifs des zones occupées – hommes, femmes et enfants – à l’exception d’un petit nombre affectés au travail forcé.

Les meurtres répondent tous au même mode opératoire : sur fond de menaces ou de tromperie, les Juifs sont tenus de se présenter en certains endroits, où ils sont rassemblés. De là, ils sont conduits à pied ou en camions vers un lieu proche – un ravin, une forêt, un château ou un lieu de villégiature – et assassinés. Parfois, les Allemands utilisent des tranchées antichars, forçant souvent les victimes à creuser elles-mêmes leurs fosses mortuaires. Les Juifs reçoivent l’ordre de se déshabiller et de déposer leurs objets de valeur à distance, puis ils sont conduits devant les fosses et fusillés. Beaucoup sont enterrés vivants. Selon les rapports allemands, 33 771 Juifs de Kiev ont été assassinés dans une fosse près de la ville de Babi Yar les 29 et 30 septembre 1941 (veille de Yom Kippour). A Ponary, forêt située à une dizaine de kilomètres de Vilnius, en Lituanie, plus de 70 000 personnes, juives pour l’essentiel, ont été assassinées à partir de juillet 1941. Au cours de cette même période, des Juifs sont également tués lors d’opérations similaires dans les territoires yougoslaves occupés par l’Allemagne ou sur les terres roumaines occupées du régime d’Antonescu.

Lors du procès Eichmann, le Dr Ahron Peretz, qui créera et dirigera le service de gynécologie de l’hôpital Rambam de Haïfa, témoigne au sujet du meurtre des Juifs de sa ville natale de Kovno, en Lituanie : « Seuls quelques-uns ont survécu, et nous ont raconté par la suite le déroulement des événements. » 2 Les SS, commandants et soldats allemands sont animés d’une volonté de tuer des Juifs, motivée par leur adhérence à l’idéologie nazie qui repose sur un antisémitisme extrême. Ils considèrent les Juifs et le judaïsme comme la racine du mal dans le monde, une force démoniaque qui aspire à gouverner, les instigateurs des révolutions sociales et les catalyseurs du communisme, une race destructrice qui empoisonne et sape les fondements mêmes de l’existence humaine. Et cette idéologie, couplée à la propagande et la politique allemandes nazies va jouer un rôle clé dans l’assassinat des femmes, hommes, vieillards et enfants juifs.

En parallèle, un large éventail de contextes psychologiques et sociaux a permis aux hommes « ordinaires » de se soustraire à toute retenue morale et de prendre part au massacre de civils innocents, désarmés. Résultat : l’invasion allemande de l’URSS donne lieu à des pogroms commis par les habitants contre leurs voisins juifs. En outre, des milices locales et des groupes organisés en Ukraine, Biélorussie, Lituanie, Lettonie ou Pologne orientale collaborent avec les Allemands pour la persécution et le meurtre de Juifs. Quant aux alliés de l’Allemagne en Roumanie et en Croatie, ils appliquent une politique indépendante de persécution, d’expropriation de biens et d’assassinat de Juifs.

De nombreux civils ressentent de la Schadenfreude – de la joie face au malheur des autres – à l’égard des Juifs pendant la Shoah, et n’hésitent pas à les dénoncer, leur extorquer de l’argent ou leur voler des biens. Certes, certains ont caché et sauvé des Juifs, quelques Justes parmi les Nations qui ont risqué leur vie pour aider leurs voisins juifs. Cependant, sous le coup d’un antisémitisme à la fois conservateur et moderne, des intimidations exercées par les Allemands et de la nature humaine à se laisser guider, une majorité des populations locales va réagir avec indifférence au meurtre des Juifs.

Menacés d’extermination de masse, les Juifs vont lutter pour vivre. Ils fuient vers les villages et les bois à la recherche d’endroits où se cacher. Des milliers rejoignent des unités de partisans et combattent dans les forêts. Des cellules clandestines tentent d’organiser des actes de résistance et de sauvetage dans des dizaines de villes. Dans de nombreux ghettos et camps de travail, les Juifs se battent pour leur dignité humaine et leur esprit juif, parvenant à établir des institutions éducatives, culturelles et religieuses, et même à documenter certaines des atrocités et des souffrances pour la postérité.

Pour autant, la vie juive qui existait depuis des siècles en Europe de l’Est a été pratiquement anéantie. Environ un million de juifs ont été assassinés à l’intérieur des frontières d’avant-guerre de l’Union soviétique, et quelque 1,5 million de juifs massacrés dans les territoires annexés par l’URSS entre 1939 et 1940. Au cours des derniers mois de 1941, basée sur l’expérience accumulée dans le meurtre de masse en union soviétique, l’idée d’assassiner tous les Juifs d’Europe se concrétise dans un plan global : des camps d’extermination sont établis et gérés, des techniques de meurtre de masse sont mises en œuvre et les déportations en trains de Juifs “vers l’est” commencent. La campagne en Russie a ouvert la voie à la planification de la Solution finale : l’anéantissement systématique des juifs par l’Allemagne nazie. A la fin de la guerre, quelque six millions de Juifs avaient été assassinés.


1 Zakhar Trubakov, Le secret de Babi Yar «Krugozor», (russe), 1997

2 Procès d’Adolf Eichmann : enregistrement de l’audience de l’avocat général de l’Etat d’Israël vs. Adolf Eichmann, volume 1 (hébreu) (Jérusalem : Ministère israélien de la justice, 1962).

Palestinian media claims Holocaust refugees ‘bit the hand that fed them’

The Palestinian Authority’s TV program claimed that Arabs helped Jewish refugees to discover they only came to conquer the land and expel the Arab population.

Buchenwald survivors arrive in Haifa to be arrested by the British, July 15, 1945, from "To the Promised Land" by Uri Dan (Doubleday, 1987) (photo credit: PUBLIC DOMAIN)
Buchenwald survivors arrive in Haifa to be arrested by the British, July 15, 1945, from “To the Promised Land” by Uri Dan (Doubleday, 1987)
(photo credit: PUBLIC DOMAIN)
A program titled From the Israeli Archive was aired on the Palestinian Authority’s TV channel this week and claimed that Jews who immigrated to Israel during the Holocaust were helped by Arabs, and later betrayed them.

The program’s episode on “The Expulsion of the Jews from Germany,” aired and was immediately translated and distributed by Palestinian Media Watch.
 
“How was the expulsion (i.e., the Nazi genocide) of the Jews carried out? German [Nazi] Minister of Propaganda [Joseph] Goebbels, together with Hitler, disseminated that the Jews are like rats: They spread diseases, rob the wealth of Germany, and must be expelled… They reached the land of Palestine hungry, sick, lacking everything, infected with typhus and malaria. We gave them fresh water to drink and fed them oranges, and they betrayed the hand that was extended to help them,” the episode began. 
 
In 1920, anti-Jewish riots erupted across the country, epitomized by the murder of Jewish author Y. Brenner in Jaffa. The Arab Revolt in 1936-39 followed not long after, eventually resulting in the publication of the British White Papers. 
 
This document limited Jewish immigration to the country, which proved disastrous for Holocaust refugees attempting to escape Europe. 
 
The 1939 White Papers allowed only 75,000 Jewish immigrants over five years, capping the number at a third of the total population. The document added that after those five years, “no further Jewish immigration will be permitted unless the Arabs of Palestine are prepared to acquiesce in it.”
 
The host of the PA’s TV program defended the 1929 riots: “The demonstrations began in Hebron and Jerusalem and the expulsion of the Jews began, because they came to take control of the land and expel the Arabs from it, and not to seek refuge among them.” 
 
https://www.jpost.com/israel-news/palestinian-media-claims-holocaust-refugees-bit-the-hand-that-fed-them-664332
 

Médias palestiniens : les survivants de la Shoah « ont mordu la main (arabe) qui les nourrissait »

Les médias palestiniens affirment que les réfugiés de l’Holocauste «  ont mordu la main qui les nourrissait  »

L’émission télévisée de l’Autorité palestinienne a affirmé que les Arabes ont aidé les réfugiés juifs à découvrir qu’ils ne venaient que pour conquérir la terre et expulser la population arabe.

Par HADASSAH BRENNER   7 AVRIL 2021 15:06

Des survivants de Buchenwald arrivent à Haïfa pour être arrêtés par les Britanniques, le 15 juillet 1945, de «To the Promised Land» par Uri Dan (Doubleday, 1987) (crédit photo: PUBLIC DOMAIN)

Des survivants de Buchenwald arrivent à Haïfa pour être arrêtés par les Britanniques, le 15 juillet 1945, de «To the Promised Land» par Uri Dan (Doubleday, 1987)(crédit photo: DOMAINE PUBLIC)

Une émission intitulée Des archives israéliennes a  été diffusée sur la chaîne de télévision de l’Autorité palestinienne cette semaine et a affirmé que les Juifs qui ont immigré en Israël pendant la Shoahe ont été aidés par les Arabes, puis qu’ils les auraient trahis.


L’épisode de l’émission sur «L’expulsion des Juifs d’Allemagne» a été diffusé et a été immédiatement traduit et distribué par Palestine Media Watch.

« Comment s’est déroulée l’expulsion (c’est-à-dire le génocide nazi) des Juifs? Le ministre allemand [nazi] de la Propagande [Joseph] Goebbels, avec Hitler, a propagé l’idée que les Juifs sont comme des rats: ils répandent les maladies, volent les richesses de l’Allemagne, et que comme eux, ils doivent être expulsés … Ils ont atteint la terre de Palestine affamés, malades, manquant de tout, infectés par le typhus et le paludisme, comme « eux » (les rats) », ainsi commence l’épisode. 

En 1920, des émeutes anti-juives ont éclaté dans tout le pays, incarnées et déclenchées par le meurtre de l’auteur juif Y. Brenner à Jaffa. La révolte arabe en 1936-39 a suivi peu de temps après, aboutissant finalement à la publication du livre blanc britannique. Ce document a limité l’immigration juive dans le pays, ce qui s’est avéré désastreux pour les réfugiés de la Shoah qui tentaient de fuir l’Europe. Le livre blanc de 1939 n’autorisait que 75 000 immigrants juifs sur cinq ans, plafonnant le nombre à un tiers de la population totale. Le document ajoutait qu’après ces cinq ans, « aucune nouvelle immigration juive ne sera autorisée à moins que les Arabes de Palestine ne soient prêts à y consentir« .

L’animateur de l’émission télévisée de l’Autorité palestinienne a défendu les émeutes de 1929: « Les manifestations ont commencé à Hébron et à Jérusalem et l’expulsion des Juifs a commencé, parce qu’ils sont venus pour prendre le contrôle de la terre et en chasser les Arabes, et non pour chercher refuge parmi eux. »

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 Israël / monde arabe / Territoires palestiniens

Médias palestiniens : les survivants de la Shoah « ont mordu la main (arabe) qui les nourrissait »

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Un seul propos discriminatoire entendu encourage le racisme chez les enfants, spécialement entre 7 et 9 ans

 

 
 
 
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C’est bien connu, les enfants sont des éponges. D’après une étude américaine récente, un seul propos discriminatoire suffirait à transformer durablement leur perception et leur comportement envers une autre culture, principalement lorsqu’ils sont entendus à un âge critique.

On dit souvent aux enfants de tourner sept fois leur langue dans leur bouche avant de parler. Et si cet adage s’appliquait davantage aux parents ? Comme le révèle une étude récente menée par des chercheurs de l’Université de Vanderbilt (Tennessee), nos mots et expressions ont un impact durable sur la façon de raisonner de nos progénitures. En particulier nos commentaires pétris d’intolérance. Il suffit d’un seul propos discriminatoire (formulé par un parent ou un inconnu, d’ailleurs) pour formater un enfant et lui faire changer sa perception et son attitude envers un groupe de personnes. L’étude estime que ce changement de comportement se traduit notamment par des difficultés à nouer des liens d’amitié avec les personnes visées par ces commentaires négatifs.

Bon, bien sûr, il peut arriver que des propos fâcheux nous échappent sans qu’on les pense, ça ne fait pas de nous des monstres (les parents parfaits, ça n’existe pas). L’idée n’est pas de nous auto-censurer mais de réfléchir à la portée de nos mots et à ceux de l’entourage proche de nos enfants. Les chercheurs invitent aussi les parents à surveiller les programmes télé regardés en famille, car si ces derniers parviennent naturellement à prendre de la distance, les plus jeunes restent très influençables.

Les 7-9 ans, les plus malléables

Pour cette étude, les chercheurs ont analysé le comportement de 121 enfants d’origines ethniques différentes. Ces derniers ont été séparés en deux groupes et ont assisté à une conversation Skype entre un chercheur et une personne inconnue. Au cours de la conversation, deux groupes de personnes inventés pour les besoins de l’expérience, les « Flurps » et les « Gearoos », ont été mentionnés. Brièvement pendant l’appel, l’inconnu a glissé des propos stigmatisants envers le premier groupe fictif (auprès d’un seul groupe d’enfants) : « Les Flurps sont de mauvaises personnes, affirme-t-il. Ils mangent des aliments dégoûtants et portent des vêtements très étranges. »

Immédiatement après l’appel Skype, les auteurs de l’étude ont analysé l’attitude des enfants à l’égard de ces deux groupes fictifs de personnes. La même opération a été renouvelée deux semaines plus tard auprès de chaque enfant. À la fin de l’expérience, les chercheurs ont révélé aux jeunes participant·e·s que les « Flurps » et les « Gearoos » n’existaient pas, mais que s’ils étaient réels, ils seraient probablement « des gens fort sympathiques ».

Résultat : les enfants âgés de 7 à 9 ans ont eu plus tendance que les autres à s’imprégner des propos négatifs des chercheurs. Ils ont non seulement pris leurs distances avec les Flurps (en se montrant réticents à l’idée de lier une amitié avec eux), mais les ont aussi jugé comme étant de « moins bonnes personnes ». Ils étaient également plus réticents à l’idée d’accepter les caractéristiques de leur culture comparé aux enfants n’ayant pas entendu les remarques sectaires de l’inconnu pendant l’appel Skype.

Les plus jeunes semblent moins influencés

Ces réticentes ont persisté lors de la deuxième étape de l’analyse du comportement des enfants par les chercheurs, soit deux semaines après l’appel Skype. Preuve que les mots ont bien un impact durable sur la façon de penser et le comportement d’un enfant. Fait intéressant, les propos sectaires de l’inconnu sur Skype ont eu moins d’impact sur les plus jeunes enfants, ceux âgés de 4 et 5 ans. L’étude suggère que cela pourrait indiquer que les plus jeunes trouvent ce type d’information sociale moins intéressant ou moins pertinent.

« Les résultats de nos travaux suggèrent que le fait d’entendre une conversation négative à l’encontre d’un groupe social autre que le sien peut encourager les préjugés chez les enfants plus âgés, » explique Emily Conder, l’autrice principale de l’étude, dans un communiqué de presse. D’où la nécessité de songer à être le plus nuancé possible dans nos propos, si on ne veut pas que nos petits anges se transforment en petites brutes intolérantes. Après tout, la richesse est dans la différence, non ?

Les menaces que la communauté juive américaine refuse d’affronter

 

Source : Caroline Glick
IsraelHayom 2/4/2021

Après avoir été contraints par les restrictions Covid-19 à célébrer la Pâque seuls l’année dernière, comme leurs frères israéliens, les Juifs américains ont pu, dans l’ensemble, célébrer le seder de Pâque avec leurs amis et leurs familles cette année. Et comme en Israël, les familles juives américaines se sont réjouies d’être délivrées de la solitude lors de la fête juive de la délivrance.

Mais même la joie de Pâque n’a pu dissiper les deux gros nuages qui planent au-dessus de la plus grande diaspora juive.

La première menace est la haine croissante des Juifs

Les groupes juifs américains sont bons pour combattre le suprématisme blanc. Malheureusement, la menace extérieure la plus dangereuse pour la vie juive en Amérique ne vient pas des néo-nazis. Elle vient de leur propre camp.

Avec les hindous, les Américains juifs constituent le groupe religieux le plus éduqué d’Amérique. Les juifs américains ont longtemps supposé que la principale source d’antisémitisme en Amérique était le manque d’instruction et qu’à mesure que les niveaux d’instruction augmentaient, les niveaux d’antisémitisme diminuaient. Étant donné la prévalence de l’antisémitisme sur les campus universitaires, des chercheurs de l’université de l’Arkansas ont décidé de vérifier cette hypothèse.

Publiant leurs conclusions cette semaine dans le magazine Tablet, ils ont démontré à quel point cette hypothèse est devenue fausse. Contrairement à ce que les organisations juives ont longtemps affirmé, il s’avère que plus les Américains sont instruits, plus ils sont antisémites.

Les diplômés de l’enseignement supérieur sont cinq pour cent plus susceptibles d’appliquer des doubles standards antisémites aux Juifs que les Américains qui ne sont pas allés à l’université. Les titulaires de diplômes supérieurs ont utilisé des doubles standards à l’encontre des Juifs 15 % plus souvent que les personnes interrogées n’ayant pas fait d’études supérieures.

 

Les implications sont graves. Le monde universitaire, le terrain de prédilection des Juifs américains depuis un siècle et la clé de leur entrée dans l’élite américaine, est désormais un territoire hostile.

Ensuite, il y a les médias.

Au milieu du 20ᵉ siècle, les Juifs américains étaient les pionniers des médias de masse, des industries du divertissement et de la musique aux États-Unis. De plus en plus, cependant, ils sont aujourd’hui leur souffre-douleur.

Le mois dernier, dans le cadre de l’émission Saturday Night Live’s Weekend Update, un reportage sur l’effort israélien de vaccination contre le Covid-19 a été présenté. La chute était qu’Israël ne vaccinait que ses citoyens juifs. Ce mensonge n’est pas venu de nulle part. Il est né de la calomnie selon laquelle la seule démocratie libérale du Moyen-Orient est un État raciste. L’emploi de cette insulte par SNL était l’expression de son acceptation générale dans les cercles progressistes d’aujourd’hui.

Quelques jours plus tard, la série dramatique “Nurses” de NBC dépeignait les Juifs orthodoxes comme des racistes enragés. Faisant écho à la propagande nazie, une scène de la série montrait un patient juif orthodoxe et sa famille rejetant la recommandation de son médecin de lui faire une greffe d’organe parce que l’organe pourrait provenir d’un « non-Juif ».

Il est évident que les scénaristes, les producteurs et les réalisateurs de la série n’auraient pas intégré cet antisémitisme primaire dans leur scénario s’ils n’y croyaient pas ou s’ils craignaient de ne pas s’en sortir.

Et jusqu’à présent, ils s’en sont sortis.

Il y a une semaine et demie, l’animateur de CNN Don Lemon est apparu dans l’émission The View sur ABC pour discuter des remèdes au supposé « racisme structurel » de l’Amérique.

Lemon a déclaré qu’une première étape pour purger les Américains du racisme était de remplacer leurs photos de Jésus, qui le dépeignent comme « un hippie de Suède ou de Norvège », par de nouvelles qui montrent « à quoi ressemblait Jésus ».

 

Et à quoi Jésus ressemblait-il vraiment ?

« Soit à un Jésus noir, soit à un Jésus brun, car nous savons que Jésus ressemblait davantage à un musulman », a déclamé Lemon, en connaissance de cause.

Comme la blague antisémite de SNL, et le drame antisémite de “Nurse”, l’omission par Lemon de mentionner que Jésus était un juif de Bethléem n’est pas venue de nulle part. Elle est venue du leader de la Nation de l’Islam, Louis Farrakhan. Aujourd’hui, le prédicateur qui admire Hitler est considéré comme un leader religieux “authentique” par des millions de révolutionnaires. Sa célébrité fait de lui le plus puissant détracteur des Juifs de l’histoire américaine. La déclaration de Lemon fait écho à l’affirmation de Farrakhan selon laquelle les Juifs sont de « faux Juifs » et que les « vrais Juifs » sont des Noirs et des musulmans.

La cérémonie des Grammy Awards du mois dernier a montré clairement que l’antisémitisme de salon n’est pas un obstacle à l’entrée dans les hautes sphères de la culture des célébrités américaines. Il peut même être un atout. La militante noire Tamika Mallory, qui a qualifié Farrakhan de “GOAT” (c’est-à-dire le plus grand de tous les temps), a prononcé un discours sur la justice raciale. Et la chanteuse Dua Lipa, qui a attaqué les Israéliens en les qualifiant de « faux juifs » et a affirmé que le Hamas était une invention israélienne, s’est produite lors de l’événement.

Ensuite, il y a le parti démocrate – le foyer politique de 65-75 % des Juifs américains. Ce n’est pas simplement que des politiciens antisémites comme Rashida Tlaib, Betty McCollum et Ilhan Omar ont maintenant le vent en poupe, ou que des politiciens pro-israéliens comme Elliot Engel et Dan Lipinski ont été évincés du pouvoir.

Il ne s’agit même pas simplement du fait que des politiciens de haut rang comme le gouverneur de New York Andrew Cuomo et le maire de la ville de New York Bill Deblasio utilisent l’antisémitisme pour rallier leurs partisans ou que le président Joe Biden a nommé des personnes ouvertement hostiles à Israël et des militants du BDS à des postes élevés de son administration.

La semaine dernière, Biden a organisé un seder de Pessah à la Maison-Blanche qui a effacé les Juifs et Dieu de l’histoire de leur délivrance d’Égypte. La Maison-Blanche a invité le rabbin progressiste et anti-israélien Sharon Brous à officier lors de cet événement qui a réécrit et dé-judaïsé tous les aspects de la fête de la liberté juive.

 

De manière désastreuse, ces assauts contre tous les aspects de la vie et de l’identité juives par la gauche woke se produisent alors que de nombreux Juifs américains abandonnent leur judaïsme parce qu’ils voient peu de raisons de rester activement juifs. Plus de 70 % des Juifs non orthodoxes qui se marient épousent des non-Juifs. Plus surprenant encore, seule la moitié des Juifs américains non orthodoxes en âge de se marier (25-54 ans) sont mariés. Parmi ceux qui sont mariés, seuls 15 % élèvent des enfants en tant que Juifs. Les femmes juives non orthodoxes ont les taux de fécondité les plus bas des États-Unis.

Compte tenu de ces données, il est logique que 65-75 % des Juifs américains restent dans un foyer politique et idéologique hostile aux Juifs. C’est une question de priorités. Cela explique également pourquoi une grande partie de la réponse communautaire à la montée de l’antisémitisme et de l’assimilation a été inefficace, voire contre-productive.

Prenez la Ligue anti-diffamation, par exemple. Avec un budget annuel d’environ 100 millions de dollars, l’ADL est censée être la première ligne de défense de la communauté contre l’antisémitisme. Mais avec une direction composée de fantassins dévoués à la révolution progressiste, qui plutôt que de combattre les réseaux de télévision qui propagent des théories de conspiration et des calomnies antisémites, ou les chemises brunes du BDS sur les campus qui terrorisent les étudiants juifs, l’ADL a consacré ses ressources à la lutte contre la « suprématie blanche ». Bien sûr, comme l’ont montré les fusillades dans les synagogues de Pittsburgh et de San Diego, les suprémacistes blancs constituent une menace. Mais contrairement aux progressistes qui détestent les juifs, les suprémacistes blancs n’ont pas d’emprise sur les médias, la politique, le monde universitaire ou la culture populaire.

L’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste pose problème

En janvier, un groupe de puissants groupes juifs de gauche ayant des liens étroits avec l’administration Biden, dont J Street, Americans for Peace Now et le New Israel Fund, a commencé à faire pression sur l’administration pour annuler la décision de l’administration Trump d’adopter la définition de l’antisémitisme produite par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste. La définition de l’IHRA affirme que le rejet du droit à l’existence d’Israël et l’application d’un double standard pour le juger sont des formes d’antisémitisme.

 

Ces définitions font de l’IHRA un problème pour les antisémites progressistes qui rejettent régulièrement le droit à l’existence d’Israël et appliquent un double standard pour le délégitimer.

Le mois dernier, un consortium d’activistes juifs d’extrême gauche a produit une nouvelle définition de l’antisémitisme qui soutient spécifiquement que le rejet du droit d’Israël à exister n’est pas une forme d’antisémitisme. En d’autres termes, plutôt que de combattre l’antisémitisme progressiste, les puissants groupes juifs progressistes et les principaux activistes permettent activement les agressions antisémites contre leurs compatriotes juifs par leurs collègues progressistes.

Quant à la crise de l’assimilation, plutôt que de donner aux Juifs américains une raison de vivre pleinement leur vie juive, les puissantes institutions juives nient l’existence d’un problème. Cette semaine, des chercheurs de Brandeis ont publié une nouvelle enquête sur la population juive américaine qui a déterminé que la population juive en Amérique est en croissance, et non en décroissance. Selon l’étude, il y a 7,6 millions de Juifs en Amérique. Ce chiffre constitue un écart frappant par rapport à l’étude réalisée en 2019 par le démographe Sergio Della Pergola, qui concluait que la communauté s’était réduite à 5,7 millions.

Les chercheurs de Brandeis ont “découvert” 1,9 million de Juifs supplémentaires en comptant les Américains qui se décrivent comme des « Juifs sans religion » et des Juifs « partiels ». Ils ont également inclus 1,2 million d’enfants qui ont grandi dans des foyers où au moins un parent juif a été « élevé en tant que juif, de quelque manière que ce soit », ce qui, comme le note l’écrivain juif américain Jonathan Tobin, est une « condition si vaguement définie qu’elle n’a aucun sens ».

Tobin note qu’en élargissant le nombre de Juifs pour inclure ceux qui n’ont qu’une relation très atténuée avec le judaïsme, l’étude de Brandeis fournit aux organisations juives une justification pour consacrer une plus grande partie des ressources communautaires (qui diminuent rapidement) à des personnes ayant peu d’attachement ou d’intérêt pour le judaïsme, et ce aux dépens des Juifs américains engagés dans une vie juive.

 

Un nombre croissant de Juifs américains engagés se retrouvent déjà en porte-à-faux avec leur communauté. Au cours des cinq dernières années, les histoires abondent de membres de congrégations réformées et conservatrices qui ont été ostracisés ou forcés de quitter leur communauté en raison de leurs convictions politiques conservatrices. Les plus fréquemment touchés ont été des Juifs qui soutenaient ouvertement le président Trump de l’époque.

La lutte contre les tendances à l’assimilation a également obligé de nombreux juifs à franchir le pas. L’historien juif américain Jack Wertheimer a rapporté que les rabbins réformés et conservateurs qui refusent de célébrer des mariages mixtes ont été sanctionnés et même renvoyés de leur chaire. Il a également noté que les rabbins réformés qui encourageaient simplement les membres de leur synagogue à sortir avec d’autres Juifs ont subi des répercussions négatives de la part de leurs fidèles. Les couples mariés, a-t-il indiqué, attendent de plus en plus de leurs rabbins qu’ils célèbrent les fêtes juives et chrétiennes pour que leurs conjoints non juifs se sentent les bienvenus.

Les organisations juives qui cherchent à agir au nom des intérêts communautaires en luttant contre l’antisémitisme progressif sont également attaquées. L’exemple le plus frappant est sans doute la décision du Conseil des relations de la communauté juive de Boston (JCRC) d’examiner une pétition de groupes progressistes visant à expulser de ses rangs la Zionist Organization of America (ZOA), une organisation conservatrice.

Les groupes progressistes ont demandé l’expulsion de ZOA parce que son président, Mort Klein, s’est exprimé publiquement contre l’antisémitisme virulent de Black Lives Matter. Les progressistes se sont également opposés au soutien de Klein à Trump.

Si le JCRC a reconnu à juste titre que « l’expulsion [de la ZOA] en ce moment ne servirait pas ses intérêts ni ceux de la communauté juive plus large de Boston », il n’a pas remis en question la légitimité de la pétition visant à expulser la ZOA.

L’ancien ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, a récemment qualifié de « racistes » et de « bigots » les Juifs qui se sont opposés à la nomination par Biden d’Américains d’origine arabe ayant des antécédents notoires d’hostilité envers Israël et de soutien au terrorisme palestinien. Shapiro a affirmé que leur identité arabe leur donne un laissez-passer pour plaider en faveur de la destruction d’Israël.

 

Le bon côté de ce sombre tableau est qu’entre 25 et 40 % des Juifs américains restent profondément attachés à leur judaïsme et à la préservation, la défense et la transmission de leur identité à la génération suivante. Ce groupe comprend à la fois des Juifs orthodoxes, des Juifs sionistes de différents niveaux d’observance religieuse et des Juifs politiquement conservateurs. Alors que l’establishment juif américain progressiste s’efforce de tendre la main aux juifs assimilés et d’apaiser ceux qui détestent les juifs progressistes, Israël peut et doit soutenir cette minorité engagée. Une telle aide augmentera sans aucun doute leur nombre et leur donnera les moyens de se défendre et de défendre leurs droits en tant que Juifs.

Cette aide garantira que les Juifs américains continueront à se joindre à leurs homologues israéliens pour chanter « L’année prochaine à Jérusalem » pour les générations à venir – et beaucoup le feront à Jérusalem avec leurs petits-enfants. CG

Caroline Glick, MABATIM.INFO

VOL TRANSAVIA TEL AVIV – PARIS QUE S’EST IL PASSE ?

Mais que s’est-il passé pour ces 41 passagers du vol Transavia TO3931 en provenance de Tel-Aviv ce vendredi 2 avril 2021 ?

Une passagère de ce vol nous a contacté et nous a remis copie de sa réservation ainsi que de sa carte d’embarquement; Celles-ci sont à la disposition des autorités compétentes que nous ne manquerons de contacter officiellement.

Ils apprennent à leur descente d’avion que les forces de l’ordre accompagnées d’un personnel sanitaire avaient reçu l’ordre de faire un test Covid à chaque passager. Ces derniers protestent en montrant les documents prouvant qu’ils étaient déjà vaccinés et qu’un test PCR avait effectué et présenté comme Transavia ou tout autre transporteur aérien l’exige. 

Rien à faire, on leur fera effectuer le test avec attente sur les nerfs pour la plupart d’entre eux des résultats.
Il s’agissait de tester de façon aléatoire tous les passagers du vol et pour ce faire avec déplacement à pied à 2 kms de l’aérogare, vérification des papiers puis attente interminable des bagages comme la plupart des vols en provenance d’Israêl.

Tout ceci est bien curieux, on finit par se demander pourquoi les passagers venant de pays qui ne disposent pas de vaccins ne sont pas contrôlés et d’autres, le même jour, venant d’Israël où toute la population est vaccinée et testée se font testés à leur arrivée. Curieux également quand on apprend que ce genre de situation s’est déjà produit.

L’Observatoire Juif de France, sans porter de jugement, ne peut que relever ces faits et les rapporter.

COMMUNIQUE DE PRESSE L’OBSERVATOIRE JUIF DE FRANCE PORTE PLAINTE CONTRE DORIAN NOEL

L’Observatoire Juif de France créé en 1997 a pour objet la lutte contre l’antisémitisme, le négationnisme, l’antisionisme, le racisme et toute forme d’intolérance.

La situation préoccupante dans notre pays due à cette pandémie de la COVID19. Il n’en est rien et on continue d’assister à un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.

Des informations importantes nous ont été communiquées par BTA (Balance Ton Antisémite) avec qui nous collaborons étroitement, et après vérification, nos Avocats ont déposé Plainte auprès du Procureur de la République du Tribunal Judiciaire de Paris, contre le dénommé Dorian Noël.

Dorian Noël ayant proféré des propos racistes, à travers Télégram fin février et début mars appelant à la haine des Juifs. 

Cet individu nous a obligé à compléter notre plainte suite à de nouvelles publications encore plus virulentes que les précédentes.

Suite à notre plainte nous espérons que les autorités compétentes seront saisies par Monsieur le Procureur de la République, et ce, fin de mettre un terme à ces insultes insupportables.

Il faut que tous ces individus qui essayent de nous intimider, de nous faire peur, sachent qu’ils n’y arriveront jamais et nous trouveront toujours face à eux, afin que la JUSTICE applique la LOI rien que la LOI.

 

 

 

 

BONNES FETES DE PESSAH

PESSAH ISRAËL

Mes chères amies, mes chers amis,

Nous allons célébrer la sortie d’Egypte et cette longue traversée du désert.
Comment ne pas penser à la période que nous vivons et la considérer comme un moment où, esclaves de cette pandémie, nous implorons la science de nous laisser sortir librement.
C’est avec l’espoir de voir une période meilleure que nous vous souhaitons au nom de tous les bénévoles de l’Observatoire Juif de France de bonnes fêtes de Pessah.
Aussi, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à l’Observatoire Juif de France, à sa mission que nous assumons grâce à vous tous avec devoir et fierté.
Soyons encore très prudents, et pensons aux bons moments que nous vivrons ensemble avec davantage de proximité, avec nos sourires retrouvés.

Hag Sameah à tous,

René Levy
Président de l’OJF

Antisémitisme, financement de mosquée… La polémique à la mairie de Strasbourg en trois actes

EELV

Antisémitisme, financement de mosquée… La polémique à la mairie de Strasbourg en trois actes
La décision de la mairie de Strabourg d’accorder une subvention de 2,5 millions d’euros à la mosquée Eyyub Sultan a fait monter au créneau Gérald Darmanin, qui pointe du doigt l’influence de la Turquie et le refus de signer la Charte de l’Islam de France
Frederick FLORIN / AFP

La municipalité écolo de Strasbourg est dans la tourmente depuis le vote d’une subvention à la construction d’une mosquée soutenue par une fédération controversée. Le même jour, la majorité a refusé de reconnaître la définition de l’antisémitisme fournie par l’Alliance Internationale pour la mémoire de l’Holocauste.

Par

Deux polémiques en une seule journée. Ce lundi 22 mars, les élus du conseil municipal à majorité EELV ont pris deux décisions qui ont suscité une vive réaction politique. D’abord le rejet d’une définition possible de l’antisémitisme, ensuite le vote d’un « principe d’une subvention » de 2,5 millions d’euros à une mosquée soutenue par une fédération liée à la Turquie et qui a refusé de signer la Charte des principes de l’islam de France.

1. La définition de l’antisémitisme refusée

À 39 voix contre 19 (et 1’abstention), le Conseil municipal a donc d’abord rejeté la définition de l’antisémitisme proposé par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (AIMH). Si le cœur de cette définition semble évident, les liens parfois complexes entre antisémitisme et antisionisme ont posé problème aux membres de la majorité locale.

« Ce vote se fonde sur deux points, explique à Marianne Jean Werlen, conseiller municipal en charge des cultes. Premièrement, il y a une tradition strasbourgeoise de ne jamais importer les conflits étrangers à l’intérieur des communautés religieuses locales. Deuxièmement, il est hors de question de retirer à des citoyens le droit de critiquer un État, fût-il étranger. Il faut condamner l’antisémitisme mais il faut pouvoir critiquer un État et cette définition interdit toute critique de la politique de l’État d’Israël ».

En réalité, la définition affirme clairement que « critiquer Israël comme on critiquerait tout autre État ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme ». Mais d’autres points, assimilés à de l’antisémitisme, semblent plus litigieux aux yeux des détracteurs du texte : « le reproche fait aux citoyens juifs de servir davantage Israël (…) que les intérêts de leur propre pays », « le refus du droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste » et « l’établissement de comparaisons entre la politique israélienne contemporaine et celle des Nazis ».

“UN CERTAIN MALAISE”

Des griefs que réfute l’élu d’opposition Pierre Jakubowicz, auprès de Marianne : « Je suis consterné.Nous sommes la première assemblée démocratique dans un État européen à refuser cette définition. Il s’agit de la définition officielle de l’antisémitisme retenue par 31 États, par l’Assemblée Nationale,le Parlement européen dont le siège est à Strasbourg, par le Conseil de Paris et la ville de Nice. À chaque fois qu’elle est proposée, elle est acceptée, à gauche comme à droite. »

Selon l’élu, « la ville de Strasbourg a besoin de cette définition car il y a eu ces derniers mois plusieurs actes antisémites notoires. Un graffeur employé par la ville et portant un t-shirt “I love Tel-Aviv” s’est fait violenté et a reçu des insultes antisémites. Après cela, il a fallu six jours pour que la ville réagisse et ce n’est qu’avec le dépôt d’une motion par le groupe socialiste que la majorité a accepté de prendre le dossier en main. Puis il y a eu l’affaire d’un livreur Deliveroo qui a refusé de prendre en charge des repas dans un restaurant juif. Or, pour lutter efficacement contre un mal, il faut savoir le définir. »

Selon lui, le véritable motif du refus de la majorité municipale trouve son explication ailleurs : « Il y a un certain malaise face à cette définition, liée au fait que certains membres de la majorité soutiennent ouvertement des associations de boycott à Israël comme BDS ».

2. Des subventions pour une mosquée controversée

Mais cette discorde a rapidement été éclipsée par une autre : la subvention de 2,5 millions d’euros accordée pour financer la construction de la mosquée Eyyub Sultan, portée par la Confédération islamique Millî Görüs (CIMG). Elle a été votée à 42 voix contre 7, les groupes Faire ensemble Strasbourg (PS) et Strasbourg ensemble (LREM) ayant refusé de prendre part à ce vote.

Si le financement d’un lieu de culte par une mairie peut surprendre, le fait n’est pas nouveau en régime concordataire. L’Alsace et la Moselle, qui n’étaient pas françaises, mais allemandes, au moment du vote de la loi de 1905, conservent les dispositions du Concordat qui permettent à l’État et aux collectivités de financer les cultes. Ces 2,5 millions d’euros représentent environ 10 % du prix de l’édifice, une proportion qui n’est pas inhabituelle, toutes confessions religieuses confondues, dans les subventions publiques accordées en Alsace à la construction de lieux de culte.

“UNE SUBVENTION SANS GARANTIE”

En revanche, les liens de la CIMG avec la Turquie et son refus de signer la Charte des principes de l’islam de France posent question. Le conseiller municipal d’opposition Pierre Jakubowicz (du groupe Strasbourg ensemble, qui a refusé de prendre part au vote) regrette un « vote irresponsable qui met à mal plusieurs décennies de travail collectif. Il y a eu manquement à deux règles. Premièrement, la maire a proposé une subvention sur un projet déjà en cours, alors que la règle a toujours été de ne financer que des projets en préparation pour pouvoir avoir un contrôle en amont. Deuxièmement, la structure qui porte ce projet de mosquée fait partie des trois qui ont refusé de signer la Charte de l’islam de France, dans laquelle apparaissent notamment, le rejet de l’homophobie et du crime d’apostat, ainsi que la reconnaissance de l’égalité homme-femme. Il apparaît invraisemblable de pouvoir attribuer une subvention sans garantie d’adhésion à ces valeurs. »

3. Gérald Darmanin s’en mêle

Des éléments qui ont fait réagir le ministre de l’Intérieur. Lundi soir, Gérald Darmanin s’est fendu d’un tweet acerbe : « La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l’islam de France et qui défend un islam politique. Vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée ». Mardi en fin de matinée, le ministre de l’Intérieur a annoncé avoir demandé à la préfète du Bas-Rhin Josiane Chevalier de saisir la justice administrative de cette délibération.

La maire de Strasbourg Jeanne Barseghian s’est défendue mardi dans une conférence de presse en affirmant qu’« avant le tweet publié ce matin par le ministre de l’Intérieur, l’État n’avait formulé jusqu’ici aucune contre-indication sur ce projet ni aucune alerte concernant les porteurs ». Une version démentie ce mercredi matin par le ministre de l’Intérieur qui, interviewé sur BFM TV, a évoqué une mise en garde de la préfète antérieure au vote et a souligné la volonté d’Ankara d’influencer les élections françaises.

CONSEILS MUNICIPAUX TENDUS

Auprès de Marianne, le conseiller municipal en charge des cultes Jean Werlen nie la version des faits donnée par le Ministre de l’Intérieur : « Nous rencontrons régulièrement les services préfectoraux, qui n’ont jamais sonné l’alerte sur ce projet de mosquée. J’ignore d’où viennent les informations du ministre, mais il doit y avoir confusion. Je n’ai jamais entendu parler de la moindre mise en garde. » Il s’étonne d’ailleurs de la virulence et de la soudaineté des oppositions, qu’il assimile à une « posture destinée à rassurer une frange de l’électorat » : « Visiblement, c’était un mot d’ordre de dernière minute. Ce projet de subvention est passé en commission plénière une semaine avant et il n’a été retenu par aucun groupe politique. La plupart des opposants d’aujourd’hui se sont d’ailleurs rendus soit à la pose de la première pierre soit à des fêtes organisées par cette association. »

La présence de ces deux polémiques, le jour d’un seul et même conseil municipal, tend à mettre en lumière la nouvelle ambiance qui s’est installée à la mairie de Strasbourg depuis les dernières élections municipales. « Depuis l’arrivée de la nouvelle majorité, tous les conseils sont très tendus », révèle Pierre Jakubowicz. Ces derniers mois, on assiste au conseil municipal à des degrés de tensions jamais vus. » Un exemple ? En février, lors d’une première tentative de l’opposition pour faire voter la définition de l’antisémitisme, « Nous nous sommes trouvés confrontés à la volonté d’obstruction de la maire, qui a coupé les micros à plusieurs reprises et s’est exclamée : “ça suffit, on n’en parlera pas”. Il y a eu deux suspensions de séances en une demi-heure, ce qui n’arrive jamais. » Et le mandat est loin d’être terminé…

César 2021: Isabelle Adjani, Caroline Fourest et Rachel Khan mettent en garde contre «une nouvelle forme de censure»

Les trois femmes signent une tribune dans le magazine Ellelivrent leur vision du cinéma, qui doit rester «universel».

De gauche à droite, Caroline Fourest, Isabelle Adjani et Rachel Khan refusent de laisser l'art entre les mains de la censure et du communautarisme.
De gauche à droite, Caroline Fourest, Isabelle Adjani et Rachel Khan refusent de laisser l’art entre les mains de la censure et du communautarisme. Villette Pierrick/Avenir Pictures/ABACA / Domine Jerome/ABACA / Witt Jacques/Pool/ABACA

«Aucune cérémonie ne pourra jamais représenter la polysémie du cinéma. […] C’est la subtilité même de l’art, sa magie, qui nous a manqué à cette soirée des César, où seuls les disparus et les images du passé semblaient garder le don et même l’envie de nous enchanter.» C’est le – triste – constat posé par Caroline Fourest, Isabelle Adjani et Rachel Khan, dans une tribune parue le 18 mars dans les colonnes du magazine Elle . Réagissant à la cérémonie des César, qui a brillé par son caractère revendicatif et identitaire, les trois femmes ont pris la plume pour mettre en garde le cinéma français – et la culture plus généralement – contre le sectarisme ambiant.

 

 

César : faut-il continuer à subventionner le cinéma Français ?

 

Pourtant, «les votants de l’Académie ont su récompenser de vrais espoirs, des genres de films très différents», laissant entrevoir un espoir pour le septième art, durement touché par la crise sanitaire. C’était sans compter sur la posture victimaire et communautaire adoptée par certains acteurs: «À de vraies exceptions près, c’est l’émotion qui fuyait, laissant flotter le sentiment d’un entre-soi où l’on ne s’adressait qu’aux siens, sans vraiment parler aux autres», signent Fourest, Adjani et Khan au sujet des prises de position des uns et des autres durant la soirée. «Chacun ou presque est venu livrer le monologue qu’on attendait de lui. Comme s’il fallait parler de “ses causes” à “sa communauté” ou à “ses followers”. Comme s’il devenait impossible de trouver les mots qui s’adressent à tous. Comme si le cinéma ne savait plus rassembler.»

Censure

Et de (re)poser l’éternelle question que ceux qui furent choqués par le spectacle du 12 mars. Avec de tels discours, avec de telles exhibitions – aussi bien au sens propre que figuré -, avec un tel «égotisme» pour reprendre un terme stendhalien, «comment donner envie de rouvrir les salles pour s’y retrouver ?»

Au-delà du cinéma, c’est l’art et la liberté qui sont en proie au sectarisme et à la «cancel culture» (culture de l’annulation): «En trois heures trente, nous avons entendu parler de tous les maux du monde qui agitent les réseaux sociaux, mais bien peu de liberté d’expression et de création, pourtant menacées.» Un sujet bien maîtrisé par Rachel Khan, elle-même lâchée par l’association Hipo-Hop La Place, qu’elle codirige, après ses déclarations au Figaro au sujet de son ouvrage Racée. «Une nouvelle forme de censure monte, continue le manifeste. L’intimidation et l’assignation grignotent nos libertés d’écrire, de traduire, de dessiner, de réaliser ou d’interpréter. Faut-il être gay pour réaliser un film sur une histoire d’amour entre hommes ? Noire, jeune et américaine pour traduire une jeune poétesse afro-américaine ? Blanc pour interpréter un gentleman cambrioleur fan de Lupin ? Avoir la même identité qu’un personnage pour le jouer ?» Un impératif auquel les auteurs ne croient pas.

Résistance

«Nous ne voulons pas d’un monde où chacun se doit de parler au nom de sa communauté, et uniquement s’il est “concerné”, poursuivent-elles, arguant que la «beauté» et la «noblesse» du cinéma résident, justement, dans le fait de «se mettre dans la peau d’un autre», dans la transcendance des «appartenances pour jouer une partition personnelle, qui émeut au-delà de soi». «Quels que soit sa couleur, sa religion, son sexe, son genre, sa sexualité et les milles facettes qui forgent son identité», détaille le texte.

«Cette émotion fourmillante, sans frontières, un cinéma libre de tout imaginer, sans plafond ni parcours obligé», les auteurs brûlent de les «retrouver en salles», ainsi que les quelque «cent cinquante films français» qui «attendent de nous conter une histoire à la fois singulière et universelle». Afin, concluent-elles, «de rire, de pleurer, et de rêver ensemble».

QUELLE DECADENCE Islamisme et islamophobie : pour la présidente de l’Unef, c’est un partout, la balle au centre

Oui mais…

Islamisme et islamophobie : pour la présidente de l'Unef, c'est un partout, la balle au centre
Mélanie Luce
Capture d’écran Europe 1

 

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À entendre Mélanie Luce, présidente de l’Unef, on croirait qu’établir une hiérarchie les attentats islamistes subis par la France et une islamophobie qui n’en arrive heureusement pas à ces extrémités sous nos latitudes revenait à invisibiliser cette dernière, ou à contribuer à la stigmatisation de nos concitoyens musulmans.

Peut-on vraiment renvoyer islamophobie et islamisme dos-à-dos ? À cette question, la présidente de l’Unef, Mélanie Luce, semble répondre par l’affirmative. Invitée d’Europe 1 ce mercredi 17 mars, la représentante du syndicat étudiant de gauche était notamment interrogée sur les incidents survenus à l’IEP de Grenoble – racontés par Marianne -, où les noms et photographies de deux enseignants accusés d’islamophobie ont été placardés devant l’établissement début mars, avec la motion “Des fascistes dans nos amphis T […] et Kinzler démission. L’islamophobie tue.” Ces affichages avaient notamment été relayés par la section locale de l’Unef.

On a expliqué plusieurs fois que c’était une erreur de relayer ces photos, on a d’ailleurs eu l’occasion de s’excuser auprès de l’enseignant en question. C’est une erreur maladroite parce qu’en aucun cas la section locale de l’Unef n’a voulu lancer une vindicte sur ces personnes (sic)“, s’excuse aujourd’hui Mélanie Luce, apportant son “soutien face aux menaces” que les deux enseignants “peuvent subir“, et jugeant “inadmissible” ce placardage, auquel l’Unef “ne s’est jamais associée” – mais qu’elle a tout de même relayé.

“EST-CE QUE L’ISLAMOPHOBIE TUE ?”

Poussée dans ses retranchements par une Sonia Mabrouk plus combative que lorsqu’elle reçoit Bernard Arnault, Mélanie Luce se révèle incapable de répondre clairement à cette question, pourtant simple : “Est-ce que vous pensez aujourd’hui que l’islamophobie tue dans notre pays ?

Qu’est-ce que vous appelez islamophobie ? Parce que j’ai vu vos différentes descriptions, et je trouve qu’elles ne sont pas bonnes. Je suis allée, avant cette interview, regarder dans le dictionnaire, explique la dirigeante syndicale. Que nous dit le dictionnaire ? Que l’islamophobie, c’est l’hostilité envers l’islam et les musulmans.” Rappelons, puisque nous en sommes à l’heure des précisions conceptuelles, que le terme “islamophobie” est critiqué par une partie de la gauche lorsqu’il est utilisé pour semer la confusion entre racisme et critique d’une religion.

Revenons-en à l’Unef : “L’hostilité envers l’islam et les musulmans, c’est ce qui a amené des terroristes d’extrême droite à faire une tuerie sur la mosquée de Christchurch, c’est ce qui a amené aussi l’extrême droite en France à incendier une mosquée“, explique sa présidente, invoquant donc l’attaque survenue en mars 2019 en… Nouvelle-Zélande. Si l’on veut bien admettre que le racisme n’ait pas de frontière, il faut tout de même souligner que la question était circonscrite au cas de l’Hexagone.

HIÉRARCHISER N’EST PAS “INVISIBILISER”

Qu’est-ce qui tue dans notre pays, l’islamophobie ou l’islamisme ?“, relance d’ailleurs Sonia Mabrouk. “Il y a les deux, tout simplement“, répond Mélanie Luce. “Vous pouvez me donner un nom de quelqu’un qui a été malheureusement tué à cause de l’islamophobie ?“, insiste l’intervieweuse d’Europe 1. “Je viens de le faire. Vous ignorez toutes les victimes de la mosquée de Christchurch ? Vous ignorez aussi toutes les victimes de Biarritz il y a quelques années ?“, s’insurge Mélanie Luce.

La présidente de l’Unef ne trouve donc rien de mieux, pour étayer son propos, qu’un attentat survenu à des milliers de kilomètres de la France, et qu’une attaque (et non attentat, les autorités judiciaires n’ayant pas employé ce terme) de mosquée survenue non pas à Biarritz, mais à Bayonne en octobre 2019, lors de laquelle deux personnes avaient été blessées.

DÉFINITION “SCIENTIFIQUE”

Cela signifie-t-il que ces faits sont anecdotiques, ou que la haine des musulmans n’existe pas ? Bien sûr que non, mais tout se passe comme si affirmer qu’il existe une hiérarchie de gravité entre les attentats islamistes régulièrement subis par la France et une islamophobie qui n’en arrive heureusement pas à ces extrémités sous nos latitudes revenait à “invisibiliser” cette dernière, ou, pire, à contribuer à la stigmatisation de nos concitoyens musulmans.

Vous avez décidé que l’islamophobie c’était une définition que vous avez acceptée vous-mêmes, mais qui n’a aucune cohérence scientifique“, poursuit pourtant Mélanie Luce. La définition scientifique c’est l’hostilité envers les musulmans et l’islam.” Au passage, notons qu’il s’agit en fait de la définition du dictionnaire Larousse, et non d’une définition “scientifique“. “À partir de ce moment-là, si on parle d’hostilité envers les musulmans, la question c’est est-ce qu’on accepte dans notre pays l’hostilité envers les musulmans ? Je ne pense pas qu’il faille l’accepter.” Certes. Mais l’hostilité envers les islamistes, c’est permis ?

La Chine Guigne la Suprématie Militaire grâce à l’Intelligence Artificielle

L’Observatoire Juif de France apporte tout son soutien à Rachel Khan face à cette intolérance.

« Racée » vs « racisée » : Rachel Khan fait polémique, la Mairie de Paris s’en mêle

Des propos tenus par Rachel Khan ont entraîné la publication d’un communiqué de l’association La Place, dont elle est la directrice, rapporte « Le Figaro ».

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Faut-il interdire l’UNEF ? L’édito de Michel Taube

En Allemagne, les syndicats n’ont pas le droit de faire de politique. Seulement de défendre les intérêts professionnels de leurs adhérents. Ne faudrait-il pas la même mesure en France ? On peut toujours rêver…

Deux professeurs de l’Institut d’études politiques de Grenoble ont fait l’objet d’un véritable appel au meurtre par ceux qui considèrent que toute référence à l’islamisme, toute dénonciation de l’islam radical et de ses dérives séparatistes, obscurantistes et criminelles, et même toute démarche visant à défendre la laïcité serait de « l’islamophobie », donc, du racisme.

La leçon Paty n’a donc pas été tirée par une organisation qui a pourtant pignon sur rue ? Oui, afficher le nom de professeurs sur un mur en les désignant comme islamophobes sera interprété par des fanatiques comme une fatwa, un appel au meurtre. Le syndicat étudiant UNEF ne s’en est pas contenté, puisqu’il a relayé cet affichage sur