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La célébration de YOM KIPPOUR

         La célébration de YOM KIPPOUR

 Kol Nidré et Néïla

 

Rosh Hachana qui est la nouvelle année universelle s’ouvre sur un procès, pas sur un printemps nouveau, comme on pourrait le croire.

Un Tribunal incorruptible doté de juges invisibles et puissants ouvre son audience le 1er Tichri et entame la mis en accusation de l’univers : tout y passe, les astres, le néant, le ciel, les étoiles, la terre, les pierres et les montagnes, les océans et les plaines, les hommes et les femmes sans distinguer entre les races les religions, les animaux sans distinction d’espèces seront aussi appelés à comparaître.

Mais tous seront jugés selon leurs natures et selon la qualité de leurs âmes.

Le procès durera 10 jours. Au terme du dernier jour, les verdicts tomberont et chacun recevra son du :

Qui vivra et qui mourra. Qui s’épanouira et qui traversera des épreuves sévères ou bénignes.

A Néïla, l’audience sera levée, le Tribunal fermera ses portes, pour que s’écartent les portes de la joie sous la Soucca qui s’ouvre sur la nuit étoilée du pays d’Israël si possible, mais en attendant, sur tous les champs du monde :

« Tu te réjouiras dans tes fêtes et tu seras heureux » Sous le regard riant d’Achem.

Mais nous allons trop vite.

Au 1er Tichri, commence la période des « Jours terribles » (Yamim noraïm) terribles, parce que les magistrats d’en haut entrent silencieusement dans la salle d’audience, qu’eux seuls peuvent occuper toujours sous le contrôle du Juge Suprême.

Les greffiers angéliques mais pas débonnaires, empilent les dossiers devant les juges innombrables. Il en faut évidemment, beaucoup pour juger l’Univers et tout son contenu.

Dix longs jours durant, ils examineront cas par cas, genre après genre, créature après créature les dossiers d’accusation. Ces juges intègres ne feront pas de faveur au pauvre par excès de bonté ni ne donneront d’avantages aux riches pour s’attirer leurs bonnes grâces.

Ils sont impartiaux et jugent selon la Thora qui vient du ciel, la Loi sans défaut, dont les hommes ont héritée pour que le Monde d’en bas, (c’est à dire nous) connaisse que le Tsedek, la Justice est le sommet de la Morale qu’enseigne dans toutes les éternités, d’Achem qui règne dans les hauteurs.

La période est délicate et on peut même se demander pourquoi nous prions, pourquoi nous demandons pardon avec nos « sélikhot » qu’on peut traduire par les «  pardons »  puisque rien ne pourra détourner les arrêts du Ciel.

La Techouva heureusement peut renverser le cours impénétrable du procès. Ouf tout n’est pas perdu !

Nous voici au seuil du 10ème jour.

Le repas consistant est pris avant le coucher du soleil, puis les synagogues, oratoires et salles de téfila s’emplissent lentement dans les frôlements des costumes impeccables enveloppant des chemises d’une blanche pureté, que les banquettes des femmes se complètent par l’arrivées de robes et de manteaux froufroutants des grandes et des petites.

Un murmure inhabituel imprègne l’espace, il n’a pas la même résonance que celui des jours de fêtes ou de shabbat. Il est léger et évanescent.

Quelque chose de particulier se prépare que tout le monde connait mais qui surprendra tout le monde.

Tout à coup silence solennel.

Alors s’élève une voix forte qui, en araméen permet aux délinquants, aux repris de justice de prier avec nous. Cette voix quantile dans les mesures antiques, que les vœux de l’année sont annulés.

 

                                                                     KOL NIDRE

 

Cet instant unique s’appelle. Traduire « Tous les vœux »

Pourquoi tant de solennité dès les premiers instants du jour du grand pardon ?

La Thora est composée de 613 commandements, qui sont les mitsvot positives et les mitsvot négatives les (Taassé « tu feras » et les lo Taassé « tu ne feras pas ») Pourquoi devrions nous ajouter des obligations faites à soi même, alors que la Thora est complète, intègre ? Ne serait ce pas déjà la contester ? Penser et dire qu’il lui manque une catégorie, un ordre ?

La Thora organise le vœu, exige que « ce qui sort de la bouche de l’homme soit exécuté », mais elle ne l’ordonne pas.

Celui qui a fait un vœu est en état de culpabilité devant Son Créateur, tant qu’il n’a pas accompli son serment. (CF Manitou)

Pour se défaire des vœux les rabbins ont instauré une lourde procédure.

Le jour de Kippour les vœux de l’année sont défaits par cette invocation publique, reprise trois fois par trois Autorités de la Communauté (Qéhila.)

Alors on peut entamer l’Office du soir de kippour, qui se continuera le lendemain sans solution de continuité.

Les portes du Tribunal céleste s’ouvrent pour que chacun ait encore une chance de faire retour (Téchouva) et ainsi stopper les verdicts menaçants qui pèsent sur l’assemblée d’Israël.

Le lendemain en effet, l’office reprendra avec ses chants et ses prières, les vidouïés (Les confessions publiques) le rappel de nos fautes et nos demandes de les pardonner et de les excuser.

Les parashiot et les aftarots, seront lues et chantées avec une ferveur renouvelée ainsi que le rappel du service des Cohanim au Temple.

La ligature d’Isaac est un chant puissant :

Il se souvient qu’Isaac était prêt à donner son corps et son âme au Créateur, en remerciement du don de la vie qui nous est donnée gracieusement par le Maitre du Monde.

Le soir, viendra la lecture de Jonas ben Amitaï, qui narre les aventures d’un prophète sans défauts mais rétif à la Parole divine.

Cette histoire nous enseigne combien est grande la Techouva (le repentir et le retour à Sion).

La Téchouva est la grande affaire de Kippour, car elle est capable de briser les décrets du Ciel et de forcer les portes d’en Haut.

La journée est longue, le jeûne est long et fatigant, certains sommeillent, d’autres se trouvent mal.

Les femmes et les enfants arrivent dans la pénombre du soir qui tombe (avec plus de lenteur que d’habitude, semble-t-il) La Synagogue s’emplit d’un fond de plus en plus sonore, dans une fébrilité qui se répand insensiblement.

Enfin, en fin, Les officiants à bout de voix, entament la NEÏLA.

Néïla signifie fermeture, clôture, de l’Office bien sur, mais son sens réel qui est son sens ultime, contient la fin des débats diraient les juristes ; et plus, les délibérés du Tribunal d’en haut.

Les jugements sont rendus tandis que lentement les portes du ciel se referment.

On se dépêche, on prie avec encore plus d’application, pour que nos derniers chants vers LUI, s’infiltrent entre les battants du portail, avant la fermeture définitive.

Le Chofar dans cet ultime moment, vient sonner la délivrance.

Les fautes sont pardonnées serons nous inscrits dans le livre de la vie ?

On se le souhaite avec chaleur les uns aux autres,

Bien sûr qu’ACHEM nous a pardonné et nous tous sommes inscrits dans le livre de la vie.

Nous sortons dans un désordre indescriptible, les uns plient leurs taliths, les autres le déplient et couvrent la tête de la famille (c’est interdit mais on tente tout de même) pour l’ultime bénédiction des Cohanim (Birket Hacohanim) dans le son grandissant du shofar qui  scande les appels qui surgissent de la nuit des temps pour rappeler aux Juifs qu’ils ont un Dieu et à Dieu qu’il a un peuple.

Nous sortons de la mêlée, purifiés, l’âme propre et sereine vers la nouvelle année qui arrive avec ses bénédictions, tandis que l’année qui s’achève, s’enfuit avec ses malédictions.

Les juifs s’embrassent dans la nuit tendre, sous le regard riant du Dieu de bonté.

Charles Baccouche

Pour l’Observatoire Juif de France

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE : IL EST PARTI LE GUIBOR, REJOINDRE LES ÉTOILES, POUR QUE SON ÂME SOIT BÉNIE À JAMAIS. QUE L’ÉTERNEL CONSOLE LES ENDEUILLÉS !

Il est parti le soldat d’Israël qui sous le regard de Dieu jamais ne dormait ni ne sommeillait pour que vive Israël. Un barbare du Hamas cruel et pleutre, l’a assassiné lâchement, par derrière, alors que lui et ses camarades avaient des ordres pour retenir leurs armes faces aux émeutes violentes du Hamas à Gaza.

L’OJF- l’Observatoire Juif de France atterré par la mort brutale de ce jeune homme qui accomplissait dans la plénitude de son âge, son devoir de citoyen, se joint à la peine de sa famille et au deuil de tout le peuple d’Israël.

Cet homme sans reproche, qui servait dans l’Armée de défense d’Israël, était un homme paisible, souriant aux siens, à son peuple et à la vie.

Il revêtait les habits de soldat, chaque année comme chacun dans ce pays béni par le Ciel et honni par nombre de Nations, toujours menacé de mort par des ennemis impitoyables.

Il est parti le fils devant sa mère inconsolable et sa famille désespérée.

Ils ont perdu un trésor irremplaçable, un diamant dont l’éclat apaisait sa famille, ses amis, son environnement et tout le pays.

Ils se sont réjouis les monstres de Gaza, ils ont distribué des bonbons les barbares qui règnent sur les gazaouis, pour fêter « l’exploit » d’un candidat au « Martyr ». Dans leur esprit, martyr signifie tuer des juifs même au prix de leur propre mort.  Ils glorifient la mort, qu’ils enseignent à leurs tout petits enfants, face aux Hébreux qui de retour sur leur Terre, dans leur pays, enseignent que la vie ne vaut rien.

Les juifs en Israël et dans le monde entier ont prié pour que ce jeune homme survive, et les médecins à son chevet, ont fait des miracles, mais la balle fut tirée à bout portant dans la tête, parce que le Hamas aime tuer des juifs à l’instar des maîtres nazis.

La colère monte en Israël devant la mansuétude dont font preuve les Autorités qui refrènent la riposte de ses soldats face à ces émeutiers assoiffés de sang juif.

Il est parti le Guibor, rejoindre les étoiles, pour que son âme soit bénie à jamais.

Que l’Eternel console les endeuillés !

D’autres comme lui, sortiront à sa place et poursuivront les ennemis du peuple d’Israël, sans fin et sans faiblesse.

                                                                         Inhumation du soldat Barel Hadaria

 

Charles BACCOUCHE

Charles Baccouche. Moshé, le Serviteur sans pareil – Tribune Juive

Marc Chagall 1887-1985  Moïse recevant les Tables de la Loi 1960-1966 Musée national Message Biblique Marc Chagall

MOSHE LE SERVITEUR SANS PAREIL

לא קם בישראל כמשה עוד

Ne s’est pas levé en Israël un autre comme Moshé

Le 7 adar qui aurait dû être une date hébraïque banale a lancé l’Histoire des hébreux dans l’Eternité.

Il faut voir comment Pharaon le Roi des rois de son temps, s’est trompé pour notre plus grand bonheur: Il s’était réjoui de voir l’étoile Raa, autour du 7 adar, s’avancer vers le peuple en fuite, il a ruminé une vengeance terrible à l’encontre de ce petit peuple qui allait tout droit se jeter dans la malédiction de cette étoile funeste qui l’anéantirait.

Il était sûr que par ses sortilèges, ces esclaves effrontés connaitraient une fin indigne et méritée. Nul n’ignore en effet que l’étoile Raa est annonciatrice d’un grand malheur, et justement le sauveur de ces gens de rien devait mourir un 7 Adar.

Il savait que ce peuple était protégé par une main céleste, mais l’étoile Raa est, elle aussi, gouvernée par le Maître du Ciel, il savait aussi que les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre. Ils allaient tomber dans un piège divin dont rien ne pourrait les sortir.

Aman aussi, le descendant cruel d’Amalec, et premier Ministre du Roi de Babel, a cru qu’il pouvait en toute quiétude anéantir les Juifs du Royaume d’Assuérus au temps d’Esther et de Mordekhaï.

Ces deux oppresseurs sans âme et sans morale se délectaient de l’arrivée prochaine du 7 adar, date annoncée de la mort de Moïse, le Maître sans égal d’Israël, craignant Dieu dialoguant avec Lui.

Ils ignoraient, ces idolâtres, qu’un Juste ne quitte ce Monde que lorsqu’il a entièrement accompli sa mission ici-bas. Ils ne savaient pas que le 7 adar est aussi la date de naissance de Moïse et que la naissance d’un Juste est source de joie pour les enfants de Jacob. Le mois d’ADAR est propice pour le peuple juif.

Leurs entreprises se fracassèrent sur le Rocher qui garde et protège Israël de toute éternité.

Adar fut le dernier mois que le peuple juif resta en Égypte avant la délivrance qui n’est pas un exode, mais la conquête de la liberté d’un peuple opprimé. Manitou rapportait qu’on devrait appeler ce livre non pas « l’Exode » mais le « Livre de la délivrance »

La joie d’Adar préfigure la Fête de Pessah qui raconte les péripéties de la sortie des Hébreux d’Egypte « la main haute » Adar est le seul mois de l’année juive qui se dédouble en Adar vé Adar.

Qui est-il, ce Moïse qui, pour les Juifs, est le Maître qui leur a enseigné la Thora ?

La tradition dit que Moïse, à lui seul, vaut tout Israël

On étudie Moïse sous tous les cieux et dans tous les sens, sans jamais épuiser le sujet et sans jamais percer son secret.

– On sait qu’il est né en cachette car tous les enfants mâles nés hébreux devaient mourir par Ordre du Roi Pharaon.

– On sait que dans son panier sa mère Yokhevet le fit glisser au fil de l’eau du Nil nourricier.

– Que la servante et la sœur du Pharaon virent ce berceau balancé au fil de l’eau et le transportèrent à la Cour du Roi.

La tradition rapporte que ces femmes égyptiennes ont vu que le panier irradiait une lumière fascinante.

– On sait que ce nouveau-né « sauvé des eaux » – d’où son nom Moshé (dont la racine est tiré)-  fut emmené et élevé dans les fastes et les ors de la Cour du Pharaon.

Puis on ne sut plus rien.

Il resurgit soudain, adulte et fort, sortant vers ses frère hébreux (comment sait-il que ce sont ses frères?) Non, il ne sait pas encore, mais déjà l’Esprit saint, qui est le vent du Tout Puissant, planait vers lui.

Son cœur s’émut de la violence meurtrière infligée gratuitement à un esclave hébreu par un tortionnaire chef de corvée, qui renaîtra bien trop souvent dans les cours des âges.

Renonçant à ses privilèges de Cour, il tua le tortionnaire, mais dénoncé par deux hébreux de mauvaise vie, car pleins d’envie et de ruse, il dut s’enfuir jusqu’aux confins de Midian le royaume du désert, ou il rencontra son épouse Tsiporah près du Puits de Yétro le prêtre de Midian, dont il a gardé les moutons pendant quarante ans.

Moshé n’est ni un savant, ni un prêtre, ni un théologien, ni un riche négociant.

C’est un homme simple sans grand relief, qui fait paître les troupeaux de son beau-père.

De plus, il n’est pas doué pour la parole, « sa langue est lourde », ce qui est plutôt gênant pour le futur avocat d’Israël, sa grande humilité louée par les Sages est peut-être le déguisement d’une grande timidité.

Le Dieu tout Puissant d’Israël qui sait tout et qui peut tout a choisi ce berger sans prétentions   pour accomplir l’immense mission de sortir son peuple qui se compte par myriades de l’immense camp de concentration égyptien.

On dit que le choix divin s’est porté sur justement sur cet homme simple qui était le « plus humble des hommes » : Est-ce suffisant pour devenir le Mortel qui parle face à face avec l’Infini immortel ?

On sent que nous buttons sur une énigme qui ne se lèvera pas. Pourtant nous y mettons du cœur à y voir clair.

Pour les uns, Moshé est un Prophète unique qui fait descendre la Providence, qu’on appelle Chéhina, des cieux supérieurs, vers le Monde d’en bas, qui est notre maison.

Pour les autres, c’est une reprise des mythes mésopotamiens, voire d’un guerrier comme Sargon.

Mais nous savons, nous, que Moshé a fait descendre la Loi de vie du Ciel sur la Terre sous le regard et la bénédiction du Dieu-UN.

Manitou enseigne que Joseph fut l’Hébreu qui initia l’exil et prit des vêtements égyptiens.

Moïse, quant à lui, est l’Hébreu qui dans des habits Egyptiens mit fin à l’Exil.

Tous les deux, cependant, ont gardé leur identité hébraïque et ne se sont pas compromis avec les idolâtres. Il faut, dit Manitou, savoir à quel temps chacun de nous se situe. Si nous sommes au temps de Joseph, alors l’exil des Juifs correspond à une partie de l’Histoire humaine.

Si on se situe au temps de Moshé, alors on vit la fin de l’exil et le début du retour au Pays des hébreux que l’Eternel a donné à son peuple pour le reste des temps.

Mais pourquoi Moshé ? Bien sûr, il est le plus humble des hommes mais il se révèle soudain intègre et courageux, et surtout épris de Justice.

Il tue le cruel maître de corvée et s’interpose entre deux méchants hébreux qui se disputaient.

La Justice fut la vocation de Moshé, qui, précédant les injonctions du Sinaï, la poursuivit pour protéger les faibles et les pauvres, conformément aux fondements de la Morale juive.

         צדק צקד תירדוף   La Justice, la Justice tu poursuivra !

La Justice est le fondement de la création du Monde. Sans Justice, le Monde retournerait au néant. La Justice est empreinte de mansuétude et Moshé se fera l’avocat du peuple, qui ne peut s’empêcher de pêcher comme tout le monde, d’ailleurs.

Il alla chercher un cabri égaré et en retour, il va rencontrer l’Ineffable, l’appelant de l’intérieur d’un buisson qui brûlait sans se consumer. Voilà que la grande et murmurante voix divine lui confie l’entreprise surhumaine de libérer son peuple de la main de fer de l’Egypte.

Le Rouah hakodech et le sceptre lui serviront de signe qu’il est l’envoyé d’en Haut. Mais Moshé refuse, se cabre devant la volonté de Tout Puissant, or André Neher, ce géant de la Thora, nous a appris que « Dieu a toujours raison contre l’Homme »

Moshé ne pourra plus se dérober lorsque Son frère Aaron vient à sa rencontre dans la joie de retrouvailles sans nuages.

Il osera affronter plus tard l’Eternel : « Pourquoi fais-tu du mal à ce peuple ? » « Si tu détruis ton peuple, efface-moi de ton Livre »

Voilà que se dessine une personnalité forte. En effet, Moshé est Droit et entier, (Yachar et Tam), mais de là à devenir le Pasteur du peuple hébreu ?

Moshé inventa le sionisme politique

J’ose avancer que Moshé inventa le sionisme politique dont il fut le premier initiateur.

Vérifions : La Thora fut donnée à Moïse par le Dieu Unique, qui est à la fois la Justice du Monde et la Providence d’Israël, dans le feu, les éclairs et les voix arrivant de partout, au son grandissant du shofar, au sommet du Sinaï. (Parasha Yétro)

Les dix Paroles, qui contiennent la Thora et la Mitsva, descendaient sur Moïse qui les transmettait à Aaron son grand frère qui enseignait aux Anciens et au peuple de l’Eternel enfin.

Dieu parlait à Moshé dans la nuée ardente alors lorsque la montagne tremblait et que les créatures se taisaient et que le peuple « voyait des voix » (ibidem)

Une phrase étonnante de cette Parasha (Sidra) : « Moshé parlait et Elohim lui répondait »

Que d’interprétations en émanent !

Cette manifestation prodigieuse de la divinité n’aurait servi à rien, sinon à entrer dans les légendes et les contes qui émaillent la saga des Nations, si elle n’avait pas eu le sens qui l’inscrit dans l’Histoire d’Israël. Ainsi les Paroles de feu disent que nous avons été un peuple esclave et que nous sortons par la main forte et le bras tendu du Tout Puissant vers la liberté.

Cela nous aurait suffi, rappelle la Agada de Pessah, mais plus encore, la délivrance de la prison d’Egypte nous conduit, sous la Houlette de Moshé, au Pays que Dieu a juré de donner à la descendance des Patriarches.

Moshé est la fois un législateur, un Guide et un maître pédagogue, voyez la Parasha « Mishpatim » : Moshé plaça devant les enfants d’Israël les lois et les mitsvot, il ne les obligea pas ; il doit réussir à donner aux enfants d’Israël le désir de courir d’eux-mêmes vers la Thora.

Mais il aura abouti, après tant et tant de tribulations, lorsqu’il aura mené le Peuple aux portes du pays de Canaan et aura transmis à Josué ses pouvoirs et sa puissance,  avant de rejoindre ses pères sur le mont Nébo, emporté par un baiser de feu de son Maître l’Eternel.

On peut imaginer alors qu’ACHEM le Dieu de bonté, a inventé le sionisme pour que témoigne à jamais la gloire de son Trône et la grandeur de Moshé son Serviteur qui en a été le réalisateur intègre.

Nul ne connait l’endroit de la Tombe de Moshé, sauf, nous confient les initiés, les hirondelles dont le dos est noir et le ventre blanc.

Est-ce un hasard si un mur, portant les noms de tous les héros inconnus des guerres d’Israël, existe en Israël dans le Gan Hanéédarim qui est le Jardin des Disparus, et que leur souvenir est évoqué le 7 adar pour que leurs mémoires soient bénies.

© Charles Baccouche

source : Charles Baccouche. Moshé, le Serviteur sans pareil – Tribune Juive

Communiqué de presse : Manifestation anti-pass Sanitaire à Metz, L’Observatoire Juif de France dénonce une « pancarte antisémite » et porte plainte

L’Observatoire Juif de France a déposé plainte contre Mme Cassandre FRISTOT qui a été identifiée comme la personne portant haut une pancarte à caractère antisémite et supposé

« Complotiste ». Cette pancarte arborée lors de la manifestation anti pass de samedi 7 août à Metz feint de s’étonner :

 « MAIS QUI !

                                           Traîtres »

(le Q portant deux signes supposés préfigurer les oreilles du diable et surmonté du nom  Rostchild.

 Ces 3 mots étant entourés des noms suivants (orthographiés comme suit) suivis de plusieurs petits points :

FABIUS               ROTSCHILD

ATTALI                                                                        SOROS

ATTAL                 MACRON                                         K. SCHWAB

VERAN                SALOMON                                       BHL

BFM DRAHI                                                                 FERGUSSON

                                                                       …

Cette personne se plaît à ranimer les vieux mensonges anti juifs qui laissaient supposer que les juifs seraient à la source des malheurs de l’humanité : Au moyen âge ils empoisonnaient les puits, au XXème siècle ils furent d’abord des traîtres, dans l’affaire Dreyfus, puis la finance internationale aux débuts du nazisme qui a mené le Monde à la catastrophe et à l’entreprise génocidaire de l’Allemagne nazie.

L’Observatoire Juif de France – l’OJF s’insurge et combat toutes les manœuvres mortifères qui se répètent de semaine en semaine, que des individus sans loi et sans culture s’emploient à diffuser dans la Société à l’encontre des juifs qui sont les citoyens intègres de la République et n’ont de leçons à recevoir de personne.

L’Observatoire Juif de France – l’OJF se satisfait d’apprendre que cette personne aurait été arrêtée et, espère qu’elle sera déférée devant la Juridiction répressive pour répondre de ses agissements et sera condamnée avec sévérité.

Charles BACCOUCHE

René LEVY

Tél : 06 08 27 14 18

Communiqué de presse : Israël Apartheid ! L’Observatoire Juif de France réagi

Le quotidien Libération a cru devoir lancer une Tribune exigeant Le «  démantèlement du régime d’apartheid en Israël ».

Cette tribune est un tissu de mensonges historiques, auxquels l’Observatoire Juif de France – l’OJF, apporte un total démenti.

Il est faux de parler de « Palestine historique » alors que les territoires occupés par Israël en 1967, étaient quant à la Cisjordanie, sous juridiction jordanienne y compris le grand Jérusalem-est.

La bande de Gaza était sous juridiction égyptienne.

Ces territoires ont été conquis à la suite de la guerre d’agression déclenchée en juin 1967, par le Raïs égyptien Abdel Nasser, entrainant à sa suite, la Syrie et la Jordanie dans une guerre d’anéantissement de l’Etat juif âgé de 19 ans.

Les palestiniens n’ont pas participé à cette guerre et avaient les nationalités jordanienne, syrienne et égyptienne. Il n’y a pas de Palestine historique.

Même sous l’empire ottoman cette région du Jourdain à la méditerranée s’appelait la grande Syrie et dépendait de la Sublime Porte.

Ce mensonge est la source de tous les autres qui sont commis sciemment par des « intellectuels » qui devraient connaitre leur Histoire ou retourner à leurs chères études.

En 1979, Israël a restitué le vaste désert du Sinaï à l’Egypte de Saadate, après une nouvelle guerre dite de Kippour lors de laquelle, les armées égyptienne et syrienne ont attaqué en octobre 1973, le jour ou Israël est fragilisé, dans un but encore une fois, de détruire cet Etat, décidément insupportable pour la conscience arabe de l’époque.

Un traité de paix a été signé et respecté par les deux parties, sauf que l’Egypte a résolument refusé de reprendre le contrôle de la bande de Gaza, Israël s’est retiré totalement de la bande de Gaza sur l’initiative d’Ariel Sharon, et s’est transformée en une entité rivale du Fatah et en une base de lancement de missiles contre les villes israéliennes.

En quoi les gazaouis sont-ils palestiniens ? Sauf par la grâce malsaine de quelques antijuifs s’autoproclamant « Intellectuels ».

La Syrie s’est entêtée à prolonger une situation de belligérance avec Israël qui a annexé le Golan, qui ne fut syrien que par les découpages iniques antérieurs.

La Jordanie s’est abstenue cette fois, d’entrer en guerre et le statut quo a perduré jusqu’au traité de paix, qui a acté le refus jordanien de reprendre le contrôle de la Cisjordanie alors que  la Transjordanie est la partie orientale et la Cisjordanie la partie occidentale du pays des Hachémites, octroyé par la grande Bretagne à Abdallah en compensation de la création de l’Arabie à Ibn Saoud le waabite.

Le Mont du temple est régenté encore à ce jour, par la Jordanie au travers du Wafq, c’est dire combien le royaume hachémite est impliqué.

En quoi les populations syro jordaniennes de la West Bank sont elles palestiniennes ?

Elles sont en réalité, de Gaza à Ramallah, les victimes de leurs Nations (Egypte, Jordanie) qui les ont abandonnées, même après avoir fait la paix avec l’ennemi commun.

Israël n’est pas la Puissance occupante de la Bande de Gaza qui est dirigée par une organisation mafieuse qui met la bande de Gaza en coupe réglée par la terreur. Ces mafieux trouvent leur compte dans des attaques régulières contre les civils israéliens dans l’espoir de faire de nombreux morts juifs (en arabe le mot Israël est banni pour le terme Juif).

Israël n’est pas la Puissance occupante de la Cisjordanie puisque cet espace est divisé provisoirement en trois secteurs, dont la plus grande partie se trouve sous souveraineté du Fatah dit Autorité palestinienne depuis les accords d’Oslo.

Les supposés intellectuels n’ignorent pas que c’est Arafat qui a subtilement inventé un peuple palestinien et que lui-même ( égyptien d’origine) et son successeur Abbas, ont rejeté tout accord avec Israël, dans le double discours, en anglais qui dit oui et en arabe qui dit non, (Taqyia, qui veut qu’on peut mentir aux infidèles de la vraie foi). 

Les constructions israéliennes au delà de la ligne verte se sont développées en raison du refus arabe  (les trois non de Khartoum) de l’existence même de l’Etat d’Israël en terre d’Islam.

La ligne verte est une simple ligne de cessez-le-feu qui ne désigne aucunement une frontière. Les frontières avec l’Egypte, existent depuis le traité de paix avec l’hypothèque de Gaza qui a aussi une frontière avec l’Egypte, La frontière avec la Jordanie, depuis le traité de paix, avec l’hypothèque  de la partie ouest du Jourdain avec la fictive création d’un Etat palestinien, dont les principaux intéressés ne veulent pas, si on revoit les accorde Camp David et les généreuses propositions de Rabbin qui furent rejetées par la Partie palestinienne avant même l’assassinat de ce dernier.

Les « Intellectuels » signataires de cet appel n’hésitent pas à exiger le

«  Démantèlement du régime  d’apartheid imposé par Israël »

Démantèlement signifie annihilation, destruction, anéantissement.

Israël n’est pas l’Afrique du sud qui a changé de régime, mais a conservé son territoire. Israël n’a pas de terre de rechange.

Voyez les slogans : lancés par les supports et les suppôts de la cause palestinienne, inspirés et développés par l’Autorité palestinienne : « Du Jourdain à la mer : la Palestine ».

Cet appel est sans hésitation, un appel au Génocide des juifs, car non seulement; les signataires, et Libération s’en fait bruyamment l’écho, exigent un seul Etat, mais cet Etat sera sans juifs, et aux survivants la situation de Dhimmis, sera imposée.

Là est la vérité. Il est heureux que la mentalité arabe commence à changer avec les

« Accords  d’Abraham » qui dévoilent au grand jour la duplicité des dirigeants corrompus de Ramallah et de Gaza.

Ce manifeste constitue un déni de l’Histoire par de supposés Intellectuels qui feignent de l’ignorer. Mais la vérité se fraye toujours un passage dans les broussailles des mensonges aux grand dam de leur auteurs, mais parfois hélas au prix d’immenses souffrances dont l’Europe ne s’est pas relevée.

L’Observatoire Juif de France – l’OJF demande au CSA de se saisir de cette Tribune complaisante remplie de contre vérités  et de prendre les mesures nécessaires à l’encontre de Libération, pour que la liberté de la presse ne s’analyse pas en un appel à la haine génocidaire et à la destruction d’un Etat reconnu pas la Communauté des Nations.

                                                                                   Charles BACCOUCHE